Outils d’évaluation pour mesurer la société de l’information

By 5 February 2011

Benchmarking – Chap. II :

Avant de procéder à une analyse détaillée de la situation actuelle du développement des Technologies d’Information et de Communication TIC au Maroc, une étude comparative est nécessaire afin de situer le Maroc par rapport à d’autres pays en utilisant comme base comparative les indicateurs TIC pertinents, et de procéder à une étude approfondie de best practices (des meilleures expériences internationales) adoptés dans le cadre de stratégies volontaristes de développement des Technologies d’Information et de Communication TIC dans d’autres pays.

I. Présentation des outils de Benchmarking

Plusieurs indicateurs sont utilisés pour mesurer le niveau d’utilisation des Technologies d’Information et de Communication TIC dans un pays donné, ces indicateurs permettent également de comparer les différents pays en matière d’utilisation des Technologies d’Information et de Communication  TIC. Ces indicateurs sont élaborés par des structures différentes, chacune utilisant un certain nombre de critères pour chaque type d’indicateur donné. Il s’agit avant tout de fournir des indicateurs clairs que les décideurs et autres responsables pourront utiliser pour évaluer le développement de leur propre pays dans le contexte général.

Ainsi, avons-nous :
Les indicateurs KEI (Knowledge Economy Index) et KI (Knowledge Index) qui sont fournis par la BM (Banque Mondiale). L’indicateur KI est calculé en fonction de 3 critères : le niveau d’innovation, l’éducation et l’organisation du secteur des Technologies d’Information et de Communication TIC. L’indicateur KEI dispose d’un critère supplémentaire : l’encouragement à l’investissement.

Les indicateurs ICT-OI (ICT Opportunity Index) et DOI (Digital Opportunity Index) qui sont calculés par l’UIT (Union Internationale des Télécommunications).Le premier indicateur, à savoir ICT-OI est la synthèse de deux autres indices, le benchmarking  TICDigital Access Index (calculé par l’UIT) et le Digital Device Index (évalué par l’Orbicom – UNESCO). Le calcul de ces indices est effectué à partir de critères reflétant la densité informatique. Sont pris en compte : le nombre de postes de télévision dans les foyers, le nombre d’utilisateurs d’Internet haut débit, etc. Quant au second indicateur, Il se différencie du premier en ce qu’il exclut le critère de l’éducation. Mais depuis mars 2009, l’UIT publie maintenant un nouvel indice UIT de développement des Technologies d’Information et de Communication TIC (IDI). On dresse cet indice à partir de 11 indicateurs qui, ensemble, constituent une référence aux niveaux mondial, régional, et national. Les indicateurs de référence concernent d’une part l’accès aux Technologies d’Information et de Communication TIC, d’autre part, leur utilisation et les compétences y relatives. Entrent aussi en considération dans ces critères, la téléphonie fixe et mobile, la largeur de bande Internet, le nombre de ménages pourvus d’un ordinateur, le nombre d’internautes, les taux d’alphabétisation dans le pays…

L’indicateur NRI (Networked Readiness Index) est un indice élaboré par le FEM (Forum Economique Mondial) mesurant la capacité d’un pays à bénéficier du développement du secteur des Technologies d’Information et de Communication TIC. Cet indice est élaboré à partir de l’environnement macroéconomique, du niveau d’engagement individuel et du niveau d’utilisation générale des Technologies d’Information et de Communication TIC.

L’indicateur e-readiness est calculé par l’EIU (Economist Intelligence Unit).Cet indicateur est un indice composite pondéré qui est fonction de plusieurs indicateurs partiels, groupés en six grandes catégories : la connectivité et l’infrastructure technologique, l’environnement des affaires, l’adoption du «e-business» par les ménages et les entreprises, l’environnement politique et réglementaire, l’environnement culturel et social et les services de support «e-services ».

Cependant, notre analyse portera sur les indicateurs élaborés par les organismes UIT et FEM et ce, en s’appuyant sur leurs derniers rapports qui constituent chacun une opportunité pour chaque pays de s’inspirer des différentes expériences et stratégies réussies au niveau international.

Le dernier rapport du FEM est le 9ème rapport global sur la technologie de l’information pour 2009-2010 (The Global Information Technology Report 2009-2010) (GITR).Ce rapport qui est à sa 9è édition consécutive a fait le classement à l’échelle mondiale sur la base de 133 pays. Ce rapport, produit conjointement par le Forum Economique Mondial (FEM) et l’Institut Européen d’Administration des Affaires (INSEAD), évalue l’aptitude des pays (133 pays) à maîtriser les technologies de la communication selon trois principaux critères: le climat politique et économique approprié pour le développement des nouvelles technologies, le degré d’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication et le niveau de l’évolution technologique. Ce rapport, paru cette année, sur le thème « la technologie de l’information et de la communication au service de la durabilité», et dont les résultats ont été rendus publics, jeudi 25 mars, à New York, demeure l’un des rapports d’évaluation les plus exhaustifs et les plus fiables à l’échelle internationale concernant l’impact des Technologies d’Information et de Communication TIC sur le processus de développement des nations ainsi que sur leur compétitivité.

Pour ce qui est du dernier rapport de l’UIT, il a été publié également en mars 2010, le rapport intitulé «Mesurer la société de l’information» offre une analyse du plus haut intérêt sur la façon dont la société de l’information évolue aux niveaux mondial et régional ainsi que par pays. Ce rapport comporte le nouvel indice UIT de développement des TIC (IDI) et le panier des prix des Technologies d’Information et de Communication TIC ; deux outils d’évaluation pour mesurer la société de l’information. Il utilise le nouvel indice UIT de développement des TIC (IDI) pour mesurer le niveau de développement des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans 159 pays du monde et compare les progrès réalisés entre 2002 et 2008 en ce qui concerne la réduction de la fracture numérique.

Partie I: Approche théorique.

Lire le mémoire complet ==> (L’impact des TIC sur le tissu productif des biens et services)
Projet de Fin d’Etudes – Option : Statistique
Haut Commissariat au Plan – Institut National de Statistique et d’Economie Appliquee