L’environnement institutionnel de l’entreprise marocaine

By 13 July 2011

 L’environnement de l’entreprise marocaine- Section II:

Au XIXéme siècle, l’entreprise était conçue comme une unité économiquement rationnelle, mais isolée de son environnement social. Elle est considérée aujourd’hui comme un système ouvert à son environnement. Elle dépend de tout ce qui influence ses résultats.

Au-delà du strict cadre juridique (salariés, actionnaires) il y a des partenaires stables de l’entreprise : les clients, les fournisseurs, les institutions ….. L’environnement direct d’une entreprise est formé d’autres entreprises. Elle s’insère aussi un environnement social formé de conditions humaines et économique, de savoir et des règles ( )

A cet égard, l’entreprise marocaine se trouve confronté à un environnement de plus en plus complexe et de plus en plus sensible à toute mutation, tantôt pour les facettes internes (le contexte institutionnel et financier de l’économie) et externes (la globalisation des marchés, les flux des capitaux étrangers…).

Cependant, le Maroc ne peut pas poursuivre une accélération de sa croissance économique prodigieuse sans un assainissement réel et profond de ses environnements qui doivent devenir des cadres d’accueil et de gestion efficaces pour l’initiative privée .

Des réformes macroéconomiques significatives ont été effectivement réalisées dans ce sens.

L’examen de l’environnement international est un objectif essentiel dans cette section (§2), Mais avant, l’examen de l’environnement national nous interpelles (§1) a fin de savoir si cet environnement est en faveur des entreprises marocaines ou au contraire un obstacle.

§1 : L’environnement national de l’entreprise marocaine
Nous entendons, ici principalement l’environnement administratif, juridique, judiciaire, financier et fiscal.

A- L’environnement institutionnel :
I- L’administration :

Une simple analyse des expériences des pays dites développés, montre qu’un pays en voie de développement ne peut réussir de façon durable son développement économique et social que s’il dispose d’un appareil administratif capable de prendre en charge les grandes œuvres à accomplir.

L’administration doit constituer un instrument efficient au service du développement économique du pays et être à l’écoute, et en toute circonstance, du monde des entreprises, créateur de richesse et d’emplois.

Les pesanteurs administratives, les rigidités du comportement, et les procédures tant harassantes que répétitives, peuvent ruiner toutes les volontés d’investissement si elle devaient persister ( ) .

L’analyse attentive des structures de l’administration marocaine, son comportement quotidien, son rôle en tant qu’acteur du développement, ne permet pas d’apporter une réponse positive aux questions fondamentales concernant le bon fonctionnement, l’efficacité et la maîtrise des coûts.

En adoptant une démarche simplificatrice, on peut dénombrer quatre handicaps fondamentaux de l’administration marocaine :

1- la pléthore de l’administration marocaine.

Il y a pléthore du personnel lorsque les effectifs globaux qui perçoivent des traitements et salaire de la part de puissance publique excédent les besoins exprimés par les différents départements ministériels et leurs services extérieurs pour assurer, dans de bonnes conditions, le fonctionnement de l’administration du pays. ( )

Lorsque l’on analyse les statistiques relatives à l’évolution des effectifs de la fonction publique au Maroc, on est immédiatement frappé par l’ampleur de l’accroissement enregistré par le nombre d’agents de l’Etat.

Une équation mathématique entre les effectifs de la fonction publique en 1981 et ceux de 1998 fait ressortir qu’en 17 ans l’accroissement des agents de l’Etat a été de l’ordre de 64%, c’est plus que considérable.

En fait, les dépenses de fonctionnement représentent près de 55% du budget général, la part de lion est allouée aux traitements et salives.

2-L’absentéisme au sein des établissements :

Le fait d’être à l’écoute des opérateurs économiques, et de les aider à trouver des solutions à leurs problèmes dans les délais les plus rapide, oblige les responsables de l’administration d’être à leurs postes pendant les heures de l’ouverture de bureaux .

Mais, l’absentéisme dans l’administration marocaine est très répondu et semble toucher une fraction importante des effectifs de la fonction publique l’existence de ce phénomène est connue et reconnue.

Ce mal qui affecte l’administration marocaine revêt 3 formes principales :

  • L'administration marocaineL’absentéisme de présence : cela signifie que les responsables sont à leur poste mais ils ont d’autres occupations, la lecture des journaux pondant le temps qui doit être consacré aux citoyens , les communications téléphoniques interminables, les nombreuse et longues réunions hors sujet du travail .
  • L’absentéisme partiel : cela signifie que le fonctionnaire ne fait pas preuve de présence physique permanente. Toujours en mission inconnue même de la part de sa secrétaire.
  • L’absentéisme total : le fonctionnaire n’a jamais exercé ses activité dans l’administration qui l’a recruté, mais il continu de percevoir ses traitements de son administration .La presse nationale a relaté que le Nombre de fonctions fictifs varierait entre 25 et 30 milles personnes.

3-  la centralisation excessive de l’administration marocaine :

Depuis l’indépendance, l’administration marocaine a fonctionné selon un modèle de centralisation accusé, principalement les dossiers relatifs aux projets d’investissement et l’octroi des crédits garantis.

Il en résulte que les administrations centrales sont inondées de dossiers et le sort de chaque requête n’est connu qu’au bout de quelques semaines.

A partir de 2003, les circonstances ont changée avec l’installation des centres régionaux de l’investissement (CRI). Cette nouvelle donnée entre dans la politique générale de rapprochement de l’administration des administrés et de la décentralisation depuis l’installation des nouvelles régions économiques qui sont en nombre de 16, renforcée par les recommandations de la nouvelle charte communale de 2001 et l’expérience de maires de ville.

On peut résumer les interventions essentielles des CRI dans ( )

-L’arde à la création des entreprises : le contre insiste à ce que tous les procédures de création soient cloués dans une durée qui ne dépasse pas une semaine à compter du jour de dépôts du dossier. Ainsi, toutes les administrations concernées sont représentés dans ce unique guichet : cours du commerce, CNSS, office marocain de protection de propriété industrielle et commerciale, direction des impôts….) de la société, et les sanctions qui doivent être prises contre les responsables.

Lire le mémoire complet ==> (L’environnement et la démarche de la mise à niveau de l’entreprise : problèmes et facteurs)Mémoire de fin d’études