Le cacaoyer : description, conditions climatiques et cycle de vie

By 10 August 2013

II- LE CACAO

II.1. LE CACAOYER

Description, conditions climatiques et cycle de vie

Le cacaoyer appelé «Théobroma cacao» (Théo= Dieu et Broma=Boisson) qui signifie la boisson de Dieu, appartenait à la famille des Sterculiacées et a été reclassé récemment dans la famille des Malvacées. C’est une espèce diploïde originaire du nord de l’Amérique du sud et qui a un petit génome.

Le cacaoyer est un arbre de 3 à 8 mètres de hauteur, qui pousse à l’ombre. Il porte des feuilles toute l’année. Sa fleur est petite, blanche et présente sur l’arbre pratiquement toute l’année.

On trouve en permanence, des fleurs, des feuilles et des fruits ensemble sur l’arbre. Ces fruits sont appelés ” cabosses ” de couleur rouge sombre, mesure environ 25 cm de long, 15 cm de large et pèse 500 g, et sont portées par le tronc et les plus grosses branches.

Les fruits comportent de 20 à 40 fèves entourées de mucilage et qui après fermentation, séchage et torréfaction sont utilisées pour la fabrication du chocolat.

La classification classique distingue trois grands groupes morpho géographiques au sein de l’espèce Théobroma cacao:

* Les Forastero originaires d’Amérique du Sud, très variables mais qui comportent des arbres vigoureux plus précoces et résistants aux maladies.

* Les Criollo domestiqués en Amérique Centrale, moins vigoureux et plus sensibles aux maladies, mais qui donnent un chocolat fin de haute qualité.

* Les Trinitario, groupe hybride entre les deux premiers. La majorité des schémas d’amélioration s’appuie sur la production d’hybrides entre ces 3 groupes, d’où l’importance de bien comprendre l’organisation génétique de l’espèce.

Pour que le cacaoyer cultivé ait une croissance régulière, une floraison et une fructification abondante, des poussées foliaires normale et bien réparties au cours de l’année, de nombreux facteurs écologiques interviennent, avec des inter réactions complexes.La température moyenne optimale est voisine de 25°C (non inférieure à 21°C). La moyenne des minima quotidiens doit être supérieure à 15°C (sans jamais descendre au-dessous de 10°C). La température souhaitable est donc celle des régions proches de l’Équateur, à basse altitude. Elle est moins favorable si on s’éloigne de l’Équateur ou si l’altitude augmente. C’est pourquoi la plus grande partie des plantations est située entre 10° de latitude nord et 10° de latitude sud (condition très adéquate pour la côte d’ivoire). La culture peut cependant être étendue jusqu’à 20° latitude sud et nord et parfois même au-delà.La croissance et la production sont étroitement liées à l’alimentation en eau. Le cacaoyer est très sensible à une déficience hydrique. Les pluies doivent être assez abondantes. Une moyenne de 1500mm par an est excellente (minimum 1250mm), le maximum acceptable est difficile à déterminer, car il est lié à la nature du sol et éventuellement à son drainage. Dans le cas d’un sol bien drainé, on peut aller jusqu’à 5000 mm (mais un excès d’eau prolongé provoque l’asphyxie et la mort des racines).

Les pluies doivent être bien réparties au cours de l’année, la saison sèche ne doit pas excéder 3 mois, (pour dire que le cacao ne pousse pas dans tous les pays de l’Afrique de l’Ouest) pour des durées plus longues, il faut alors limiter la transpiration de la plante et freiner l’évaporation du sol en maintenant un ombrage convenable ou en augmentant la densité de la plantation. Si la saison sèche est plus longue et que la pluviométrie est faible, il faut alors avoir recours à l’irrigation (comme dans certaines régions du Venezuela).

Dans son milieu naturel, qui est la forêt tropicale, le cacaoyer pousse à l’ombre des autres arbres. On pourrait donc penser à recréer, lors des plantations, ces conditions de milieu. Il est extrêmement difficile d’établir des normes générales concernant l’ombrage idéal d’une plantation.

Cependant de nombreuses études ont été faites sur ce sujet et donnent actuellement quelques indications précieuses :

Le jeune cacaoyer, pendant les premiers stades de son développement, a besoin d’un ombrage relativement dense, ne laissant que 25% à 50% de la lumière totale (cet ombrage protège en même temps le sol d’une trop grande évaporation). La diminution de l’ombrage doit être ensuite progressive, au fur et à mesure du développement de la plantation ; en effet l’auto ombrage intervient en réduisant l’intensité lumineuse moyenne reçue par l’ensemble de la surface foliaire. L’ombrage doit donc être diminué pour laisser passer au moins 70% de la lumière, surtout si la densité de la plantation est forte. Actuellement, on estime que, dans les conditions où le cacaoyer est cultivé, le maintien d’un ombrage léger (laissant passer au moins 75% de la lumière totale) limite l’action momentanée des différents facteurs défavorables susceptibles de surgir pendant la vie de l’arbre.

La première fructification intervient vers l’age de 3ans pour les pieds issus de boutures et vers 6ans pour ceux produits par graines. Le cacaoyer atteint sa pleine production à 10ans et peut vivre 30 ans.

Elle se poursuit toute l’année avec deux pics de production en début et fin de saison des pluies. A maturité, les cabosses virent du vert au jaune puis au rouge. Elles contiennent une quarantaine de grosses graines noires noyées dans une pulpe blanche acidulée et comestible.

Lire le mémoire complet ==> (La gestion de risque de prix liée à la commercialisation du cacao en Côte d’ivoire)
Mémoire présente pour l’obtention du Diplôme de Master en Négoce des matières premières 4 produits (Café-Cacao, Anacarde, Coton et Pétrole)
Institut Supérieur de Formation Professionnelle et Technique I.S.F.P.T- École Supérieur Internationale des Matières Premières E.S.I.M.P