Maisons écologiques, maison zéro énergie et à énergie positive

By 29 March 2013

3. Utiliser une ventilation avec récupération de chaleur

Dans les constructions passives, la ventilation est obligatoirement assurée par un système de ventilation mécanique à double- flux. Les filtres assurent une qualité optimale de l’air. L’hiver, l’air évacué réchauffe l’air froid provenant de l’extérieur via l’échangeur de chaleur. Les courants d’air ne se mélangent pas. Ce système peut être combiné à un puits canadien : l’air est aspiré par un long conduit placé sous terre. L’hiver, l’air extérieur peut être ainsi réchauffé et l’été, l’air est rafraichi en passant dans le tuyau et est insufflé dans l’habitation. En général, le chauffage d’une maison passive est assuré par l’air préchauffé de ventilation passant ensuite par un élément de chauffage. Certains propriétaires optent pour un chauffage d’appoint de dimension réduite.

3.1. La maison zéro énergie

Cette définition concerne une habitation qui, sur un cycle d’une année, consomme à peu de choses près autant d’énergie qu’elle n’en produit. Cela ne signifie pas qu’elle soit énergétiquement indépendante car elle ne produit pas nécessairement l’énergie au moment où elle la consomme. Un raccordement au réseau est donc nécessaire. Les besoins en chaleur sont remplis par des panneaux solaires thermiques avec une pompe à chaleur en appoint ou bien par une pompe à chaleur seule. Pour les beso ins en électricité de la pompe à chaleur et des autres appareils, on fera appel à des panneaux solaires photovoltaïques et/ou une éolienne. La notion de sobriété énergétique du bâtiment ne fait pas partie de la définition, mais dans la pratique elle sera nécessaire si l’on veut éviter d’installer une surface démesurée de panneaux solaires.

Une telle maison consommera plus d’énergie qu’elle n’en produit en hiver et cette surconsommation sera compensée par l’excédent d’énergie produit en été.

La maison «totalement autonome» n’est quant à elle pas du tout raccordée au réseau, ce qui s’avère parfois nécessaire lorsque ce raccordement a un coût prohibitif du fait de la situation géographique de l’habitation et de son éloignement au réseau.

3.2. Les maisons à énergie positive

Allant un pas plus loin que les maisons à énergie zéro, les maisons à énergie positive produisent plus d’énergie qu’elles n’en consomment. La puissance des systèmes d’énergie renouvelable est donc plus élevée. Ces maisons sont fournisseuses nettes d’énergie à ce réseau, en moyenne sur une année complète. Elles constituent de ce fait des mini-centrales électriques insérées dans un réseau décentralisé.

3.3. Maisons basse énergie et maisons écologiques

L’impact environnemental d’une maison ne se limite aux consommations d’énergie nécessaires pour y vivre. D’autres aspects interviennent tels que l’énergie grise, c’est -à-dire l’énergie nécessaire à sa construction et à la fabrication des éléments qui la constitue. Pour une maison classique, cette part d’énergie grise compte peu par rapport à la consommation de l’habitation proprement dite, mais pour une maison basse énergie ou passive, elle devient non négligeable.

L’utilisation de matériaux naturels (classiquement le bois) est un autre élément du caractère écologique d’une construction. Surtout si l’on considère que ces matériaux naturels auront un impact positif sur la santé des habitants par rapport à des matériaux qui seraient soupçonnés d’émettre des substances polluantes au cours de leur vie.

Le recyclage des ces matériaux est également un paramètre qui pourrait être pris en compte.

Pour qu’une habitation soit économe en énergie, ces différents aspects ne sont pas nécessaires mais ils sont parfois intégrés dans le cadre d’une démarche environnementale plus globale et qui dépasse le cadre de la réduction de la facture énergétique et le cadre de ce travail.

Lire le mémoire complet ==> (Les économies d’énergie dans le secteur des logements sociaux)
Mémoire de Fin d’Etudes en vue de l’obtention du grade académique de Master en Sciences et Gestion de l’Environnement
Université Libre de Bruxelles – Institut de Gestion de L’environnement et Aménagement du Territoire