L’amélioration du réseau de signalisation de la Sonatel

By 22 February 2014

Proposition sur les résultats d’analyses et audits obtenus pour l’amélioration du réseau de signalisation de la Sonatel – Chapitre IV :

IV.1 Analyse des résultats

Dans le cadre de l’amélioration du réseau de signalisation de la Sonatel, des analyses de tous les résultats émanent des études et audits au niveau des plateformes STP et aux liens des signalisations ont été effectué. L’objectif de cette analyse c’est de pouvoir identifier certains disfonctionnements s’ils existent dans le réseau et d’apporter quelles que proposions afin d’améliorer la performance du réseau. En examinant d’une manière détaillée les résultats des études faites dans les différentes entités du réseau de signalisation, les disfonctionnement décelés dans l’intervalle d’observation n’ont pas été très critiques. Mais lors d’une vérification dans l’ensemble des autres fichiers contenant les KPI observés dans les périodes et jours qui n’ont pas été inclus dans notre cadre d’étude, certains défauts ont été détecté dans le réseau.

Puisqu’il sera très difficile d’introduire dans ce document l’étude et analyse faites pour tous les fichiers des indicateurs hebdomadaire ou journalier, nous avons conservé dans ce document que les études d’une journée. Dans les paragraphes qui suivent des décisions ou propositions seront prises suite aux résultats donnés pendent les analyses du système globale (SYSTOT) et ses composant (COMP)

IV.1.1 Décision sur les résultats du SYSTOT(STP)

La plateforme EAGLE STP intègre plusieurs mesures permettant d’analyser le comportement en temps réel ou à la demande du système ou les services installés. Parmi ces mesures il y a ceux qui sont exécuté automatiquement à la mise en service du STP et ceux qui sont lancé à l’aide des commandes. L’administrateur du système peut avoir le choix d’observer certaines mesures pour contrôler seulement un groupe d’entité ou de service. Concernant les mesures du système total appelé en langage technique SYSTOT sont déjà lancées et disponible. Actuellement ces mesures ne sont pas traitées par les administrateurs du système et pourtant ces mesures donnent des indicateurs très pertinents permettant de suivre le fonctionnement du système. Vu les résultats obtenus pendant les études et analyses de cette catégorie de mesures, nous avons décidé de mettre en œuvre un système de traitement pour ces mesures dans le but d’avoir une statistique globale du traitement des messages dans le STP. L’obtention de ces statistiques est rendu possible par des calculs réalisés sur les indicateurs de mesures donnés. Dans ce cas nous allons proposer aux administrateurs de la plateforme STP de tenir compte de la liste des indicateurs suivant avec une méthode de traitement de ces compteurs :

ORIGMSUS : Le nombre total des messages sortant qui ont passé avec succès au niveau 2 pour être transmis, tout en portant le PS de STP dans le champ d’OPC.

ORMSUOCT : Le nombre total d’octets sortants associés à MSU portant le point code de STP dans le champ OPC. Cela inclut les octets ajoutés pour les processus du MTP niveau 2.

THRSWMSU : Le nombre total de MSU qui ne portent pas le point code du STP

dans le champ OPC ou DPC, et ont été passé au niveau 2 pour la transmission.

TRMSUOCT : Le nombre total d’octets associés aux messages (MSU) entrants portant le point code de STP dans le champ DPC, y compris les octets enlevés pour les traitements du niveau 2.

TRMDMSUS : Le nombre total des MSUs entrants portant le point code STP dans la

– DPC.

OMSINVDPC : Nombre de MSU avec un invalide DPC.

MSULOST2 : Nombre de MSU rejetés parce que la mémoire tampon de routage était en débordement.

MSULOST4 : Nombre de MSU rejetés car la réception avait une file d’attente débordant.

MSUDSCRD : Le nombre totale des MSUs qui ont subi l’echec de traitement par la fonction gatewaye screenig (GWS) et ont été rejeté. Voir les compteurs du rapport des faisceaux.

MSINVDPC : Nombre de message MSU reçus et rejetés car le DPC n’a pas pu être trouvée dans la table de routage STP.

MSNACDPC : Le nombre total de MSU rejetée à cause d’un inaccessibles DPC.

GTTPERFD : Le nombre total de MSU ayant réussi la traduction du (GTT).

GTTUN1NT : Le nombre de fois que SCCP n’a pas pu trouver une traduction dans la table de traduction. Cela comprend la traduction des GT, les traductions de point code, et les traductions Subsystem (SSN).

PKSCCPMH : La charge maximale du système des messages traités par le SCCP en transactions par second.

NMSCCPMH : La charge maximale du système journalière la plus récente des messages traités par le SCCP en transaction par second.

CRSYSAL : Le nombre total des alarmes critique du système.

Comme déjà démontré dans les précédents paragraphes (III.2.1.1 et III.2.1.2) ces indicateurs permettent de savoir la quantité des messages destinés à l’STP et ceux qui le transite. Ils permettent de distinguer le nombre des messages ISUP et les messages SCCP. Ces indicateurs donnent également les nombres de MSU rejetés à cause d’un disfonctionnement qui sera indiqué dans le compteur en question. La capacité en transaction par second (TPS) consommée par le système est mesurée à l’aide de ces indicateurs en affichant en temps réel la consommation maxi en TPS. A l’aide des applications plus connues comme Microsoft Access et Excel, il est plus aisé d’informatiser ces indicateurs afin d’avoir les résultats mentionnés précédemment d’une manière automatique. Nous souhaitons mettre en œuvre ce projet à la fin du stage en mettant en place une base de donne sur MYSQL ou ACCESS qui facilitera le traitement de ces indicateurs.

IV.1.2 Décision sur les résultats des composants (COMP)

Les résultats obtenus pendant les analyses des différents composants comme les liens LSL, HSL et SGTRAN ont fait apparaitre certains dysfonctionnements que nous allons proposer des solutions pour les résoudre. Comme dysfonctionnement rencontré au cours des analyses c’est les déséquilibres énormes du taux d’occupation des liens de certains faisceaux. Du fait qu’un faisceau qui dispose plus de deux liens de signalisations, si l’un de ces liens devrait écouler du trafic de signalisation qui occupera plus de 40%, l’autre lien doit prendre le trafic pour équilibrer le faisceau. Ce n’est pas le cas pour le faisceau de TIGO vers le STP du site TNP, le lien tnptigo1 occupe 11.99% de son débit pendant que le lien rptigo1 occupe plus de 56% de débit. Les causes ont été citées dans le paragraphe III.2.2.1.1 et maintenant nous allons donner quelques propositions aux administrateurs du réseau de signalisation pour l’éradication des erreurs sur les LINKs.

– Au cours des analyses les compteurs (KPI) liés à la congestion et autres erreurs des liens n’ont rien affiché. C’est pour cette raison que nous suggérons que l’équipe de la maintenance de la plateforme STP et celui de la transmission doivent se concerter pour localiser le coté du problème.

– Ils doivent se référer aux recommandations fixées par l’UIT-T pour faciliter la résolution de ces genres d’erreurs, ici c’est la recommandation Q.706 qui traite cette partie.

– Plusieurs manières existent pour le dépannage des canaux défaillants :

Dans notre cas, des retransmissions de messages sur certains canaux à cause des défaillances survenues sur ces canaux sémaphores sont éprouvés (les liens tigo, de la plateforme VMS etc …)

Les hypothèses suivant sont à tenir compte :

– Mesurer la qualité de la liaison sémaphore de données par son taux d’erreur sur les canaux sémaphores.

– Vérifier si le taux d’erreur sur les bits exploités sur les liaisons est inférieur à 10-5.

– Si le taux d’erreur sur les trames sémaphores dépasse le 4×10-3 le dispositif de surveillance des erreurs d’éclanche le passage sur le canal sémaphore de secours.

– Etc ….

Concernant les liens SIGTRAN, il n’y avait pas des erreurs qui peuvent entrainer des disfonctionnement dans les liaisons IP détectées.

Actuellement les indicateurs utilisés pour le suivit et la performance du réseau de signalisation ce sont les indicateurs liés seulement aux liaisons et faisceaux sémaphore. Les administrateurs sont intéressé par les indicateurs leurs permettant de calculer la charge des liens (LSL, HSL et SIGTRAN) ainsi que les congestions.

Pour améliorer la qualité de service du réseau, nous leurs proposons de tenir compte encore plus les indicateurs suivant :

MSURETRN : Nombre de MSU retransmis depuis le STP sur ce lien à cause des erreurs.

: Nombre total de MSU entrants nécessitant une traduction du GTT.

GAPACKSR : Le nombre d’écart de bloques d’accusé de reception (Gap Ack Block) dans un SACK (Selection Acknowledgement) d’unité de contrôle (control Chunk) réçu de SCTP pair distant, indiquant les écarts d’occurrences des blocs de donnés reçus dans les pairs représenter par leur transport de numéro de séquence (TSNs). Ces mesures permettent au personnel du réseau de juger la performance de livraison des messages des couches d’adaptation relative à l’écart limite d’accuser de réception.

PEERFAIL : Le nombre de détection des pannes pour les pairs terminaux distants dû aux événements d’association, comme le franchissement de seuil maximal des retransmissions association.

ASMAXRTO : La valeur maximale observée de l’etat de la variable de dépassement de la retransmission (RTO) de SCTP, en milliseconde, pour les paquets SCTP qui devraient être transmis mais ils n’ont pas été transmis à l’hôte distant. Cette valeur est seulement pour l’intervalle d’observation.

Ces indicateurs sont inclus dans les liaisons sémaphores et SIGTRAN.

IV.2 Dimensionnement du réseau de signalisation

L’analyse et l’audit effectués dans le réseau de signalisations de la Sonatel ont fourni beaucoup des résultats et des paramètres permettant de bien déterminer la performance du réseau et son état de lieu. Dès lors, tenant compte de ce qui ont été obtenu comme résultats, nous pouvons estimer que le réseau de signalisation de la Sonatel est dimensionné à 75%. En observant sur des cas particuliers comme le lien ogb5002 qui est occupé à 81.85%, nous suggérons de dimensionner le faisceau de ce lien en vu de préserver la qualité de service de cette destination. L’ajout d’un deuxième lien sur ce faisceau sera suffisant si l’operateur a les moyens. Concernant les autres liens comme les liens du faisceau MSC05NAT1 ne nécessitent pas à présent de les dimensionner mais l’idéal c’est d’équilibrer le trafic sur les deux liens. Par exemple le lien rpmsc5nat1 portant le COC 0 est chargé à 47,13% tandis que le deuxième est de 19,69%, si un partage de charge n’est pas appliqué sur ce faisceau il est préférable de le faire.

Audit et analyse de la qualité et de la performance du réseau de signalisation SS7/SIGTRAN de la Sonatel
Mémoire de fin de formation pour l’obtention du diplôme de : Ingénieur des travaux de télécommunications
École Supérieure Multinationale des Télécommunications – Dakar-Sénégal – Option : Technique – Spécialité : Commutation

Sommaire :
Problématique
Chapitre I: Présentation et activité de la Sonatel
Chapitre II: Rôle principal de la signalisation dans un réseau téléphonique
Chapitre III: Analyse de la performance du réseau de signalisation de la Sonatel
Chapitre IV : Proposition sur les résultats d’analyses et audits obtenus pour l’amélioration du réseau de signalisation de la Sonatel
Conclusion