LDLC.com : présentation de l’entreprise et du marché

By 26 August 2013

V. Applications en entreprise

Les stratégies que nous venons d’étudier sont de plus en plus utilisées, notamment pour la vente à distances et les sites d’e-commerce, c’est pourquoi j’ai choisis de baser mon mémoire sur ce type d’entreprise.

1. Présentation de l’entreprise

Le groupe LDLC.com a été créée en 1996 et regroupe plusieurs site de vente à distance ( LDLC.com, Maginéa, etc. ), des sites de conseils (Hardware.fr, aideonline.com) ainsi que des boutiques situées à Lyon et Paris.

Présentation de l’entreprise LDLC.com

Source : LDLC.com

En 2000 puis en 2004, « le groupe fait son entrée au marché libre, ce qui lui confère l’envergure souhaitée par les dirigeants tout en préservant l’esprit familial des débuts ». Basé depuis ses débuts en Rhône-Alpes, LDLC.com couvre actuellement toute la France ainsi qu’une partie de l’Europe grâce { ces différentes versions (.ch, .be, .com) et propose des livraisons dans le monde entier.

« Aujourd’hui, le groupe LDLC.com emploie plus de 350 salariés répartis sur 4 sites en France, dédiées à 11 sites marchands et filiales, 2 sites boutiques et 2 sites de contenus. »

le groupe LDLC.com emploie plus de 350 salariés

Source : LDLC.com

Dans ce mémoire, nous nous consacrerons uniquement à la boutique de vente en ligne de matériels informatiques et multimédia : LDLC.com. Crée en 1997, le site comporte actuellement plus de 8 000 références de pièces ainsi que de nombreuses solutions de configurations.

Depuis plus de 15 ans, LDLC.com a réussi à établir une relation particulière avec ses clients et compte maintenant parmi les plus grands acteurs de la vente à distance de matériels informatique et multimédias.

LDLC.com a réussi à établir une relation particulière

2. Présentation du marché

Sur le marché de la vente à distance aux particuliers, on distingue cinq principaux types d’acteurs :

Les « véadistes traditionnels » : ce sont les acteurs historiques de la vente à distance par catalogue (La Redoute, les 3 Suisses, etc.). Depuis l’émergence du web et avec l’augmentation du nombre de commandes en ligne, leur modèle est complètement remis en question. Le secteur est donc en phase de recomposition.

Les « click & mortar » : Il s’agit des points de ventes en ligne des distributeurs succursalistes qui ont commencé leur activité de vente en ligne à la fin des années 90. On peut notamment citer FNAC.com, ou encore les sites de ventes en ligne des grandes surfaces alimentaires.

Les plates-formes C to C : (ebay, etc.) proposent depuis plusieurs années l’achat de biens ou de services sur internet entre particuliers. C’est un secteur qui se développe de plus en plus sur internet.

Les TPE : elles ont maintenant la possibilité de proposer leur produit directement au client (producteurs par exemple), ont aussi un rôle à jouer dans le domaine de la vente à distance mais représentent un chiffre d’affaire négligeable par rapport aux géants du secteur.

Les pures players : Ils sont eux aussi apparus à la fin des années 90 grâce aux faibles barrières d’entrée sur ce secteur. Cette catégorie regroupe un ensemble de sociétés hétéroclites présentes uniquement en e-commerce (LDLC.com, cdiscount, vente-privée, etc.). Elles profitent d’une forte croissance puisque c’est actuellement plus de 64 000 marchands qui ont étés recensés fin 2009 contre 24 000 en 2006. Ce canal représente plus de 80% du CA du secteur de la VAD

Les pures players

Jusqu’en 2007, on constate une augmentation de l’évolution du chiffre d’affaire de la vente à distance en B to C de produits. Puis, à partir de 2008 lors de la crise, on remarque une nette baisse de la progression du CA.

LDLC.com : présentation de l’entreprise et du marché
Source : Xerfi

Lorsqu’on met en rapport le précédent graphique avec celui de la consommation des ménages, on comprend la diminution de l’évolution du CA des entreprises de e-commerce. Cependant, cette baisse semble toucher nettement moins les entreprises de VAD que certaines grandes enseignes offlines puisque le nombre de cyberacheteurs ne cesse de croitre depuis plusieurs années.

l’évolution du CA des entreprises de e-commerce l’évolution du CA des entreprises de e-commerce

Source : Xerfi

On constate aussi que ce sont les produits techniques qui sont le plus prisés par les consommateurs sur internet, suivis de près par l’habillement et les produits culturels.
les produits techniques qui sont le plus prisés par les consommateurs sur internet, suivis de près par l’habillement et les produits culturels
Source : Xerfi

Malgré la baisse du panier moyen par transaction, le nombre croissant de cyberacheteurs ainsi que le nombre de transactions nous laissent penser que ce secteur est en pleine dynamique.

le nombre croissant de cyberacheteurs ainsi que le nombre de transactions

Alors que le profil type d’un cyberacheteur est clairement défini (un homme de 18 à 39 ans vivant dans un foyer de 3 { 4 personnes disposant d’un revenu mensuel supérieur { 2 300€ et habitant une grande agglomération), il existe encore de nombreux potentiels de croissances des ventes en ligne auprès :

– Des femmes

– Des plus jeunes

– Des familles nombreuses

– Des revenus intermédiaires

Dans les années à venir, internet continuera à représenter la quasi-totalité des canaux de commandes de la vente à distance. Cependant, la position des leaders Français, notamment dans le secteur des pure-players, laisse actuellement peu de place aux nouveaux entrants sur le secteur.

De plus, la réglementation de la vente à distance et du e-commerce est fortement réglementé :

– Principes de base de l’information du consommateur (art. 121-18) : Coordonnées, frais de livraison, modalités de paiement, droit de rétractation, durée de validité de l’offre, etc.

– Informations obligatoires (art. 121-19) : Conditions de résiliation du contrat, informations relatives au service après-vente, etc.

– Loi Chatel : Informations de livraison, suivis de commande, remboursement lors du droit de rétractation, etc.

PESTEL du secteur de la vente à distance et sites de e-commerce :
PESTEL du secteur de la vente à distance et sites de e-commerce

En dépit des freins à la création de nouveaux acteurs dans le secteur du e-commerce, nous pouvons voir grâce à la matrice PESTEL ci-dessus que la croissance du e-commerce est assurée dans les années à venir.

Les « Pure Players » ne sont pas en reste puisque c’est eux qui ont la croissance la plus forte prévue dans les années à venir. En effet, tout nous laisse à penser que ces acteurs continueront à mettre en place les solutions nécessaires, comme la gestion de l’e-réputation, afin de continuer { bénéficier d’une forte croissance.

Forces Faiblesses
Maitrise des fondamentaux d’internet (gestion du site, marketing, etc.) Moins de pouvoir de négociation que les « click & Mortar », donc une diminution des marges.
La faiblesse des coûts fixes permet de proposer des prix plus bas que dans les commerces traditionnels. Manque de notoriété des nouveaux entrants (coûts d’acquisition des nouveaux clients élevés).
Réactivité et souplesse du support internet. Difficultés à atteindre la rentabilité pour les nouveaux entrants.
Possibilité de développer une offre de niche.
Opportunités Menaces
Recherche des prix les plus bas par les internautes. Rentabilités négative pour certains sites.
La hausse de la confiance dans l’achat en ligne entraine une augmentation des ventes. Hausse du nombre de sites marchands.
Essor du web communautaire. Les internautes ont peu confiances dans les publicités

Lire le mémoire complet ==> (En quoi la gestion de l’E-réputation est-elle devenue un facteur de réussite primordiale pour nos entreprises ?)
Mémoire de fin d’étude – MGE 4 : Management des PME – IDRAC Montpellier
Ecole Supérieure de Commerce – International School of Management