La valorisation du territoire face à la mondialisation

By 8 May 2011

La valorisation du territoire pour faire face à l’ouvertureSection II :
Depuis une trentaine d’années, en  même temps que l’accélération de la mondialisation, on assiste au sud comme au Nord à l’affirmation de l’espace local comme espace de référence pertinent pour l’action et la réflexion économique.

D’un côté, le territoire connaît un regain d’intérêt sans précédent, d’où la restructuration de local et la naissance de « L’Etat territoire[1] »(A).

De l’autre, autant le mondial est dominant, autant le local est déterminant. C’est face à la mondialisation que le local garde son importance.[2] (B)

A- La naissance de « L’Etat territoire » et la restructuration du local avec la globalisation
Nous sommes donc face à un processus de développement nouveau et  des politiques territoriales nouvelles.

De même, les nouvelles études sur le développement urbain dès les années récentes, permettent de voir que le territoire est une composante essentielle des conflits entre acteurs dominants et acteurs populaires dans le développement. Ce dernier s’inscrit dans un territoire, sa culture et son histoire[3].

L’importance du territoire dans le cadre des mutations institutionnelles et économiques actuelles fait du développement local un défi majeur dans la mesure où celui-ci est structuré autour de toutes les composantes de la société locale qui doivent mobiliser et valoriser des ressources locales tout en cherchant à s’insérer dans les réseaux internationaux d’échanges.

Nous assistons à l’émergence d’une  autre approche du développement. Approche territorialisée aux termes de laquelle le développement est le fait d’une multiplicité d’acteurs organisés en réseaux en entretenant entre eux des relations internes et économiquement fécondes[4].

Faut-il, sur le plan théorique y voir une redécouverte de Schumpeter ou, tout au moins, faire des rapprochements avec l’analyse Schumpetérienne de la dynamique économique ?

Le fait est que les thèmes de « L’innovations », de l’entreprise de petite et moyenne dimension occupent une place centrale dans la nouvelle problématique.

En d’autres termes, dans cette approche territorialisée du développement, fondée sur les acteurs et les réseaux, les PME se voient reconnaître un rôle essentiel en raison des rapports particuliers que les PME entretiennent avec leurs territoires d’implantation afin de faire face à la concurrence étrangère et à l’ouverture.

Cette ouverture va de pair avec un ancrage territorial  très fort, ancrage qui pousse les entreprises concernées non seulement à travailler d’abord pour  les débouchés locaux, mais à utiliser de façon prioritaire les ressources disponibles localement[5] .

Jusqu’à la fin des années soixante- dix, les grands modèles ont privilégié le niveau macro- économique et le rôle de l’Etat central. Dans ce cadre, les acteurs de base (entreprises, institutions locales) et les dimensions micro-économiques de leurs actions ont été relégués au second plan. Le primat donné à la grande structure industrielle n’est évidemment étranger à cette orientation.

Les travaux de recherche consacrés aux « nouvelles logiques de développement »[6] suggèrent un nouveau, regard sur l’industrialisation un modèle de développement par les bas qui propose des formes alternatives, formes endogènes et territorialisées.

Bref, L’espace local paraît le mieux approprié au système flexible.      Il  devient un « milieu  socio-économique dont il faut désormais valoriser les potentialités, ainsi qu’un environnement pour lequel, il faut créer les conditions optimales du développement »[7] .

B- L’importance du local et ses potentialités
L’aménagement du territoire a été  conçu, comme une politique de redistribution, une planification  des grands équipements et une meilleure répartition des hommes sur le territoire. Or, aujourd’hui, Le Maroc est passé à un encouragement les dynamiques endogènes du développement local, fondé sur le rapprochement des citoyens. L’élon  du développement a le plus de force et  le contrôle démocratique est des en plus fin[8].

La valorisation du territoire face à la mondialisationL’objectif  attendu est de corriger les  grandes inégalités, en effet la gestion des territoires est nécessaire pour assurer la sécurité et le bon fonctionnement et pour cantonner les populations marginalisées, ces dernières viennent entourer de « coquilles » [9] c’est  à dire des territoires plus ou moins lointains qui forment son environnement.

Toutefois la vie d’un homme se déroule le plus souvent dans un « micro-pays » qui comprend son habitat et son lieu de travail. Ce territoire, ce « bassin de vie », cette commune joue un rôle fondamental car, il est à la fois un espace- lieu (géographique) doté de ressources et un espace- vécu dans le temps, doté d’une cohésion sociétale. En effet  pour  comprendre les raisons qui amènent le territoire à remplir un rôle important, il faut préciser la pertinente  de l’action économique locale. Cette dernière à trois fondants[10].

Le local dispose d’une bonne  maîtrise de l’information et les possibilités de mobiliser les volontés sur le terrain.

Le territoire est aussi capable d’animer les réseaux de relations économique et sociale.

Enfin, et dans un monde qui se globalise, le niveau local est aussi important que le global. Autrement dit «  autant que le globale est dominant, autant que le local est déterminant »[11] .

Pour conclure ce chapitre on peut dire que le territoire constitue  une  plateforme pour les SPL, dans la mesure où :

D’une part le territoire contient des ressources, des compétences et des externalités spécifiques qui se développent par l’action collective des  différents agents locaux  qui se sont mis en commun pour produire.

D’autre part, le territoire facilite la stabilité des PME car lorsqu’une industrie a choisi une localité, elle a des chances d’y rester longtemps.

Lire le mémoire complet ==> (Système de production localisé Filière Bois : Tounfite)
Mémoire de la Licence en Sciences Economiques
Faculté des sciences Juridiques, Économiques et Sociales
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[1] – O. Eddelani « mondialisation restructurations productives et spatiales perspectives du Maroc » thèse de doctorat national faculté des sciences juridiques économiques et sociales de Fès, 2004. Page 2.
[2] –  Op-cit,
[3] –  Yahya El Yahaoui « mondialisation communication monde ultra- libéralisme planétaire et pensée unique » 1ere édition Janvier 1998, page 180.
[4] -Amézaine  Ferguére «  les systèmes productifs locaux  une nouvelle logique de développement pour le Maroc » S/D de Malika Hattab Chiristman N°14, Autonome 2004 page 7.
[5] -Amzeine Freguére « les systèmes productifs locaux une nouvelle logique de développement pour le Maroc » S/D de Malika Hattab Chiristman N° 14, Autonome 2004,P : 8.
[6] -Abdemalki, Caupet.1996.
[7] -O. Eddelani  «  mondialisation : restructuration productives et spatiales perspectives du Maroc » thèse de doctorat national, faculté des sciences juridiques, économique et sociale de Fès 2004 page 123.
[8] -J.P Gilly .Jaques Perrat « Les systèmes productifs locaux : une nouvelle logique de développement pour le Maroc » S/D de Malika Hattab Christman N°4, Autonome 2004 page 50.
[9] -J.P Poulet « La mondialisation » 1998 page 68.
[10] – O. Eddelani « mondialisation, restructuration productives et spatiales perspectives du Maroc » thèse de doctorat  national faculté de se juridique, économique et sociales de Fès 2004 page 125.
[11] -Yahya El Yahaoui, « la mondialisation  communication- monde ultra –libéralisme planétaire et pensée unique» 1ere  éditions Janvier, 1998 page 180.