La survie des entreprises des secteurs : commerce et services

By 13 February 2014

1.2.3 Le secteur du commerce et de la réparation

• Les entrepreneurs du secteur de la construction

Dans ce secteur, les entrepreneurs sont en majorité des hommes (68 %). L’âge du créateur se situe en moyenne entre 30 et 50 ans lors de la création (65 %). Les entrepreneurs de ce secteur se trouvent être peu diplômés, seuls 28.34 % d’entre eux disposent d’un CAP/BEP et près de 23 % d’entre eux n’ont aucun diplôme. Cependant, le niveau d’éducation dans ce secteur est mitigé, puisque plus de 21 % des entrepreneurs disposent d’un diplôme supérieur au baccalauréat.

55 % des entrepreneurs de ce secteur ont acquis leur expérience dans des entreprises de petite taille (moins de 50 salariés) et près de 70 % des entrepreneurs de ce secteur ne disposaient d’aucune expérience entrepreneuriale au préalable. Seuls 5 % des entrepreneurs avaient auparavant créé 3 entreprises ou plus.

Les principales motivations qui ont poussé les entrepreneurs à la création dans ce secteur s’observent dans le fait d’être indépendant (67 %), dans le goût d’entreprendre (54 %) et dans le choix de la création dans une situation de chômage (32 %). Il est également à noter que plus de 29% des entrepreneurs interrogés ont indiqué avoir une idée nouvelle. Les ambitions affichées par les entrepreneurs dans ce secteur sont essentiellement d’assurer leur propre emploi (54 %).

• Les caractéristiques organisationnelles du secteur du commerce et de la réparation

Plus de 60 % des entreprises de ce secteur ont choisi comme statut juridique la personne physique. Ces projets entrepreneuriaux ont été mis en place pour une grande partie des entreprises par l’entrepreneur seul (51 %), et dans 35 % des cas avec un membre de la famille ou le conjoint de l’entrepreneur.

Une très large majorité (91 %) des entreprises nouvellement créées dans ce secteur en 2002 ont indiqué avoir eu recours à des moyens au démarrage et/ou à la création inférieurs à 40 000 €. Les sources de financement pour la création et/ou le démarrage sont constituées pour une large partie des entreprises, par deux types de financements : les ressources personnelles (75 %) et les emprunts de différents types (emprunts bancaires aux titres de l’entreprise 22 % ; emprunts bancaires aux titres de l’entrepreneur : 15.5 % ; le PCE : 13.6 % et enfin d’autres types d’emprunts : 7.5 %).

L’effectif moyen lors de la création dans ce secteur approche les 1.5 salarié par entreprise en 2002, contre 1.12 en 2005. Les données indiquent ainsi une réduction très sensible du nombre d’employés moyens par entreprises de près de 25 %.

Enfin, près de 50 % des entrepreneurs (46 %) considèrent leur entreprise comme innovante, et plus particulièrement 65 % d’entre eux indiquent mettre en place une innovation portant sur l’introduction sur le marché de produits, de concepts de vente ou de services nouveaux.

1.2.4 Le secteur des services aux entreprises

• Les entrepreneurs du secteur des services aux entreprises

74 % des entrepreneurs de ce secteur sont des hommes. Les entrepreneurs étaient âgés en moyenne de 30 à 50 ans lors de la création en 2002 (64 %). Le niveau d’étude des entrepreneurs de ce secteur d’activité se trouve être assez élevé, puisque près de 60 % d’entre eux disposent d’un diplôme supérieur au baccalauréat, avec une proportion de près de 15 % d’entrepreneurs qui disposent de diplômes professionnalisant comme le CAP ou le BEP.

L’expérience professionnelle des entrepreneurs de ce secteur a été acquise pour la moitié d’entre eux dans des entreprises de moins de 50 salariés, contre 33 % d’entre eux qui ont acquis cette expérience dans des entreprises de moyenne ou grande taille. Dans ce secteur, l’expérience entrepreneuriale préalable n’est que peu répandue, puisque seulement 30 % d’entre eux avaient créé avant 2002 au moins 1 entreprise.

Les créations d’entreprises dans ce secteur ont principalement été motivées par l’ambition de l’entrepreneur d’être indépendant (70 %), le goût d’entreprendre (près de 56 %) et la présence d’une opportunité (32 %).

Il est également à noter que pour plus de 27 % des entrepreneurs de ce secteur, la motivation à la création relevait d’une idée nouvelle. Enfin, l’objectif poursuivi par les entrepreneurs de ce secteur relève pour une bonne partie d’entre eux (56 %) du fait d’assurer leur propre emploi.

• Les caractéristiques organisationnelles du secteur des services aux entreprises

56 % des entreprises de ce secteur ont privilégié la personne physique comme statut juridique et la mise en place du projet a été réalisée dans une majorité des cas par l’entrepreneur seul. Dans 25 % des cas, le projet entrepreneurial a été mis en place avec l’aide du conjoint ou de personnes de la famille de l’entrepreneur.

Les ressources indiquées comme nécessaires au démarrage et/ou à la création dans ce secteur étaient inférieures pour 87 % des cas à 16 000 €. Seuls 2 % des entreprises ont signalé avoir eu recours à des budgets pour la création et le démarrage supérieurs à 80 000 €.

Les sources de financement des investissements lors de la création ont été de deux natures : pour une large majorité, des ressources personnelles ont été employées (84 %), puis dans une moindre mesure, les entrepreneurs ont eu recours à des emprunts de natures diverses (emprunts bancaires au nom de l’entreprise : 14 % ; emprunts bancaires au nom de l’entrepreneur : 10% ; PCE : 7.4 %).

L’effectif moyen des entreprises dans ce secteur se situait à un niveau proche de 1.7 salarié par entreprise lors de la création en 2002, contre une moyenne de 1.6 trois ans plus tard. Dans ce secteur on note une très légère diminution du nombre moyen d’employés dans les entreprises durant les trois premières années d’activité.

Enfin, 50 % des entrepreneurs considèrent leur entreprise comme innovante, mettant en place pour 51 % d’entre eux des innovations relatives à l’introduction sur le marché de produits, de concepts de vente ou de services nouveaux.

1.2.5 Le secteur des services aux particuliers

• Les entrepreneurs du secteur des services aux particuliers

Dans ce secteur, la parité hommes / femmes est presque atteinte puisque 48 % des entrepreneurs sont des femmes. L’âge moyen lors de la création en 2002 était compris entre 30 et 50 ans. Les créateurs de ce secteur disposent pour près de 40 % d’entre eux d’un CAP / BEP. Un peu plus de 25 % d’entre eux possèdent un brevet élémentaire ou assimilé. Il est également à noter que plus de 23 % des entrepreneurs disposent d’un diplôme supérieur au baccalauréat.

L’expérience professionnelle des entrepreneurs du secteur des services aux particuliers a été acquise pour 60 % d’entre eux dans des entreprises de moins de 50 salariés et plus de 75 % d’entre eux n’avaient aucune expérience entrepreneuriale au préalable.

Les créations pures dans ce secteur apparaissent comme ayant été largement motivées par l’acquisition de l’indépendance de l’entrepreneur (72 %), le goût d’entreprendre (52 %) et la présence d’une opportunité (32 %). L’objectif poursuivi par la majorité des entrepreneurs lors de la création en 2002 était essentiellement d’assurer leur propre emploi.

Les caractéristiques organisationnelles du secteur des services aux particuliers

Les personnes morales ont été privilégiées, puisqu’elles représentent 70 % des statuts juridiques choisis lors de la création. Près de la moitié des projets de création ont été mis en place par l’entrepreneur seul (48 %), contre 37 % des projets qui ont été menés conjointement avec des membres de la famille de l’entrepreneur ou son conjoint ; seuls 15 % des créations ont été mises en place avec d’autres types d’associés (collègues de travail, organismes de soutiens, membres de l’entreprise).

Les ressources indiquées comme nécessaires à la création et/ou au démarrage dans ce secteur d’activité étaient inférieures à 16 000 € pour 70 % des entreprises nouvellement créées. Seuls 9 % des entreprises créées dans les services aux particuliers ont nécessité plus de 80 000 € lors de la création et/ou du démarrage. Les créateurs ont eu recours pour près de 73 % d’entre eux à des ressources personnelles.

D’autres sources de financement ont également été mobilisées, comme les emprunts bancaires (plus de 53 %), ou encore certaines aides à la création comme le PCE ou l’EDEN (près de 13 % des cas) ou diverses subventions ou primes dans près de 8 % des cas. Les apports en capitaux extérieurs restent négligeables dans ce secteur.

Facteurs de survie des jeunes entreprises en France : une approche intersectorielle
Thèse présentée pour obtenir le grade de Docteur de l’Université Montpellier I
Ecole doctorale économe et gestion – Institut supérieure de l’entreprise de Montpellier
ISEM Equipe de recherche sur la firme et l’industrie

Chapitre 1 – Fondements théoriques
Section 1. Du succès à la survie, du concept élargi vers l’objet de recherche
Section 2 Les analyses du succès et de la survie, rencontrées dans la littérature
Section 3. Des facteurs clé de succès aux facteurs de survie
Section 4. Synthèse de la revue de littérature
Chapitre 2 – Méthode
Section 1. Positionnement théorique
Section 2. SINE 2002 comme données d’analyse
Section 3. Modélisation statistique
Section 4. Modélisation statistique
Section 5. Conclusion et synthèse
Chapitre 3 – Résultats
Section 1. Caractéristiques sectorielles
Section 2. Facteurs de survie et facteurs d’échec, les évolutions du modèle et les résultats sectoriels
Chapitre 4 – Discussion
Section 1. Évolutions du modèle d’analyse théorique et place des processus entrepreneuriaux dans la modélisation
Section 2. Les secteurs d’activité analysés sont-ils singuliers vis-à-vis de leur survie ?
Section 3. Discussion intersectorielle des résultats : une certaine singularité sectorielle
Conclusion