La responsabilité sociale propre à la microfinance

By 7 January 2013

2.2 La responsabilité sociale propre à la microfinance

Au-delà des facteurs d’échecs mis en évidence dans les exemples évoqués plus haut, un point commun les rassemble. Il s’agit de l’usage qui est fait du crédit. Dans le cas du PPPCR, il y’a eu confrontation et incompréhension entre deux logiques d’usage du crédit ce qui à conduit à l’échec du programme. Dans le drame de l’Inde, les malversations des organisations de microfinance mises en cause met en évidence que le crédit ne peut rendre service aux populations que si la politique et les procédures de crédit favorisent une bonne utilisation du crédit, permet à ses utilisateurs de sortir du cercle vicieux de l’endettement. Enfin, l’expérience des Philippines99 met en évidence, au-delà du simple fait de détournement par les populations semi-urbaines de l’outil, un problème de capacité réelle d’accès et d’usage de la microfinance par les populations les plus pauvres. Cette ignorance des capacités réelles d’accès et d’usage du microcrédit se révèle à la lumière d’un certain nombre d’études d’impact liée à une connaissance insuffisante de la clientèle et des facteurs d’exclusion souvent insoupçonnés qu’engendrent les procédures de microfinance en lien avec le milieu social. Mais cette ignorance n’est pas seulement le fait des organisations de microfinance, elle est également imputable aux à toutes les parties prenantes du secteur.

2.2.1 Une connaissance insuffisante de la clientèle et des facteurs d’exclusion de la microfinance

Les caractéristiques socio-économiques des clients sont essentielles pour l’identification de leurs besoins financiers, la définition des services financiers ainsi que les méthodologies à adopter par l’organisation de microfinance. Aussi convient-il de noter que ces caractéristiques ne sont pas figées dans le temps. Elles dépendent non seulement de l’évolution de la situation des clients mais aussi des non clients, et fonction des tendances des conditions socio- économiques d’ensemble sujettes à de nombreux facteurs (coût de la vie, accessibilité à la terre, aux services sociaux de base, développement du capital humain, etc.). Or dans la plupart des cas une étude est faite au moment de l’implantation de l’organisation de microfinance et il faut attendre peut-être cinq ou dix ans après pour faire une étude d’impact100. Même si entre temps, des innovations sont faites soit à la demande de la clientèle ou sur la base des rapports des agents de terrain ou soit à partir d’une expérience venant d’ailleurs, cela ne fait que mettre en veilleuse les effets négatifs des approches ou des produits et favorise les déviations des institutions de leurs objectifs initiaux. Les leçons tirées d’une étude sur l’impact des services offerts par les systèmes financiers décentralisés (SFD) au Burkina Faso réalisée en 2005101 laisse paraître des indices d’une aggravation des inégalités. Les éléments suivants sont relevés par l’étude:
– Les nouveaux clients sont actuellement issus de ménages en grande partie relativement plus aisés. Ceci confirme la tendance des SFD à se rapprocher de plus en plus des moins pauvres;
– Les SFD de type épargne/crédit sont particulièrement tournés vers les ménages de niveau de vie plus élevé;
– Tout en laissant apparaître des indices de pénétration de toutes les classes de niveau de vie, les SFD de crédit direct semblent justifier un taux de pénétration plus important des « plus pauvres » et « des moyennement pauvres »;
– Les clients confirmés des SFD sont issus des ménages les moins pauvres qui sont aussi les plus représentés dans le groupe de contrôle (organes dirigeants);
– Les institutions de crédit direct sont celles qui concentrent la proportion la plus importante de clients confirmés des SFD issus de la classe des plus pauvres.

Une autre façon de percevoir ce que cache la défaillance au niveau de la connaissance de la clientèle est de s’intéresser aux facteurs d’exclusion non explicites de certains clients de la microfinance.

D’abord par rapport à la dimension de la pauvreté humaine, Evans et al. (1999)102 a énuméré cinq ensembles de barrières à la participation aux programmes de microcrédit. Il s’agit : de l’insuffisance de ressources, la mauvaise santé ou la vulnérabilité à la crise, la femme chef de famille, le manque d’éducation, les préférences des individus et des ménages. Par ressources il faut comprendre les biens que pourrait posséder un pauvre et qui serviraient de garanties pour le crédit. La santé et l’éducation mesurant les capacités réelles physiques et de gestion du crédit sont des facteurs qui augmentent le risque de non-remboursement des pauvres et constituent souvent, implicitement des facteurs d’exclusion du crédit surtout lorsque l’institution de microfinance ne développe pas de services non financiers (assurance, alphabétisation,…). Comme le soulignent B. Haley et J. Morduch, « les malades, les handicapés mentaux, les indigents notamment, constituant une minorité parmi ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, ne sont généralement pas de bons candidats à la microfinance. La plupart des chercheurs s’accordent à penser que ce groupe de personnes a plutôt besoin d’une assistance de base directe »103.

Ensuite, par rapport aux critères de participation des institutions ou de la nature de leurs produits. Quelques facteurs mis en évidence à partir d’études sur le Bangladesh peuvent être cités comme suit104 :
– la condition maximale d’âge, relativement basse, exclu les personnes âgées qui sont souvent pauvres ;
– les réunions des groupes d’emprunteurs (groupes solidaires) contraignantes en temps et avec des exigences implicites comme par exemple l’habillement minimum requis pour assister aux réunions ;
– le fait des agents de crédit lorsqu’ils sont évalués et payés sur la base des résultats de remboursement, ceux-ci peuvent décourager la participation du plus pauvre à cause de la crainte qu’il ne remboursera pas ;
– le comportement de façon générale des agents de l’institution ;
– les règles strictes de dépôt et de retrait de l’épargne notamment de l’épargne obligatoire ou encore les frais de tenue de comptes ;
– les modalités de remboursement des prêts inadaptées en revanche, la question du taux d’intérêt ne ressort pas toujours de façon importante comme un des facteurs de la non- participation aux programmes de microcrédit.

Ce sont ces diverses situations qui indiquent une certaine nécessité à recourir souvent une clarification des concepts qui mobilisent une action.

2.2.2 Définir la responsabilité sociale de la microfinance hors des frontières de la pauvreté

Au delà des multiples dimensions de la pauvreté, la pauvreté se traduit généralement par le manque de moyens matériels et financiers, qui peut donc être en partie résolue par l’accès aux services financiers. Or l’exclusion financière repose sur la question de la capacité réelle d’accès aux services financiers, celle-ci pouvant être entravée par des facteurs socioéconomiques ou psychologiques. Il est démontré en effet que l’exclusion financière recouvre une diversité de situations volontaires comme involontaires : « Une personne se trouve en situation de marginalisation ou d’exclusion financière quand elle ne peut plus normalement vivre dans la société qui est la sienne parce qu’elle subit un fort handicap dans l’accès ou à l’usage de certains moyens de paiement, à certaines formes de prêts et de financement, aux moyens de préserver son épargne et de répartir dans le temps ses revenus et ses dépenses, comme dans la possibilité de s’assurer contre les risques touchant à sa propre existence ou à ses biens ou dans celle de transférer des fonds ou revenus. C’est l’intensité du handicap subi, son degré, qui définit cette situation. Il peut provenir d’un bannissement par les institutions financières de certaines franges de la population mais également de leur capacité personnelle limitée de recourir à ces moyens et services financiers » (J-M Servet, 2006)105. En conséquence, toute personne pauvre ou non peut se retrouver en situation d’exclusion financière.

98 C. Fouillet, I. Guérin, S. Morvant-Roux, M. Roesch et J-M Servet, 2007, Op.cit., pp. 329-350.
99 F. Felloni et H. D. Seibel, 2003, « Commercialisation de la microfinance: une expérience basée sur le modèle Grameen Bank aux Philippines », Techniques financières & développement, n°73, décembre, pp.20-27.
100 Une étude sur l’impact des services offerts par les systèmes financiers décentralisés au Burkina Faso réalisée en 2005, faisait état de trois études d’impact recencées (RCPB, PRODIA, FAARF) au cours des dix dernières années. (F. Akindes et N. Yago, 2005, p.24.).
101 F. Akindes et N. Yago, 2005, Impact des services offerts par les systèmes financiers décentralisés au Burkina Faso, BCEAO, p.90.
102 Extrait de R.L. Meyer (2001), « The demand for flexible microfinance products: lessons from Bangladesh », in Journal of International Development, Vol.14 n°3, avril 2002.
103 B. Haley et J. Morduch, 2004, « Microfinance et réduction de la pauvreté : Quel est le résultat ? », Exclusion et liens financiers : l’exclusion bancaire des particuliers, Rapport du Centre Walras 2004, Economica 2005, p.554.
104 R.L. Meyer (2001), Op.cit.
105 J-M Servet, 2006, Banquiers aux pieds nus. La microfinance, Odile Jacob, Paris, pp.61-62.

Cette distinction montre que l’exclusion financière ne se limite pas seulement en terme de disposer de moins d’un dollar (1$) par jour, approche généralement utilisée dans les études d’impact et par les institutions internationales. Sur cette base, il est possible de montrer que la partie de la population dans le monde et en particulier dans les pays en développement qui n’a pas accès aux services financiers formels est bien plus large que la population dite pauvre.

Selon les chiffres de la Banque Mondiale (2006)106, l’inclusion financière généralement définie par l’usage des services bancaires, varie entre 1 et 100% des ménages, et elle connaît de fortes disparités régionales. En Amérique Latine, les taux oscillent entre 5% au Nicaragua et 60% au Chili, mais ils sont le plus souvent compris entre 25% et 40%. En Afrique, les taux d’inclusion financière se trouvent davantage au dessous de la barre des 20%, notamment pour l’Afrique de l’Est. En Asie du Sud, le Pakistan et le Bhoutan présentent respectivement des taux de 12 et de 16% alors que l’Inde et la Chine ont des taux supérieurs à 40%. Les facteurs d’exclusion mis en évidence par la Banque Mondiale sont synthétiquement et explicitement décrits à travers le schéma ci-après :

Schéma 4 : Représentation de la distinction entre l’accès et l’usage des services financiers.
Représentation de la distinction entre l’accès et l’usage des services financiers
Source : Banque Mondiale, 2007, Finance for All ? Policies and Pitfalls in Expanding Access Policy, Research Report, p.29.

Les facteurs d’exclusion involontaire mise en évidence dans ce schéma, sont : le niveau de revenu insuffisant qui présente des risques élevés pour un prêt, la discrimination, le cadre d’information, le prix et les caractéristiques des produits. Ainsi, définir la responsabilité sociale hors des frontières de la pauvreté aurait un triple effet de responsabilisation des acteurs. Premièrement le fournisseur de produits microfinanciers se retrouve face à sa responsabilité de prêteur, du banquier par comparaison, donc face à une responsabilité juridique et morale qui s’inscrit dans le débat mené dans la première partie de notre travail. Ceci, met dans un deuxième temps en évidence la responsabilité particulière des acteurs parties prenantes notamment en terme de renforcement ou de développement des capacités des clients de la microfinance avec des passerelles qui rendent supportable les coûts des services non financiers aux institutions de microfinance. Et enfin, troisièmement elle sortirait la microfinance d’une certaine stigmatisation ou distinction sociale107 du client pauvre et qui donne par la même occasion à certains clients de penser qu’une institution de microfinance IMF reçoit elle-même de l’aide et par conséquent doit donner de l’aide.

2.2.3 Une nécessaire clarification de la responsabilité des acteurs parties prenantes

Quelles sont les parties prenantes dans le champ de la microfinance ? Elles peuvent être identifiées sous un double angle de vue. De l’intérieur de l’organisation de microfinance, c’est-à-dire à partir de la composition des acteurs directement impliqués dans sa gestion et son développement. Il s’agit : des élus dans le cas des mutuelles, des actionnaires ou les bailleurs de fonds dans le cas des autres formes d’organisation, les employés, les clients membres ou usagers, et les partenaires techniques et financiers. De l’extérieur il s’agit de tous les acteurs de l’environnement de l’organisation de microfinance à des degrés divers. Ceux qui interviennent auprès de l’organisation au titre des dispositions légales et réglementaires notamment les autorités monétaires et de tutelle (l’Etat, la Banque Centrale), les autorités publiques (aux échelles locales, nationales et internationales), les autres acteurs financiers (à divers niveaux : local « l’usurier », national « banques et autres établissements financiers », international « les investisseurs internationaux »), et quelque fois l’Etat à travers ses propres structures de microfinancement, les acteurs de la société dans laquelle s’insère l’organisation de microfinance (les autorités religieuses, coutumières, etc.), les sous-traitants techniques (experts et évaluateurs), les organisations non gouvernementales, les chercheurs, etc.

Le fonctionnement d’une organisation de microfinance implique des interactions entre ces multiples acteurs internes et externes. Ainsi, comme le propose le cadre conceptuel économique de la RSE, l’entreprise présentée comme un nœud de contrats entre tous les acteurs parties prenantes, on peut considérer de ce point de vue que la question de la responsabilité sociale incombe essentiellement à l’institution de microfinance selon sa capacité à prendre en compte ou non les intérêts de chaque acteur. De ce point de vue, la responsabilité sociale de l’organisation de microfinance s’inscrit dans une approche contractuelle. Elle dépend alors du pouvoir respectif de chaque acteur considéré. Comme le présente le modèle de Mitchell et al., qui affectant des attributs de pouvoir, de légitimité et d’urgence aux acteurs parties prenantes se retrouve avec une catégorie d’acteurs dite latente souvent sans pouvoir ou trop faibles pour être représentés et à l’opposé des acteurs dominants. Dans ces conditions, l’exercice de la responsabilité sociale d’entreprise peut être seulement profitable aux acteurs dominants, comme on peut le montrer à travers l’exemple de la téléphonie mobile comme support technique de services financiers. L’introduction de la téléphonie mobile comme support technique des services microfinanciers peut apparaître comme une stratégie positive pour diminuer les coûts de diffusion pour le prestataire, en revanche ces coûts sont transférés aux clients qui se voient entrain de payer indirectement des services qui leur étaient gratuits. Cet exemple peut constituer une opportunité de gains pour certains (les couches sociales juste au dessus de la ligne de pauvreté) et accroître de façon considérable les inégalités dans les quartiers et les villages en terme de revenus et de capacités compte tenu du nombre limité de propriétaires de téléphones portables108.

On peut également se situer dans un domaine précis par exemple l’agriculture et montrer que malgré la volonté de financer l’agriculture ce secteur comporte d’importants risques naturels que les organisations de microfinance à elles seules n’arriveront pas à contrôler ces risques. Enfin, il y a les pauvres des pauvres, qui ont plus besoin d’aide que de crédit comme le montre le témoignage suivant d’une animatrice du Fond d’Appui aux Activités Rémunératrices des Femmes (FAARF) : « une femme peut prendre 10.000FCFA (environ 20$US) comme crédit, si elle n’a pas à manger, elle va plutôt chercher les céréales pour nourrir sa famille d’abord et au moment de rembourser peut être qu’elle va être obligé d’attraper une chèvre vendre pour pouvoir payer la première échéance et le mois suivant si elle n’a pas de chèvre, elle n’a plus rien d’autres à vendre, elle va peut-être demander qu’on patiente jusqu’à ce qu’elle ait quelque chose, et ça, ce serait peut-être après les récoltes, qu’elle va vendre une partie de ses récoltes pour rembourser le crédit et si la récolte aussi n’est pas bonne, nous sommes obligés de faire avec. (près de 50% de la clientèle du FAARF en milieu rural rencontre ces difficultés) » [Extrait d’un entretien réalisé avec une animatrice du FAARF].

La spécificité de la microfinance est qu’une grande partie de son public cible pourrait être classée dans cette catégorie d’acteurs latents (clients pauvres ou exclus). Par conséquent lui appliquer une responsabilité sociale d’entreprise serait restrictif. Elle serait selon le schéma de Carroll (1979) d’abord économique, légale, puis sociale et discrétionnaire. Comme le montre cet exemple, la question de la responsabilité sociale en microfinance ne doit pas interpeller seulement les organisations de microfinance. D’où la nécessité de clarifier la responsabilité particulière de tous les acteurs parties prenantes.

Conclusion deuxième partie :

Dans cette deuxième partie nous avons voulu faire l’état des lieux de la question de la responsabilité sociale en microfinance afin de pouvoir donner notre position sur le sujet. Comme le dit J. Pasquero (2004)109, « chaque époque sécrète ses propres exigences de responsabilité sociale, mais que toutes s’appuient sur les acquis des périodes qui les ont précédées ». Ainsi, après avoir montré que les organisations de microfinance tiennent leur place et leur vocation dite sociale des insuffisances du marché classique de crédit, nous avons montré que le cadre institutionnel évoluant lui aussi a légitimé leur rôle dans la lutte contre la pauvreté sans en mesurer leurs capacités réelles. Dans ces conditions, et pour en sortir, il convient de redéfinir cette responsabilité hors des frontières de la pauvreté. Ceci permettrait d’une part de mettre en évidence la responsabilité particulière de chaque acteur, et d’autre part de repenser le crédit dans sa fonction sociale qui rompt la logique d’aide ancrée dans les mentalités des clients. Cela n’exclu pas que des institutions de microfinance soient dédiées à la lutte contre la pauvreté telles que les fonds nationaux. Il s’agit plus d’une clarification des rôles des acteurs parties prenantes du secteur permettant d’obtenir de meilleurs résultats. Si le coût du social est tel que les organisations de microfinance ne peuvent pas le supporter, il est du rôle des organismes publics de financement ou des structures d’encadrement publiques en matière d’éducation, de formation et d’action sociale de prendre en charge ce volet. Tout comme il est du rôle des autres acteurs financiers de contribuer à la diversification des produits microfinanciers.

106 Chiffres extraits de S. Morvant-Roux et J-M Servet, 2007, Op.cit., pp.55-70.
107 Comme le fait remarquer J-M Servet (2006), « la stigmatisation par l’usage ou le non-usage de certains moyens de paiement, de règlement, d’épargne, de transfert, etc. peut être vécue par celui ou celle qui les utilise ou elle peut résulter du regard des autres. Payer avec des bons alimentaires est de fait stigmatisant puisque nul ne peut ignorer dans les lieux où la pratique est courante que les personnes qui en bénéficient sont en grande précarité et vivent pour tout ou partie d’aides publiques. Payer par mandat dans certains pays est le signe que la personne est interdite bancaire. Cela n’est pas le cas partout. Dans d’autres contextes, être endetté auprès d’un boutiquier ou de son employeur peut, quand le fait est public, produire certains effets analogues à travers le regard porté sur soi, tant par les autres que par soi-même », in : Banquiers aux pieds nus. La microfinance, 2006, Odile Jacob, Paris, pp.64-65.
108 Illustration faite par J-M Servet, 2008, « Inclusion financière et responsabilité sociale : production de plus values financières et de valeurs sociales en microfinance », Projet Revue Tiers-Monde, juin.
109 J. Pasquero, 2004, « De l’éthique du marché à l’éthique de la responsabilité : Les nouvelles formes de responsabilité sociale de l’entreprise », Etudes d’économie politique, 19, Presses de l’Université du Québec, Québec, pp.35-62.

Dans cette perspective de changement de cadre de référence il est intéressant de savoir dans des contextes précis ce que pensent les acteurs eux-mêmes. Ceci nous a guidé à retourner sur notre propre terrain, le Burkina Faso pour recueillir la perception des acteurs sur cette question de responsabilité sociale.

Imaginez un monde dans lequel vous pourriez être jugé « immoral » pour vos actions non seulement à l’égard des autres, mais aussi de vous-même.
Qui aimerait vivre dans un tel monde, où rien de ce qu’on est, pense ou ressent, où aucune de nos activités, fût-elle la plus solitaire, n’échapperait au jugement moral ?

Ruwen Ogien, 2007, L’éthique aujourd’hui.Maximalistes et minimalistes, Collection folio essais, Editions Gallimard, Paris.

Lire le mémoire complet ==> (La responsabilité sociale des organisations de microfinance) :
Quels critères pour une meilleure contribution de la microfinance à l’inclusion financière ? L’exemple du Burkina Faso.
Mémoire de Master en études du développement
Université de Genève – Institut de Hautes Etudes Internationales et du Développement