L’analyse technique et la faible de la théorie de l’efficience

By 27 August 2013

2.2- L’analyse technique

EN revanche, une contradiction existe entre la forme faible et l’analyse technique. Le principe de l’analyse technique constitue la négation de la forme faible de la théorie de l’efficience. L’analyse technique se fonde sur l’analyse des séries du cours passés pour tenter de déterminer une tendance d’évolution des prix des titres ou pour permettre prévoir les hausses ou baisses des cours.

L’analyse technique se fonde sur des graphiques opposant le prix du titre en ordonnée et le temps en abscisse. Les principaux principes de l’analyse technique sont :

Les lignes de résistance et les supports :
Les lignes de résistance et les supports
Graphique 2 supports et résistance

Il s’agit de seuils qui empêchent la progression du marché. Ainsi les cours butent sur les lignes de résistance et sur les supports sans parvenir à les franchir.

Lorsque les cours varient pendant une certaine durée entre une ligne de résistance et support, la combinaison de la ligne de résistance et du support est appelée tunnel.

Lorsque les cours coupe une ligne de résistance, il s’agit d’un signal de hausse : l’investisseur peut acheter le titre qui devrait s’apprécier. Au contraire lorsque le prix franchit un support, il s’agit d’un signal de baisse.

Les moyennes mobiles : La méthode des moyennes mobiles constitue à la fois l’une des plus anciennes et l’une des plus utilisées dans le domaine de l’analyse technique. La moyenne mobile permet de lisser les cours en calculant quotidiennement une valeur égale à la somme des X cours précédents devisée par X, soit : MMx = (Pt +Pt-1 +Pt-2 …+Pt-x+1) / X. il est possible d’affiner la méthode en utilisant des moyennes mobiles pondérées ou exponentielles.

Lorsque les courts traversent à la hausse une moyenne mobile, cela constitue un signal d’achat. Il en est de même lorsqu’une moyenne mobile « courte » c’est-à-dire calculée à partir d’un petit nombre de cours, traverse à la hausse une moyenne mobile « longue ». Inversement, la traversée à la baisse de la moyenne mobile par le cours ou d’une moyenne mobile « longue » par une moyenne mobile « courte » constitue un signal de vente.

Les moyennes mobiles
Graphique 3 Les moyennes mobiles

Le momentum : Le momentum est censé représenter la vitesse d’évolution des cours. Lorsque est dans une phase d’accélération haussière et baissière, le momentum augmente.

Le momentum s’obtient en calculant jour après jour la différence des cours pour un intervalle de temps donné. La formule d’un momentum à x jours est :

M(X jours) = Ct – Ct-x où Ct est le cour du jour t

Le RSI (relative strength index) : le RSI appartient à la famille des oscillateurs. Il est donc censé mesurer l’évolution de la vitesse de croissance ou de baisse d’un titre. Il doit permettre de prévoir de façon fine les changements de tendance. Il se calcule de la façon suivante :

RSI (X jours) = 100 – [100 / (1+RS)

RS = Moyenne de hausse / Moyenne de baisse

Le RSI est borné et varie entre 0 et 100. Lorsque le marché est en forte hausse ; le RSI tend vers 100, il tend vers 0 lorsqu’il est en baisse. Lorsque le RSI passe d’une valeur supérieure à 70 à une valeur inférieure, cela est censé constituer un signal de vente. Un signal d’achat est constitué par un passage d’une valeur inférieure à 30 à une valeur supérieure à 30.

Les oscillateurs stochastiques : le concept de base est de dépister la naissance d’une nouvelle tendance en mesurant la différence entre le prix de clôture, le plus haut et le plus bas d’une série de cours.

Pratiquement, une stochastique d’ordre D est calculée de la manière suivante.

%D (x jours) = 100 * [(C-Lx) / (Hx – Lx) C la dernière cours de clôture
Lx le cours le plus bas
Hx le cours le plus haut

Les méthodes d’analyse technique ne sont fondées sur aucune analyse théorique ou étude empirique. Elles proviennent simplement d’observation non systématiques et des règles initiées sans réel fondement scientifique.

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(La Bourse de Beyrouth : Test de l’efficience du marché financier)
Mémoire de fin d’année du Master 2 recherches APE « analyse et politique économique »
Université Montpellier 1