Catégorisation des évènements sportifs durables en France

By 21 February 2013

Conclusions et perspectives – Section II :

A) Synthèse

Tableau synthétique d’évaluation des caractéristiques de chaque évènement.

Caractéristiques Euromed’s Cup Raid Bleu Raid’Spect Eco-Games
Type d’évènement : Découverte du dd etéchanges entre publics Recherche desolutions techniques Sensibilisation avec un village dd. Sensibilisation maxavec salon/expo Solutions techniques effectives Organisation alternative :Minimalisme de moyens et alternatives Sensibilisation maximale
Sphère : Privée Privée Publique Publique
Appropriation du développement durable
Mise enpratique OrganisationTechnique Nul Faible Moyen Fort
Sensibilisa- tion Faible Moyenne Forte Forte
Objectifsmarchands Rentabilité Fort Fort Faible Nul
Communica-tion/ Marketing Fort Fort Moyen Nul
Impact de l’organisation Fort Moyen Moyen Faible à Nul
Coût financier du dd Faible Fort Fort Nul
Prise de conscience desenjeux du dd Faible Moyenne Forte Forte
Pilier dominant du dd Economie Economie Environnement Gouvernance
Courant dd Néoclassique ou sociolibéral : économie del’environnement Economieécologique Economie écologique Limitedécroissance soutenable
Degré d’appropriation du dd (connaissances et mise en pratiques) Faible Moyen Fort Fort
Registres de Justification
Cité de référence : principesupérieur commun, valeurs et justification IndustrielleMarchandeOpinion Opinion Civique Civique
Cohérence paroles/actes Faible Moyenne Forte Forte
Caractéristiques sociales de l’organisateur
Sexe et âge F, 22 H, 50 H, 35 H, 47
Pertinence cadre de vie Villes province Bord de mer Campagne Région Parisienne
Profession parents Directeurs d’hôpitaux Médecin etInfirmière Journaliste etProfesseur Mécanicien et Secrétaire
Etudes et situationprofessionnelle : Etudes de Marketing Journalisme,navigateur pro, organisateur dans le privé) Enseignant puisorganisateur (dans le public) Sportif de haut niveau,entraîneur, professeur, enseignant chercheur
Loisirs ou engagements en liens avec le dd non Passion pour la voile Sports de nature et lutte contre le dopage. Sport professionnel et parcours associatif chargé
Sensibilisation au dd Opportunitéprofessionnelle Problématiques de lapollution des eaux Intérêt pour les sportsde nature Intérêt pour les voyages,questionnement dans un milieu sportif en dérive
Importance de l’habitusdans la logique d’actiondd : Socialisations primaireet secondaire : lien faible Socialisationsprimaire et secondaire : lien fort Socialisationprimaire : lien moyen, secondaire : fort Socialisation primaire :lien moyen, secondaire :fort

Ce tableau, synthétisant les analyses que nous avons pu tirer des entretiens au regard des concepts théoriques qui nous intéressaient (appropriation du développement durable, registres de justification et pertinence des caractéristiques sociales), montre clairement qu’il existe au moins quatre manières différentes de faire du développement durable dans les évènements sportifs.

L’analyse comparée de ce tableau permet de souligner plusieurs choses.

Tout d’abord, aucun des évènements ne ressemble à un autre, autant au niveau du concept, qu’au niveau de l’intensité de l’implication et de l’application. On observe donc une certaine hétérogénéité des évènements sportifs durables : l’Euromed’s Cup va axer son travail sur la gestion marketing d’un évènement de découverte du développement durable, le Raid Bleu Normandie sur des questions de communication mais aussi sur la sensibilisation du public à des questions techniques, le Raid’Spect va tenter d’être efficace à la fois dans son organisation et au niveau de la sensibilisation, alors que Les Eco-Games vont s’axer sur l’organisation la plus alternative, éco-responsable et durable possible.

Ensuite, on peut regrouper les quatre structures qui organisent ces évènements en deux catégories : les organisations privées à but lucratif ou « intéressé », comme l’agence d’évènementiel qui est tenue de rentabiliser un minimum son investissement ou l’école de commerce qui forme et prépare ses élèves à monter des évènements dans un but marketing ; et les organisations associatives d’intérêt général à but non lucratif comme la fédération multisports ou l’association.

On note clairement que les organisations privées s’axent sur des finalités de rentabilité, des objectifs de communication et de marketing, plus que sur des missions de durabilité de l’organisation. Les moindres connaissances qu’ils ont et recherches personnelles qu’ils effectuent sont parfois la cause de ces orientations marchandes, leurs objectifs professionnels de rentabilité et de notoriété formant une part éminente de leurs logiques d’actions.

On peut aussi classifier d’une façon différente ces quatre évènements : on a deux évènements extrêmes dans leur idéologie et leur mise en pratique : l’un marketing (Euromed’s Cup) et l’autre totalement écologique et éthique (Eco-Games), chacun poussés au maximum de leurs possibilités ; et deux autres évènements plus modérés mais néanmoins engagés à leur niveau, mêlant les sphères privée et publique (Raid Bleu Normandie, Raid’Spect).

Ce découpage correspond à celui des différentes appropriations du développement durable par les organisateurs. On remarque ainsi une distinction entre les trois courants théoriques que sont le libéral néoclassique (ici avec l’exemple de l’évènement marketing), l’économie écologique (avec des évènements plus modérés) et la décroissance soutenable (illustré par l’évènement alternatif).

D’autre part, il est maintenant possible d’identifier clairement les différents registres de justification qu’utilisent les organisateurs d’évènements sportifs durables. En effet, comme nous l’avons vu au travers des différents entretiens, les cités (issues de la classification de Boltanski et Thévenot, 1987) largement référencées sont au nombre de trois : la première, que l’on ne retrouve qu’une seule fois est à dominante économique et allie la cité industrielle et la cité marchande, puis il y a la cité de l’opinion que l’on peut retrouver dans deux évènements et enfin la cité civique, également au sein de deux évènements. Les registres de justification sont clairement orientés en fonction des finalités économiques de l’organisation. Les organisations privées marchandes utilisent beaucoup d’arguments dans les registres de l’économie et de la renommée, alors que les organisations publiques non marchandes se retrouvent dans des registres de civisme et de bien commun.

Intéressons nous maintenant à l’analyse globale des caractéristiques sociales des organisateurs d’évènements sportifs durables. Le tableau nous aide à considérer les éléments déterminants dans la prise de décision du développement durable pour un organisateur. Notons bien sûr que toutes ces conclusions ne sont que partielles et issues de tendances, puisqu’on ne peut pas faire de généralisation à partir de quatre entretiens seulement.

Premièrement, l’analyse des critères de d’âge et de sexe des interviewés ne serait pas pertinente pour la raison que nous venons d’évoquer. Nous ne pouvons donc en aucun cas savoir si ces critères signalétiques sont importants ou non dans la mise en place d’un évènement sportif durable.

Ensuite, même si on peut comprendre la plus forte appropriation du développement durable par des personnes ayant vécu leur enfance à la campagne ou au bord de la mer, on remarque que le cadre de vie n’est pas toujours un critère déterminant, puisque la personne la plus impliquée professionnellement et personnellement dans le développement durable et l’écologie a toujours vécu en région parisienne.

Au final, les critères les plus décisifs dans les logiques d’actions semblent être, dans un premier temps, les valeurs transmises par les parents (socialisation primaire), et dans un second temps, les représentations issues de la trajectoire personnelle (couche secondaire) de l’individu ; les deux fractions de cette socialisation formant un habitus (Bourdieu, 1980) propre à chaque organisateur.

En effet, on remarquera que s’il ne faut pas généraliser cette tendance, il existe tout de même un lien fort, dans nos exemples, entre les caractéristiques sociales de l’organisateur et la nature de l’organisation à travers laquelle il met en place l’évènement, puisque les deux personnes issues de parents médecins ou directeurs d’hôpitaux, au sein de milieux plutôt aisés, se retrouvent à la tête d’organisations à but lucratif ou marketing, alors que les deux organisateurs ayant eu des parents d’origines plus modestes se sont plutôt orientés vers le domaine associatif.

On notera aussi tout particulièrement que le fait de vivre et d’évoluer, dans sa vie professionnelle ou personnelle, à proximité d’éléments naturels (profession maritime, intérêt pour les voyages) facilite logiquement la prise de conscience et le rapprochement avec les concepts de l’écologie dans un premier temps et du développement durable ensuite, tout comme le fait de pratiquer et d’être passionné par des sports en extérieur et en contact avec l’environnement, puisque les trois organisateurs les plus impliqués pratiquent la voile, les sports de nature et le triathlon.

L’habitus a donc un rôle tout à fait capital dans le principe d’action des acteurs, et comme nous l’avions présupposé, cela se vérifie dans les stratégies mises en place dans l’évènementiel sportif durable. Mais ces constats sont à considérer avec précaution car il aurait fallu étudier une grande masse de données (plus de quatre entretiens) pour que les analyses deviennent vraiment appréciables.

B) Idéaux-types

L’analyse de ces quatre évènements et de leurs données spécifiques et distinctives va nous aider à faire une catégorisation des évènements sportifs durables qui existent. Nous allons donc mettre en lumière quatre idéaux-types qui pour Weber60 ne sont pas des modèles de perfection, mais des modèles formés de traits spécifiques grossis et idéalisés formant une catégorie d’objet et dont l’élaboration repose sur une observation des faits. Ces idéaux-types auront donc pour finalité d’être le support de comparaisons et de classement des évènements sportifs durables, pour déterminer la nature (le type) de chacun, s’en faire une idée la plus proche possible, et donc aider à la réflexion. Même si on peut s’en rapprocher souvent, l’idéal type n’existe pas réellement mais permet de mesurer l’écart entre lui-même et l’objet étudié issu de la réalité. Un évènement quelconque est donc plus proche d’un idéal-type ou d’un autre, mais ne correspond que rarement totalement à la description faite.

60 M. WEBER, Essais sur la théorie de la science, Plon, 1965.

Voici les quatre idéaux-types que nous pouvons repérer :

– Idéal-type n° 1 : L’évènement « marketing »

La prise de conscience de l’ensemble des problématiques du développement durable est faible et la mise en pratique l’est tout autant. L’évènement utilise le développement durable comme un instrument de marketing, c’est-à-dire dans le but de vendre un produit (l’évènement sportif en lui-même, une publicité) ou de « s’acheter une bonne conscience ».

Les organisateurs, issus d’un environnement social et culturel où la sphère économique est prépondérante, n’ont en général qu’une connaissance rudimentaire du sujet du développement durable et n’ont pas de liens personnels avec les concepts (aucune mise en pratique au quotidien).

(Situation de l’organisation : sphère privée marchande)

– Idéal-type n° 2 : L’évènement « renommée »

La prise de conscience est bien engagée, la volonté de sensibiliser est sérieuse, les grandes lignes du discours du développement durable sont à peu près maîtrisées, mais les solutions techniques mises en place sont trop limitées, et la volonté de communiquer, la suprématie de la vision de l’évènement par les médias se font très fortement ressentir, par nécessité de rentabiliser l’évènement.

Les organisateurs sont issus d’un environnement social et culturel favorable à la connaissance et à la prise de conscience du développement durable, mais ils commencent juste à s’y intéresser de près et encore très peu d’actions quotidiennes, aux niveaux personnel et professionnel, sont effectuées.

(Situation de l’organisation : sphère privée marchande)

– Idéal-type n° 3 : L’évènement « sensibilisation »

La volonté de sensibiliser est primordiale, et la prise de conscience est claire. La mise en pratique est aboutie mais pourrait l’être encore plus, ce qui nécessiterait des moyens humains et financiers pas forcément disponibles.

Les organisateurs sont immergés depuis déjà quelques temps dans les problématiques du développement durable, et les gestes en sa faveur commencent à s’ancrer au quotidien. (Situation de l’organisation : sphère publique non marchande)

– Idéal-type n° 4 : L’évènement « alternatif »

La prise de conscience et la mise en pratique sont poussées à l’extrême. Le moindre élément constituant de l’organisation est pensé et exécuté au travers du prisme de la durabilité.

Les organisateurs ont des idées alternatives très engagées concernant les trois piliers du développement durable (économique, social et environnemental) et s’engagent personnellement et professionnellement à les mettre en place et à les diffuser largement. (Situation de l’organisation : sphère publique non marchande)

Tableau récapitulatif des quatre idéaux-types des évènements sportifs durables repérés et de leurs caractéristiques principales

1- Marketing 2- Renommée 3- Sensibilisation 4- Alternatif
Prise de consciencepresque inexistanteMise en pratique superficielleSupériorité de la sphère marchande Prise de conscienceamorcéeMise en pratique encore limitéeSupériorité de la communication et de l’opinion Prise de conscienceclaireMise en pratique sérieuseSupériorité de la sensibilisation du public Prise de conscienceengagéeMise en pratique maximumSupériorité de

l’impact zéro

Pour chaque idéal-type, il n’existe pas une ou plusieurs structures d’organisations prédéfinies, mais une multitude. Dans la description détaillée des idéaux-types, les indications « sphère privée marchande » ou « sphère publique non marchande » ne reflètent que des tendances, puisqu’on pourrait par exemple facilement trouver une collectivité territoriale qui organise un évènement « renommée ». Cependant, l’exigence de rentabilité qui passe par le besoin de notoriété ne permet pas trop le mélange des genres : une agence de communication, par exemple, aurait beaucoup de difficultés à organiser un évènement « alternatif » par exemple. Notons également que ces idéaux-types doivent être utilisés avec prudence, car ils sont issus d’un travail qui repose sur un nombre limité d’évènements. Il faut donc bien noter qu’on ne peut pas parler de représentativité ni d’exhaustivité dans les sources et donc dans les idéaux- types. La question est de savoir si tous les évènements sportifs à caractère développement durable peuvent entrer dans l’un ou l’autre de ces modèles. Notons que si on ne peut avoir de réponse définitive, les évènements ont été choisis en fonction de leurs fortes caractéristiques, afin d’illustrer le panel existant des évènements de ce type.

Pour faire une catégorisation encore plus tranchée, nous aurions pu regrouper les idéaux-types n°2 et n°3, dont certaines caractéristiques se rejoignent. Nous aurions alors composé un idéal- type mêlant les sphères privée marchande et publique non marchande. Ce regroupement aurait pu être pertinent devant l’observation d’un évènement issu d’une organisation privée marchande, étant au point sur toutes les problématiques du développement durable et étant capable de mettre en place une organisation technique à impact réduit. L’exemple pris aurait peut-être pu porter sur le Raid éthique, projet de l’agence ELO qui n’a pas pu avoir lieu pour des raisons propres au client (un Conseil régional) qui a souhaité le reporter, et donc qu’il m’a été impossible d’analyser plus en détails.

Dans le cas d’une catégorisation formée de trois idéaux-types, nous aurions alors retrouvé une classification assez proche de celle des courants théoriques du développement durable expliquée dans le chapitre 1. Toutefois, il m’a paru approprié de maintenir la distinction entre les idéaux-types « renommée » et « sensibilisation » car les finalités premières de l’évènement sont très différentes puisqu’il s’agit, d’un côté, d’utiliser le développement durable pour faire connaître l’évènement et mener une opération de communication, et de l’autre, de faire connaître le développement durable en lui-même dans un objectif d’éducation. Rappelons- nous d’ailleurs que les registres de justification (Boltanski et Thévenot, 1991) qui sous- tendent les évènements qui se rapportent à ces idéaux-types sont opposés : cité de l’opinion pour l’un et cité civique pour l’autre.

C) Conclusion : une proposition de formalisation graphique

On peut par ailleurs proposer une synthèse graphique de ces données (tableau récapitulatif et idéal-typification), qui résume les différentes façons possibles d’appréhender les évènements sportifs durables et qui offre un outil simple pour classer ces évènements sur un axe clair et symbolique.

Les caractéristiques fondamentales qui ont été choisies pour faire ce graphique sont celles de la nature de l’organisation d’une part, et du niveau de prise de conscience , de connaissances et de mise en pratique du développement durable d’autre part. L’ « impact zéro » est atteint lorsque l’organisation ne produit aucun impact sur l’environnement, qu’elle respecte l’équité sociale, tout en restant viable économiquement. L’organisation type de la sphère non marchande est l’association et l’organisation type de la sphère marchande est l’entreprise. En orange majuscules sont écrits les zones d’idéaux-types et en encadrés bleus sont représentés les évènements que nous avons étudiés.

proposition de formalisation graphique

S’il est intéressant de faire un classement des évènements du moins au plus satisfaisant du point de vue du développement durable, il est cependant de nos jours encore très difficile (voire impossible) de faire un évènement parfaitement neutre écologiquement et durable économiquement et socialement, et ce pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, il y a la variable temporelle : chercher des solutions alternatives prend du temps, un temps que tous les organisateurs n’ont pas, quand ils sont dépêchés et salariés par une entreprise ou un organisme privé.

Le côté financier est bien sûr la partie la plus déterminante pour mettre en place un évènement éco-responsable. En effet, même si l’évènement le plus minimaliste (Eco-Games) a réussi à réduire ses besoins en argent, les trois autres s’accordent sur le fait qu’un évènement sportif durable nécessite plus de moyens financiers qu’un évènement sportif classique (pour des questions de temps, mais aussi car les solutions alternatives sont plus difficiles à mettre en place pour la plupart et donc coûtent plus cher). Malheureusement, les informations relatives aux budgets globaux et pourcentages dédiés au développement durable de chacun des évènements ne sont pas accessibles. Si certains peuvent se passer de partenaires et de recettes (association SVPlanète), d’autres sont obligés de s’endetter pour remplacer des stands commerciaux par des stands de sensibilisation, et éviter de faire payer ces stands au cœur d’un village dit « développement durable » à des associations de protection de l’environnement, comme c’est le cas pour l’agence Ambrose Light avec le Raid Bleu.

Pour ces raisons, on peut noter que les évènements les plus poussés sont dans l’ensemble organisés par des associations (comme ici l’UFOLEP ou SVPlanète), car même si l’Agence Ambrose Light a décidé de s’endetter sur l’édition 2007, ce n’est sûrement qu’un investissement destiné à être rentabilisé lors des prochaines éditions.

Enfin, deux autres contraintes de taille pèsent sur la multiplication d’évènements sportifs durables. En effet, comme nous l’avons évoqué dans le chapitre 1, les moyens techniques pour mettre en pratique sur le terrain une idée alternative manquent fréquemment : par exemple les filières de recyclage sont très limitées alors que de plus en plus de matériaux savent être réutilisés et les prestataires de service dans les énergies renouvelables sont débordés de demandes et n’ont pas la possibilité de répondre à toutes les différentes requêtes, souvent hétérogènes. D’autre part, de nombreux acteurs de la vie économique et sportive ne sont pas encore impliqués dans le développement durable, par manque d’information ou de volonté, ce qui entraîne le peu d’écoute que reçoivent les organisateurs d’évènements de ce type. Tous ont pu me le dire, le principal problème auquel ils se sont heurtés réside dans l’incompréhension des personnes face à leur projet qui sort de l’ordinaire.

Lire le mémoire complet ==> (L’évènementiel sportif et le développement durable)
Master 2 Management des évènements et loisirs sportifs, Option Management de projets sportifs
Université PARIS X – NANTERRE – UFR Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives

Table des matières :

Introduction 3

Chapitre 1 : Le sport au service du développement durable ? 7

Section I : Contexte, définition et historique des liens entre sport et développement durable 7

A) Définition du DD : 7

1- Emergence du concept 7

2- Différents modèles théoriques 9

3- Le quatrième pilier du développement durable 11

4- Quelques repères chronologiques et législatifs 12

B) Le mouvement sportif et le développement durable 13

1- La prise de conscience du mouvement sportif : historique 13

2- le rôle des différents acteurs du sport 14

3- La difficile mise en pratique 18

Section II : La concrétisation du développement durable dans le sport : initiatives variées 21

A) Les sports de nature 21

1- Une catégorie aux limites floues 21

2- Un encadrement progressif 22

3- Les sports de nature comme futur du développement durable ? 23

B) Actions dans le mouvement sportif 24

1- Les fédérations 24

2- Les associations 26

3- Les marques 27

C) L’impact du sport sur l’ « environnement » 29

1- Les atteintes au milieu naturel 30

2- Les atteintes au milieu humain 31

3- La difficile mesure de l’impact 32

Chapitre 2 : Démarche et méthodologie de l’enquête 35

Section I : Démarche de l’enquête 35

A) Pourquoi cet objet de recherche 35

B) Problématique 36

Section II : Concepts théoriques 39

A) L’appropriation du développement durable 40

B) La question des caractéristiques sociales 42

C) La Justification de Boltanski 43

1- Une sociologie pragmatique 43

2- Le principe supérieur commun et la notion de grandeur 44

3- Les cités et les mondes communs 45

Section III : Méthodologie 48

A) Choix de l’outil : l’entretien 48

1- La préparation de l’entretien : 49

2- La réalisation et le suivi de l’entretien : 50

B) L’analyse des données 51

Chapitre 3 : Analyse de l’évènementiel sportif durable 55

Section I : L’étude de cas de quatre « évènements sportifs durables » 56

A) L’Euromed’S Cup 56

1- Structure organisatrise : l’Ecole Euromed Marseille 57
2- Analyse de l’entretien avec Géraldine Augier 60
B) Le Raid Bleu Normandie 66
1- Structure organisatrice : Ambrose Light 67
2- Analyse de l’entretien avec Denis Horeau 69
C) Le Raid’Spect Nature 74
1- Structure organisatrice : L’UFOLEP 75
2- Analyse de l’entretien avec Cédric Godderidge 77
D) Les Eco-Games 84
1- Structure organisatrice : L’association SVPlanète 84
2- Analyse de l’entretien avec Didier Lehénaff 87
Section II : Conclusions et perspectives 96
A) Synthèse 96
B) Idéaux-types 99
C) Conclusion : une proposition de formalisation graphique 103
Conclusion