Les offreurs sur le marché des jeunes touristes français en France

By 4 August 2013

Mise en perspective de l’analyse documentaire par une confrontation à l’analyse d’entretiens réalisés avec trois offreurs (Le Club Français du Tourisme des Jeunes, Zigo Tour et Saint Christopher’s Inn) – Chapitre 3 :

Afin de dresser un panorama le plus complet possible des offreurs sur le marché des jeunes touristes, nous avons adressé un questionnaire d’enquête à différents acteurs, composé avec l’appui du dossier pratique « Réaliser son étude de marché ». Une demande en bonne et due forme a été adressée à l’ensemble des opérateurs privés et associatifs identifiés précédemment dans ce mémoire (la FUAJ, la UCJG, la LFAJ, Ethic Etapes, l’UCPA, Zigo Tour, The Bus, St Christopher’s Inn…).

A ce jour seulement trois réponses nous sont parvenues : celle de Hélène Haubois responsable de service « loisirs et segments spécifiques » du Club Français du Tourisme des Jeunes (CFTJ) d’Atout France, celle de Romain Viennois chef de projet France de la chaîne d’auberges de jeunesse St Christopher’s Inn et celle de Patrice Halimi directeur de la SARL Zigo Tour.

Les enseignements majeurs que nous pouvons tirer de ces entretiens sont les suivants :

Section 1 : Une bonne dynamique de l’offre d’hébergements

Les déclarations de Romain Viennois mettent en avant le fait que l’hébergement acquiert une importance de plus en plus grande dans le groupe Beds and Bars (regroupant St Cristopher et Belushi’s), ce qui nous pousse à affirmer qu’il existe réellement un marché potentiel pour ce type d’offre d’auberges de jeunesse. Il convient cependant de relativiser cette remarque en mettant en avant le fait que St Christopher’s Inn se situe pour l’instant uniquement à Paris et que la capitale française apparaît nettement comme privilégiée en ce qui concerne l’accueil de jeunes français et internationaux de 18 à 25 ans.

« L’hébergement prend une proportion croissante dans notre chiffre d’affaire, à mesure que le groupe se réoriente vers des auberges de grande taille »154.

Section 2 : Les jeunes en autonomie, une cible intéressante

I) Un segment qui attire des offreurs

La spécialisation sur la cible des jeunes semble une spécialisation partagée par d’autres opérateurs relativement variés, elle n’apparaît donc pas comme une perspective vaine. Ainsi les trois personnes interrogées lors de cette enquête déclarent proposer des produits touristiques à destination de cette cible, RomainViennois pointant même la totale focalisation sur cette cible de la part de son entreprise :

« Le Club regroupe 45 professionnels (hébergeurs, écoles de langues, organisateurs de séjours, restauration vacances actives, parcs de loisirs) »155.

« Nous proposons des voyages durant les vacances scolaires »156.

« Notre groupe (Beds and Bars, www.bedsandbars.com) est entièrement spécialisé sur une clientèle de jeunes, avec des auberges de jeunesse et des bars à ambiance musicale »157.

II) Un segment en progression

« Le segment du tourisme des jeunes est en croissance annuelle moyenne de 10% depuis au moins 10 ans, et démontre qu’il est un des segments les plus résistants aux crises sanitaires ou économiques.158 »

Même si l’on peut penser que les chiffres annoncés par Romain Viennois semblent quelque peu surestimés en comparaison des chiffres de l’OMT précités dans ce dossier faisant part d’une croissance de 5% sur cette même période, il est vrai que ce segment apparaît en nette croissance. Ceci se manifeste notamment sur le marché des courts séjours dans les villes d’Europe comme le déclare Hélène Haubois :

« Demande croissante de courts- séjours / city breaks pour la clientèle européenne »159. Enfin, le dernier interrogé Patrice Halimi rejoint globalement ses prédécesseurs en mentionnant l’évolution du marché, et par conséquent l’évolution des activités de son entreprise :

« Zigo a développé son CA de 2004 à 2009 en passant de 5 à 8,5 millions d’€ »160.

Néanmoins, le président de Zigo relativise ses propos en remarquant que « ….d’une manière générale, en 2010, c’est plutôt décroissant »161 au sujet de la demande de ces jeunes. Même s’il faut mettre en avant le fait que Zigo propose des produits touristiques majoritairement à destination des CE, l’évolution de ses activités est grandement influencée par des facteurs exogènes au marché comme par exemple la politique sociale des CE. Patrice Halimi le remarque d’ailleurs :

« Nous travaillons principalement avec des comités d’entreprises qui subventionnent les JA qui sont à la charge de leurs parents, eux- mêmes, ayants droits directs du CE. Tout dépend donc de la politique sociale du CE »162.

III) Une demande qui évolue

Une seule des personnes interrogées a mis en avant les changements de cette demande, il s’agit d’Hélène Haubois, employée d’Atout France. Pour elle nous assistons à une :

« Demande d’offres plus haut de gamme pour les segments jeunes actifs : une évolutivité des offres d’hébergement par exemple : soit une offre qui reste jeune mais ne se limite pas à la clientèle « backpacker » à budget limité mais propose aussi une segmentation pour répondre à la demande d’une clientèle d’actifs plus aisés »163.

A travers cette déclaration, nous voyons que la responsable du CFTJ rejoint directement l’analyse documentaire qui montrait les différents types de segmentations de cette cible des jeunes en autonomie. Nous voyons ici que la déclaration de Madame Haubois va dans le sens d’une segmentation entre les jeunes actifs aux revenus plus importants et les jeunes non actifs au budget plus limité, avec des offres touristiques en conséquence. L’autre segmentation possible mentionnée dans l’analyse documentaire distinguant les jeunes au- dessous de 23 ans et les jeunes au- dessus de 23 ans n’est en revanche mise en avant par aucun des interrogés. Ceci n’est certainement pas révélateur de sa pertinence, tant il paraît évident qu’un jeune de 18 ans et un jeune de 25 ans n’auront pas nécessairement les mêmes attentes vis- à- vis du tourisme. Néanmoins, cette absence de notification pourrait montrer la pertinence moindre de ce segment, certainement plus difficile à délimiter, à comprendre, et à satisfaire, en comparaison à l’autre segment cité par la responsable du CFTJ basé sur le statut social de jeunes actifs ou non.

Outre l’évolution de cette demande vers des produits plus « haut de gamme », Hélène Haubois remarque également l’augmentation de la:

« Demande de produits sur-mesure et personnalisés »164.

Ceci nous renvoie encore une fois à la l’analyse documentaire de la demande et notamment aux caractéristiques propres de celle- ci. Nous voyons en effet, qu’au delà de son opposition, a priori, aux packages, cette clientèle est en réalité attirée par les produits touristiques composés ou encore « sur mesure », pratiques et aux tarifs attrayants. Néanmoins, sa volonté de liberté, d’autonomie mais aussi sa méfiance vis- à- vis des packages trop stéréotypés l’amènent alors à exiger des produits certes composés mais personnalisés.

IV) Des avantages plus nombreux que les inconvénients pour cette cible

Avantages :

« Segment porteur, en croissance ».
« Peu de concurrence de qualité ».
« Pas ou peu d’intermédiaires (les réservations se font essentiellement en direct ou par internet) ».
« Budget pas si restreint qu’on pourrait le penser ».
« Clientèle festive, bonne ambiance de travail »165.

« Le jeune est le touriste de demain. Leur durée de séjour est plus longue et une partie des séjours se fait également en dehors des gros pics touristiques »166.

Inconvénients :

« Délais de réservation très courts ».
« Clientèle exigeante ».

« Evolution constante des attentes et modes de voyage, il faut constamment être à la page »167.

Les réponses de Monsieur Viennois sur les avantages et inconvénients du segment des jeunes apparaissent significatives de l’intérêt que représente cette cible. En effet, les avantages dégagés par ce professionnel sont plus nombreux que les inconvénients mais surtout semblent avoir une portée bien plus importante. Ainsi, si les inconvénients tels que la gestion des réservations, l’exigence de la clientèle mais aussi son évolution constante semblent pouvoir être réduits par une appréhension globale de ces deniers dans la politique d’entreprise, il n’en reste pas moins que les avantages énoncés comme la croissance de la demande, le manque de concurrence, le pouvoir d’achat pas si réduit de ces clientèles ou encore la bonne ambiance de travail et les facilités liées à l’absence d’intermédiaires semblent des éléments plus déterminants et durables accordant des perspectives réelles à l’offre sur ce segment.

En ce qui concerne les autres interrogés, nous voyons que leurs réponses ont été clairement orientées. Le directeur de Zigo Tour, allant à l’encontre des propos de Romain Viennois notamment sur la question du pouvoir d’achat de ces jeunes, ne mentionne ainsi que des désavantages pour cette cible :

« Ce qui veut dire que sans aide financière, ces JA ne repartent pas avec une agence mais se débrouillent seuls ».

« Les JA ont peu de moyens. Ils sont à la recherche de « bons plans »»168.

Nous voyons ici que la différence d’appréhension de la cible de la part de ces deux premiers professionnels est certainement directement liée à leurs secteurs d’activités respectifs. En effet, le directeur de Zigo, opérateur de séjours aux prix relativement élevés, doit être plus sensible que Romain Viennois, hébergeur, aux difficultés financières de ces jeunes, qui, s’ils peuvent pour la plupart se payer un week- end en auberge de jeunesse à Paris, ne pourront pas nécessairement se payer un séjour de plusieurs semaines chez Zigo. Ceci rejoint alors l’analyse d’ODIT qui place le secteur de l’hébergement comme un des secteurs à la croissance la plus importante sur le marché des jeunes, tandis que les offreurs de séjours représentent un des secteurs les moins développés et, pour l’instant, les moins compétitifs.

La responsable du CFTJ ne mentionnait, elle, que des avantages :

« Le jeune est le touriste de demain. Leur durée de séjour est plus longue et une partie des séjours se fait également en dehors des gros pics touristiques »169.

Parmi les avantages cités nous pouvons voir l’importance de la fidélisation de ces jeunes touristes qui représentent les futurs touristes à fort pouvoir d’achat, mais aussi la propension à effectuer du tourisme de manière non obligatoirement saisonnière et, avec des durées de séjours en moyenne plus longues. Tous ces éléments ont largement été mis en évidence dans l’analyse documentaire, nous n’y reviendrons pas.

Section 3 : Des outils de promotion et de distribution diverses

I) Une communication presque exclusivement par internet mais aussi par le biais de brochures diffusées dans les autres auberges

Encore une fois, à travers les déclarations de Romain Viennois, nous voyons la place prépondérante d’internet dans la communication touristique. Ainsi, le chef de projet France de Saint Cristopher’s Inn, à travers une répétition de ce support, appuie grandement sur l’usage de cet outil pour la communication et la promotion de son entreprise. En outre, il nous fait également part de l’utilisation d’autres supports de promotion et notamment de brochures présentes dans d’autres auberges de jeunesse, outil certes moins sophistiqué mais essentiel.

« Internet, Internet, Et aussi internet. »
« Pas de communication médias. »
« En dehors d’internet, seules les brochures distribuées dans les autres auberges ont un impact »170.

Remarque : Le directeur de Zigo se prononce lui aussi, succinctement, pour l’utilisation d’internet : « Peut être via Internet, des buzz etc… »171.

II) Une distribution via un site internet de l’entreprise mais également via des sites spécialisés

Concernant la distribution des activités de l’entreprise, M. Viennois déclare toujours utiliser grandement internet en particulier le site propre de l’entreprise, ce qui permet de réduire les intermédiaires et par conséquent les coûts de fonctionnement. Néanmoins, le choix d’intermédiaires peut parfois être privilégié avec des sites spécialisés de grande ampleur comme Hostelworld :

« Via notre propre site et des sites de réservation spécialisés, comme Hostelworld.com »172.

III) Une promotion par de multiples canaux pour le CFTJ

En ce qui concerne le CFTJ, Hélène Haubois, déclare quant à elle:

« Nous menons des opérations auprès du grand public (principalement jeux- concours), vers les professionnels (démarchages TO, workshops), auprès des prescripteurs – professeurs de français- (jeux- concours, intervention dans les universités, présence sur les congrès de professeurs de français à l’étranger…) ».

« Nous éditons 2 brochures : l’une à destination des professeurs et un manuel des ventes à destination des professionnels. Liens ci- dessous (vous pourrez voir les produits proposés) »173.

Nous voyons ici qu’internet n’est pas explicitement cité, même si le CFTJ possède un portail très attractif et si les jeux concours mentionnés doivent certainement prendre toute leur place sur la « toile ». Néanmoins de nombreux autres moyens de communication et de promotion du tourisme en France sont utilisés par le club et notamment les workshops auprès des professionnels du secteur ou encore des sollicitations directes dans les universités ou lors de congrès des professeurs, la rédaction de brochures… Cette déclaration de Madame Haubois nous rappelle alors qu’en plus d’internet, aujourd’hui volontiers cité comme un des instruments privilégiés par le nouveau marketing touristique, il existe de nombreux moyens de promouvoir, ou le tourisme des jeunes dans son ensemble, ou les produits touristiques spécifiques des entreprises.

Section 4 : Réponses à une idée marketing

Ma question :

Que pensez- vous par exemple d’un démarchage direct de la clientèle jeune dans les universités (affichage, tractage), ou d’un système construit autour d’un modèle : employés saisonniers pour un mois ou deux d’été et vacanciers et prix préférentiel pour le reste des vacances ?

Les enseignements tirés des réponses :

I) Un accès surveillé aux universités et campus

« L’accès aux campus universitaires, notamment américains, est très contrôlé, il est quasiment impossible d’y être présent. Ce n’est pas faute d’avoir essayé ! »174.

Dans sa réponse, le salarié de St Christopher nous fait part de la difficulté d’introduire, en général, les campus universitaires, en particulier les campus américains. Ce constat est particulièrement important dans la mesure où ces campus représentent certainement le réservoir de jeunes touristes le plus important qui existe. Leurs réglementations semblent logiques dans une optique de limitation d’entrées des privés dans les universités. Néanmoins, il semble que certaines organisations, comme par exemple le CFTJ d’Atout France parviennent à intégrer ces réseaux, comme nous l’indique Hélène Haubois :

« Nous faisons déjà des opérations dans les universités »175.

Ceci s’avère grandement logique, vu le rôle et le statut de service public de cet organisme.

Mais au delà de cette particularité, l’ensemble des outils actuels du marketing permet d’imaginer des méthodes innovantes et originales d’introduction de ces universités sans une présence physique pour les opérateurs privés. Il reste juste à les imaginer (Création de Buzz, partenariat avec les associations étudiantes…).

II) Un recrutement facile et une formation interne des employés pour Saint Christopher’s Inn

L’idée d’une formation interne des employés ne semble pas intéressante, dans la mesure où, comme nous le dit l’interviewé, le manque d’employés ne se fait pas réellement sentir et les employés de ce type d’auberges suivent en général une formation :

« La seconde idée n’est pas mauvaise, mails il faut quand même compter deux ou trois mois pour qu’un employé soit complètement formé, donc il faudrait envisager une durée plus longue. Par ailleurs, nous n’avons pas de difficulté de recrutement donc ce type d’offre ne permettrait pas vraiment d’améliorer notre profitabilité »176.

Conclusion générale

Pour conclure ce mémoire, nous pouvons dire que le segment des jeunes en autonomie de 18 à 25 ans nous apparaît comme un segment possédant de grandes potentialités sur le marché du tourisme français. Le poids économique qu’il représente déjà aujourd’hui, mais surtout le potentiel qu’il représente pour les années à venir et qu’il commence de plus en plus à incarner selon les chiffres mêmes de l’OMT, justifient l’intérêt croissant que ce segment de la demande touristique suscite dans le paysage du tourisme international, et se doit de susciter dans le paysage du tourisme français pour que notre nation reste compétitive sur ce marché. Face à cette demande, l’offre apparaît comme globalement insuffisante. En effet, si nous pouvons noter la présence en France de nombreux organismes associatifs sur ce segment touristique, qu’ils soient de promotion du tourisme, plus directement des hébergeurs ou encore des offreurs de séjours comme c’est le cas du réseau de la FUAJ et d’Ethic Etapes. En revanche, la présence des opérateurs privés ne reste généralement que peu importante. Si certains secteurs semblent sortir du lot et notamment les opérateurs touristiques offrant des séjours sportifs ou linguistiques, et si d’autres semblent se développer autour d’un tourisme de découverte ou itinérant, certains domaines manquent toujours cruellement d’opérateurs en France. Ainsi, le tourisme festif et farniente, le tourisme événementiel, et même le tourisme culturel pour les jeunes semblent souffrir d’un manque de séjours proposés. Il conviendrait donc que les professionnels soient plus réactifs et innovants dans ces domaines, mais aussi dans celui de l’hébergement. Les hébergements existant mais le mal français tenant bien souvent à sa mauvaise adaptation aux cibles, ou du moins à celle qui nous intéresse. Les offreurs devraient faire un effort dans ce domaine car le logement reste une des composantes majeures et structurantes des voyages de ces jeunes en autonomie. Il est donc essentiel de proposer des hébergements adaptés à cette cible en termes de qualité- prix, de confort, de sécurité, mais aussi en termes d’expérience, de possibilités de rencontres et d’échanges, de convivialité. Dès lors, ce n’est qu’en réalisant cette mutation de l’offre vers davantage de produits proposés et en pratiquant une analyse plus itérative et proche de la demande que les professionnels français du tourisme s’inséreront plus efficacement dans le marché des jeunes de 18 à 25 ans en autonomie. Cette insertion apparaît alors comme nécessaire dans la perspective d’une croissance de plus en plus importante du tourisme national et international et en particulier des mouvements touristiques de ces jeunes populations caractérisées par leur forte internationalité et leur envies de découvertes et d’expériences.

Lire le mémoire complet ==> (Le marché des jeunes touristes français et internationaux en autonomie, de 18 à 25 ans, en France)
Mémoire de recherche
IEP de Toulouse

Table des matières

Introduction 1

Première Partie : Analyse de la demande touristique des jeunes en autonomie de 18 à 25 ans français, européens et internationaux 4

Chapitre 1 : Les jeunes en autonomie de 18 à 25 ans : quel potentiel de cette demande sur le marché touristique français? 4

Section 1 : Un segment au poids économique non négligeable 4

I. Le marché domestique français des 18- 25 ans 6

II. Le marché européen des 18- 25 ans 7

III. Le marché international des 18- 25 ans 10

Section 2 : Un segment à fort potentiel futur 10

I. Un segment à fidéliser dans des perspectives futures 10

II. Une cible véhiculant une image de modernité et de dynamisme 11

III. Une cible entretenant une bonne vision de la France 12

IV. Une cible parfois crainte par les opérateurs 13

Chapitre 2 : Un segment aux attentes et pratiques touristiques diverses 15

Section 1 : Une clientèle plurielle (consommation, âges, statuts, segments) 15

I. Des modes de voyages différents 15

II. L’influence de l’âge 15

III. L’influence de l’origine socio- économique 16

IV. L’alternance dans la consommation 17

V. Certains axes de segmentation 17

Section 2 : Les Motivations multiples des jeunes en autonomie de 18 à 25 ans 18

I. Une volonté d’affirmation de soi, d’utilité, de découverte et d’expérience 18

II. Une demande caractérisée par une volonté de partage, de rencontres et de convivialité 19

III. Une volonté de liberté et d’autonomie 20

IV. Au delà de l’atmosphère, des exigences de qualité 21

V. Une sensibilité forte à l’événementiel et à l’opportunité mais aussi aux sensations fortes et aux activités 22

Section 3 : Des modes spécifiques de composition et de consommations des produits touristiques de la part des jeunes en autonomie 24

I. L’utilisation d’Internet à toutes les étapes du choix et de la réservation touristique 24

II. La non saisonnalité des départs touristiques de ce segment comme opportunité pour les offreurs 24

III. Une cible difficile à fidéliser du fait de son envie de découverte 25

Chapitre 3 : Mise en perspective de l’analyse documentaire par une confrontation à une analyse qualitative de la demande 25

Section1 : Les motifs de voyages 26

Section 2 : Les opérateurs spécialisés sur le segment des jeunes de 18 à 25 ans

Section 3 : Les préférences en termes de séjours et packages touristiques 28

Section 4 : Les modes d’hébergement en voyage 28

Section 5 : La connaissance des hébergeurs en auberges de jeunesse 29

Section 6 : L’ auberge de jeunesse idéal e ? 30

I. Une bonne ambiance 30

II. Une qualité de l’hébergement 31

III. Des services annexes à l’hébergement 31

IV. L’organisation de soirées festives et à thèmes mais aussi de visites avec notamment certaines propositions 32

V. L’importance de la localisation des hébergements 32

VI. Des prix attractifs 33

Section 7 : Les f acteurs d’attractivité dans le tourisme 33

Section 8 : Les modes d’achat de produits touristiques 34

Section 9 : La promotion des produits touristiques 35

Seconde Partie : Analyse de l’offre touristique française pour les jeunes en autonomie de 18 à 25 ans 39

Chapitre 1 : Panorama des acteurs de l’offre touristique sur le marché du tourisme des jeunes en autonomie de 18 à 25 ans 39

Section 1 : Les organisations de promotion du tourisme des jeunes 40

I. La Fiyto (Fédération of International Travel Organisations) 40

II. Le BITS (Bureau International du Tourisme Social) 41

A) L’UNAT 41

B) L’ANCV 41

III. Le Club français du Tourisme des Jeunes 42

Section 2 : Les centres d ’ hébergements associatifs 43

I. Les Centres de Séjours et les Foyers Internationaux 43

A) Ethic Etapes 43

B) Le FIAP (Foyer International d’Accueil de Paris) Jean Monnet 44

II. Les réseaux associatifs d’auberges de jeunesse 45

A) Hostelling International (HI) 45

B) La Fédération Unie des Auberges de Jeunesses (FUAJ) 45

C) Les autres regroupements associatifs d’auberges de jeunesse 49

D) Conclusions sur l’offre en auberge de jeunesses 50

Section 3 : Les hébergeurs privés 53

I. Les hébergeurs privés en auberges de jeunesse : l’Exemple de St Christopher’s Inn 53

II. Les campings/Bungalow/Mobil- homes 57

A) Le camping 57

B) Les Mobil- homes et habitations légères 59

III. Les hôtels à bas couts 0/1/2 étoiles 60

IV. Les autres alternatives d’offres d’hébergements touristiques 62

A) Les locations collectives 62

B) Les Beds and Breakfast 63

C) L’hébergement chez des amis/connaissances 63

D) Le coach surfing 63

V. Conclusion sur l’offre d’hébergements touristiques 64

Section 4 : Les offreurs de séjours touristiques ou Tours opérateurs 65

I. Les offreurs associatifs 65

A) Ethic Etapes 65

B) Le BITS 65

C) Le FIAP 65

D) La FUAJ 66

II. Les Tours opérateurs sportifs 66

III. Les Tours opérateurs linguistiques 69

A) Les organismes de garantie de la qualité des séjours touristiques 69

B) International Dialog 69

C) La SILC (Séjours Internationaux Linguistiques et Culturels) 70

D) Sprachcaffe 71

IV. Les Tours opérateurs de tourisme de découverte 72

A) Zigotour 72

B) Ze BUS 73

V. Les autres Tours opérateurs 74

Section 5 : Les fournisseurs de produits touristiques 76

I. Les fournisseurs de séjours 77

II. Les fournisseurs de transport 78

III. Les fournisseurs d’hébergement 79

Chapitre 2 : Les avantages et faiblesses de la destination France et les fondamentaux de l’offre touristique 81

Section 1 : Les avantages et faiblesses de l’offre française 81

I. Les avantages de la destination France 81

A) Une destination attractive de mer et soleil 81

B) Une diversité culturelle, patrimoniale et naturelle 82

C) Des prix à relativiser 82

D) Une offre de qualité 83

E) Un fort engagement du secteur associatif 84

II. Les faiblesses de l’offre en France 84

A) L’image de la destination France 84

B) Une offre d’hébergements insuffisante 85

C) Une offre insuffisante de produits touristiques 87

D) Quelques enseignements à tirer d’un Benchmark européen 87

Section 2 : Les caractéristiques fondamentales de l’offre de produit s touristiques pour les jeunes en autonomie

I. Une nécessaire analyse itérative de la demande 90

II. Une offre en référence au triptyque des motivations de départ et à l’expérience 91

III. Un segment identifié mais sous segmentable 92

IV. A l’opposé du package, des produits composables avec liberté de choix 94

V. La question du rapport qualité prix 95

VI. L’hébergement comme pièce maîtresse de l’offre 96

VII. Événementiel, flexibilité et réactivité pour dynamiser l’offre 96

VIII. Internet comme média d’information, de communication, de commercialisation et de fidélisation 97

IX. Une identité forte et des collaborations 99

Chapitre 3 : Mise en perspective de l’analyse documentaire par une confrontation à une analyse qualitative de l’offre 100

Section 1 : Une bonne dynamique de l’offre d’hébergements 100

Section 2 : Les jeunes en autonomie, une cible intéressante 101

I. Un segment qui attire des offreurs 101

II. Un segment en progression 101
III. Une demande qui évolue 102
IV. Des avantages plus nombreux que les inconvénients pour cette cible 103
Section 3 : Des outils de promotion et de distribution diverses 105
I. Une communication presque exclusivement par internet mais aussi par le biais de brochures diffusées dans les autres auberges 105
II. Une distribution via un site internet de l’entreprise mais également via des sites spécialisés 106
III. Une promotion par de multiples canaux pour le CFTJ 106
Section 4 : Réponse à une idée marketing 107
I. Un accès surveillé aux universités et campus 107
II. Un recrutement facile et une formation interne des employés pour Saint Christopher’s Inn 108
Conclusion Générale