L’assurance vie est le placement préféré des français

By 17 March 2013

3. L’assurance vie est le placement préféré des français

C’est un produit attractif et rassurant dans lequel les épargnants ont, à juste raison, confiance. En attestent les nombreuses enquêtes qualitatives menées par la FFSA en 2009, ainsi que le niveau des cotisations qui est en hausse constante (145,35 milliards d’€ en 2010 (4)). L’assurance vie est un produit qui répond aux attentes des Français en matière d’épargne, offrant le meilleur ratio entre risques et rémunération. Produit simple et souple, à l’opposé de la sophistication des marchés financiers, il offre le meilleur équilibre possible entre liquidité, rentabilité et fiscalité. En effet, l’assurance vie est un véritable couteau Suisse patrimonial qui offre de très nombreux avantages fiscaux.

L’assurance vie retrouve sa place de placement numéro un des français, la baisse constante des rendements des produits concurrents comme le livret A. Ce dernier qui avait fait recette en 2008, avec un rendement de 4 % net et sans impôt sur la seconde partie de l’année, est retombé de son piédestal, depuis que son taux de rendement est lui aussi retombé à 2,50 % au 1er février 2009, puis 1,75 % au 1er mai 2009 et enfin 1,25 % depuis août 2009.

L’assurance vie offre un rendement encore bien supérieur {ceux des livrets bancaires (réglementés ou non), d’autant qu’il n’y a pas de limite de versement sur un fonds en €uros contrairement {un Livret A ou {un Livret de Développement Durable.

Si les épargnants ont repris le chemin de l’assurance vie, ils ont essentiellement privilégié son côté sécuritaire. Échaudés par la crise financière et les pertes qu’ils ont pu enregistrer en 2008 sur les supports en unités de compte, ils ont, l’an dernier, privilégié la sécurité. Ils ont en effet essentiellement placés leurs économies sur les fonds garantis en €uros (sans aucun risque de perte).

4. La typologie du contrat d’assurance vie

Les contrats d’assurance vie épargne et capitalisation peuvent être regroupés en quatre principales familles :

* Le contrat monosupport

Autrement dit, le contrat en €uros. Les sommes versées dans un contrat d’assurance vie en €uros sont garanties par l’assureur, elles ne peuvent pas baisser et sont revalorisées chaque année d’un pourcentage fixe composé d’un taux minimum garanti connu d’avance et d’un taux variable déterminé {la fin de chaque année et payé sous forme de participation aux bénéfices. En contrepartie de cette sécurité, les gains sont généralement limités.

* Le contrat multisupport

Les sommes versées sur un contrat d’assurance vie multisupport peuvent être investies dans des actifs financiers de tout type, le plus souvent ce sont des sociétés d’investissement {capital variable (SICAV) ou des fonds commun de placements (FCP) ou des sociétés civiles de placements immobiliers (SCPI). C’est l’assureur qui détermine les supports utilisables sur le contrat d’assurance vie qu’il propose, sur ce type de supports, l’investissement n’est généralement pas garanti, mais le rendement peut être largement supérieur {celui d’un fonds €uros. A noter, que le fonds en €uros peut être également présent sur un contrat d’assurance vie multisupport.

Ce type de contrat représente la grande majorité des contrats d’assurance vie vendus aujourd’hui en France

* Le contrat en unités de compte

C’est un contrat quasi identique {un contrat multisupport, sauf que les fonds en €uros ne sont pas accessibles. Le rendement de ce contrat est étroitement lié à la performance des marchés financiers.

Une unité de compte (UC) désigne donc un support d’investissement (fonds actions, fonds obligataire, etc.) présent sur un contrat d’assurance vie. A la grande différence des fonds €uros, le capital placé sur les UC n’est pas garanti, l’assuré supporte seul le risque de perte dû aux fluctuations des marchés financiers. Mais le grand intérêt d’une UC est de pouvoir fournir un rendement supérieur à un fonds €uros, les actions rapportent davantage de plus-value sur le long terme qu’un fonds €uros composé d’obligations.

Les UC peuvent être de nature très variable, elles sont en écrasante majorité des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM). Le nombre d’UC (et donc d’OPCVM) référencés dans les contrats d’assurance vie varient beaucoup en fonction des assureurs et de leur cible de clientèle. Ainsi, les contrats d’assurance vie grand public référencent en moyenne une dizaine d’UC, lorsque des contrats hauts de gamme et sophistiqués peuvent en référencer plus de 400. Il n’y a bien sûr aucune limite légale quant au nombre d’UC présent dans un contrat d’assurance vie. Mais il faut se rappeler que l’important est plus la qualité des UC que leur quantité.

En fonction de la nature des investissements qu’ils opèrent, les OPCVM sont classés en différentes catégories par l’autorité des marchés financiers (AMF). Ce classement permet notamment de définir leur profil de risque :

Fonds monétaires :

Ces fonds prêtent de l’argent sur de courtes durées aux Etats ou entreprises. Ils sont généralement sans risque. Leur rendement dépend du niveau des taux d’intérêt {court terme.

Fonds obligataires :

Investis en obligations, ils présentent un risque modéré qui justifie un horizon de placement d’au moins 3 {5 ans.

Fonds actions :

Ils sont en prise directe avec la bourse et leur niveau de risque est plus élevé. Comme les actions en direct, ces fonds sont destinés aux investisseurs à long terme, avec un horizon d’au moins cinq {dix ans.

Fonds alternatifs :

Ces fonds sont investis à plus de 10 % en actions ou parts de fonds d’investissement étrangers ou d’OPCVM français. Ils utilisent des stratégies variées afin de limiter le risque du fonds tout en accroissant son rendement.

Fonds à formule :

Très sophistiqués, ces fonds sont généralement assortis d’une garantie sur le capital et le résultat financier, parfois connu d’avance, dépend de la réalisation de scénarios prédéfinis.

Fonds diversifiés :

Ce sont les fonds constitués en parts variables de supports monétaires, obligataires et actions. Cette répartition est ajustée par la société de gestion en fonctions des évolutions des différents marchés financiers (nous aborderons plus loin en détail ce type de fonds).

* Le contrat NSK

Ce contrat d’assurance vie remplace l’ancien contrat DSK (Dominique Strauss Kahn), lancé en 1998, qui ne peut plus être souscrit, mais seulement alimenté par leurs détenteurs. Ces contrats d’assurance vie multisupports doivent être constitués d’au moins 30 % d’actions ou titres assimilés dont 10 % de titres dits risqués et 5 % de titres non cotés.

Lire le mémoire complet ==>

(Vers la fin des fonds en euros ?)
Mémoire de fin d’études – Le CNAM
Ecole nationale d’assurances