Concept d’intermédiation financière et Concept de rentabilité

By 17 January 2014

CONCEPTS ET REVUE DE LA LITTERATURE – CHAPITRE II :

Cette recherche sur l’activité d’octroi de crédit et rentabilité des banques commerciales au Cameroun nécessite pour sa compréhension que nous présentions d’abord les différents concepts, pour embrayer sur une revue des théories économiques de l’intermédiation financière et enfin nous ferons une revue des travaux empiriques.

II.1 – CONCEPTS

C’est le concept d’intermédiation financière qui sera clarifié. Car l’activité d’octroi de crédit met en exergue le principal rôle des établissements de crédit en occurrence les banques commerciales, qui est l’intermédiation financière. Ainsi que le concept de rentabilité.

II.1.1 – Concept d’intermédiation

L’intermédiation financière est le fait pour les entreprises et autres organisations productrices de recourir à des établissements jouant le rôle d’intermédiaires financiers pour leur propre compte (essentiellement des banques) pour trouver les fonds nécessaires plutôt que de s’adresser en direct aux détenteurs de patrimoine pouvant apporter leurs capitaux (notamment par souscription d’actions ou d’obligations).

La notion d’intermédiation financière a été définie par Gurley et Shaw (1960), fondateurs de la théorie d’intermédiation financière , comme étant : « l’achat des titres primaires aux emprunteurs ultimes et l’émission d’une dette indirecte pour les prêteurs ultimes ». l’analyse de cette définition va permettre de mieux comprendre ce concept d’intermédiation dans son ensemble. Les titres primaires sont des dettes (crédits ou obligations) et des actions émises par les agents non financiers alors que les titres indirects sont une dette issue des intermédiaires. Cependant, dans la suite de leurs travaux Gurley et Shaw (1960) démontrent l’existence de deux circuits principaux dans le financement de l’économie, par la mise en évidence du choix entre les techniques distributives et les techniques d’intermédiation.

En reprenant la terminologie du rôle des IF de Gurley et Shaw (1960), Gunther(1999) définit l’intermédiation financière comme étant le processus d’ajustement des besoins et des capacités de financement par l’intervention d’un agent spécifique, l’intermédiaire financier. Au premier rang des IF, les établissements de crédit qui collectent l’essentiel de leurs ressources sous forme de dépôts et emploient les fonds ainsi recueillis à l’achat de titres et à l’octroi de crédits. À côté des banques, figurent les caisses d’épargne, la Caisse des Dépôts et Consignations, les sociétés financières, et les institutions financières spécialisées.

Tobin et Brainard (1963) définissent l’intermédiation comme étant la satisfaction simultanée des préférences de portefeuille de deux types d’agents non financiers, les emprunteurs et les préteurs. On distingue deux types d’intermédiation financière :

II.1.1.1 – L’intermédiation de représentation

C’est une opération qui consiste à s’interposer entre des vendeurs de titres et des acheteurs de titres. Les ressources collectées par émissions de titres servent à l’essor de crédits eux-mêmes représentés par des titres de créances. Cette opération est surtout effectuée par les institutions financières spécialisées dont les ressources sont constituées de capitaux propres sinon d’emprunts sur le marché financier (Bialès, 1999).

II.1.1.2 – L’intermédiation de transformation

C’est une intermédiation qui repose sur la collecte de dépôts rémunérés. Le principe consiste à collecter des fonds par le dépôt à court terme et d’octroyer des crédits à long terme. Le souci principal de l’institution financière sera d’éviter un retrait massif des fonds collectés car, la plupart du temps la durée des crédits est supérieure à celle des dépôts et que leur taux est fixe. En outre, la rémunération est la marge bénéficiaire provenant du différentiel d’intérêts perçus sur les crédits accordés et les intérêts versés sur les dépôts. D’où, l’existence d’un risque de transformation qui peut être généré par une fluctuation brutale des taux de dépôts en hausse, du fait de la fixité au préalable de certains crédits octroyés. Ce risque de transformation se traduit par une réduction des marges (Gunther, 1999).

II.1.2 – Concept de rentabilité

Dans la littérature, plusieurs auteurs ont traité de la rentabilité mais très peu ont définit le concept de rentabilité. Cependant on distingue plusieurs types de rentabilité à savoir : la rentabilité économique, la rentabilité financière.

II.1.2.1 – Concept de rentabilité économique

Il s’agit du rapport entre la capacité nette d’autofinancement et les capitaux permanents, il est encore appelé dans le système anglo-saxon return on assets (ROA). C’est une mesure de la performance économique de l’entreprise dans l’utilisation de l’ensemble de son capital employé, c’est-à-dire de l’ensemble de son actif financé par les capitaux stables (capitaux propre et l’endettement). Elle est donc une mesure de la performance économique de l’entreprise dans l’utilisation de son actif, elle détermine quel revenu l’entreprise parvient à générer en fonction de ce qu’elle dispose.

II.1.2.2 – Concept de rentabilité financière

Rentabilité financière ou return on equity (ROE) en anglais est le ratio du résultat net et des fonds propres. Il exprime la capacité des capitaux investis par les actionnaires et associés à dégager un certain niveau de profit. Elle s’analyse dans une logique financière par rapport à un produit financier ou par rapport à un investissement dans un projet d’entreprise, notamment à partir du ratio résultat net sur capitaux propres.

Lire le mémoire complet ==> (Octroi de crédit et rentabilité des banques commerciales au Cameroun)
Thèse présentée en vue de l’obtention du diplôme de Master of science (M. Sc) en Sciences Economiques.
UNIVERSITE DE DSCHANG – ECOLE DOCTORALE
Unité de Formation Doctorale des Sciences – Economiques et de Gestion