Les marchés boursiers : l’histoire des bourses de valeurs

By 26 August 2013

Les marchés boursiers – Section 3 :

3.1- introduction et l’histoire des bourses de valeurs

Les bourses de valeurs sont des marchés sur lesquels s’échangent des titres. Ces derniers sont représentatifs de propriétés d’entreprises (actions), des créances (obligations), de produits conditionnels ou subordonnées (option). Les produits « joués » sur les marchés feront objet d’une étude approfondie.

Les bourses sont de fait des intuitions très anciennes, leur réglementation est relativement récente. Sans jusqu’au Babyloniennes ou aux Romains, on peut dater leur origine au moyen age. L’ordonnance de Philipe Le Bel de 1304 établit les « courretiers de change » et l’édit de 1572 de Charles IX définit les charges d’agents de change. Le mot bourse viendrait lui-même de l’hôtel de la famille Van der Beurse qui, à brague, domiciliait le marché des changes à partir de XVIe siècle.

En 1914, les placements en valeurs mobilières atteignaient 120 milliards de francs (40% de l’épargne privée). Ce fut l’époque des emprunts russes, « non remboursés ». Cette dernière cause, puis la crise de 1929 portèrent un coup décisif à la confiance des l’épargnants. Puis, avec l’oubli, la bourse redémarra. En 1960 /1970 la forte inflation déstabilisa le marché des valeurs mobilières au profit d’autres placement plus résistants à l’inflation tel que l’immobilier et l’or. En 1970/1978 la fièvre de l’or grimpa à tel point que de nombreuses charges d’agent de change furent à la limite de la faillite.

Au cours des années 1980, l’inflation était mondialement jugulée et la situation des entreprises était meilleure. Le marché explosa, les cours des actions furent multipliés par 4 entre 1982 et 1987. Cette fut l’époque des golden boys. Tout le monde gagna pendant 4 ans.

En 1987 les cours, gonflés artificiellement s’effondrèrent, la baisse des taux d’intérêt céda la place à une hausse.

Les années 1990 nous font vivre avec un marché différent et relativement froid. Maintenant, la troisième millénaire, l’internationalisation des bourses ont fait monter (ou descendre) les bourses. Nous sommes entrés dans une période de haute volatilité.

Au Liban, Elle a été établie par un décret de gouvernement sur le 22eme du juillet 1920. Les rapport d’affaires se sont concentrées la plupart du temps sur l’or et des devises étrangères. Ce marché, qui était le premier dans le Moyen-Orient, a attiré le fro France et Syrie d’investissements en plus du Liban. Les revendeurs ont inclus les concessionnaires Français Syrien Libanais mélangés des compagnies d’équipement collectif public.

La bourse des valeurs de Beyrouth n’a travaillé pendant 34 années sans aucun règlement pour régir ses opérations, jusqu’à ce que le parlement libanais dans 1945 ait décrété une telle loi. Elle a été modifiée en 1959, 1961, 1969, 1982 et 1985. La bourse des valeurs a fermé en 1983 comme tant d’autres établissements libanais en raison de la guerre.

Rouvert le 22 septembre, 1995, et le commerce a commencé le 22 janvier, 1996. Le marché secondaire de Beyrouth a été ouvert juin 21, 1994. Les données sont annuelles par février 1949 et mensuel ensuite.

Maintenant les stands d’échange ont porté en équilibre pour reprendre sa vie interrompue pour contribuer sa part dans le processus de reconstruction dans le pays.

3.2- Rôle des bourses de valeur

Les bourses de valeur ont pour objectif le financement de l’économie par voie d’appel publique à l’épargne. Comment attirent les épargnants si ceux-ci n’y trouvent pas un profit potentiel et si possible élevé ? Le poids des bourses est très variable selon les pays. les pays anglo-saxon qui trouvent leur financement grâce à la bourse, à l’allemand et au japon où le circuit de financement bancaire prédomine. Le Liban se trouve dans une position intermédiaire comme la France.

La Bourse joue le double rôle d’être à la fois un lieu de financement pour les entreprises, les Etats ou les collectivités (émission d’actions ou d’obligations) mais également un lieu de placement (investisseurs).

La bourse joue un rôle primordial dans l’économie contemporaine, les entreprises y trouvent une partie des capitaux nécessaires à leur expansion tandis que l’Etat y finance le déficit de ses comptes.

La bourse est un marché réglementé qui organise (fonction):

– La liquidité, c’est à dire la faciliter des échanges par la concentration du plus grand possible d’ordres d’achat et de vente.

– L’égalité entre tous les intervenants par la transparence et l’accès instantané au marché.

– La sécurité, par la garantie que les acheteurs seront livrés et les vendeurs payés à date déterminée.

La bourse propose trois catégories de valeurs mobilières :

– les obligations

– les produits dérivés

– les actions

Enfin, la bourse en tant qu’instrument de placement, permet aux particuliers de devenir les associés des plus grandes entreprises privées industrielles et commerciales par le biais des actions. Elle permet aussi de devenir les créanciers de ces sociétés et de collectivités publiques comme l’Etat et les grandes entreprises nationales en achetant des obligations.

Bourse de Beyrouth: prête à jouer son rôle

Depuis sa renaissance en 1996, jamais la Bourse de Beyrouth n’est parvenue à jouer le rôle que l’on pouvait en attendre dans l’Economie libanaise.

Est-ce encore le signe d’un manque de confiance dans le pays, d’une inadéquation entre les fortes structures familiales dans la plupart des entreprises et l’ouverture du capital qu’elle induit? Toujours est-il que les efforts structurels entrepris depuis près de dix ans pour relancer cette institutions ne sont pas encore récompensés.

C’est ainsi que les volumes traités à la Bourse de Beyrouth demeurent symboliques même si le premier trimestre de 2003 marque un frémissement prometteur.

Le rôle de la Bourse de Beyrouth dans le financement de l’économie locale demeure pour le moment négligeable, alors qu’elle offre, notamment grâce à la coopération des services de la Bourse de Paris depuis son lancement, des meilleurs standards de sécurité pour les transactions et le système de cotation.

Seule une quinzaine de titres y sont négociés soit autant que les Sociétés Financières, ex- Agents de Change, membres du Comité de la Bourse de Beyrouth.

Chaque jour, treize transactions seulement y sont en moyenne effectuées, pour un volume moyen d’un peu moins de 140.000 titres et une valeur moyenne de presque 680.000 US Dollars. Les deux titres de Solidere représente toujours la majorité des transactions suivies des titres du Secteur bancaire comme Byblos Bank et Audi Bank. La part des titres des sociétés industrielles ou commerciales demeure trop rare pour ne pas être symbolique.

Il convient donc aux autorités de tenter de lui conférer une dimension plus populaire et de communiquer un message de confiance pour que cet outil tienne enfin le rôle qui est le sien comme dans tout Etat jouissant d’une économie libérale. Sans doute un de ces nombreux paradoxes dont le Liban détient le secret à l’image de son système bancaire qui n’a jamais cessé de briller.

Lire le mémoire complet ==>

(La Bourse de Beyrouth : Test de l’efficience du marché financier)
Mémoire de fin d’année du Master 2 recherches APE « analyse et politique économique »
Université Montpellier 1