L’excédent de trésorerie: exploitation et financements

By 19 April 2011

B- L’excédent de trésorerie dégagé par l’ensemble des opérations courantes ou flux de trésorerie d’exploitation
L’objectif est de déterminer les surplus monétaires que l’entreprise génère à partir de l’ensemble des opérations courantes ou opérations de gestion, qu’elle soit d’exploitation ou hors exploitation. Cet excédent de trésorerie trouve donc son origine dans la capacité d’autofinancement (CAF), qui se calcule par simplification, en fonction:
Du résultat net auquel on rajoute les dotations aux amortissements;
Ou de l’EBE auquel on rajoute les éléments financiers (produit financier, les charges financiers), les éléments exceptionnelles moins la participation des salariés et l’impôt société.

La capacité d’autofinancement représente la richesse interne créée par l’entreprise au cours d’une période donnée mais ne constitue néanmoins qu’un flux de trésorerie potentiel, tant que les clients n’ont pas réglé leurs factures et tant que les fournisseurs ne sont pas payé. Il faut par conséquent retrancher la variation du BFR afin d’obtenir le flux de trésorerie d’exploitation; soit la même logique que celle utilisée pour l’EBE pour parvenir à l’EBE:

C- L’excèdent de trésorerie sur les opérations d’investissements et de financements
L’excèdent de trésorerie sur les opérations d’investissements et de financements peut déterminer globalement en faisant la différence entre: les ressources durables (sauf CAF) constituées de cessions ou de réductions d’éléments de l’actif immobilisé, des augmentations de capitaux propres des augmentations de dettes financières et; les emplois stables correspondants aux versements de dividendes des acquisitions d’éléments de l’actif immobilisé, des charges à repartir de la réduction des capitaux propres, du remboursement de dettes financières.
investissements et de financementsCela consterne tous les encaissements ou décaissements relatifs aux opérations du haut du bilan.

La distinction et la détermination de trésorerie du à l’investissement, de l’excèdent de trésorerie du aux financements sont également possibles, afin d’identifier les excédents ou les insuffisances de trésorerie générés à partir de chacune de ces politiques. La variation globale de trésorerie peut être calculée à partir de ces différends soldes et de l’excédent de trésorerie d’exploitation, variation globale qui peut bien évidemment être vérifié par le calcul de la variation du FRNG et du BFR.

Ces concepts de flux permettent d’appréhender la problématique de trésorerie, en montrant le lien entre, d’une part les flux de trésorerie tenant compte de la specifité de l’activité de l’entreprise et de son cycle d’exploitation. Ils identifient clairement les origines de la formation de la trésorerie et donc l’impact de choix stratégique relatives aux domaines d’activités, aux investissements et aux financements. (11)
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(Gestion de la trésorerie: Cas des PME)

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(11)Philippe Desbriere, “gestion de trésorerie” (p 15), éditions EMS, 1999.