Gestion des risques de liquidités et de signature

By 20 April 2011

La gestion des risques de liquidités et de signature – Section III.
Certaines décisions de risques sont exposées à deux risques supplémentaires, les risques de liquidité et de signature.

a- le risque de liquidité
La liquidité se définit comme la faculté à acheter ou vendre un actif sans délai et sans perte de valeur importante. L’évaluation du risque de liquidité est un préalable à chaque décision.
La liquidité des actifs (notamment les actifs financiers sur lesquels les trésoriers effectuent habituellement des transactions) est fonction de la profondeur de leur marché secondaire ou de l’existence d’intermédiaires financiers chargé de les replacer rapidement et sans «  dommage ».

Dans le cadre des prêts interentreprises ou des prêts bancaires, le risque de liquidité est souvent limité à l’aide de clauses de remboursement anticipé dans les conventions de crédits.

Le degré de liquidité d’une ressource (obtenir facilement un emprunt) dépend de la signature de l’entreprise et implicitement de son équilibre financier.[1]

b- le risque de signature
Le risque de signature survient lorsque l’une des parties contractantes, essentiellement le débiteur vis-à-vis de son créancier, ne respecte pas son engagement (risque de contre partie). Il est maximal lorsque le débiteur se trouve en situation de faillite (risque de défaut).

En dehors d’une analyse financière de l’entreprise (étude de la solvabilité, de l’équilibre financier fonctionnel), il n’existe pas de technique spécifique d’évaluation et de gestion du risque de signature.

Les intervenants sur les marchés financiers de capitaux encourent ce risque dés lors qu’ils souscrivent principalement des titres émis par les entreprises. C’est pourquoi des agences de notation spécialisées ont facilité leur évaluation en publiant les scores des émetteurs.

Risque de marchéCette technique n’a tout fois pas complètement  atteint son objectif: Si une différenciation en fonction de la qualité de signature a relativement eu lieu lorsque la notation de l’émetteur était supérieure au consensus celle-ci a entraîné un phénomène d’éviction brutale du marché des signatures dont la notation était inférieure [2]

Conclusion de chapitre II
Assez des commissions, censées rémunérer des services qu’elles fournissent à leurs entreprises clientes, sont facturées par les banques (commissions de mouvement, de plus fort découvert, de forfaitisation..)

La négociation des conditions bancaires, taux d’intérêt et commissions est une pratique courante pour les entreprises désirant réduire leurs frais financiers. Ce pendant, toute négociation ponctuelle engage la réputation de la firme et l’équilibre global de la relation banque entreprise. Le maintien de ce dernier doit être une préoccupation constante pour le trésorier

Le risque d’échange apparaît dès lors que l’entreprise réalise des transactions commerciales ou financières en devises avec un décalage entre la date du contrat et son paiement, détient une filiale ou des participations à l’étranger ou s’interroge sur l’incidence des transactions futures en devises sur la formation de son résultat.

La gestion du risque d’échange consiste à utiliser des techniques de modification préventive de la position de change et des méthodes de couverture, fermes ou permettant de profiter d’une évolution favorable de la devise.
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(Gestion de la trésorerie: Cas des PME)
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[1] Finance d’entreprise tome 1
[2] NATHALIE GARDES maître de conférence en gestion