L’impact de la crise immobilière sur la bourse de Casablanca

By 12 June 2011

L’incidence de la crise immobilière sur la bourse des valeurs de Casablanca (II )

II-1 : La bourse des valeurs de Casablanca [1].

Malgré un taux  faible des investissement étrangers à la bourse de Casablanca ; ils sont estimés à seulement  5% , les actions marocains ont apportés la preuve qu’elles n’étaient pas imperméables à la crise financière qui secoue actuellement les marchés mondiaux.

Le marché marocain a en effet connu un déclin depuis la mi-mars, avec les révolutions de la crise hypothécaire aux Etats-Unis. Néanmoins, la vraie détérioration s’est amorcé dés le mois de septembre, avec le début des problèmes rencontrés par las banques américaines et leurs effets sur le système financier mondial.

Les pertes totales du marché boursier marocain, depuis le mois de mars 2008, s’élèvent à 112 milliards de Dirhams, ce qui présente 18% du PIB national de 2007. Plus de milliards de Dirhams ont été perdus depuis le début du mois de Septembre, à la suite des chocs subis par les marches mondiaux, réduisant le capital total de la bourse de 666,73 milliards de Dirhams au premier Septembre à 580,5 milliards de Dirhams le mardi 7 Octobre. Les responsables marocains se sont concernés à nier toute liaison entre la crise financière mondiale et le système boursier marocain. Jaloul Ayad , directeur général de la banque marocaine du commerce extérieur (BMCE) , pense que l’effondrement des actions au Maroc a été du à des facteurs d’ordre psychologiques .

système boursier marocainCe qu’il s’est passé ici, dans le marché boursier, ces dernières semaines, est un cas de panique entre les marchands œuvrant dans les bourses marocaines, dit-il. Ils ont été influencés par ce qu’ils ont vu à la télévision, en raison de l’effondrement de Well street et des implications de cette chute dans le monde entier.

L’appétit des investisseurs pour le Maroc pourrait démunie plus généralement, sur l’ensemble de l’année 2007, il faut dire que les primes des risques assorties aux titres obligations émis par les pays émergents, ont progressé de 70 points de base , affectés-déjà-par la prudence « accrue » des investisseurs face aux tensions qu’ont connues les marchés financières internationaux , note le ministre des finances . Il y a ensuite sur le marché des actions, une dépression de l’action Maroc Télécom. La valeur de l’action décent operateur des télécommunications, indique M.Erquizi , accuse une différence de 6  7% entre le marché marocain et le marché européen .

En cause, les valeurs bancaires, qui ont semé la panique sur les bourses américaines, asiatiques et européennes. Les indices boursiers de la place Casablanca, eux aussi, n’ont pas résiste. Le Masi et le Madex cédaient plus d’un point à la clôture de la séance du lundi 29 Septembre 2008. Le lendemain, paris faisait de même à ­-5,04% à l’ouverture de sa séance. Scenario identique pour les autres places boursières : Amsterdam (-8 ,75%), Londres (-5, 30), Francfort (-4,23) et Zurich(-4,63).

II-2 : La crise financière au Maroc et contrôle des changes :

Selon les propos d’Adil Douiri (ancien ministre du tourisme) recueillis par le journal d’opinion :

Ce qui nous a préserve le plus de la crise, c’est le contrôle des changes. L’économie marocaine n’est pas très intégrée dans l’économie mondiale, dans la mesure où les intermédiaires financiers n’ont pas le droit d’investir dans les marchés mondiaux, d’acheter des titres de « subprimes ».

La contamination des banques marocaines par ce virus n’a donc pas eu lieu puisqu’elles n’ont pas d’actifs en dollars ou en Euros. Elles ont des actifs en Dirhams, à 97% de leurs bilans .Les dépôts se font en Dirhams, les prêts en Dirhams, les emprunts entre banques en Dirhams, tout se passe entre nous n’avons pas de défaut majeurs des débiteurs. Sans le ’mur’ du contrôle des changes, si le Dirham avait été librement convertible, nous aurions en notre part de cette crise.

Alors que la convertibilité du Dirham était annoncée comme prochaine, il est possible que cette reforme soit reportée : les inconvénients (on le voit avec cette crise) semble supérieurs aux gains.

Lire le mémoire complet ==> (Les origines de la crise financière et son impact sur l’économie marocaine)
Mémoire pour l’obtention d’une licence en sciences économiques et gestion
Faculté de Sciences Juridiques, Economiques et Sociales
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[1] La vie éco, Salah Agueniou