La performance de e-commerce dans l’artisanat marocain

By 23 February 2012

La performance de commerce électronique dans l’artisanat marocain – Section II :

Il est vrai que le Maroc compte une décennie de retard, mais depuis quelques temps, beaucoup d’efforts sont fournis par les instances concernées afin de rattraper les années perdues.

Quant au commerce électronique, il est encore au stade du balbutiement. La création du premier opérateur de commerce électronique Maroc Telecommerce au capital de 20 millions de dirhams, par le Groupe Banque Populaire, la BMCI, le CDM, la SGMB et la société Intelcom, représente le premier pas vers le développement de cette pratique.

La mission de cette entité est de mettre à la disposition des entreprises une infrastructure leur permettant de vendre leurs produits et services sur Internet aussi bien au Maroc que dans le monde entier.

I: L’évolution  de commerce électronique au Maroc

L’évolution du commerce électronique au Maroc reste en deçà du potentiel qu’offre ce secteur. Cette conclusion de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) a été largement détaillée par une enquête réalisée par l’Agence.

L’enquête révèle que les entreprises marocaines effectuent seulement 8,4% de leurs achats en ligne, pour un montant ne dépassant pas 4% du volume global des achats dans 95% des cas.

“Cette faible affluence pour le commerce électronique s’explique par le manque de garanties légales et de solutions appropriées de paiement en ligne dans les transactions électroniques”, explique pour sa part Hicham Lahjomri, chef de division à l’ANRT.

Pour rappel, la plupart des banques marocaines offrent la possibilité de payer les achats en ligne. D’autres hésitent encore à le faire. Et pour cause, la question de la sécurité des transactions inquiète toujours.

Le manque d’attrait commercial du paiement par Internet peut également représenter un obstacle, les Marocains aimant se rendre sur le lieu de vente et manipuler ce qu’ils achètent. Selon des statistiques, les achats des Marocains en ligne, depuis le 19 novembre 2007 (date du lancement du e-paiement au Maroc), porte sur des biens ou des services allant des chaussures au télépaiement des cotisations sociales.

C’est le Centre monétaire interbancaire (CMI) et MTC (Maroc Télécommerce) qui ont conjointement lancé la plate-forme de règlement par Internet. Le premier applique une commission variant entre 2 et 3% de la valeur de l’achat. Maroc Télécommerce, qui gère la relation avec les sites de vente en ligne scinde, pour sa part, ses frais en trois parties. 5.000 DH pour l’installation du système, un abonnement mensuel de 250 DH et une commission qui varie entre 1,75 et 2,5% applicable à chaque achat.

Selon l’étude réalisé par l’ANRT, le commerce électronique est susceptible de connaître un grand essor, au vu de l’évolution de l’usage des techniques de l’information et de la communication, en particulier grâce à l’introduction de l’Internet à haut débit et à la disponibilité de meilleures garanties susceptibles d’assurer plus de confiance numérique.

“La confiance numérique représente un enjeu fondamental pour la promotion des activités de commerce électronique”, précisent les experts de l’Agence de régulation de l’Internet.

Plusieurs études montrent que le développement du commerce électronique ne se fera que si l’on arrive à gagner la confiance du consommateur, en assurant la sécurité des réseaux et des échanges électroniques, la protection des données personnelles et de la vie privée et la lutte contre la cybercriminalité.

“Les services à base de paiement électronique vont certainement connaître une évolution importante au Maroc, avec la mise en place d’une nouvelle plate-forme de paiement électronique “, estime l’ANRT.

Le commerce électronique  au Maroc ne peut évoluer que s il y a d autre plateforme de paiement autre que maroctelecomerce qui a le monopole est qui applique des tarifs très élevé,on peut très bien comprendre qu’il y a des sites de commerce électronique au Maroc qui utilise d’autre moyen de paiement, comme la société koulchipascher.com, il faudrait que les autorités de notre pays prennent réellement conscience de ce problème est y remédient pour pouvoir faire évoluer ce secteur qui ne demande que ça.

Le commerce électronique est basé essentiellement sur 2 éléments :
– Le sérieux de la quasi totalité des parties prenantes : clients, banques et vendeurs
– La conséquence de ce sérieux, qui est la confiance qui règne entre les différents opérateurs : Client; Banque et Vendeur. Or, à l’étranger, le climat est au sérieux de part et d’autre, ici, on est loin d’être tous transparents et de vouloir bâtir notre société sur des bases de transparence et de sérieux, d’ou les craintes des clients, des banques et des vendeurs, et je les comprends… espérons que le e-commerce contribuera à changer nos mentalités et notre culture.

II: Le commerce électronique et le changement de modalité de vente dans l’artisanat :

«Vendre des produits d’artisanat, mais pas comme dans les souks». Voilà le rôle de commerce électronique, vendre les produits marchandes de l’artisanat marocain. La traditionnelle visite des souks systématiquement programmée est tout sauf une partie de plaisir pour les touristes.

il est possible de vendre à distance plus de produits d’artisanat aux touristes dont l’apparition de nombreux promoteurs qui cherchent à diminuer la distance entre le client et l’artisanat .

Vendre via Internet nécessite un circuit complet de vente à distance organisé avec à la clé le dispositif numérique sécuritaire et tout le taillis de services complémentaire à mettre sur pied pour appâter une clientèle éventuelle.

«medinashop.com» est un exemple de site proposant des articles d’artisanat marocain qui dépasse déjà les dix mille visiteurs par mois et représente un volume d’activité significatif.

Un autre exemple de commerce électronique «Artisanat-Marocain.ma» est la boutique de vente en ligne de produits de l’artisanat Marocain. Le site propose un large catalogue d’articles de décoration fabriqués au Maroc : bijoux, poterie, cuir luminaire, pouf, fer forgé… Tout pour la décoration marocaine de la maison. Service exclusif de commande de produits marocains sur mesure.

commerce électronique et l’artisanat marocainIl y’a à vrai dire assez peux de concurrence sur ce domaine. On compte un nombre important de sites sur l’artisanat marocain, mais la plus part sont eux même assez artisanaux. Dans ce domaine, il faut être un vrai professionnel, et mettre des moyens en place pour devenir un vrai acteur.

Nous avons également un réseau d’artisans très étendu au Maroc, ce qui nous permet d’offrir une gamme assez large, et de pouvoir également répondre aux demandes des professionnels.
Au Maroc il y a une typologie de clients assez variée, c’est effectivement essentiellement des citadins. Mais pas seulement. Il faut assister à une démocratisation de l’achat en ligne, ce qui élargie également le profil de la clientèle.

L’idée de commerce électronique pour un promoteur de site d’artisanat était justement d’être le seul intermédiaire entre l’artisan et le client final. Ce qui réduit les intermédiaires, et donc le prix des produits, mais pas uniquement.

Le Maroc a fait beaucoup d’effort pour améliorer les services et le développement dans l’artisanat à cet égard un projet a été lancé sur le commerce électronique  sur les traces de l’artisanat à Marrakech sous le thème «information et sensibilité des coopératives au commerce électronique» L’artisanat qui est une richesse locale sortie tout droit du terroir devrait absolument faire florès à l’international, à ce propos une rencontre a été organisée  avec les jeunes entrepreneurs de la région à l’ensemble artisanal à Marrakech, visite de l’ensemble artisanal de Tamsloht (la coopérative de tissage, de broderie), rencontre avec les artisans de la région au complexe artisanal de Marrakech.

C’est à la faveur de telles randonnées, fleurant bon le terroir et des richesses artisanales qu’un pas peut être vite franchi dans le sens de la connaissance et partant de la reconnaissance des besoins et potentialités de la région. A noter que l’équipe en place s’est arc-boutée sur un projet pilote pour la réalisation et la gestion d’un système pour le commerce électronique au profit des coopératives marocaines opérant dans les secteurs d’artisanat.

Malgré tout cela le Maroc connait un retard en ce qui concerne l’intégration de commerce électronique dans l’artisanat.

Conclusion générale :

Le secteur de NTIC constitue un support fondamental pour la réalisation d’un développement global et intégré. C’est  une ouverture sur la modernité et relever les défis de la mondialisation et de l’insertion dans la société de l’information et de communication. Le passage d’une société industrielle a une société du savoir de l’information et de la communication, dans le cadre d’une mondialisation qui impose des modifications fondamentales dans les modes de  production, de consommation  et d’échanges, peut constituer une source des progrès et de développement et un facteur d’attraction des investissements, pour les pays qui  profiter des NTIC.

Le Maroc figure parmi  les Etat qui n’ont pas manqué leur rendes-vous avec la révolution numérique, faisant du secteur des NTIC. Un  puissant levier pour gagner des enjeux et les paris que constituent la mondialisation, la compétitivité, l’afflux des investissements productifs.

Ainsi, le Maroc dispose désormais, d’un secteur de télécommunication  qui se prévaut d’une forte présence dans les institutions internationales de télécommunication et entend faire ce secteur un support de la coopération sud sud, en mettant les technologies modernes de l’information de communication aux services du développement du pays.

Tout le monde s’accorde à dire que le développement des NTIC est un préalable au développement l’économie et pratiquement acquis qu’a l’avenir, il sera presque impossible à un pays de devenir se développer sans une infrastructure adéquate des télécommunications et de l’information ainsi la qualité des NTIC d’un pays est de nos jour un très important paramètre dans la décision des investisseurs étrangers.
ChapitrII – Application des NTIC, le commerce électronique et l’artisanat:

Deuxième partie – Le Maroc et Les NTIC :

Les NTIC et la modernisation de l’administration au Maroc
Mémoire de fin d’études