L’accessibilité des agences GMF Assurances : éléments positifs

By 10 August 2013

c. Eléments positifs et pistes de réflexion

L’étude menée a permis de relever quelques éléments positifs qu’il a été préconisé de conserver pour améliorer le niveau d’accessibilité.

La plupart du temps, les agences sont situées dans un environnement accessible. Un parking comportant des places réservées aux personnes à mobilité réduite, ou, dans le cas de Paris, des arrêts de bus (les bus sont majoritairement accessibles à Paris) se trouvent à proximité. La voirie environnante est très souvent praticable en fauteuil roulant.

Certaines parois vitrées contiennent des rappels incrustés ou collés, ce qui met en évidence ces éléments pour les personnes malvoyantes.

Paroi vitrée avec rappels visuels opaques incrustés
Paroi vitrée avec rappels visuels opaques incrustés

Paroi vitrée avec rappel visuel collé
Paroi vitrée avec rappel visuel collé

Les intitulés de portes (sous forme écrite ou d’illustrations) sont susceptibles d’améliorer fortement l’orientation des personnes sourdes ou malentendantes, et peut favoriser l’orientation d’une personne atteinte d’une certaine déficience mentale.

Illustrations « homme » et « femmes » pour les toilettes Illustrations « homme » et « femmes » pour les toilettes
Illustrations « homme » et « femmes » pour les toilettes

Intitulé de porte pour le bureau du conseiller financier
Intitulé de porte pour le bureau du conseiller financier

Les portes d’entrée automatiques sont également une bonne idée, cela supprime les problèmes  d’ouverture de porte.

Portes automatiques
Portes automatiques

L’interphone présent dans le sas d’une agence peut constituer une piste de réflexion. En effet, la possibilité d’appel via un interphone ou une simple sonnette en cas de besoin d’aide pour entrer dans l’agence peut être appréciable pour l’usager.

 Interphone dans un sas d’entrée
Interphone dans un sas d’entrée

Une plate-forme permettant de monter ou descendre un fauteuil roulant a été installée dans une agence. Ce type de structure peut être une bonne solution en cas de présence d’escaliers dans d’autres agences. Concernant les cas de marche isolée, une rampe contrastée peut permettre de mettre en évidence la présence de cette marche d’assurer l’information et donc la sécurité de l’usager.

Monte-escalier pour fauteuil
Monte-escalier pour fauteuil

Les interrupteurs noirs sur fond blanc sont également intéressants, cela permet de les distinguer facilement.

Interrupteur noir sur fond blanc
Interrupteur noir sur fond blanc

Le revêtement de sol en carrelage bleu et blanc comme observé dans quelques agences constitue un marquage au sol utile délimitant clairement l’espace d’attente dédié aux sociétaires.

Marquage au sol délimitant l’espace d’attente dédié aux sociétaires
Marquage au sol délimitant l’espace d’attente dédié aux sociétaires

Le sol peut parfois être abimés ou compter quelques altérations (bosses, trous,…). J‘ai eu l’occasion d’observer une mise en évidence de ce type d’obstacle par une peinture jaune à l’endroit concerné. Cette méthode est efficace pour palier tout risque de chute chez les personnes malvoyantes.

Rappels visuels jaunes indiquant les altérations du sol
Rappels visuels jaunes indiquant les altérations du sol

Souvent, les salariés sont soumis à des torsions du tronc ce qui peut fragiliser leur dos. Ce mouvement de torsion est souvent dû à la position de l’imprimante, souvent placée derrière le conseiller. Ainsi, la position de l’imprimante entre deux bureaux, à hauteur de main, près des salariés, semble proposer un aménagement optimal au regard de cette problématique.

Imprimante située entre deux bureaux ouverts
Imprimante située entre deux bureaux ouverts

En dernier lieu, j’ai tenté d’apporter quelques pistes de réflexion supplémentaires en tant qu’éventuelles réponses à quelques points gênants soulignés dans cette étude.

Ainsi, les informations visuelles importantes telles que le plan des lieux ou un avertissement écrit (par exemple, « Attention à la marche ! ») pourraient être créées en relief ou doublés de manière sonore en vue de les rendre accessibles aux personnes aveugles.

Les parois vitrées donnant sur la voirie contiennent le logo GMF Assurances incrusté dans le verre. Ce logo opaque se situe en partie basse des parois, cependant, il est recommandé de proposer des rappels visuels entre 1,10 m et 1,60 m du sol. Le contraste peut également être renforcé par des couleurs plus vives.

Les intitulés de porte permettent à chacun de se repérer correctement. Il est possible de doubler ces intitulés en braille incrusté directement sur les poignées de porte de sorte qu’une personne aveugle puisse se repérer aisément.

d. Conclusion

Dans l’ensemble, j’ai pu observer une inaccessibilité facilement améliorable dans la majorité des cas, concernant l’accueil du public.

L’accueil des personnes sourdes ou malentendantes dépend des capacités personnelles du sociétaire. En effet, si celui-ci a gardé un reste auditif exploitable et/ou pratique aisément la lecture labiale, l’échange avec cette personne sera possible avec une bonne articulation et/ou un volume plus élevé de la parole du conseiller face à son client. En revanche, dans le cas d’un sociétaire sourd pratiquant la langue des signes et dont le niveau de lecture labiale est insuffisant pour assurer la bonne compréhension du discours, il sera nécessaire de proposer un accueil en langue des signes. Un tel accueil est prévu dans l’une des agences parisiennes.

Les personnes malvoyantes, les sociétaires aveugles et les personnes debout à mobilité réduite peuvent être plus ou moins bien reçus en termes de confort. En effet, les principales lacunes législatives portent sur les normes des escaliers et les rappels visuels sur les parois vitrées.

L’accessibilité dédiée aux personnes circulant en fauteuil roulant est la moins évidente au regard des nombreux éléments structurants tels que les marches ou les ressauts de plus de 2 cm. Globalement, j’ai recensé 11 agences sur 53, accessibles aux sociétaires en fauteuil roulant et 22 n’imposant que de simples adaptations tels que des chanfreins ou de petites rampes fixes ou mobiles.

Malgré un contexte juridique dense qui ne cesse de se développé afin de fixer les contraintes à prendre en considération, les exigences légales d’accessibilité envers les travailleurs handicapés ne sont pas encore très précises. Ainsi, lors de chaque intégration d’un employé en situation de handicap, une analyse précise des besoins de la personne et des possibilités d’aménagement de poste sera indispensable.

En conclusion de cette analyse, j’ai noté que 9 agences offrent un bon potentiel d’accessibilité destinée aux salariés.

Enfin, il est important de souligner que ces observations ont été réalisées dans de courts délais, il sera donc nécessaire de valider ou d’affiner ces premiers constats par un diagnostic technique en cas de projet de réaménagement d’une de ces agences.

4) Présentation des résultats

Des points de situation étaient prévus chaque semaine, ainsi le suivi de cette mission s’est, en partie, effectué durant ces entretiens.

A ce suivi se sont ajoutées deux dates fixées pour me permettre de présenter mon travail plus en détail.

Le 28 mai, j’ai présenté les résultats de mon étude, axés sur la ville de Paris, à mon tuteur. Pour ce faire, j’ai choisi de lui remettre un premier rapport traitant uniquement des agences parisiennes accompagné d’une présentation orale (avec un support PowerPoint) des points principaux de l’analyse réalisée. Quelques ébauches de fiches accessibilité ont également été présentées afin de détailler leur mode d’emploi. Cette présentation intermédiaire m’a permis de préparer un dossier de base amené à s’étoffer au fur et à mesure de ma mission. L’appréciation de mon tuteur vis-à-vis de l’avancement de mon travail et des premiers résultats obtenus, a conforté l’adéquation de ma méthode avec ce qu’il m’avait été demandé.

Vers la fin de mon stage, un bilan de mes activités a eu lieu avec mon tuteur, Jean-Jacques SUDRE, responsable de la Mission Handicap, Isabelle ECCKHOUT, Responsable du Pôle Développement des Ressources Humaines et Manuel DE DIEULEVEULT, Directeur des Ressources Humaines. Lors de cet entretien, j’ai dressé un bilan rapide des différentes tâches auxquelles je m’étais attelée pour m’attarder en détail sur les résultats de ma mission principale : la situation de l’accessibilité des agences GMF Assurances d’Ile de France, aux personnes en situation de handicap. Ainsi, durant cet échange, j’ai présenté en détails cette étude via la version papier d’une présentation PowerPoint abordant les points principaux de l’analyse rendue sous la forme du rapport créé auparavant et enrichi de plusieurs nouvelles données et de réflexions complémentaires.

Ma présentation orale s’est organisée selon le même plan que le rapport. Ainsi, après un bref rappel des exigences légales correspondant à l’entreprise, j’ai décrit la méthodologie des diagnostics en rappelant les informations législatives rassemblées, le nombre d’agences visitées, le temps accordé à chacune et le matériel utilisé. Par la suite, j’ai détaillé le mode d’emploi des fiches accessibilité créées pour chaque agence en précisant l’utilité des pictogrammes et des degrés graphiques utilisés et en indiquant le plan de celles-ci par lequel l’accessibilité pour les sociétaires en situation de handicap était clairement dissociée de l’accessibilité envers les travailleurs handicapés. Suite à cela, j’ai décrit les éléments principaux entravant une bonne accessibilité ainsi que les pistes de réflexions les plus pertinentes pour chacun des cas (sociétaires et salariés).

Ma conclusion se voulait précise en termes de données chiffrées pour mettre en évidence les possibilités d’améliorations faciles à prendre en compte afin de répondre aux obligations légales et de proposer une bonne qualité d’accessibilité aux sociétaires comme aux salariés.

L’appréciation des différentes hiérarchies, vis-à-vis de cette mission s’est révélée favorable, l’utilité de cette étude ayant été considérée, j’ai obtenu confirmation que mon travail jouerait un rôle dans les actions à venir. En effet, il me tenait à cœur de soumettre une étude réellement utile afin de permettre aux décideurs de disposer des constats susceptibles d’orienter leur choix, au regard de la politique d’intégration que l’entreprise souhaite mettre en œuvre.

D’un point de vue personnel, la gestion de cette mission m’a permis d’enrichir mes connaissances ainsi que mes compétences dans différents domaines.

D’une part, j’ai acquis des connaissances juridiques et techniques relatives à l’accessibilité du public ainsi qu’à celle des salariés. J’ai expérimenté l’étude de terrain durant laquelle j’ai appris et fait évoluer mon approche des lieux dans le but de gagner en efficacité. J’ai également développé une méthode d’observation correspondant au déroulement d’un diagnostic ou d’un audit.

D’autre part, je me suis adaptée à la vie en entreprise et notamment au respect de la pyramide hiérarchique. En effet, mes visites devant être annoncées à un certain nombre de collaborateurs, j’ai observé et compris l’importance d’une bonne communication interne.

De plus, la présentation d’une étude en milieu universitaire se présente différemment qu’une étude dans le milieu professionnel. Ainsi, j’ai dû m’exercer à cibler rapidement les résultats dans le but d’optimiser l’efficience de mes constats dans l’optique de favoriser une mise en œuvre active de leur prise en compte.

Lire le mémoire complet ==> (La problématique du handicap dans l’entreprise : l’accessibilité des conditions de travail et de l’offre de service)
Rapport de stage M2 – Sciences Technologie, Santé (STS) – Spécialité : Technologie et Handicap
Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis – Master HANDI