Aspect social du Web 2.0, Référencement naturel et E-réputation

By 11 August 2013

2.7. Aspect social du Web 2.0

En devenant participatif et collectif, le Web 2.0 témoigne d’un changement majeur des échanges sur Internet. Les entreprises doivent saisir non seulement les nouveautés technologiques mais également les changements de mentalité.

Selon un spécialiste de l’Internet, le Web 2.0 « met à disposition de l’internaute une infinité d’outils destinés à publier, partager et sociabiliser. Ce sont des médias sociaux qui impliquent des échanges et donc des interactions sociales. » (Cavazza). Un site Web 2.0 doit donc proposer des outils de communication permettant aux lecteurs de donner leurs avis sur les contenus, de dialoguer entre eux et d’être reconnus. L’échange, le partage et la reconnaissance deviennent possibles.

« Un réseau social, ce n’est pas que de la technologie, du logiciel et un peu de matériel… Il y a aussi un facteur humain important pour à la fois créer et animer un réseau social ». (Perrin, 2009, p2)

L’évolution des technologies notamment liées à Internet permet de mettre à disposition de l’individu des outils de création de contenus; l’internaute lambda devient alors l’acteur principal de l’évolution d’Internet. Comme le dit Joël de Rosnay, ancien chercheur et enseignant au Massachusetts Institute of Technology (MIT ) dans le domaine de la biologie et de l’informatique, dans une interview menée par le Journal du Net1, « on peut parler de notre Web et non de «Web 2.0 ». Le Web 2.0 serait alors la mise à disposition d’outils de création de contenus exportables ainsi que d’outils de partage de ces contenus.

2.8. Référencement naturel

Le Web 2.0 et ses réseaux sociaux offrent donc des opportunités pour l’entreprise et ses affaires. Un de ces avantages est le référencement naturel, soit l’indexation de pages par les moteurs de recherche sans échange financier. Il sera notamment intégré aux recommandations proposées.

Avec l’arrivée des pages dynamiques Web 2.0, les moteurs de recherche s’enrichissent des interactions avec les médias sociaux. En effet, les moteurs de recherches sont sensibles à la fréquence des mises à jour des sites Internet. « La valorisation de votre site Web et son pouvoir d’attraction seront démultipliés si vous proposez un contenu riche, intéressant et à jour » (Jouffroy, 2010, p 41). David Degrelle (Président fondateur de 1ère position) précise encore: « En s’assurant de proposer régulièrement des nouveaux contenus pertinents et intéressants, le site va gagner naturellement en confiance et en autorité, lui permettant de gagner naturellement dans les pages de résultats » (Jouffroy, 2010, p 41).

Un blog par exemple, sera rapidement référencé et très bien positionné de manière naturelle. Il est souvent doté d’un flux RSS, de mots clés, de boutons de partage, qui permettent de diffuser ou de partager sur d’autres plateformes. Le fait que le contenu soit relayé sur divers médias sociaux accentue sa crédibilité sur le Web. Lors de la rédaction, il faut utiliser un langage commun afin de se rapprocher de son utilisateur.

« C’est pour cela que l’on parle bien de référencement naturel : toutes vos stratégies doivent consister à se rapprocher le plus naturellement d’attentes de vos utilisateurs » (Jouffroy, 2010, p 41). Pour trouver une information sur le Web, l’utilisateur va directement la chercher dans un moteur de recherche. Dans ce cas, il est primordial d’être en tête de liste dans les principaux moteurs de recherche.

DR Alan Glazier, CEP de Shady Grove Eye and Vision Care témoigne sur entrepreneur. com: « Nous nous retrouvons en tête de recherche sur le moteur Google pour beaucoup de réquisitions relatives à l’ophtalmologie dans notre ville et aux alentours. Le nombre de visiteurs sur notre site internet a significativement augmenté » (Glazier).

De plus, les moteurs sont friands de nouveautés, ils aiment les contenus dynamiques. Les blogs sont par exemple d’excellents outils pour se faire référencer puisque le contenu peut dans la majorité des cas, obtenir des commentaires. Plus les liens de qualité sont présents, plus le classement sera optimisé sur les moteurs de recherche. Twitter est pourvu de #tags (mot clé) pour le message, ce qui facilite la recherche d’autres messages. Mais la notoriété ne s’arrête pas là, en effet lorsque les messages sont pertinents ils sont relayés à d’autres personnes qui suivent l’auteur.

Lorsque l’on parle de référencement, la notion de réputation numérique est inéluctable.

2.9. E-réputation

L’E-réputation est l’art de gérer sa réputation numérique.

Comme le dit un homme d’affaire, « Il faut 20 ans pour construire une réputation et cinq minutes pour la détruire » ( Warren Buffett)

La réputation d’une entreprise est un élément primordial pour mener à bien son activité. Le Web offre l’avantage d’être très réactif mais il comporte quelques risques qu’il faut pouvoir appréhender.

Selon le livre blanc écrit par le Groupe de travail intelligence économique de la connaissance: « L’Internet est devenu le lieu où se font et se défont les réputations. Dire publiquement du mal d’autrui a toujours existé, mais l’oubli était généralement de mise. Au contraire, la mémoire persistante du Web fait que tout reste (pour la plus part des choses) en ligne accessible via les moteurs de recherche (ne dit-on pas que le Web est le fond d’archives le plus vaste ?). Pour essayer de contrôler sa réputation sur Internet, encore faut-il connaître les vecteurs à surveiller, chaque année plus nombreux: les sites institutionnels, les blogs, les forums, les réseaux sociaux, les plateformes vidéo, les agrégateurs d’actualité, les sites communautaires, etc. » (Gfii, 2010, p 7).

La mémoire du Web est un facteur qu’il faut considérer puisqu’elle peut engendrer des effets néfastes, selon les dires d’internautes. La réputation numérique est à observer chaque jour grâce à un système de veille. Quelques outils gratuits existent comme par exemple Netwibes qui synthétise sur une page les éléments à observer. Dès lors que la mise en place est effectuée, il ne faut que quelques minutes par jour d’observation pour se rendre compte de sa propre identité numérique sur Internet.

Quelles stratégies d’adoption peut-on proposer aux PME suisses qui désirent optimiser leur présence en ligne à l’aide des médias sociaux ?
Mémoire de fin d’études
Eracom, Ecole Romande d’Arts et Communication – Ecole supérieure

Table des matières  :
1. Introduction
1.1. PME et réseaux sociaux : une équipe qui gagne ?
1.2. Motivations
2. Contexte et définitions
2.1. Contexte général
2.2. Les médias sociaux, tour d’horizon
2.3. Les enjeux des médias sociaux
2.4. Réseaux sociaux en entreprise
2.5. Médias sociaux médias traditionnels et information
2.6. Le Web 2.0
2.7. Aspect social du Web 2.0
2.8. Référencement naturel
2.9. E-réputation
2.10. Marketing social
2.11. Problématique spécifique
2.12. PME et réseaux sociaux : un atout négligé
3. Méthodologie de travail
3.1. Objectif de la recherche
3.2. Récolte des données
3.3. Moyens utilisés
3.4. Première récolte de données : questionnaire en ligne
3.5. Seconde récolte de données : entretien téléphonique
3.6. Méthode de diffusion
3.7. Echantillon, entreprises sélectionnées et profils
3.8. Identification des forces et faiblesses de la méthodologie
3.9. Méthode d’analyse des données
4. Analyse et synthèse
4.1. Analyse du questionnaire
4.2. Synthèse
5. Proposition et recommandation
5.1. Propositions concrètes
6. Conclusion