Les positions de marché de l’entreprise

By 20 April 2011

2- Les positions de marché de l’entreprise
Au même titre qu’une banque, une entreprise est dotée, à chaque instant, d’une position au garde des différentes catégories de risque de marché existant (le risque de change et le risque de taux d’intérêt étant essentiels). A priori, cette position ne provient ni d’un choix de l’entreprise ni d’achats de produits dérivés, elle est une conséquence naturelle de son activité commerciale, de son financement et de la situation géographique de ses filiales, de son financement et de la situation géographique de ses filiales. La position totale de l’entreprise résulte donc des trois éléments suivants:
Position commerciale,
Position financière,
Position patrimoniale.

Le risque lié à la détention d’actifs et de passifs financiers libellés en devises étrangères s’ajoute à ces éléments. Les principale sources de ce risque sont les suivantes: le risque de change sur les prêts, emprunts et comptes courants en devises, les flux d’intérêt y afférents, et le risque sur les placements en devises étrangères. La prise en compte de l’ensemble de risques aboutit à la position de change financière de l’entreprise.

Un dernier élément, propre au risque de change, doit également être pris en compte: le risque de change patrimonial. Il provient de la consolidation des comptes de filiales étrangères dans le groupe. Les capitaux propres des filiales consolidées libellés en devises étrangères, les flux de dividendes émanant de ces filiales, les participations financières achetées en étrangères, l’écarte de conversion (issus de l’utilisation du cours moyen pour convertir le résultat et du cours de clôture pour convertir le bilan), constituent autant de sources d’exposition au risque patrimonial du bilan. Notons cependant qu’il vient affecter le poste écart de conversion dans les comptes consolidés et n’a donc pas d’effet sur le compte de résultat consolidé.

Le lecteur pourra conduire un raisonnement analogue sur le risque de taux d’intérêt. Le risque commercial de taux d’intérêt est lié au niveau d’inflation des devises dans lesquelles les marchandises sont achetées et vendues. Le risque financier de taux d’intérêt est tout à fait évident: il provient directement des conditions des emprunts que l’entreprise a contractés et des placements qu’elle a réalisés. On distingue généralement les emprunts à taux variable, qui exposent l’entreprise à la housse des taux de référence, et les emprunts à taux fixes, qui font craindre une perte d’opportunité liée à une éventuelle baisse des taux.

positions marchéOutre les risques de change et de taux d’intérêt, de nombreux risques liés aux marchés induisent des prises de position dans les entreprises. Les cours des matières premières sont déterminons dans de nombreux secteurs d’activité. Ainsi, une entreprise peut-elle avoir une position d’une importance stratégique sur les marchés du pétrole, du café, des semi-conducteurs, de l’électricité
Les mesures des autres risques financiers de l’entreprise
Le risque de liquidité se mesure à partir de la comparaison des échéances contractuelles des dettes et des estimations des recettes de trésorerie, soit à travers un budget de trésorerie.

L’entreprise prendra soin de ne pas classer dans la rubrique dettes à plus d’un an les contrats assortis de clauses de ratios sur sa propre situation financière ou sur son rating qui pourraient affecter automatiquement la capacité de mobilisation ou réduire l’échéance des emprunts contractés en cas de dégradation des ratios ou de baisse du rating.

Le risque de crédit ou de contrepartie, au-delà des  techniques classiques d’analyse financière ou de crédit scoring se mesure essentiellement par des règles de division de risque: part de l’encours des 10 premiers clients dans le total des créances, nombre de clients ayant des lignes de crédit supérieures à tel montant
Quant au risque politique, sa mesure reste très embryonnaire.
Lire le mémoire complet ==>
(Gestion de la trésorerie: Cas des PME)