Les conditions nécessaires à l’efficience des marchés financiers

By 26 August 2013

4- Les conditions nécessaires à l’efficience des marchés financiers

L’hypothèse d’efficience des marchés implique la vérification de cinq conditions essentielles :

– La rationalité des investisseurs : les marchés financiers ne peuvent être efficient que les agents économiques sont rationnels, ce qui implique deux hypothèses :

1- en premier lieu, les agents doivent agir de manière cohérente par rapport aux informations qu’ils reçoivent

2- en second lieu, il faut que les investisseurs cherchent à travers leurs actes à maximiser leur espérance d’utilité.

– La libre circulation de l’information et la réaction instantanée des investisseurs : pour que le prix intègre instantanément l’ensemble des informations disponibles il est nécessaire :
1- l’information doit diffusée simultanément auprès de tous les agents économiques.
2- Les agents puissent traiter l’information en temps réel, et agir immédiatement sur le marché en fonction de cette information.

– La gratuité de l’information : tous les agents doivent pouvoir obtenir une information sans des coûts supplémentaires des gestion. Si l’information à un coût, les agents peuvent parier que le coût est supérieur à la perte probable engendrée par l’ignorance de cette information.

– L’absence de coût de transaction et d’impôt de bourse : les agents peuvent hésiter a investir ou à désinvestir si les coûts de transaction ou les taxes boursières grèvent ou annulent les gains potentiel réalisable. En présence les coûts de transactions les agents n’agira sue le marché que dans la mesure où le gain espéré est supérieur aux coûts.

– L’atomicité des investisseurs et la liquidité : les agents ne vont pas réaliser de transactions sur les titres si ces transactions sont susceptibles de faire varier le prix de titres.

5- Qualité et fiabilité de l’information et signaux

Les sources d’information de l’opérateur sont multiples : elle peuvent provenir directement ou indirectement de la société ou de son environnement.

Le schéma résume les diverses sources d’information possible.
Le schéma résume les diverses sources d’information possible
Schéma 2- les différents types d’information concernant les entreprises

La plupart des informations détenues par les opérateurs émanent directement de l’entreprise. Il s’agit essentiellement des informations comptables ou commerciales. Les informations comptables sont transmises périodiquement, au minimum tous les ans au marché.

Grant (1980) montre, que la divulgation d’information comptable intermédiaire à un impact plus important sur les cours que les annonces de résultats annuels.

De plus, les entreprises doivent systématiquement porter à la connaissance du marché toutes les informations susceptibles d’affecter le cours de façons durable. Outre ces informations, ils informent des événements particuliers par la presse.

Si les opérateurs rationnels sont susceptibles d’analyser les informations exogènes et de prévoir leur influence sur le prix des titres cotés. Le doute demeure pour ce qui concerne la fiabilité des informations produites par la firme (information comptable).

L’organisation conserve la maîtrise de sa politique comptable, des dirigeants restent les initiateurs de cette politique et les principales décisions comptables leurs appartiennent. Il est connu et montré que les dirigeant d’une firme utilisent les espace des liberté concèdes par les normes comptables afin de présenter des résultats plus favorables. L’utilisation de ces espaces de liberté, appelée comptabilité créative.

Se pose donc le problème important de la fiabilité réelle de l’information comptable.

En ce sens, une nouvelle barrière apparaît à la théorie de l’efficience des marchés : celle de la fiabilité de l’information et en particulier de l’information comptable, maîtriser par les firmes. L’apparition des techniques de la comptabilité créative remet partiellement en cause la fiabilité de l’information comptable.

6- information comptable et analystes financiers

Les problèmes de la lecture des informations comptables fournies par l’entreprise pour les opérateurs sont triples.

– Les problème de la véracité des informations comptables peut être illustré par les différents scandales mis à jours ces derniers années : Vivendi universal, Enron…. Dans tous ces cas, les investisseurs se sont retrouve face à des informations erronées.

– Le problème de la qualité des informations comptable renvoie aux techniques de plus en plus élaborées de comptabilité créative.

– Le problème de la normalisation et tout autre. La comptabilité établie dans le cadre d règle et de principes. A l’origine, les règles étaient nationales.

Pour GRAY (1988), le cadre comptable d’Europe latine et germanique se caractérise par une certaine uniformité (contrôle…), tandis que le cadre comptable anglo-saxon se caractérise par autorégulation. Donc il y a des nombreuses différents dans la comptabilité des différentes nations. Les analystes financiers et les investisseurs sont pénalises lorsqu’ils doivent pour comparer les informations des entreprises des nationalités différents.

La plus grande nouveauté est utilisation à la large échelle de concept de « juste valeur » ou fair value. L’utilisation de la fair value va obliger les comptables à utiliser la valeur d marché tant pour les actifs que pour la dette. Cette manière permet de déterminer un valeur comptable de la firme proche de sa valeur marchée. A l’avenir cette valeur sera plus importante pour les investisseurs et les analystes financiers.

Cependant, cette méthode de la fair value n’est pas sans inconvénient, elle nécessite en premier lieu l’existence d’un marché pour les actifs et passifs de la firme. Elle nécessite que chacun des marchés nécessaires soit à la fois liquide et efficient.

De plus, si la méthode permet de connaître facilement l’évolution de la valeur des capitaux propres d’une firme. Elle ne permet pas savoir d’où vient l’augmentation ou diminution de cette valeur.

Lire le mémoire complet ==>

(La Bourse de Beyrouth : Test de l’efficience du marché financier)
Mémoire de fin d’année du Master 2 recherches APE « analyse et politique économique »
Université Montpellier 1