Secteur du tourisme au Maroc face à la crise financière

By 12 June 2011

Le secteur du tourisme au Maroc [1] (III)

III-1 : Tourisme : rattrapés par la crise internationale

Dans le détail, à fin octobre, les recettes touristiques ont chuté de 1,5% par rapport à l’année précédente s’élèvent à 49 milliards de DH. Ce n’est pas juste un ralentissement, mais carrément une baisse. Pour rappel, en 2007, la croissance de ces recettes a été de plus de 14% dépassant les 55 milliards de DH.
Ce recul du chiffre d’affaires touristique contraste curieusement avec une hausse de 6 ,3% des arrivées touristiques. Ainsi, à fin octobre, ce sont quelque 6,7 millions de touristes qui ont visité le pays.

En effet, le portrait-robot du touriste moyen visitant le Maroc est en train de changer. Il  développe un profil de plus en plus « low cost ». La hausse des nuitées dans les villes d’affaires comme Casablanca renseigne sur un autre phénomène : le développement des courts séjours .En tout cas, français, anglais et allemands ont été nombreux à tourner le dos au pays. Cela est expliqué par « le ralentissement de la croissance dans la zone euro » à cause de la crise financière. Une tendance qui amenée à s’ancrer davantage à moyen terme. En revanche, les Espagnols continuent à succomber au charme des villes marocaines. Les nuitées qu’ils ont consommées ont progressé de 8,1%. Touristes nationaux ont, classés a progressé 7,1%.

Selon de chiffres officiels, le Maroc a accueilli 8 millions de touriste en 2008 une croissance de 7% par rapport à 2007, pour des recettes de 58 milliard de dirhams (5 ,2 milliards d’euros).

Cette recettes ont baissé de 1% par rapport à 2007 en raison principalement des fluctuations des taux de change à l’étranger se, selon le ministre du Tourisme Mohamed Boussaid. «  Cap-2009 vise aussi à consolider nos parts de marché au niveau des marchés émetteurs, notamment l’Europe, et à promouvoir ceux en provenance du Golfe et de Russie » a ajouté le ministre.

«  Il ne faut pas être alarmiste, la santé du tourisme au Maroc est très bonne », a-t-il récemment déclaré, réaffirmant l’objectif des 10 millions de touristes en 2010. A Marrakech destination phare, les responsables du tourisme se refusent encore à parler de crise mais, en privé, les hôteliers  s’inquiètent et certains ont même commencé à baisser leurs prix, affirme un observateur indépendant.

En 2009, le Maroc se dotera en tous cas d’une capacité supplémentaire de 20000 lits, pour atteindre une offre totale de 160000 lits.

III-2 : Le Maroc veut promouvoir son tourisme face à la crise [2]

Le Maroc a mis en place une stratégie pour atténuer l’impact de la crise internationale sur son tourisme, considéré comme le premier pourvoyeur de devises du pays, a annoncé mardi soir à Casablanca le ministre du tourisme Mohamed Boussaid. Cette stratégie, appelée CAP-2009, à pour objectif « d’atténuer la crisse international et de maintenir l’attractivité du  tourisme marocain » qui reste le « premier pourvoyeur de devises au Maroc après les phosphates », a déclaré le ministre lors d’une conférence de presse. Selon les prévisions officielles, le Maroc aura accueilli quelque 7,9 millions de touristes en 2008 recette en devise d’un montant totale de 58 milliards de dirhams (5,2  milliards d’euros). Ces recettes ont baissé de 1% par rapport à l’année précédente en raison principalement des fluctuations des taux de change à l’étranger, à-t-il précisé. « La stratégie CAP-2009 vise aussi à consolider nos parts de marché au niveau des marchés émetteurs.

Notamment l’Europe et à promouvoir celui en provenance du Golfs et de Russie » a ajouté le ministre. M.bousaid a estimé que le Maroc possède quatre atouts pour prévenir et affronter une éventuelles crise du tourisme .Selon lui, le Royaume offre ‘’un tourisme de proximité particulièrement avec l’Europe, un produit de qualité, des prix attractifs ainsi que la programmation de séjours touristiques courts ‘’.’’Nous allons aussi promouvoir le tourisme intérieur en accordant des prix incitatifs aux marocains ‘’, a poursuivi M. Boussaid. « Il nous faut pas être alarmiste, la santé du tourisme au Maroc est très bonne. Nous allons continue à œuvrer pour atteindre le cap des 10 millions de touristes à l’horizon 2010 », a-t-il assuré. en 2009, à-t-il dit, le Maroc se dotera ‘une capacité supplémentaire de 20 000 lits pour atteindre une offre total de 160000 lits. AFP

Voilà que notre travail nous emmène à dire que quoi qu’on parle des causes et facteurs qui ont déclenché la crise ou sa propagation vers le monde entier, le plus important, c’est d’essayer d’en tirer les leçons qui nous évitera peut-être à l’avenir une crise à l’ampleur de cette crise actuelle.

Nous souhaiterons, en cette conclusion, appeler votre attention sur les points suivants :

Dans un premier temps de dire que, la crise financière n’est pas le fruit du hasard, mais d’une stratégie américaine dite« subprime », celle-ci consiste en un endettement massif aux ménages de la classe moyenne, mais sans vérifier qu’il était trop élevé pour leurs revenus. Le paiement de ces crédits s’effectue tout au long de 30ans de la façon suivante : pour les deux et trois années premières le taux d’intérêt est très faible, or au fur et à mesure le taux d’intérêt augmentera de 25% du crédit à 40%.

ministre  Mohamed BoussaidAu-delà de subprimes, plusieurs acteurs de la sphère financière interviennent dans cette crise, dont on parle notamment des agences de notations, celles-ci ayant pour objectif l’évaluation de la solvabilité des emprunteurs, n’ont pas présenté des informations fiables aux banques, dans la mesure où elles ont considéré le risque de ces crédits est quasi nul, et  la qualité de la signature est la meilleure possible[3]. Ces deux principaux acteurs ont causé une insolvabilité des ménages, une perte massive pour les banques et par conséquent, l’économie mondiale a enregistré une perte dépassant les 635 milliards de dollars, d’autres économistes vont jusqu’à 3000 milliards de dollars.

Ainsi, en diagnostiquant ces arrières plans de la crise, il nous semble qu’un certains nombres de mesures doivent être entreprendre pour éviter une crise pareille :
D’abord ,il faut éviter l’octroi des crédits « spéculatifs », aussi d’instaurer et développer les instruments de contrôle interne des risques dans les banques[4] qui devraient disposer  d’un système d’information fiable, et finalement de réformer les agences de notations ,en les rendent plus transparentes dans leurs pratiques de notations.   Dans un second  temps nous remettons en cause, la propagation de la crise financière, au monde entier, à la globalisation financière et l’interdépendance des économies.

En effet, le risque qu’on avait pensé minimum, était en fait maximum, en affectant tout le monde notamment les pays développés. L’acteur favorisant cette transmission de risque est la titrisation. En effet pour tenter de limiter les risques de ces crédits « subprimes », les banquiers ont eu recourt à la titrisation c’est-à-dire qu’ils ont transformé ces emprunts en titre sur le marché boursier.

Il faut rappeler que la globalisation comporte deux dimensions : géographique (la mobilité des titres s’effectue facilement d’un pays à un autre) et temporelle (ces titres peuvent fonctionner 24H/24H).

Face à cette terrible crise les interventions des Etats peuvent être classés en trois catégories :
Venir en aide aux ménages en gelant pendant 5 ans le taux d’intérêt.
Injecter plus de liquidité dans les marché boursier et en jouant sur les taux d’intérêt.
Intervention des Etats en tant que prêteur en dernier ressort en rachetant ces titres.

En ce qui concerne l’économie marocaine, malgré que les banques n’investissent pas dans les actifs issus des crédits hypothécaires, tous les secteurs : textile, tourisme, automobilisme,… ne sont pas à l’abri de la crise. En effet on a remarqué un record au niveau des exportations de textiles (vu de l’usage de dumping et le protectionnisme par certains pays), et l’ambition de 10 millions touristes au delà de 2010 s’est vaporisée, et plusieurs investissements directs ont été gelés vu de manque de la liquidité au niveau des banques occidentales. Donc, pour dépasser une telle crise analogue, il est très utile de renforcer la demande interne et ce par l’augmentation de pouvoir d’achat des marocains.

Pour finir, on a une obligation : celle consistant  à renforcer considérablement la résilience du système financier mondial et la solidité de l’économie réelle globalisée. Nous allons faire à nouveau l’expérience dans quelques années d’une crise analogue à celle-ci, ceci ne nous serait pas pardonné.

Bibliographie :

Livre de Paul Boccara « la crise du système »
Revue : la stabilité financière. Aglietta
Le magazine « nouvelle observateur » propos receuillis par Sophie Fay
La vie éco : Salah Agueniou
L’économiste : jeudi 10juillet 2008, page 6.
www.lacroix.com publié par Sébastien Miillard 26/10/2008
wvw.attacfrance.col publiée par Issac johusa 02/04/2008
www*c`sinocrache.com publiée par Amélie Canonne.
www.y`hoofanance.com
www.info@réseau-ipam.com
www.prix-immm.com publiée par Anne Chartier
www.diploweb,com
www.lefigaro.com
www.contreinfo.com
www.marrakech.com
www.lereporter.com
www.bladi.com
www.maghrebia.com
www.actualitédumaroc.com

Autres Références :

Page web : La crise financière comment s’est comeencées ?article)htm :
Page web : La crise financière comment s’est amplifiée ?article-htm.
Page web : le dossier complet de la crise financière :
FMI : prévisions Novembre 2008/janviez 2009.

Lire le mémoire complet ==> (Les origines de la crise financière et son impact sur l’économie marocaine)
Mémoire pour l’obtention d’une licence en sciences économiques et gestion
Faculté de Sciences Juridiques, Economiques et Sociales
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[1] www.maghrebia.com
[2] Page web : immobilier Casablanca, immobilier Marrakech, Agadir, Rabat…
[3] Les agences de notations ont donné la note de(AAA), c’est-à-dire que le risque de ces crédits est quasi nul.
[4] C’est-à-dire de ne pas confier l’évaluation de risque d’insolvabilité d’emprunteur aux agences de notation.