Les facteurs de survie à 3 ans des entreprises industrielles

By 13 February 2014

Facteurs de survie et facteurs d’échec, les évolutions du modèle et les résultats sectoriels – Section 2.

Au cours de cette section, les résultats de la méthodologie employée et développée au cours du deuxième chapitre seront présentés. Afin d’obtenir une lecture plus claire, les résultats seront exposés pour chaque secteur.

Dans un premier temps, les évolutions du modèle statistique d’analyse seront précisées au cours des différentes étapes de l’analyse (lors de l’introduction des différents blocs d’analyse notamment).

Dans un deuxième temps, nous exposerons les résultats détaillés obtenus par l’emploi des deux procédures d’analyses (ascendantes et descendantes). Enfin, une conclusion de synthèse pour chaque secteur présentera les résultats retenus lors de l’analyse des parties précédentes.

2.1 Les facteurs de survie à 3 ans dans le secteur des industries

2.1.1 Évolutions du modèle d’analyse

• Confrontation ascendante / descendante

Le modèle est composé de 4 blocs d’analyses qui ont été introduits successivement. Au sein de ces blocs d’analyses, deux méthodes d’introduction des variables ont été employées : la méthode ascendante31 la méthode descendante32. L’évolution du modèle d’analyse de régression logistique binaire sera présentée au travers de l’étude des variations subies par le modèle lors de l’introduction successive des 4 blocs d’analyse.

31La méthode ascendante consiste à insérer les variables explicatives les unes après les autres à l’intérieur d’un même bloc.
32 La méthode descendante consiste à insérer toutes les variables puis à retirer au fur et à mesure des étapes de l’analyse, les variables explicatives qui contribuent le moins à l’ajustement du modèle d’analyse.

Tableau 20 Méthode ascendante du modèle d’analyse dans le secteur EC

EVOLUTION DES INDICATEURS (Pseudos R² – HLMSW – %)

Récapitulatif du

modèle

FIT DU MODELE

TEST DE HOSMER ET LEMESHAW

% global du tableau de clas s e m e nt à l’é tape chois ie

BLOC

Etape

-2log-

vra ise mblance

R-deux de Cox

& Snell

R-de ux de

Nage lkerke

Khi-de ux

ddl

Signif.

1

8

4244,21

0,031

0,044

13,307

7

0,0650

71,9%

2

7

859,97

0,618

0,885

3,472

6

0,7476

95,7%

3

11

755,03

0,629

0,900

2,720

4

0,6057

96,0%

4

1

699,62

0,634

0,908

4,418

4

0,3524

96,0%

Tout d’abord, il convient d’apprécier l’adéquation entre le modèle d’analyse et les données qui servent les fins de cette analyse. Le test de Hosmer et Lemeshaw convient bien dans le cas de grands échantillons (> 400). Le tableau 20 révèle ainsi une bonne adéquation (puisque > 0.05) entre les données et le modèle d’analyse après l’introduction de chacun des différents blocs d’analyses.

Il est également possible de noter une évolution assez significative de cet indicateur après l’introduction du bloc d’analyse numéro deux, évolution qui se retrouve dans les pseudos R², mais aussi dans le pourcentage de compréhension globale du modèle.

La première remarque suggérée par l’observation des résultats présentés dans le tableau 20 est l’augmentation très significative des pseudos R² , mais aussi du pourcentage global de prédiction du modèle situé dans le tableau de classement lors de l’introduction du bloc d’analyse numéro 2 relatif aux variables liées aux processus entrepreneuriaux mis en place au cours des trois premières années d’existence de l’entreprise.

L’évolution des différents indicateurs se trouve largement plus limitée après introduction des blocs d’analyses suivants (blocs 3 et 4). L’aboutissement du modèle après introduction des quatre blocs d’analyses est tout à fait satisfaisant avec des indicateurs dont les niveaux sont très raisonnables (R² de Cox ² Snell : 0.63 ; R² de Nagelkerke : 0.91). La compréhension globale du phénomène de survie apparaît comme expliquée à 96 % par le modèle d’analyse après introduction du quatrième bloc.

Tableau 21 Méthode descendante du modèle d’analyse dans le secteur EC

EVOLUTION DES INDICATEURS (Pseudos R² – HLMSW – %)

Récapitulatif du

modèle

FIT DU MODELE

TEST DE HOSMER ET LEMESHAW

% global du table au de clas s e m e nt à l’é tape chois ie

BLOC

Etape

-2log-

vraisemblance

R-deux de Cox

& Snell

R-deux de

Nagelkerke

Khi-deux

ddl

Signif.

1

6

4187,89

0,046

0,066

6,970

8

0,5399

72,1%

2

76

750,51

0,629

0,901

1,506

7

0,9821

95,8%

3

1

618,53

0,642

0,920

15,520

5

0,0084

4

1

549,72

0,649

0,930

18,738

4

0,0009

Avec l’emploi de cette méthode d’introduction des variables, l’évolution du modèle se trouve quelque peu modifiée. En effet, il est possible de noter que l’adéquation du modèle avec les données d’analyses est trop faible après l’introduction des blocs d’analyses trois et quatre. Avec cette démarche d’introduction, l’analyse des résultats s’arrêtera donc après l’introduction du bloc d’analyse numéro deux , même si les pseudos R² continuent à évoluer de manière positive, quoique très faiblement.

Il est également remarquable qu’une forte modification soit intervenue dans les pseudos R², mais aussi dans le pourcentage global du tableau de classement, après introduction du bloc d’analyse numéro deux. Nous pouvons ainsi conclure que les données liées aux processus entrepreneuriaux mis en place au cours des trois premières années d’activités sont très importantes dans la compréhension du phénomène de survie de l’entreprise nouvellement créée.

• Synthèse de l’évolution du modèle

Le modèle d’analyse évolue positivement après introduction des quatre blocs d’analyses, et cela, dans les deux méthodes d’introduction employées. Une différence est, cependant, à noter dans l’évolution du modèle développé avec la méthode descendante d’introduction des variables. En effet, l’adéquation du modèle avec les données d’analyse est beaucoup trop faible, indiquant par la même que les résultats obtenus après introduction des blocs d’analyses trois et quatre ne peuvent être fiables.

Ainsi, l’analyse ascendante retiendra les quatre blocs d’analyses pour l’observation des résultats, alors que l’analyse descendante ne conservera que les deux premiers blocs d’analyses liés aux variables sur l’entrepreneur et les processus entrepreneuriaux.

Le pourcentage global de compréhension dans les deux analyses est très proche, puisque de 96% pour l’ascendante et de 95.8 % pour la descendante, il est par ailleurs possible de remarquer un pourcentage global similaire dans les deux analyses, après introduction du bloc d’analyse numéro deux.

Les résultats dénotés de ces deux analyses, présentés dans la section suivante, seront enrichis par les deux analyses, la méthode ascendante amènera plus de finesse dans les résultats observés. De plus, il est également notable que le modèle d’analyse a bien résisté aux deux analyses et s’est révélé significatif après introduction des quatre blocs dans l’analyse ascendante, mais seulement après introduction des deux premiers blocs dans l’analyse descendante.

2.1.2 Facteurs de survie et de mortalité des entreprises du secteur EC

• Analyse ascendante

– Facteurs de survie

Tableau 22 Facteurs de survie dans le secteur EC (Ascendante)

item de la variable

Variables

β

%

p

Bloc 1

l’entrepreneur dispose d’un diplôme supérieur au baccalauréat

HKTDIPLO6AW

0,6298

88%

*

statut précédent la création : chef d’entreprise, pdg

EXPstatutaPDG

1,0630

189%

*

Bloc 2

l’innovation porte sur l’introduction sur le marché de produits, de concepts de vente ou de services nouveaux

STRinovo1A

1,0697

191%

***

Bloc 3

emploi salarié CDI en 2005

NBRcdia

0,1466

16%

***

aide : EDEN

SFItypaid2A

2,0716

694%

***

sources de financement des investissements en 2002 :

emprunts bancaires au titre de l’entreprise

SFIfinv1A

0,7360

109%

**

structure juridique : personne morale

SCTcjaPM

0,6587

93%

*

* p< 0.05 ** p< 0.01 ***p<0.001

Dans ce secteur de l’industrie, il apparaît qu’une stratégie tournée vers le développement de produits, de concepts de vente ou encore de services nouveaux permet d’augmenter de 191% les chances de survie de la jeune entreprise .

Une finesse sectorielle plus importante aurait permis de déterminer pour quels types d’industries, l’innovation revêt un caractère plus primordial. L’indication assez forte de ce résultat montre tout de même que l’innovation est un pilier de la survie dans ce secteur.

De la même manière, l’obtention du dispositif EDEN33 lors de la création permet d’améliorer près de sept fois les chances de survie de la jeune entreprise , montrant ainsi la pertinence d’un tel dispositif d’aide lors de la création des entreprises dans ce secteur 34, notamment pour le financement des investissements initiaux.

L’emploi de salariés en contrats CDI apparaît également faciliter la survie de l’entreprise, toutefois, dans une moindre mesure que les résultats évoqués précédemment.

Le financement des investissements lors de la création en 2002 par un emprunt bancaire au titre de l’entreprise permet d’augmenter de manière très importante les chances de survie de la jeune entreprise . Dans la même lignée, le choix de la personne morale comme statut juridique amène la jeune entreprise à élever ses chances de survie de plus de 93 %.

Enfin, des éléments liés à l’entrepreneur peuvent être considérés comme moyennement, voir peu significatif. Néanmoins, ils apparaissent comme facilitant assez fortement la survie des jeunes entreprises. Ainsi, le fait pour l’entrepreneur de disposer d’un diplôme supérieur au baccalauréat augmenterait les chances de survie de l’entreprise qu’il a créée dans le secteur industriel de 88 %.

De la même manière, l’expérience acquise par l’entrepreneur à des postes de chef d’entreprise ou encore de PDG de société avant la création observée amène à augmenter de près de deux fois les chances de survie de la jeune entreprise .

33 Encouragement au Développement des Entreprises Nouvelles
34 Le dispositif EDEN est une avance remboursable au taux d’intérêt nul. Cette avance est attribuée aux porteurs de projets bénéficiaires des revenus de solidarités. Les projets sont ensuite sélectionnés par une commission d’expert, la somme ne pouvant excéder 6098 euros par bénéficiaire et pouvant aller jusqu’à 76 225 euros dans le cas de salariés repreneurs de leur entreprise. Néanmoins, à compter du premier janvier 2009, ce dispositif est remplacé par un nouveau dispositif : le NACRE : Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d’Entreprises. Ce dispositif favorise le parcours de création en facilitant l’accès à l’accompagnement à la création pour le montage de projet, et se terminera par l’attribution par un comité de spécialistes d’une avance à taux zéro devant être couplée à un prêt bancaire.

Les résultats exprimés dans le tableau 22 montrent également une forte significativité des éléments organisationnels observés , comparativement aux variables liées aux processus entrepreneuriaux mis en place, ou encore aux variables liées cette fois-ci à l’entrepreneur ou à la région d’implantation.

La survie à trois ans dans ce secteur apparaît donc comme plus basée sur des éléments organisationnels et structurels, que sur des éléments humains et stratégiques, bien que ceux-ci soient tout de même bien représentés dans les résultats obtenus avec la méthode ascendante.

– Facteurs d’échec

Tableau 23 Facteurs d’échec dans le secteur EC (Ascendante)

item de la variable

Variables

β

%

p

Bloc 1

nationalité française ou européenne du créateur

HKTNATIOAW

-1,0617

-65%

**

autres raisons qui ont poussées à la création

Mmotiv8A

-0,9476

-61%

**

Bloc 3

aides : ACCRE

SFItypaid1A

-0,5873

-44%

*

aides ou exonérations locales ou régionales

SFItypaid4A

-2,6905

-93%

***

direction de l’entreprise avec un ou plusieurs associés

SCTdirig4A

-2,0474

-87%

***

direction de l’entreprise seul

SCTdirig1A

-0,7869

-54%

**

présence d’un ordinateur dans l’entreprise

SCTzinfoa

-0,5931

-45%

*

* p< 0.05 ** p< 0.01 ***p<0.001

Pour les entreprises nouvellement créées dans le secteur industriel en 2002, l’obtention d’aides, d’exonérations locales ou régionales fait chuter de près de 93 % les chances de survie de ces entreprises , et dans une moindre mesure l’obtention du dispositif ACCRE (- 44 %*).

Dans le même ordre, une direction de l’entreprise avec un ou plusieurs associés apparaît comme un facteur d’échec , réduisant les chances de succès de plus de 80 % avec une forte significativité. La direction de l’entreprise se montrant comme élément particulièrement sensible, les résultats montrent également, avec un niveau de significativité moindre (p<0.01), que la direction de l’entreprise en solitaire grève les chances de survie de la nouvelle entreprise de près de 55 %.

Un résultat toutefois surprenant concernant la nationalité de l’entrepreneur : sa citoyenneté française affichant une réduction des chances de survie de la jeune entreprise de 65 % , avec une significativité moyenne.

Il est également remarquable que les autres raisons (que celles évoquées dans le questionnaire, cf. annexe A question 18) qui ont poussé à la création fassent également chuter les chances de survie de la jeune entreprise de plus de 60 %.

Enfin, les résultats obtenus par cette méthode nous amènent également à découvrir que l a présence d’un ordinateur dans les nouvelles entreprises créées dans le secteur industriel en 2002 affecte leur survie à 3 ans, avec toutefois un niveau de significativité assez faible.

• Analyse descendante

– Facteurs de survie

Tableau 24 Facteurs de survie dans le secteur EC (Descendante)

item de la va riable

Varia ble s

β

%

p

bloc 1

entrepreneur en activité avant la création

EXPpreactaTIF

1,1434

214%

**

bloc 2

des relations avec un ou plusieurs clients ont facilités le

démarrage et/ou la création

RESrelat2A

1,5860

388%

***

pas de relations au démarrage ayant facilité la création

RESrelat4A

1,8074

509%

***

relation avec l’entreprise qui employait l’entrepreneur

auparavant qui ont facilité la création

RESrelat3A

1,2562

251%

**

innovation portant sur l’introduction sur le marché de produits, de concepts de vente ou de services nouveaux

STRinovo1A

1,2027

233%

***

utilisation de services extérieurs payants de nettoyage

STRserv4A

2,2080

810%

***

utilisation de services extérieurs payants de transport,

logistique

STRserv3A

1,0234

178%

**

utilisation de services extérieurs payants de

comptabilité

STRserv1A

0,8279

129%

*

réalisation de travaux de sous traitance en activité

annexe

STRztsexebOA

3,7004

3946%

***

* p< 0.05 ** p< 0.01 ***p<0.001

La réalisation de travaux de sous-traitance comme activité annexe au chiffre d’affaires en 2005 augmente considérablement (près de 40 fois avec une forte significativité) les chances de survie à 3 ans des jeunes entreprises industrielles créées en 2002. Les résultats montrent également une certaine prédominance dans les activités de réseautage de l’entrepreneur et, notamment, concernant les relations avec un ou plusieurs clients lors du démarrage (+ 388 % ***) ou encore des relations préservées avec l’entreprise qui employait l’entrepreneur auparavant (+ 251 % **).

Néanmoins, il apparaît également que le fait de ne pas disposer de relations particulières à la création et au démarrage facilite très significativement la survie à 3 ans des jeunes entreprises industrielles (+ 509 % ***). Le fait que l’entrepreneur ait été en activité juste avant la création augmente non seulement les chances de survie de la jeune entreprise (+ 214 %), mais appuie également les résultats concernant les activités de réseautage de l’entrepreneur.

L’analyse par la méthode descendante affiche également une forte présence des éléments liés à l’utilisation de services extérieurs à l’entreprise, comme la comptabilité (+ 129 % *), le transport et la logistique (+ 178 % **), ou plus surprenant, compte tenu de sa significativité, des services extérieurs de nettoyage qui améliore de plus de 8 fois les chances de survie à 3 ans de la jeune entreprise. Il est cependant à noter que le recours à ces services n’est intervenu que durant les trois premières années, et non à la création.

Enfin, l’élément « innovant » apparaît avec une forte significativité. La mise en place de produits, de concepts de vente ou encore de service nouveaux fait augmenter de plus de deux fois les chances de survie à 3 ans des jeunes entreprises industrielles.

– Facteurs d’échec

Tableau 25 Facteurs d’échec dans le secteur EC (Descendante)

item de la variable

Variables

β

%

p

bloc 1

nationalité française de l’entrepreneur

HKTNATIOAW

-0,8156

-56%

*

pas de création préalable de l’entrepreneur

EXPznbcrea0

-0,9383

-61%

***

2 créations préalables

EXPznbcrea2

-1,2784

-72%

**

expérience acquise dans une entreprise de plus de

250 salariés

EXPtexproaP250

-1,1031

-67%

*

autres raisons qui ont motivées la création

Mmotiv8A

-0,9355

-61%

**

bloc 2

mep du projet avec un autre membre de la famille que

le conjoint

PRCcrqui3A

-1,3489

-74%

*

mep du projet avec membre de l’entreprise précédente

PRCcrqui4A

-2,1530

-88%

*

liens de coopération en 2002 avec d’autres entreprises

REScoopa

-0,7374

-52%

*

* p< 0.05 ** p< 0.01 ***p<0.001

Les facteurs d’échecs apparaissent comme fortement liés à l’entrepreneur. Ainsi, si l’entrepreneur ne dispose d’aucune expérience entrepreneuriale au préalable, les chances de survie de la jeune entreprise diminuent de 61 % avec une forte significativité. De la même manière, si l’entrepreneur a créé au moins deux entreprises au préalable, les chances de survie se réduisent de plus de 70 %, cette fois-ci avec un niveau de significativité moyen.

Les résultats montrent également que l’expérience professionnelle acquise par l’entrepreneur dans une entreprise de plus de 250 salariés ne permet pas d’augmenter les chances de survie , mais bien au contraire (- 67 % **). Un résultat surprenant apparaît également avec cette méthode concernant l’entrepreneur, à savoir la nationalité française du créateur qui est un facteur d’échec, puisque réduisant les chances de survie de 56 %, avec cependant un niveau de significativité faible. Les motivations à la création de l’entrepreneur qui restent flouent n’améliorent pas non plus les chances de survie de la jeune entreprise industrielle (- 61 % **).

Les résultats restants sont survenus avec un faible niveau de significativité et concernent notamment la personne avec qui l’entrepreneur a mis en place le projet de création. Ainsi, créer une entreprise en 2002 avec un membre de l’entreprise précédente fait chuter de 88 % les chances de survie de la jeune entreprise, la mise en place du projet de création avec le conjoint faisant chuter d’un peu plus de 70 % les chances de survie à 3 ans. Enfin, un résultat peu significatif, mais singulier montre que les liens de coopérations avec d’autres entreprises à la création et/ou au démarrage réduisent les chances de survie de plus de 50 %.

Facteurs de survie des jeunes entreprises en France : une approche intersectorielle
Thèse présentée pour obtenir le grade de Docteur de l’Université Montpellier I
Ecole doctorale économe et gestion – Institut supérieure de l’entreprise de Montpellier
ISEM Equipe de recherche sur la firme et l’industrie

Chapitre 1 – Fondements théoriques
Section 1. Du succès à la survie, du concept élargi vers l’objet de recherche
Section 2 Les analyses du succès et de la survie, rencontrées dans la littérature
Section 3. Des facteurs clé de succès aux facteurs de survie
Section 4. Synthèse de la revue de littérature
Chapitre 2 – Méthode
Section 1. Positionnement théorique
Section 2. SINE 2002 comme données d’analyse
Section 3. Modélisation statistique
Section 4. Modélisation statistique
Section 5. Conclusion et synthèse
Chapitre 3 – Résultats
Section 1. Caractéristiques sectorielles
Section 2. Facteurs de survie et facteurs d’échec, les évolutions du modèle et les résultats sectoriels
Chapitre 4 – Discussion
Section 1. Évolutions du modèle d’analyse théorique et place des processus entrepreneuriaux dans la modélisation
Section 2. Les secteurs d’activité analysés sont-ils singuliers vis-à-vis de leur survie ?
Section 3. Discussion intersectorielle des résultats : une certaine singularité sectorielle
Conclusion