Vers Web 3.0 ? Publicité, Mobile : Caractéristiques du Buzz

By 4 May 2012

4.1.7. Vers un Web 3.0 ?

L’expression de Web 3.0 est un buzzword (mot à la mode qui désigne à la fois tout et n’importe quoi). Cette expression définit le Web à venir, mais les spécialistes débattent sur le sens exact de ce terme. Il n’est donc pas évident de comprendre les caractéristiques du Web 3.0, mais deux aspects se dégagent des nombreuses publications sur le sujet.

La mobilité et les objets. Tim O’Reilly, l’inventeur du concept de Web 2.0, pense que le Web 3.0 sera celui des objets. Si de nombreuses personnes s’accordent sur l’aspect mobile du futur du Web, il sera caractérisé par la multiplication des objets permettant d’aller sur Internet. On envisage aujourd’hui d’aller sur Internet grâce à un mobile, un GPS, et il est probable que ce type d’objets se multiplie. Il s’agirait d’objets existants aujourd’hui, et qui développeront les capacités d’aller sur le Net (un lecteur MP3 par exemple). Cela peut également se matérialiser par le développement des applications sur téléphone mobile, de type recettes de cuisine, GPS, vidéos, programme TV, le tout relié à Internet.

Centré sur les besoins de l’internaute. On envisage l’avenir du Web comme centré sur l’internaute. Tout serait envisagé pour que l’internaute navigue de façon plus simple. Avec le Web sémantique par exemple, où les informations sur Internet seraient traitées de façon intelligente par les ordinateurs, afin d’apporter à l’internaute ce qu’il cherche vraiment. Cet aspect répond à la multiplication continue des sources d’informations sur Internet. Mais c’est également, les plateformes et les identifiants uniques, comme nous l’avons évoqué précédemment. Car avec la multiplication de sites auxquels l’internaute est inscrit, il est de plus en plus difficile de gérer et suivre toutes ses actualités. Les identifiants uniques répondent donc à ce besoin (Facebook Connect, Yahoo ID…). Mais on peut se demander si ces identifiants uniques n’entraîneront pas une bataille entre géants du Net. En effet des sites comme Yahoo et Google ont tout intérêt à avoir le monopole de ces identifiants uniques. Pour une marque qui communique, choisir son identifiant unique pour un site doit se réfléchir en termes de fréquentations (nombre d’abonnés) et en termes de retombées (sociales ou pas). Pour l’instant la meilleure solution reste de proposer différents identifiants et de laisser à l’internaute le loisir de choisir celui qu’il préfère.

4.1.8. La publicité qui me correspond

Ce n’est pas nouveau. La publicité sur Internet est de plus en plus ciblée en fonction des sites que l’on visite, des mails que l’on reçoit, ou de son identité. La publicité comportementale va se développer massivement dans les années à venir. Parce qu’on sait que sur le Net, on ne s’adresse pas à la masse mais à l’internaute, la publicité comportementale semble toute trouvée face à cette problématique.

De nouveaux outils pour les marketeurs vont certainement se développer. Ils permettront de dresser un portrait précis des internautes et de leurs relations: qui sont les amis avec qui je communique le plus (Google identifie déjà les personnes que l’on contacte le plus sur Gmail), qui sont les internautes les plus réceptifs aux sollicitations commerciales (sur les réseaux sociaux par exemple), qui sont les internautes qui ont le même profil, et bien sur qui sont les influenceurs. L’identification de ces profils d’internautes permettra d’appréhender différemment les stratégies de communications.

Il faut néanmoins noter que ces stratégies ciblées risquent d’être ralenties par les lois qui se font plus intransigeantes. La Commission Européenne a en effet décidé d’intensifier la surveillance de ces publicités ciblées, qui comme nous l’avons vu implique le consentement de l’internaute. Certains sites, notamment Google ne demandent pas l’autorisation des internautes, mais fonctionnent sur un système d’option de refus. Ce système est dénoncé par la Commission Européenne. On peut donc s’attendre dans les années à venir à une augmentation des publicités ciblées, toujours plus pertinentes et plus en adéquation avec mon profil, mais avec un durcissement des contrôles de l’application de la loi sur l’autorisation préalable de l’internaute. Les sites qui remportent un grand succès, comme Google ou Facebook n’auront a priori pas de difficulté à obtenir l’accord des utilisateurs (surtout si l’accès au service est lié à l’acceptation de la publicité ciblée).

4.1.9. Un Buzz toujours plus mobile

Notre société est de plus en plus en mouvement et grâce au téléphone mobile nouvelle génération, nous pouvons maintenant surfer sur la toile en nous déplaçant. Avec la sortie de l’Iphone le mobile est devenu intelligent. Et il le sera de plus en plus. Le buzz online va profiter des évolutions du mobile pour s’y greffer. Sous des formes originales et nouvelles. Mais les applications buzz qui se développeront sur mobile devront être tournées vers l’utile ou le ludique. Un utilisateur de mobile fait lui-même la démarche de télécharger l’application qui l’intéresse. D’où l’intérêt de proposer des applications immédiatement utilisables, correspondant aux usages du mobile. C’est par exemple ce qu’a proposé la marque Kraft avec l’application iFood Assistant qui propose des recettes. De plus en plus d’opportunités se développent sur les secteurs de la localisation et du GPS avec des mobiles de plus en plus performants qui intègrent ces outils.

La géo-localisation : Google a développé il y a quelques mois son outil de géo-localisation  Google Latitude par téléphone mobile. Ce service permet de localiser sur une carte ses amis qui ont accepté d’être localisés. En dehors des problèmes de respect de la vie privée que soulève cet outil, il comporte certains intérêts. La principale limite de ce service réside dans le fait que Google n’étant pas un réseau social, on ne peut pas localiser tous ses contacts. Les outils de géo-localisation  vont donc très certainement se développer sur les réseaux sociaux, offrant ainsi de nouvelles opportunités. Pour les marques ce sera ainsi la possibilité de cibler « hyper localement », via Internet-mobile, donnant de nouvelles possibilités aux entreprises locales. Mais ce genre de système laisse à penser que l’internaute va se retrouver submergé par encore plus de publicités, ce qui n’est pas l’objectif du buzz. Ce type de système doit donc s’envisager sous formes d’avantages pour l’internaute-mobile. Des suggestions de bons plans dans le quartier par exemple, ou des recommandations sur des lieux, visibles par les contacts lorsqu’ils se trouvent à proximité. Ce type de site existe déjà en France avec le site Dismoiou.fr, qui a intégré l’interface Facebook Connect et permet de voir les recommandations de ses contacts sur les lieux de sa ville.

4.1.10. De plus en plus vite, de plus en plus innovant, de plus en plus performant

Avec Internet, les choses se développent, se créent beaucoup plus vite. Internet a la capacité de toucher les individus à très grande vitesse, et les choses iront de plus en plus vite. On sait qu’aujourd’hui le nombre de recherches par mois sur Google atteint 31 milliards, alors qu’en 2006 il n’y en avait que 2,7 milliards. Illustrons cette faculté de toucher toujours plus et toujours plus vite : pour atteindre une audience de 50 millions de personnes la radio a mis 38 ans, la télévision a mis 13 ans, Internet a mis 4 ans, l’Ipod 3 ans, et Facebook seulement 2 ans. Aujourd’hui tout s’accélère. De nouveaux métiers propres aux évolutions d’Internet, qui n’existent pas aujourd’hui, vont se créer, pourquoi pas Développeur de social games ou Optimisateur d’applications mobile ? Les changements seront permanents, et les entreprises qui ne sauront pas s’adapter rapidement se feront dépasser par leurs concurrents. Pour répondre à cela, il faut que dès aujourd’hui les marques entament une démarche de veille, de surveillance permanente des NTIC sur le net.

Lire le mémoire complet ==> (Quel avenir pour le Buzz Online ?)
Mémoire de fin d’étude
Master Communication Institutionnelle