Le Monde et les émeutes 2005 : des acteurs politiques très présents

By 5 June 2014

Un discours médiatique spécifique et hétérogène selon les quotidiens – Partie II :

Le discours journalistique sur les émeutes de novembre 2005, a été particulièrement hétérogène selon les quotidiens. En effet, si dans l’ensemble, chaque journal a abordé les événements émeutiers, la situation socio-économique des banlieues, les réactions politiques ainsi que la gestion des événements par le gouvernement281, tous ne l’on pas fait de la même manière, ni dans les mêmes proportions. Chacun a privilégié certaines de ces thématiques, en a “délaissé” d’autres ou les a abordées de manière différentes. Le Monde, Le Figaro, Libération, L’Humanité et Le Progrès ont adopté des traitements spécifiques et développé des discours hétérogènes, comme nous allons le voir. Pour autant, trois grands registres de lecture et d’approche des événements peuvent être dégagés. Le premier, que l’on peut qualifier de “politique”, car les journaux concernés (Le Monde et Le Figaro) axent leur traitement sur la gestion et les réactions des acteurs politiques institutionnels, le second que l’on peut qualifier de “social” ou tout du moins de “sociétal”, en ce sens que les journaux concernés (Libération et L’Humanité) orientent leur discours et leur traitement sur les difficultés et la vie quotidienne dans les quartiers et enfin un dernier, que l’on qualifiera de “factuel” au vu du traitement centré principalement sur les nuits de violences, que développe le journal concerné (Le Progrès), moins porté sur les analyses.

Nous aborderons ici les journaux en fonction de ces grands registres de lecture, auxquels nous porterons une grande attention. Mais notre analyse ne se limitera pas à ces grandes catégories de traitement, nous analyserons également, dans le détail, les différentes aspects du traitement de chaque quotidien, pour ne pas “écraser” les discours produits et les réduire à une seule dimension. Aussi, ces grands registres ne sont considérés que comme des tendances globales et générales, qui facilitent l’analyse notamment.

Nous allons donc étudier dans le détail les traitements et discours mobilisés par les différents journaux. Tout d’abord, ceux du Monde et du Figaro qui ont privilégié un traitement politique, ensuite ceux de Libération et de L’Humanité, qui ont privilégié un traitement plus social et enfin celui du Progrès, qui notamment en raison de son statut de journal régional a privilégié un traitement plus factuel.

281 Ces grandes catégories de traitement ressortent de l’analyse effectuée sur le corpus d’ensemble, qui comprend l’ensemble des articles des cinq quotidiens. La catégorie « événements émeutiers », constituée de deux classes qui correspondent aux actes émeutiers et aux événements déclencheurs, représente 31% du corpus d’ensemble. La situation socio-économique des banlieues, constituée de trois classes qui correspondent au diagnostic social dans les quartiers, aux questions d’intégration et à la vie quotidienne dans les quartiers, représente 37% du corpus. Et la catégorie politique, qui regroupe deux classes correspondant principalement aux mesures prises par le gouvernement pendant les émeutes et aux réactions de la classe politique, représente 32% du corpus. On remarque que sur le corpus d’ensemble les trois catégories relèvent à peu près, en terme statistique, du même ordre de grandeur.

I. DES JOURNAUX AU TRAITEMENT POLITIQUE : LE MONDE ET LE FIGARO

A. Le Monde : des acteurs politiques très présents

Pendant près de trente jours, Le Monde, comme l’ensemble des autres quotidiens, a accordé une place importante aux émeutes de l’automne 2005. Au total c’est près de 201 articles et 30 tribunes282 qui sont consacrés aux événements, aux réactions qu’ils suscitent et aux questions plus générales qu’elles soulèvent. Dès le 29 octobre, premier jour où le quotidien parle des incidents à Clichy-sous-Bois, les événements apparaissent en une. Si ça n’est pas le sujet principal, le journal leur consacre tout de même un encadré en première page, titré « Violents affrontements dans des cités de Seine-Saint-Denis » et trois articles dans les pages

« Société ». Dans les jours qui suivent, les événements occupent une place de plus en plus importante, en terme d’espace à la une et d’articles. En effet, Le Monde ira jusqu’à dédier près de six pages aux événements et plus d’une quinzaine d’articles en moyenne dans les éditions du 8, 9 et 10 novembre283. Et dès le 4 novembre, les émeutes constituent la une principale du journal, titrée « Les banlieues continuent à flamber, Villepin et Sarkozy s’affrontent ». Il en sera ainsi jusqu’au 10 novembre où le journal titre sur le couvre-feu (« Les couvre-feux sont approuvés par la majorité, acceptés à gauche »). Le quotidien ira même jusqu’à créer une rubrique spécifique pour regrouper les articles. Associée aux pages Société cette rubrique est tour-à-tour appelée « Société-Violence », « Société-Violences urbaines », « Société-

Banlieues », « Politique et Société-Violences dans les banlieues » et enfin « Politique et Société-La crise dans les banlieues ». A la mi-novembre, même si Le Monde consacre toujours des articles aux événements et à leurs suites, ils ne constituent plus l’information principale. Ainsi, le 11 novembre, ce sont les élections anticipées en Israël et le congrès du Parti socialiste, qui supplantent les événements en banlieues. Ils n’apparaissent en une que de façon sporadique et le nombre de pages qui leur sont consacrés diminuent fortement.

282 Même si nous n’analysons pas les tribunes, cela reste tout de même un bon indicateur de l’importance de la couverture des événements.
283 Le 8 novembre, 13 articles sont consacrés aux émeutes ; le 9 novembre 23 et le 10 novembre 15.

Voyons maintenant à travers l’étude lexicométrique de notre corpus, quelles dimensions des événements ont été abordées par le quotidien, quels angles de traitement ont été privilégiés et dans quelles proportions.

a. Des violences émeutières peu traitées

Les violences émeutières n’ont pas fait l’objet d’un traitement abondant sur l’ensemble de la période étudiée, dans les pages du Monde. En effet, si celles-ci sont en grande partie abordées au début des émeutes, elles sont rapidement délaissées au profit de papiers axés notamment sur les réactions politiques ou sur la situation dans les banlieues françaises – nous le verrons ultérieurement.

Ainsi, cette classe ne représente, sur la totalité du corpus, que 16% des unités de contexte élémentaires (u.c.e) classées284. Elle est essentiellement centrée sur les incendies de véhicules, qui ont été les actes émeutiers les plus visibles et les plus nombreux mais aussi sur les affrontements avec les forces de l’ordre285. Plus marginalement, les jets de projectiles ou de cocktails Molotov, les caillassages ou encore les incendies de poubelles ou de bâtiments sont également évoqués. Et le caractère violent de ces incidents est par ailleurs souligné286. En témoignent les deux extraits suivants287 : « Des affrontements particulièrement violents se sont produits, dans la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 octobre, dans des cités HLM de Clichy- sous-Bois et de la ville voisine de Montfermeil, en Seine-Saint-Denis, opposant à des sapeurs- pompiers et à des policiers des bandes de jeunes gens rendus furieux par la mort de deux de leurs amis. »288 ; « les assaillants mettent le feu à un camion devant une école à Sevran, les forces de l’ordre subissent des jets de projectiles dans la cité des 3 000, à Aulnay, la tension monte encore à Bondy-nord »289.

Les forces policières mobilisées sont également fortement évoquées – on retrouve donc les termes de « police », de « gendarme » ou encore de « forces de l’ordre »290 –, soit pour mentionner leur rôle et leurs interventions, soit pour dire qu’ils sont la cible des violences perpétuées par les émeutiers comme dans cet extrait : « Des gendarmes sont appelés en renfort. A plusieurs reprises, ils font usage des flash-balls pour repousser les émeutiers. Deux heures après le début des incidents, ils investissent des immeubles pour tenter d’accéder aux toits et procéder à des interpellations. »291 Et comme le montre cet extrait, les interpellations effectuées sont également rapportées. Par ailleurs, les principaux lieux présents dans cette classe, lieux où les émeutes se sont déroulées, témoignent d’un traitement centré sur l’Ile-de- France essentiellement. On retrouve donc les départements de la Seine-Saint-Denis, du Val- d’Oise et des Yvelines, les villes de Clichy-sous-Bois et la cité du Chêne-Pointu, de Montfermeil, d’Aulnay-sous-Bois et le quartier de la Rose-des-Vents, du Raincy, de Sevran, du Blanc Mesnil, de Bondy et d’Aubervilliers. Une seule ville de province est associée à cette classe : Vaulx-en-Velin.

Sont également associés à cette classe les termes d’ « incidents », de « violences urbaines » et d’ « émeutiers »292. C’est donc principalement par ces termes que sont qualifiés les événements. Le terme d’ « émeute »293, non comptabilisé par Alceste car réparti sur l’ensemble du corpus, est également présent. Mais nous aborderons le choix des qualificatifs pour nommer les émeutes ultérieurement, dans la troisième partie.

b. L’événement déclencheur tardivement évoqué

Si l’événement déclencheur des émeutes, à savoir la mort des deux adolescents dans le transformateur EDF de Clichy-sous-Bois, est évoqué au tout début des incidents pour en expliquer l’origine, celui-ci n’est finalement que peu traité par le quotidien. Si d’autres journaux axent la majorité de leurs articles, au début des événements, sur cette mort “suspecte”, ça n’est pas le cas du Monde, qui – nous l’avons vu – parle principalement des violences dans les premiers jours d’émeutes. En fait, c’est plus tardivement, que le quotidien s’intéressera à cette dimension des événements. Ainsi, le 5 novembre, le journal consacre à cette question, un article entier titré « Les circonstances de la mort des adolescents restent floues »294. Le 9 novembre, il revient sur les propos de Muhittin Altun, le rescapé, lors de son interrogatoire effectué par la police judiciaire le lendemain de l’accident, qui corroborent l’existence d’une course-poursuite avec la police. Et dans la même édition, dans un article titré « La version policière des événements de Clichy-sous-Bois »295, le quotidien soulève les invraisemblances de la version policière au regard notamment des enregistrements de leurs échanges radios.

Si les événements déclencheurs sont peut traités, ils constituent tout de même une classe à part entière – ce qui n’est pas le cas pour tous les journaux – qui représente 12% des u.c.e classées. Il est donc fait référence au transformateur, à l’électrocution et aux deux prénoms des jeunes décédés296 (Zyed et Bouna). Les éléments qui font débat quant au déroulement de cet épisode sont également fortement présents. On retrouve donc mentionné l’épisode de course-poursuite, le vol présumé sur un chantier par les jeunes, qui avait motivé l’intervention de la police, la fuite des jeunes qui voulaient échapper à un contrôle d’identité, le franchissement du mur d’enceinte EDF par Zyed, Bouna et Muhittin avant qu’ils ne pénètrent dans le transformateur297. En témoigne l’extrait suivant qui reprend le témoignage de Muhittin : « Bouna est venu en courant. Après il a dit “courez”. Après on lui a dit : “Pourquoi tu veux qu’on coure” ? Après il a dit : “Ils sont en train de nous courser”. Qui est “ils” ?, le questionne un enquêteur. La police, répond Muhittin Altun. Bouna est rentré dans le chantier, je ne sais pas pourquoi (…). Dahut est resté à l’extérieur du chantier. Bouna n’a pas dit pourquoi son pote faisait le guet. Après il nous a dit de courir. Après on s’est mis à courir dans le parc, les keufs étaient à 30 mètres de nous. Je courais parce que les autres couraient. Après on est rentré dans le truc EDF là où il y a l’électricité. Zyed a sauté par- dessus le mur. Moi je me suis baissé car je cherchais quelque chose pour escalader le mur. »298 Par ailleurs, l’enquête déclenchée par la plainte des familles est également mentionnée299.

c. Une dimension politique très présente

Si rapidement le traitement des violences émeutières est mis de côté et l’élément déclencheur peu traité – nous venons de le voir – c’est que Le Monde favorise un traitement plus politique des événements. Loin d’envisager les violences en elles-mêmes comme politiques (comme peuvent l’envisager certains auteurs cités dans l’introduction), le quotidien développe une lecture politique des “événements” au sens large, en ce sens qu’il accorde une place très importante aux réactions et à la gestion politique des émeutes. Aussi, la classe qui révèle la présence de cette forte dimension politique représente à elle seule, près de 29% du corpus et rassemble principalement des noms d’hommes politiques qui sont intervenus lors des émeutes. Sont présents Nicolas Sarkozy, qui est l’homme politique le plus abondamment évoqué, Dominique de Villepin, Jacques Chirac et Azouz Begag300. Viennent ensuite, Jean-Louis Borloo, Philippe de Villiers et François Hollande301. Comme nous le voyons avec le poids respectif des personnalités évoquées dans la classe, les représentants du gouvernement de l’époque sont bien plus présents que les membres de l’opposition. Aussi, les termes de « ministre » et de « gouvernement » sont ceux qui emportent le plus la constitution de la classe, contrairement au terme d’« opposition », qui n’est que peu présent302. La répartition est la même en ce qui concerne les termes de « droite » et de « gauche »303. Le Monde a donc favorisé le traitement des interventions et des actions des hommes politiques membres du gouvernement.

Cela est également visible lors de la lecture attentive du corpus. En effet, dès le 1er novembre, le quotidien consacre une grande partie de sa une ainsi qu’un article de près de 5 000 signes et un édito, aux réactions de Nicolas Sarkozy304. Et par la suite, de nombreux articles seront consacrés à l’“opposition” entre Dominique de Villepin et N. Sarkozy pour la gestion des événements, aux réactions d’Azouz Begag à l’encontre du ministre de l’Intérieur, à l’intervention télévisée du Président de la République et à l’instauration de l’état d’urgence.

L’extrême droite et plus particulièrement le Front national, qui réclame principalement l’instauration d’un couvre-feu, ne fera l’objet que de quelques articles sur l’ensemble de la période (six au total). Quant aux articles sur les réactions et les propositions de l’opposition de gauche, principalement celles du Parti socialiste, même s’ils sont un peu plus nombreux ils restent tout de même peu représentés (seulement une douzaine d’articles leur sont en partie consacrés).

Pour Luc Bronner, cette prédominance de l’aspect politique et institutionnel dans le traitement du Monde s’explique par la culture et l’identité du journal :

« Je pense qu’il y a un élément important qui correspond à l’identité du journal qui s’est beaucoup fondé sur l’aspect politique. Donc je pense que la problématique politique est vraiment centrale dans le fonctionnement du journal. […] Je pense que ça correspond, oui… à la réponse que je vous fais, c’est-à-dire d’un journal qui est quand même de culture institutionnelle. On a tendance à beaucoup plus donner la parole aux institutions… enfin donner la parole aux institutions ça se dit pas mais de… globalement, au-delà de la crise des banlieues, à faire intervenir les institutions plutôt que du reportage. Voilà, on a une culture professionnelle qui est un peu différente. »305

d. Des questions d’intégration et d’identité évoquées au travers de tiers

Si l’aspect politique est très présent dans le traitement du Monde, les questions relatives à l’intégration et à l’identité sont également fortement développées par le quotidien. Cette classe, qui correspond donc à la problématique intégrative, représente elle aussi près de 30% des u.c.e classées. On retrouve donc présents le verbe « intégrer » et ses différentes déclinaisons, mais aussi l’adjectif « français » et le nom « France » ainsi que les différents dérivés du verbe « immigrer » comme « immigré » ou « immigration »306. Le modèle d’intégration à la française est également évoqué et à cette occasion c’est principalement les cas britannique et américain ou encore les expériences espagnole ou allemande qui sont mentionnés comme éléments de comparaison307. En outre, le thème identitaire est développé par le quotidien, même si c’est dans une moindre mesure. Ainsi, on retrouve le terme « origine », généralement associé à celui d’« ethnique » ainsi que les mots « noir », « africain », « arabe » et « maghrébin »308. Il est également fait référence à l’aspect religieux et notamment à l’islam309.

Mais lorsque ces thèmes sont soulevés, c’est principalement au travers d’interviews ou à l’occasion d’articles sur le traitement des événements par les médias étrangers. Aussi on pourrait penser que Le Monde n’adhère pas à cette lecture des événements ou qu’il ne s’autorise à en parler qu’au travers des propos de tiers ou de confrères étrangers.

Plusieurs extraits témoignent de la présence de ces thèmes dans les pages du quotidien, évoqués par l’intermédiaire de tiers dont notamment celui-ci : « Autant d’actions qui ont peut- être “contourné l’essentiel”, remarque El Watan : “Replacer la problématique des banlieues dans le processus plus global de l’immigration et de la démocratie sociale.” Et de conclure que “les pouvoirs publics continuent à traiter le problème techniquement, en lieu et place d’une vision plus intégrée… et plus intégrante”. Les journaux européens et anglo-saxons sont encore plus sévères sur “l’incapacité de la France à intégrer ses immigrants”, selon le correspondant du New York Times à Paris. »310

Pour Luc Bronner, cette relative absence d’un traitement “direct” des problèmes d’intégration, d’échec du modèle français et d’une lecture en terme ethnique s’explique ainsi :

« Sur la ségrégation ethnique dans le pays, c’est des choses qu’on ne voit plus. Quand on est journaliste à Paris on a pris l’habitude d’avoir des quartiers où vivent quasiment que des blancs et des quartiers où vivent quasiment que des noirs et des maghrébins. Aux journalistes étrangers qui arrivent, ça va leur sauter aux yeux, littéralement. La même chose sur la composition sociale ou ethnique des entreprises. […] Ce qu’on voit pas en France. C’est vrai que nous on le sait… on le sait très bien en tant que journaliste, on le sait très bien en tant que citoyen… D’abord on va avoir peur d’utiliser certains mots, peur d’utiliser les mots « blanc », « noir », par exemple. Et puis on va considérer que ça fait partie… d’une chose évidente donc qui ne se raconte pas forcément. »311

e. Des problèmes en matière d’éducation et d’insertion professionnelle

Une dernière classe, présente dans le corpus du Monde, correspond à l’évocation des problèmes en matière d’éducation et d’insertion professionnelle que peuvent connaître les banlieues françaises. Mais celle-ci ne représentant que 12% des u.c.e classées, elle est finalement peu développée. Malgré tout, on retrouve un ensemble de termes propres à l’enseignement comme « école », « collège », « lycée » mais aussi « scolaire » et « élève » et à l’emploi comme « professionnel », « entreprise », « embaucher » ou « chômage »312. Et l’idée de difficulté est par ailleurs fortement associée à cette classe313.

308 origine : khi2 de 44 ; ethnique : khi2 de 20 ; noir : khi2 de 28 ; africain : khi2 de 20 ; arabe : khi2 de 14 ; maghrébin : khi2 de 10.
309 religion : khi2 de 20 ; islam : khi2 de 32.
310 « La presse étrangère critique l’attitude de Nicolas Sarkozy », 05/11/2005, Le Monde, Service France.
311 Entretien Luc Bronner, 08/07/2008.

Par ailleurs, cet aspect du problème des banlieues est notamment évoqué à l’occasion d’articles sur le projet de loi, présenté par Dominique de Villepin au début du mois de novembre, baptisé « Egalité des chances » qui instaure, entre autres, l’entrée en apprentissage à 14 ans. Le Monde évoque également les problèmes d’emploi et les difficultés scolaires lors de portraits ou témoignages de jeunes habitants de quartiers difficiles, comme dans cet extrait : « ce jeune homme de 25 ans est titulaire d’une maîtrise en gestion d’entreprise obtenue en 2003 à l’université Paris-XII (Créteil). Depuis, il a obtenu quelques stages, un contrat à durée déterminée de deux mois, mais aucun emploi durable. Phase d’espérance. Djamel fait partie des 200 jeunes chômeurs diplômés de Seine-Saint-Denis – minimum bac+4 – qui ont été sélectionnés pour l’opération « Nos quartiers ont du talent », organisée par le Medef nord- francilien. »314

312 enseignement : khi2 de 76 ; école : khi2 de 70 ; collège : khi2 : 153 ; lycée : khi2 de 72 ; scolaire : khi2 de 231 ; élève : khi2 de 265 (le plus élevé de la classe) ; emploi : khi2 de 40 ; professionnel : khi2 de 126 ; entreprise : khi2 de 102 ; embaucher : khi2 de 39 ; chômage : khi2 de 35.
313 difficulté : khi2 de 83.
314 « Des jeunes diplômés chômeurs témoignent devant des chefs d’entreprise de Seine-Saint-Denis », 19/11/2005, Le Monde, Jean-Baptiste de Montvalon.

Lire le mémoire complet ==> Les émeutes de l’automne 2005 dans les médias : étude comparée du traitement de cinq quotidiens français
Mémoire de recherche de Master 2 de Science politique
Institut d’Etudes Politiques de Lyon