Succès des jeunes entreprises : approches multidimensionnelles

By 12 February 2014

2.2 Les approches multidimensionnelles

Il est une tendance, dans les modèles d’analyses de la survie et du succès des entreprises nouvellement créées, dénotée dans les études mentionnées auparavant, qui intègrent trois à quatre dimensions. Ces dimensions empreintes des théories développées précédemment semblent, primordiales pour la compréhension des déterminants de la survie et du succès des jeunes entreprises, mais semblent aussi être largement acceptées dans la communauté scientifique :

L’Entrepreneur : découle globalement de la théorie du Capital Humain largement développée par Becker (1964) ;
L’Entreprise : basé généralement sur l’évolution des organisations ; développé par Campbell (1969). Ce construit découle également d’un autre courant théorique : « l’industrial organization » développée notamment par Porter (1986) qui indique la puissance des forces du marché sur les entreprises. Cette théorie fait la transition avec le dernier groupe de déterminants.
La stratégie ou encore les « processus entrepreneuriaux » , plus l’œuvre en management stratégique, de nombreuses et foisonnantes recherches sont par ailleurs conduites sur la thématique des processus entrepreneuriaux dans la recherche en entrepreneuriat en France (cf. Lasch et Yami, 2008).
L’Environnement externe : il est plus difficile de trouver un consensus dans les théories utilisées, certains utilisant des théories spatiales (Fotopoulos et Louri. 2000) et d’autres la théorie de la contingence (Littunen et al. 1998) qui implique que l’entrepreneuriat ne puisse pas être analysé indépendamment de son environnement local.

Le repérage de ces quatre thématiques principales amène maintenant naturellement les développements à s’intéresser aux modélisations multi variables qui ont été entreprises sur les sujets du succès et de la survie. Ces modélisations apparaîtront également naturellement inspirées des thématiques et théories développées dans les sections précédentes.

Un très grand nombre d’auteurs, pour mieux saisir la complexité des phénomènes de survie ou de succès, ont fait le choix de construire des modèles d’analyses articulés autour de plusieurs thématiques. Ces modélisations multidimensionnelles montrent également une très large diversité d’emprunts dans les différents courants de recherche présentés auparavant.

Les analyses conjointes intégrant survie et croissance en tant qu’indicateurs principaux du succès entrepreneurial se concentrent sur trois groupes de facteurs majeurs : l’entrepreneur (ou l’équipe entrepreneuriale), l’organisation et l’environnement externe.

La littérature est unanime en ce qui concerne ces trois groupes pour être inter reliés ainsi que pour leurs effets sur la survie et la croissance des jeunes entreprises. Pourtant, expliquer les différences de succès entrepreneurial des jeunes entreprises par la combinaison de multiples variables reste une tâche difficile.

Brüderl, Preisendörfer et Ziegler (1992) ont basé leur analyse de la survie de 1849 nouvelles entreprises sur un modèle tridimensionnel incluant le capital humain de l’entrepreneur, les caractéristiques organisationnelles ainsi que les caractéristiques environnementales de ces jeunes entreprises. Ce modèle se rapproche fortement de recherches menées par Bosma et al. (2000), Schutjens (2000) ou encore par Solymossy (1998, 2000 avec Hisrich). Leurs modélisations intégraient, en effet, ces trois dimensions.

Il existe, par ailleurs, un grand nombre de variantes. Ainsi, Lasch, Le Roy et Yami (2005) ont intégré à leur modèle d’analyse la dimension de la préparation à la création alors que Hinz et al. (1999) n’ont pris en compte dans leur analyse que deux dimensions (l’entrepreneur ainsi que l’organisation).

Rubeinstein, Chakrabarti, Okeefe, Souder et Young (1976) ont montré que la survie et le succès provenaient d’une combinaison simultanée de 50 facteurs. En conséquence, beaucoup de variables sont utilisées pour construire des modèles prédictifs concernant la survie et la croissance des entreprises nouvellement créées.

Dans cette optique, Chrisman, Bauerschmidt et Hofer (1999) prônent pour une analyse plus complète de la performance (vue de manière bidimensionnelle : la survie et le succès). Ils indiquent ainsi que l’analyse de la performance de nouvelles organisations devrait prendre la forme de l’équation suivante :

New Venture Performance = f (E, IS, BS, R, OS)

E: Entrepreneur
IS: Industry Structure
BS : Business Strategy
R : Resources
OS : Organizational Structure, processes, and systems

Toutefois, bien que leur article rattache le phénomène d’émergence organisationnelle à la discipline stratégique la revue de littérature effectuée sur les modélisations multidimensionnelles pour la mesure de la performance est tout à fait pertinente pour éclairer la multitude de modélisations entreprises durant les décennies précédentes. Ils ont, en effet, réalisé une analyse détaillée de 62 études de la performance de jeunes entreprises, s’étalant sur une période de 30 ans (entre 1962 et 1992).

La tendance révélée par cette analyse est que l’usage de toutes ces dimensions d’analyses est peu fréquent, et seules deux études sur 62 ont usé de ces cinq dimensions. Les modélisations sont donc multiples comme le montre le tableau suivant, adapté de Chrisman, et al. (1999), où le nombre d’occurrences des cinq dimensions est reporté pour chaque étude recensée.

Tableau 5. Synthèse des dimensions utilisées pour l’analyse de la performance – de la survie – du succès

Modèle de recherche
E IS BS R OS
62 études 29 23 33 23 28

Adapté de Chrisman, et al. (1999)

Ce tableau révèle également que la dimension de la stratégie est l’une des plus employés avec celles de l’entrepreneur et celle de la dimension organisationnelle, ce qui vient appuyer les développements précédents. Les variantes s’appuyant sur les dimensions structurelles du secteur de la jeune entreprise ou encore sur la dimension des ressources dont dispose la jeune entreprise à son démarrage.

Cette vision multidimensionnelle apparaît très complète et indique clairement l’importance d’une vision multidimensionnelle lorsque le chercheur souhaite disposer d’une vision claire et d’ensemble du phénomène de survie, de performance ou encore de succès. Cette modélisation n’est pas sans rappeler d’autres auteurs qui ont mené des recherches dont les modélisations multidimensionnelles se rapprochent quelque peu de celle qui vient d’être évoquée.

Duchesneau et Gartner (1990) ont d’ailleurs développé un modèle qui reprend beaucoup des dimensions proposées par Chrisman et al. (1999), avec une organisation quelque peu différente, comme le montre la figure 10 suivante.

Figure 10. Modèle d’analyse de Duchesneau et Gartner (1990)
Modèle d’analyse de Duchesneau et Gartner (1990)

Le modèle développé par Lussier (1995, repris en 2000 avec Pfeifer pour une comparaison internationale des résultats) est construit de la même manière que Duchesneau et Gartner (1990), sur la base d’une revue de littérature d’une vingtaine d’articles montrant les différents facteurs récurrents censés favoriser le succès de la petite entreprise. Le modèle qu’il développe est basé sur 15 variables apparues comme représentatives des études empiriques analysées. Ce modèle prend en compte quatre dimensions largement reconnues dans la littérature pour avoir un impact sur le succès de l’entreprise :
L’entrepreneur (expérience spécifique dans l’industrie, expérience managériale, niveau d’éducation, âge de l’entrepreneur, parents entrepreneurs, ethnie),
L’organisation (montant de capital, contrôle des éléments financiers, équipe entrepreneuriale),
Le « process » (activité de planning, recours à un conseiller professionnel, attirer et retenir les talents dans les employés, activités de marketing),
L’environnement (degré de nouveauté des produits, évolution économique).

Les deux modélisations (Duchesneau et Gartner, 1990 et Lussier, 1995) sont sensiblement les mêmes, et font un très grand écho aux travaux entrepris par Ucbasaran et al. en 2001, repris par Lasch et Yami (2008) sur les principales thématiques de recherche en entrepreneuriat (voir figure 11 suivante). En effet, l’organisation des différentes thématiques n’est pas sans rappeler les modélisations qui ont été présentées auparavant.

Ces auteurs révèlent ainsi une modélisation théorique basée sur une analyse très exhaustive des thématiques développées dans la littérature entrepreneuriale et se rapprochant très fortement du modèle développé par Lussier (1995). En effet, l’analyse de la figure 11 révèle une thématique « process » (les processus entrepreneuriaux) dont les notions sous-jacentes étaient jusqu’alors intégrées dans d’autres thématiques comme celle de l’entreprise (pour les stratégies mises en œuvre comme la légitimité avec Zimmerman et Zeitz, 2002 ou encore Delmar et Shane en 2004) ou de l’environnement (pour les activités de réseautage par exemple).

La dimension des processus entrepreneuriaux n’est ainsi pas mise en exergue en tant que telle au regard des différents modèles d’analyses de la survie et de succès présentés jusque-là, bien que cette thématique apparaisse à la lumière des travaux de Ucbasaran et al. (2001) ou, plus récemment, de Lasch et Yami (2008) comme une préoccupation majeure de la recherche en entrepreneuriat.

Chrisman, Bauerschmidt et Hofer (1999) ont fusionné la thématique du « process » avec la thématique organisationnelle dans leur classement qui est présenté en synthèse de cette partie.

Figure 11 : Thématiques majeures dans la recherche en entrepreneuriat
Thématiques majeures dans la recherche en entrepreneuriat
Schéma adapté d’Ucbasaran, Westead and Wright, 2001

• Thème 1 – Antécédents théoriques : description de l’entrepreneur, comportement et éléments cognitifs.
• Thème 2 – Types d’entrepreneurs : Naissance, novice, habituel, serial, portfolio, entrepreneurial team, etc.
• Thème 3 – Processus entrepreneuriaux (au sens Américain de “process”): reconnaissance de l’opportunité, recherche d’informations, acquisition de ressources et stratégies
• Thème 4 – Formes organisationnelles : franchise, corporate venturing, rachat, héritage, intrapreneuriat
• Thème 5 – Environnement externe : relations entre les conditions environnementales et la création de la nouvelle entreprise.
• Thème 6 – Résultats : survie, croissance, succès

Il apparaît ainsi au regard des développements précédents que la modélisation qui devra être employée dans ce travail pour analyser la survie des jeunes entreprises, se devra de prendre en compte quatre dimensions qui se sont montrées primordiales pour la compréhension de ce phénomène. Le développement de la modélisation s’appuiera ainsi très fortement sur la modélisation présentée par la

Figure 11, notamment du fait qu’il regroupe toutes les dimensions apparues comme nécessaires à l’analyse de la survie des jeunes entreprises.

Les développements précédents ont montré la grande diversité des modélisations qui ont été entreprises pour mieux comprendre la performance, le succès ou plus spécifiquement la survie des jeunes entreprises en phase de démarrage. Cette multitude engendre également une très grande diversité dans les approches qui ont pu être relevées dans la littérature, il convient donc d’en analyser également la tendance.

2.3 Des approches très hétérogènes

L’analyse de la littérature antérieure a démontré une très grande diversité dans les modélisations utilisées pour analyser la performance, le succès ou la survie. Or, la littérature montre également une très grande hétérogénéité dans les approches qui ont été entreprises pour tester la grande variété de modèles qui ont été présentés plus haut.

Le tableau suivant reprend de manière synthétique différents paramètres qui caractérisent les différentes approches entreprises comme le pays, l’année, la taille de l’échantillon, la période d’analyse, la présence d’une base de données institutionnelle.

Tableau 6 – Hétérogénéité des approches, des terrains, des échantillons

pays auteurs année échantillons debut fin secteurs BDD
USA Carter, Williams, & Reynolds 1997 203 1996 1996 commerce de détail
Edward, Myung-Soo, & Dong-Churl 2004 420 pme industries chimiques
Dun & Bradstreet’s 1994 1994 1994 multi sectoriel Bun & Bradstreet
Baron 2000 cosmetique & haute technologie
Kalleberg & Leicht 1991 411 1985 1987 nourriture & santé
Singh & Mitchell 1996 973 1961 1991 logiciels
Singh 1997 973 1961 1991 logiciels
Bates 1995 20000 1984 1987 multi sectoriel CBO
Lafontaine & Shaw 1998 614 1979 1988 franchises revue de l’entrepreneur
Solymossy & Hisrich 2000 370 multi sectoriel Dun & Bradstreet
Solymossy, E. 2000 370 multi sectoriel Dun & Bradstreet
Perry 2002 multi sectoriel Dun & Bradstreet
Gatewood, Shaver, & Gartner 1995 142 1990 1991 projet SBDC
Praag 2003 126 multi sectoriel NLSY
Singh 1995 973 1961 1991 logiciels
Baron & Markman 2003 230 logiciels / cosmetiques
Wu, C.; Young, A. 2002 213 1973 1997 Projets – Small Business Institute

Program

Singh, K. 1997 1961 1991 logiciels hospitaliers
Audretsch, D. B. 2001 11000 1976 1986 industries manufacturières
Ciavarella, M. A. Buchholtz, A. K. Riordan, C.

M. Gatewood, R. D. Stokes, G. S.

2004 111 1968 1973 multi sectoriel
Headd, B. 2003 12185 1989 1992 non indiqué
Duchesneau, D. A. Gartner, W. B. 1990 26 fresh juice market
Lussier, R. N. 1995 216 1993 1993 multi sectoriel
Rogoff, E. G. Lee, M. Sub, D. 2004 236 Pharamacie
Solymossy, E. 1998 370 1995 1995 non indiqué
Argawal, R 1998 15 ans multi sectoriel Thomas Register of

American Manufacturers

Gartner, W. B. Starr, J. A. Bhat, S. 1998 27 1991 1995 multisectoriel Anatomy of a Start-up

(Longsworth, 1991)

Abbring, J. H. Campbell, J. R. 2003 305 1994 1999 bars
Allemagne Bruderl, Preisendorfer, & Ziegler 1992 1849 1985 1986 multi sectoriel munich founders study
Lechner & Dowling 2003 12 TIC
Hinz & Jungbauer-Gans 1999 229 1988 1988 multi sectoriel
Hampe, J. Steininger, M. 2001 7700 industries hautes technologies et services
Strotmann, H. 2007 2605 1981 1994 industries
Bosma, N. van Praag, M. de Wit, G. 2000 10627 1994 1997 multi sectoriel EIM cohort
Schutjens, V. A.J.M. Wever, E. 2000 2000 multi sectoriel EIM cohort
France Lasch, F. Le Roy, F. Yami, S. 2005 498 1994 1998 TIC
Teurlai, J. C. 2004 34336 1994 1999 multi sectoriel
Béthune, J. 2005 multi sectoriel SINE 1998
Lamontagne, E. Thirion, B. 2000 87000 1994 1999 multi sectoriel
Béthune, J. INSEE 2005 1998 2003 multi sectoriel SINE 1998
Abdesselam and al. 2004 25682 1994 1997 multi sectoriel
Australie Shepherd, Ettenson, & Crouch 2000 65 venture capital
Gelderen, M. Thurik, R. Bosma, N. 2005 517 1998 1998 projet
Jensen P. H., Webster, E. & Buddelmeyer H. 2006 261262 manufactures hautes technologies

et services

Buddelmeyer, H. Jensen, P. H., Webster, E. 2006 290000 1997 2003 multisectoriel (projet Vs. Nouvelle entreprise)
Suède Persson, H. 2004 66000 1987 1995 multi sectoriel
Delmar, F. Shane, S. 2004 223 1998 2000 multi sectoriel
Persson 2002 40000 1987 1988 multi (sauf construction)
Finlande Littunen, H. 2000 117 industries du metal et entreprises

de services

Littunen, H. Storhammar, E. Nenonen, T. 1998 200 1990 1990 produits métalliques finis
UK Filatotchev, I. Toms, S. 2003 45 1950 1965 indutries du cotton en déclin
Simpson, M. Tuck, N. Bellamy, S. 2004 14 services
Europe Feindt, S. Jeffcoate, J. Chappell, C. 2002 17 1997 1997 TIC
Belgique Janssen 2002 11481 1994 2000 multi sectoriel
Espagne Ortega-Argilés, R.; Moreno, R. 1990 2001 NACE 93 ESEE
grèce Fotopoulos and al. 2000 209 industries
Croatie Lussier & Pfeifer 2000 350 1996 1996 multi sectoriel
Norvège et

Suède

Aspelund, A. Berg-Utby, T. Skjevdal, R. 2005 80 1999 2002 TIC
Pays Bas van Kranenburg, H. L.; Palm, F. C. ; Pfann, G.

A.

2002 tout le secteur 1950 1996 presse quotidienne
Tanzanie Kristiansen, S. 2004 12 1999 1999 traitement du bois
Namibie Frese, M. Brantjes, A. Hoorn, R. 2002 87 1999 1999 non indiqué
Nigeria Jabani Mambula, C. 2004 32 1994 1994 industries du plastique
Vietnam swierczek & Thanh 2003 306 multi sectoriel
Japan honjo 2004 3484 1992 1996 industries manufacturières
Chilie Alvarez, R. Vergara, S. 2006 16000 1984 1994 industries Annual National Industrial

Survey

Cette grande hétérogénéité fait ainsi grandement écho aux propos de Sammut (1998), cités précédemment, qui indiquent que « l’appréciation du succès ne peut être universelle, dans la mesure où chacun le perçoit et l’analyse différemment selon ses aspirations personnelles et ses conditions d’exercice » et que, par conséquent, la survie et le succès peuvent être vu de multiples manières sous de multiples angles, comme l’a montré le grand nombre de modélisations rencontrées dans la littérature. Il apparaît dès lors intéressant de s’inspirer des disciplines qui ont développé des axes de recherches connexes au nôtre.

Ces divergences dans les résultats empiriques semblent pouvoir être majoritairement expliquées par les choix méthodologiques des auteurs qui analysent des secteurs différents. En effet, Maidique et Zirger (1984) se sont concentrés sur le secteur électronique, alors que Singh (1995, 1996) a analysé le secteur des logiciels. Baron (2000) privilégié une approche intersectorielle en comparant le secteur des cosmétiques à celui des hautes technologies. De plus, le caractère multisectoriel des études empiriques relatives à la survie et au succès, semble s’être accru depuis les années 90, comme dans les travaux de Hinz et al. (1999) ou encore Schutjens et Wever (2000).

Néanmoins, selon Schutjens et Wever (2000), l’hétérogénéité des résultats pourrait provenir non seulement des secteurs analysés, mais également des différences existantes entre les pays, constat renforcé par les travaux de Lussier (1995 et 2000), notamment dans la comparaison des résultats de son modèle d’analyse, entre les USA et la Croatie.

Les modélisations, ainsi que les approches ayant été abordées, il apparaît cohérent maintenant pour l’analyse de se pencher sur les résultats produits par les recherches répertoriées jusque-là. Ces résultats prennent souvent le nom de FCS (Facteurs Clés de Succès), terme relativement « banal » dans les domaines universitaires et dans les entreprises (Verstraete, 1997).

C’est ainsi que l’on rencontre la notion de FCS bien qu’ancrée dans la discipline stratégique. Cette notion recouvre des éléments liés au succès et, par conséquent (compte tenu de notre définition de la survie), elle pourrait révéler des dimensions pertinentes pour l’analyse des facteurs de survie des jeunes entreprises.

Les développements nous conduisent ainsi à approfondir la notion de Facteurs Clés de Survie / Succès pour affiner les dimensions pertinentes pour l’analyse des facteurs de survie des jeunes entreprises qui sera conduite ensuite.

Facteurs de survie des jeunes entreprises en France : une approche intersectorielle
Thèse présentée pour obtenir le grade de Docteur de l’Université Montpellier I
Ecole doctorale économe et gestion – Institut supérieure de l’entreprise de Montpellier
ISEM Equipe de recherche sur la firme et l’industrie

Chapitre 1 – Fondements théoriques
Section 1. Du succès à la survie, du concept élargi vers l’objet de recherche
Section 2 Les analyses du succès et de la survie, rencontrées dans la littérature
Section 3. Des facteurs clé de succès aux facteurs de survie
Section 4. Synthèse de la revue de littérature
Chapitre 2 – Méthode
Section 1. Positionnement théorique
Section 2. SINE 2002 comme données d’analyse
Section 3. Modélisation statistique
Section 4. Modélisation statistique
Section 5. Conclusion et synthèse
Chapitre 3 – Résultats
Section 1. Caractéristiques sectorielles
Section 2. Facteurs de survie et facteurs d’échec, les évolutions du modèle et les résultats sectoriels
Chapitre 4 – Discussion
Section 1. Évolutions du modèle d’analyse théorique et place des processus entrepreneuriaux dans la modélisation
Section 2. Les secteurs d’activité analysés sont-ils singuliers vis-à-vis de leur survie ?
Section 3. Discussion intersectorielle des résultats : une certaine singularité sectorielle
Conclusion