Les différents types d’intermédiaires financiers au Cameroun

By 20 January 2014

III.3 – LES DIFFERENTS TYPES D’INTERMEDIAIRES FINANCIERS

Au premier rang des IF au Cameroun, on a les banques commerciales qui collectent l’essentiel de leurs ressources sous forme de dépôts et emploient les fonds ainsi recueillis à l’achat de titres et à l’octroi de crédits. À côté des banques, figurent les institutions financières, les sociétés financières (les holdings financières), les institutions financières spécialisées (le crédit foncier par exemple) et les compagnies d’assurances.

III.3.1 – Les institutions financières

Ce sont les institutions (EMF) qui font à titre habituel les opérations de banque : la collecte des dépôts et l’octroi du crédit à une population donnée, et offrent les moyens de payement à sa clientèle. Il s’agit entre autre des caisses d’épargne, la Caisse des Dépôts, des coopératives d’épargne et de crédit, des mutuelles, etc. Les établissements de microfinance (EMF) sont spécialisés dans le financement des activités économiques de petites et très petites envergures. Elles ont un rôle social consistant à cibler un grand nombre d’exclus du système financier classique en leur proposant des services financiers adaptés.

L’activité de ces établissements de crédit constitue la microfinance qui signifie la finance de petite taille. Elle représente l’intermédiation financière en faveur des pauvres qui disposent de revenus faibles et sont généralement exclus du système bancaire classique. C’est pourquoi la plupart des pays africains ont développé, dans leur Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DRSP), des actions impliquant la microfinance. Le but ici étant d’augmenter l’offre des services financiers, en particulier le crédit, aux pauvres et de contribuer à stimuler la croissance économique. Toutefois, les institutions de microfiance (IMF) se trouvent le plus souvent face à un dilemme entre leur mission sociale qui consiste à toucher un grand nombre d’exclus du système bancaire classique et la viabilité financière qui veut que les coûts de l’offre de services soient couverts (Doligez , Lapenu, 2006).

III.3.2 – Les compagnies d’assurance

En plus de ceux cités ci-dessus on a les compagnies d’assurance, qui en contrepartie des primes encaissées, se doivent d’effectuer des versements dont le montant et l’échéance ne sont pas connus avec certitude. Ces versements futurs sont comptabilisés au passif des compagnies d’assurance (dont ils sont la composante principale) au titre des réserves techniques : réserves mathématiques et réserves primes et sinistres. Les réserves mathématiques correspondent aux contrats d’assurances vie souscris par les ménages, souvent dans le but de percevoir un capital ou une rente à l’échéance du contrat (complément de retraite par exemple). Cette épargne collectée par les compagnies d’assurance leur sert principalement à investir sur les marchés boursiers et obligataires. En ce sens, l’activité des compagnies d’assurance est très proche de celle des OPCVM ; ce sont des IFNB.

Cette fonction de mobilisation de l’épargne conduit les assureurs à jouer un rôle essentiel dans l’essor de l’économie, participant de ce fait, d’une part au développement des entreprises qui ont besoin d’émettre des titres pour financer leur croissance ou leurs plans d’adaptation, d’autre part au financement des mesures de relance des pouvoirs publics. Globalement, l’une des vocations majeures du secteur de l’assurance est d’offrir un large soutien financier à l’activité économique. Ce rôle d’investisseur est favorisé par l’assurance vie et capitalisation dont il convient de rappeler qu’elle sert à protéger ses proches ou soit même en cas de décès ou en cas de vie au terme de la période contractuelle à se constituer un capital, ou à préparer sa retraite. Mais de façon générale, le secteur de l’assurance est encore peu développer au Cameroun et n’a participé en 2011 qu’à 2% du PIB du pays confirme le secrétaire de l’association des sociétés d’assurance du Cameroun (ASAC). La participation des assureurs aux opérations de la Douala stock exchange (DSX) n’ont concerné que trois opérations du seul compartiment obligataire de la DSX.

Lire le mémoire complet ==> (Octroi de crédit et rentabilité des banques commerciales au Cameroun)
Thèse présentée en vue de l’obtention du diplôme de Master of science (M. Sc) en Sciences Economiques.
UNIVERSITE DE DSCHANG – ECOLE DOCTORALE
Unité de Formation Doctorale des Sciences – Economiques et de Gestion