Les tests d’efficacité des méthodes systématiques de spéculation

By 27 August 2013

3- Les tests d’efficacité des méthodes systématiques de spéculation

Si les méthodes graphiques apparaissent comme des méthodes systématiques de spéculation, elles ne sont pas les seules méthodes existantes. Ainsi le méthode des filtres est une méthode ancienne dont les conséquence ont été soulignées lors du Krach 1987. Cette méthode consiste à acheter systématiquement un actif présélectionné lorsque le prix de l’actif augmente de X% ou plus et de le revendre lorsque le cours baisse de plus de X%. La valeur de filtre X est déterminée au début des processus dès l’investisseur.

Fama et Blume (1966) ont testé l’efficacité de la méthode. Ils ont comparé la rentabilité d’un portefeuille géré par la méthode de filtre avec une méthode de gestion passive. Le méthode de gestion passive consiste à acheter l’ensemble du portefeuille à un instant donné et à le revendre entièrement à la fin de période du test. Ils ont également géré un portefeuille en fonction des signaux d’achat et de vente donnés par la méthode des filtres. Ils ont utilisé tous les filtres possibles allant de 0.5% à 20%.

Ils ont comparé les résultats des portefeuilles gérés selon les deux méthodes. Seul le filtre de 0.5% donne une rentabilité supérieure à celle du portefeuille en absence des coûts des transactions.

Dumontier (1989) a testé la profitabilité des moyennes mobiles sur les marchés des actions de paris. Il a utilisé la même méthode que celle de Fama et Blume. Il a comparé la rentabilité d’un portefeuille géré de façon passive avec de portefeuille gérés de manière active grâce au moyennes mobiles. Il a utilisé deux types des portefeuilles gérés avec la méthode des filtres : les premiers tiennent compte d’un délai de confirmation, les secondes ne tenant pas compte d’un délai confirmation. Le coût de transaction est 1%.

La stratégie fondée sur l’utilisation des moyennes mobiles donne des résultats inférieurs à la stratégie passive. Il conclut que l’utilisation de la méthode des moyennes mobiles ne nous parait pas fondée, aussi de point de vue théorique que le point de vue empirique.

4- Les tests d’auto covariance et d’auto corrélation

Les tests de covariance et auto corrélation sont des tests statistiques les plus simples permettent de mettre en évidence une éventuelle dépendance entre le rendement d’un actif à la période p et le rendement du même actif lors des périodes antérieures.

Ces tests sont réalisés avec une seule série de rendement d’un seul actif dont les périodes sont décalés dans le temps.

Il est possible de créer plusieurs séries chronologiques à partir d’une seule et ainsi de calculer des corrélations entre ces nouvelle séries. Les tests les plus simples consistent ensuite à calculer les covariances et le cœfficient de corrélation entre la première série et séries suivantes. On appelle auto corrélation d’ordre n le cœfficient de corrélation observé entre le série S0 et SN.

Le cœfficient d’auto corrélation ρn = COV (R0, Rn) / σ(R0) . σ(Rn)

Si le série n’est pas auto corrélée, l’hypothèse H / ρ = 0 est vérifiée.

5- Les tests des changements de signe (runs)

Une autre forme de test simple permettant de se prononcer sur le caractère aléatoire des séries de prix (rendement) concerne les changements de signes. Dans une série chronologique de nombres aléatoires, le nombre de changements de signes – série de rendements positifs suivie d’une série de rendements négatifs – devrait suivre une loi normale. Fama (1965) a testé cette hypothèse. Il a observé un nombre des changements de signe inférieur à la moyenne, ce qui révèle une corrélation positive. Toutefois, les corrélations positives sont trop faibles pour qu’in investisseur puisse, compte tenu des niveaux des coût de transaction, en tirer parti.

La Bourse de Beyrouth : Test de l’efficience du marché financier
Mémoire de fin d’année du Master 2 recherches APE « analyse et politique économique »
Université Montpellier 1

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