Marché du travail : Définition, fonctionnement, offre et demande

By 3 September 2013

1.4. Définition du marché du travail

Le marché du travail est un endroit qui répond à la demande de main-d’œuvre potentielle. Le marché du travail est le lieu de rencontre de l’offre et de la demande du travail, dans un des facteurs de production, et aussi le lieu où se fixe le montant de la rémunération du travail, c’est-à-dire son prix. Le marché du travail est segmenté en 2 parties distinctes : un marché interne concentrant les emplois les plus stables et proposant des perspectives de carrière par promotion interne, et un marché externe qui rassemble les emplois soumis à la concurrence et au libre fonctionnement du marché. Il existe aussi la théorie économique actuelle qui distingue le marché du travail sur le marché de secteur primaire et celui de secondaire. La théorie économique actuelle et la pratique ne divise que le marché du travail interne et externe, mais aussi le marché primaire et secondaire. Bien que les personnes travaillant sur le marché primaire puissent être vus sur le marché secondaire, par contre le mouvement inverse du travail est tout à fait exceptionnel. Et pourquoi? En raison de l’absence de postes vacants sur le marché du travail de secteur primaire et par des obstacles institutionnels comme la forme des mesures restrictives mise en place par les syndicats22

Le marché du travail, à la différence d’un marché “normal”, est segmenté, c’est-à-dire divisé. Le constat de l’existence de marchés interne et externe du travail est simple : il existe peu ou prou deux types de marché du travail.

„Le premier est le marché interne est constitué des travailleurs souvent qualifiés et diplômés, qui, s’ils changent d’emplois, ne changent généralement pas d’entreprises. Il existe en effet un mode d’organisation du travail qui consiste à pourvoir les emplois vacants en ayant recours prioritairement à la promotion interne, plutôt qu’à des travailleurs extérieurs à la firme. Ces salariés du marché interne représentent donc la main d’œuvre “maison”, qui profitent des évolutions de carrière. On les appelle parfois les insiders. Au sein du marché interne, les travailleurs bénéficient d’une large sécurité de l’emploi.“23

„Le second type de marché, externe, est constitué des travailleurs en “concurrence” sur un marché du travail classique arbitrant entre offre et demande. Les entreprises ont recours à eux, en cas de besoin, lorsqu’elles connaissent des poussées de croissance ou qu’elles ont déjà mobilisées l’ensemble des salariés du marché interne. On les appelle donc parfois les outsiders. Au sein du marché externe, les travailleurs connaissent instabilité et incertitude sur le devenir de leur emploi.“24

1.4.1. Le fonctionnement du marché du travail

Le marché du travail est un lieu de rencontre des travailleurs et des employeurs. Les offres de travail viennent des travailleurs, et les demandes de travail proviennent des entreprises. L’ajustement du salaire est censé égaliser les offres et les demandes de travail, ce qu’on peut voir dans l’analyse néoclassique du travail.

„L’économie de marché intègre plusieurs marchés. Les marchés individuels sont différents les uns des autres et relativement indépendants, mais ils sont interconnectés parmi eux et dépendent des autres. Le marché de produits et services est le marché de l’économie dominante sur lequel les consommateurs achètent des marchandises pour satisfaire leurs besoins.“25

Le marché du travail est un marché spécifique par rapport aux autres marchés, car la main-d’œuvre sur ce marché n’est pas un bien. Un autre problème qui se pose sur les possibilités du marché du travail; l’offre du travail est plus restreint que celui de la demande du travail, c’est bien pour cela que le marché du travail est indiqué comme le marché asymétrique. Les employeurs ont plus de choix que des employés. Parmi les handicaps de main-d’œuvre du marché du travail on retrouve les différences des force physiques et psychiques, l’âge, la discrimination, ….

1.4.2. L’analyse néoclassique du marché du travail

„Cette analyse du marché du travail fait parti de celle qu’on appelle « les traditionnelles ». Pour l’ensemble des théoriciens néoclassiques, le marché du travail est un marché comme un autre. Dans cette optique, ni la spécificité du bien échangé, ni les modalités institutionnelles propres dans lesquelles s’inscrivent les transactions, ne justifient un traitement particulier. Dès lors, la détermination des salaires et de l’emploi résulte de la rencontre de l’offre et de la demande de travail, exprimées sur un marché dépourvu d’imperfections par des agents « maximisateurs », c’est-à-dire mus par la recherche de leur intérêt individuel. La seule forme de chômage qu’autorise une telle représentation est due au refus des travailleurs d’accepter le salaire de marché, parce qu’ils le jugent trop faible: s’il y a du sous-emploi, celui-ci est donc qualifié de volontaire.“26

1.4.2.1. L’équilibre partiel du marché du travail

„Le prototype de ces modèles néoclassiques s ‘intéresse à l’échange de travail entre une firme et un travailleur. Le travail est offert par un agent, qui consomme également le bien. Ce travailleur-consommateur fait face à un arbitrage dont la nature est la suivante. Plus la quantité de bien qu’il consomme est élevée, plus sa satisfaction augmente. La quantité de travail que l’agent va décider d’offrir « à l’équilibre » dépend donc de la forme de ses préférences et bien sûr du prix de la consommation et du taux de salaire. Dans ce modèle de « concurrence parfaite », aucun agent ne peut, par ses décisions, influencer la formation des prix. Cette hypothèse revient à supposer que les prix s’imposent aux agents, et sont à leurs yeux des paramètres, on dit encore que les agents sont des « preneurs de prix » (price takers).L’équilibre de notre « consommateur-travailleur » le conduit donc à présenter une fonction d’offre de travail croissante en fonction du salaire. La quantité de biens demandée et la quantité de travail offerte égalise taux marginal de substitution entre consommation et loisir et salaire réel.“ 27

1.4.3. Le marché du travail segmenté

„L’observation de la structure du marché du travail montre que celui-ci est découpé en deux secteurs ou deux segments.

Dans le premier, appelé secteur primaire, les salaires sont élevés, la stabilité de l’emploi est forte, les perspectives de carrière importantes. Ce secteur est surtout formé de firmes de grande taille, qui ont constitué des marchés internes du travail – la promotion des individus, leur carrière et le niveau de leurs rémunérations sont déterminés en grande partie par leur évolution au sein de ce marché interne.“28

„Le secteur secondaire possède les caractéristiques opposées, les salaires y sont faibles, la rotation est importante, et les salariés ne bénéficient généralement pas de perspective de carrière au sein de l’entreprise. L’entreprise est typiquement de petite taille, et elle n’est pas organisée en marché interne. Ensuite, la mobilité des travailleurs entre ces deux segments est extrêmement réduite, c’est que les emplois primaires sont rationnés.“29

„En conclusion cette structure du marché du travail laisse subsister du chômage, qui forme en quelque sorte le troisième segment de cette économie compartimentée. On est tenté de se tourner vers les théories du capital humain pour expliquer la constitution de structures de ce type, le secteur primaire serait peuplé de travailleurs ayant reçu une formation, tandis que le secteur secondaire rassemblerait la main-d’œuvre non qualifiés. Ce serait ignorer que les individus qui composent cette économie possèdent souvent des caractéristiques productives identiques. Pour des raisons encore à découvrir, certains salariés restent confinés au secteur secondaire, tandis que d’autres, que rien ne distingue, au moins au départ, obtiennent un emploi dans le secteurs primaire, ce fait stylisé relevant des propriétés de la demande de travail.“ 30

1.4.4. L’offre et la demande du travail

Étant donné que pour l’évolution du marché du travail il existe des changements critiques qui parviennent à la fois en volume et dans la structure de l’offre, respectivement de la demande du travail, en cadre de les analyses macro-économiques, l’attention est consacrée sur les deux.

Si nous partons de la définition du marché du travail, alors la conclusion est que la demande de travail est le volume total de la main-d’œuvre sur le marché du travail à un certain niveau de revenu, exigent que les employeurs individuels. Si leurs revendications sur ce marché sont accomplies et les emplois proposés par des employés sont pleins, on parle de la demande satisfaite, si il s’agit de l’inverse on parle d’une demande insatisfaite.

L’offre d’emploi est définie comme le nombre total des personnes qui offrent leurs forces de travail sur le marché du travail à un certain niveau de salaire. Également dans ce cas nous parlons de l’offre de travail convaincu car ils représentent les gens qui sont employés et l’offre insatisfaite représentée par des personnes qui veulent travailler, qui sont les demandeurs d’emploi, mais en raison du manque d’emplois ils ne peuvent pas travailler. Autrement dit, l’offre de travail non comblée égale au nombre de chômeurs.

Graphe 5: Point d’équilibre entre l’offre et la demande
Point d'équilibre entre l'offre et la demande

1.4.4.1 La courbe de la demande

Graphe 5: La courbe de la demande
La courbe de la demande

La loi de la demande est représentée graphiquement par une courbe descendante qui est la conséquence des facteurs suivants : lorsque le prix diminue, la quantité augmente, et vice versa.

1.4.4.2 La courbe de l’offre

Graphe 6: La courbe de l’offre
La courbe de l'offre

La loi de l’offre peut être montrée graphiquement par une courbe ascendante. Quand le prix augmente, la quantité augmente; ainsi, le rapport direct est vérifié.

Lire le mémoire complet ==> (Le chômage en France et en République Tchèque)
Mémoire de Licence – Département des Études romanes
Université Palacký d’Olomouc – Faculté Des Lettres