Le coefficient de placement de fonds de commerce

By 28 August 2013

II- LE COEFFICIENT DE PLACEMENT :

1- Constance du coefficient de placement :

En matière de fonds de commerce, il est vraisemblable que les amateurs procèdent comme pour les immeubles à une évaluation comparative des avantages et inconvénients de divers fonds correspondants à des activités différentes.

Si par exemple, une telle activité s’avère tout compte fait plus rémunératrice que toute les autres et grâce à l’afflux des amateurs, les prix de ces fonds montent et l’équilibre se rétablit. C’est ainsi qu’on compare des choses qui à première vue paraissent incomparables par exemple un fonds de fleuriste et un fonds de chaussure.

Il convient de dire que pour toutes les entreprises qui ne demandent pas de connaissances spéciales et même dans une certaine mesure, pour celles qui en exigent mais dans ce cas avec un décalage dans le temps, il existe à un moment donné un taux dominant de rentabilité qu’il devrait suffire de corriger à un sens ou dans l’autre pour l’adapter aux particularités de chaque activité.

2- Variations du coefficient de placement :

Le coefficient de placement varie pour une même catégorie d’activités.

** Selon l’importance du revenu net : Il est faux de rapprocher seulement le revenu et prix d’achat sans retenir le même coefficient pour les revenus de grandeur différents sous le prétexte qu’ils sont produits par des entreprises ayant le même objet. C’est pour cette raison qu’il faut distinguer :

* Les entreprises de très faible importance : le titulaire d’un fonds de commerce à faible rendement (fonds rural) recueille un bénéfice net qui est presque exclusivement le produit de son travail, cela ne veut pas dire que le fonds est sans valeur.

* Les entreprises petites : le coefficient augmente dans ce cas progressivement au fur et à mesure que le travail est mieux rémunéré.

* Les entreprises importantes : à partir du moment où le revenu est tel qu’il excède notablement la rémunération normale du travail, l’exploitation devient particulièrement intéressante car il s’agit pour une part du revenu d’un produit pur du capital cela est si vrai que le fonds peut :

– soit être tenu par un gérant recevant un salaire et intéressé au bénéfice.

– soit exploité par un gérant libre servant un loyer au propriétaire.

Dans les deux cas, le titulaire du fonds de commerce se comporte comme un rentier.

– Selon les facilites d’exploitation : les activités difficiles comportent une capitalisation plus réduite que celle d’exploitation plus facile à retenir.

– Selon le degré du risque de l’exploitation : la capitalisation du revenu se fait toujours à un taux d’autant plus faible que le risque d’exploitation est plus élevé. Ce principe se vérifie en matière commerciale ou les fonds les moins exposés aux risque de crise ou de sous- consommation sont les plus recherchés. La sécurité d’exploitation ne dépend pas seulement de la garantie d’un revenu régulier, elle résulte aussi du degré de certitude d’une récupération intégrale du capital investi dans l’entreprise.

Certes, le fonds de roulement est à tout moment récupérable, mais les droits de mutation et frais d’achats sont perdus.

Le fonds de commerce: protection et évaluation
Mémoire de fin d’études – Institut des Hautes Etudes Commerciales
Université 7 Novembre A Carthage