La Bourse de Beyrouth : Test de l’efficience du marché financier

By 26 August 2013

“… bourse joue un rôle très important dans les reconstructions du pays selon de la besoin de l’économie des épargnes. Mais les volumes traités à la Bourse de Beyrouth demeurent symboliques même si le premier trimestre de 2003 marque un frémissement prometteur, mais il est contenu dans l’augmentation jusqu’au 2006 dépassant la choc…”

Université Montpellier 1

Mémoire de fin d’année du Master 2 recherches APE « analyse et politique économique »

La Bourse de Beyrouth
Test de l’efficience de marché financier « étude de la série des rendements de l’indice boursier BLOM ».

Sous la direction : M. TERRAZA MICHEL

Rédigé par : MELHEM SADEK

Année universitaire
2005-2006

Résumé

Ce travail vise à approfondir l’analyse paramétrique des processus stochastique. Dans le cadre économique, ce travail s’appuie sur l’étude de l’efficience du marché boursier libanais. Nous allons tester empiriquement sa forme faible en analysant la série des rendements de l’indice BLOM par l’approche paramétrique. Nous tenterons traitant les fluctuations observées sur le marché en cherchant à identifier notre série tout en tenant en compte les modèles ARCH.

Mots-clés : Efficience, processus de marché aléatoire, prévision, modèle ARCH.

Remerciement
Bien que seul le nom de l’auteur apparaisse sur la couverture, la conception d’un acte est souvent l’aboutissement d’un travail collectif.
Il doit beaucoup au professeur Michel Terraza qui a assuré la direction de cette mémoire avec une patience et un engouement certains.

Je voudrais remercier le professeur Françoise Seyte pour m’avoir aider.
Je voudrais aussi remercier M. Wassim Njeim pour le soutenir et son aide d’envoyer les bases des données de la bourse.

Que soient donc remerciés ici toutes celles et tous ceux qui m’ont aidé et assisté.

Introduction  :

Après l’époque d’or libanaise entre 1943 jusqu’à 1975, la guerre civile a commencé au Liban. Cette période décrit par la période de prospérité et de développement économique. La situation économique était trop forte dans tous les niveaux (bancaire, tourisme, agriculture, industriel…), même la situation de la livre libanaise contre le dollars était surévaluation. Pendant cette période, les activations de la bourse dépendaient sur les banking, le commerce des devises étrangers, de l’or et des actions des compagnies françaises qui ont privilégiés au moyen orient pendant la colonisation français. En 1957, en résulte de la développement de la bourse dans le monde, il émis un décision, au Liban, qui organise les marchés des actions et les marchés de devises. Donc pendant cette période, la bourse était faible et fragmenté.

Entre 1975 et 1990, c’est la période de la guerre civile. Toutes les infrastructures sont détruites, la livre baisse fortement, le taux de croissance devient nul, brièvement l’économie libanaise devient instable et passe en phase de crise. Pour cela, il est naturel que les activations de la bourse soient cessées.

Apres onze ans de rupture le travaillent dans la bourse libanaise. La bourse joue un rôle très important dans les reconstructions du pays selon de la besoin de l’économie des épargnes. Mais les volumes traités à la Bourse de Beyrouth demeurent symboliques même si le premier trimestre de 2003 marque un frémissement prometteur, mais il est contenu dans l’augmentation jusqu’au 2006 dépassant la choc d’attenta d’ex premier ministre le 14 février 2005.

A partir de là, la bourse libanaise a envisagé plusieurs choc selon sa construction, l’indice boursier a enregistré une baisse de points en une seule journée suite à l’attenta de l’ex première ministre le 14 février 2005.

Comment expliquer des mouvements d’une telle ampleur ? Sont-ils conciliables avec les hypothèses de base de la théorie financière ?

Une partie importante de la recherche économétrique s’est trouvée vers l’étude non linéaire des séries temporelles. Le développement récent des méthodes et des tests statistiques rend désormais possible la modélisation non linéaire. L’intérêt suscité depuis les années 80 par les modèles dynamiques non linéaires a conduit des nombreux auteurs à rechercher l’existence d’une structure non linéaire, déterministe ou stochastique, dans les séries. La difficulté à distinguer un processus aléatoire d’un processus déterministe rend frontière entre ces deux processus difficilement identifiable.

L’analyse des fluctuation de cours boursiers est liées à celle des fluctuations économique. En particulier, les anticipations théoriques de cours reflètent les anticipations des fondamentaux de l’économie, le marché financier est souvent considéré comme un indicateur avancé de l’économie. L’approche retenue ici pour explique les mouvements de cours boursiers est donc stochastique1 puisque les mouvements de cours apparaissent comme résultat de chocs exogènes venant affecter le marché. En outre, les fluctuations économiques tout comme les fluctuations de cours boursiers, ne peuvent exister en l’absence de chocs exogène. Les marché financiers s’inscrivent généralement dans le cadre stochastique. Si le processus sous-jacent à la série des rendements est chaotique, la théorie de l’efficience n’a tout simplement plus aucun sens puisque les écarts observés du cours à sa valeur fondamentale ne peuvent en aucun cas apparaître comme manifestation de chocs exogènes.

L’incapacité apparente de cette théorie à rendre compte d’événements comme la chute instantanée de toutes les places financières en octobre 1987 a conduit certains économistes à abandonner l’hypothèse de rationalité (Shiller 1989). Ils pouvaient alors adhérer a l’approche déjà suivie par Keynes qui mettait en avant l’importance des phénomènes psychologiques sur les marchés financiers2 écrit.

1 Mignon (1998) a rejeté l’hypothèse de chaos déterministe en faveur du caractère stochastique des processus sous-jacent aux séries des rendements boursiers et kyrtsou et Terraza(2000) ont appliqué les outils de détection du chaos. Ils montrent que l’hypothèse de chaos déterministe est rejetée en faveur du caractère stochastique du processus des rendements de l’indice CAC40.

2 Keynes 1936, P.170)

« la plupart d’entre eux se soucient beaucoup moins de faire à long terme des prévisions serrées du rendement escompté d’un investissement au cours de son existence entière que de devenir peu avant grand public les changement futurs de la base conventionnelle d’évaluation. Il se préoccupent, non de la valeur véritable d’un investissement pour un home qui l’acquiert afin de le mettre en portefeuille, mais de la valeur que le marché, sous l’influence de la psychologie de masse, lui attribuera trois mois ou un an plus tard ».

Ainsi, ce n’est pas l’anticipation sur la valeur des fondamentaux qui induirait les fluctuations de cours mais l’anticipation sur le comportement des autres opérateurs. L’hypothèse d’agents rationnels prenant leurs décisions indépendamment des autres est ici occultée par la prise en compte des phénomènes psychologiques. A la vision économique traditionnelle attribuant les fluctuations des cours à l’arrivée d’informations nouvelles non anticipées s’oppose l’approche privilégiant les comportements psychologiques, les phénomènes de foule. Selon cette dernière, les écarts du cours à sa valeur fondamentale résulteraient ainsi des comportements mimétiques des agents (Orléan (1986)).

De façon plus générale, la théorie de l’efficience des marchés financiers stipule que le cours observé reflète toute l’information disponible. De nombreux travaux empiriques sur la théorie de l’efficience des marchés sont basés sur les méthodes paramétrique : Fama (1965), French et Roll (1986)…..En outre, les auteurs se sont penchés sur l’étude de la prévisibilité des rendements à partir d’autres variable économiques ou financières par les méthodes paramétriques [voir par exemple Campell et Shiller (1987) et fontaine (1990), Mignon (1998) a réexaminé l’hypothèse d’efficience des marchés financiers sous l’angle double des processus chaotique et des processus à mémoire longue.

Dans ce contexte, l’objet de ce mémoire est donc d’examiner l’efficience du marché boursier beyrouthin sur le série des rendements de l’indice BLOM par les méthodes paramétrique ARCH.

A cette fin, le présent travail s’articulera autour de trois parties. La première partie, consacrée à la présentation la situation économique au Liban, l’histoire et l’évolution de la bourse libanaise. La deuxième partie, il consiste en premier lieu à présenter les différents types d’efficience des marchés ainsi que les test ayant permis de les mettre en évidence. En deuxième lieu, il cherche en perspective l’efficience des marchés financiers avec un certain nombre d’objet. Les exposés théorique figurant dans ces deux parties seront accompagnés d’applications empiriques portant sur la rentabilités des indices boursier BLOM, la présentation de série utilisée se trouvant au chapitre troisième.

Plan

Introduction

Chapitre I : la bourse des valeurs de Beyrouth

Secton1- La situation économique au Liban

1.1- Le PIB

1.2- La monnaie et le prix

1.3- Le balance et l’endette

1.4- L’emploie

1.5- Le secteur tertiaire

1.6- Le commerce

Section 2- le marché financier libanais (bourse)

2.1- Background

2.2- Priorité et buts

2.3- L’attraction étranger et la clef

2.4- révélations

2.5- L’optimisme est en règle

Section 3- Les marchés boursiers

3.1- Introduction et l’histoire des bourses des valeurs

3.2- Le rôle de la bourse dans le système financier

3.3- Définition et fonctionnement de la bourse

3.3.1- Les émissions des titres

3.3.2- La négociation et la cotation des titres

3.4- Les fonctions économiques de la bourse

3.4.1- Stimuler l’emploi et la croissance

3.4.2- garantir la liquidité de l’épargne te les capitaux

3.4.3- estimer la situation des entreprises

3.4.4- Mesure la santé de l’économie

3.5- La structuration de la bourse libanaise

3.5.1- Les marchés de BSE

3.5.2- les listes des compagnies dans les marchés

3.5.3- Les obligations

3.5.4- Les Auteurs du marché

3.5.5- Les méthodes de répartition des lettres d’échanges

3.5.6- Les différentes branches de la bourse

3.5.7- Les qualifications de la marche d’échange (bourse)

3.5.8- La société MIDECLEAR

3.6- Evolution de la bourse de valeur de Beyrouth

3.7- Evaluation de la bourse de valeur de Beyrouth

Chapitre II : l’efficience des marchés financiers

Section 1 Définition et déclinaisons de la notion d’efficience des marches financières

1.1- définition de l’efficience des marches financières

1.2- les principales conséquences de l’hypothèse d’efficience

1.3- Hypothèse des marchés efficients et marchés purs et parfaits

1.4- les conditions nécessaires à l’efficience de marchés financiers

1.5- Qualité et fiabilité de l’information et signaux

1.6- information comptable et analyses financières

Section 2 Réexamen de l’hypothèse d’efficience des marchés financiers

1- les deux dimensions de l’efficience : information et rationalité

1.1- efficience informationnelles

1.1.1- Définition de la valeur fondamentale d’un actif

1.1.2- La théorie de l’efficience des marchés financiers

1.2- Rationalité et anticipation rationnelles des agents

1.2.1- La rationalité

1.2.1.1- rationalité instrumentale

1.2.1.2- rationalité cognitive

1.2.1.3- rationalité limitée ou procédurale

1.2.2- anticipation rationnelles

1.2.2.1- Définition

1.2.2.2- implications et caractéristiques des anticipations

Section 3 les trois formes de l’efficience

1- La forme faible de l’efficience et les tests de prévision des cours

1.1- Définition et implication de la forme faible

1.2- analyse fondamentale et analyse technique

1.3- tests d’efficacité des méthodes systématiques et spéculation

1.4- tests d’auto covariance et d’auto corrélation

1.5- tests des changements de signe (runs)

1.6- tests plus élaborés de marchés aléatoire et quasi marche aléatoire

1.6.1- test de racine unitaire

1.6.2- test de quasi marche aléatoire

1.7- analyse spectrale, la co-intégration et la bootstrap

1.8- les possibilités de détermination des rendements des actifs à partir d’un Certain nombre de variables : inflation..

1.9- comparaison des quelques études concernant de la forme faible

2- La forme semi forte de l’efficience et les tests d’événements

2.1- Définition et implications de la forme semi forte

2.2- la forme semi forte et la vitesse d’ajustement des cours

2.3- la vitesse d’ajustement des cours à un événement spécifique

2.4- la méthodologie de l’étude d’événement

2.5- les limites de cette méthode et la nouvelle approche

2.5.1- hypothèse joint

2.5.2- la stabilité et la volatilité

2.5.3- les méthodes fondées sur les volumes de transaction

2.5.4- utilisation de la fourchette

3- La forme forte de l’efficience et information privilégiée

3.1- Définition et implication de la forme forte

3.2- le problème de la vérification de la forme forte

3.3- l’étude des délits d’initiés et des quasi délits d’initiés

3.4- la mesure des performances des portefeuilles

3.4.1- quelques précision sur le mesure de la rentabilité et la Performance des SICAV

3.4.2- mesure de performances et efficience des marchés financiers

3.5- quelques conclusions partielles sur la forme forte

Section 4 Les principaux biais à la théorie de l’efficience

4-1- Les biais à la théorie de l’efficience : généralité

4-2- Les biais de fin de cycle

4-2.1- l’effet fin de semaine

4-2.2- l’effet fin de mois

4-2.3- l’effet fin d’année

4-3- les biais liés à la taille des firmes

4-3.1- l’effet taille

4-3.2- l’effet PER et l’effet Book To Market ratio

4-3.3- les relations entre effet taille et l’effet de fin de cycle

4-4- Les bulles spéculatives

4-4.1- les bulles rationnelles

4-4.2- les bulles informationnelles

4-4.3 – les bulles irrationnelles

4-5- les biais liés à l’irrationalité des investisseurs

4-6- les biais sont ils bien réels ?

– Retour sur la rationalité des agents et finance comportementale

– Résumé

Chapitre III : Application, Modélisation ARCH des rentabilités boursières de l’indice bancaire

Section1 Les processus à non linéarité en variance : les modèles ARCH

1.1- formalisation générale

1.2- Processus ARCH et GARCH

1.3- Une caractérisation générale des processus de type GARCH

1.4- Rappel sur le test ARCH

1.5- Les méthodes d’estimation

1.5.1- Le maximum de vraisemblance

1.5.2- les moindres carrées en deux étapes

1.6- Modèles ARCH et prévision

Section 2 Analyse empirique de l’indice bancaire

Conclusion

  1. Le marché financier (le marché boursier de Beyrouth)
  2. Les marchés boursiers : l’histoire des bourses de valeurs
  3. Définition et fonctionnement de la bourse (marché de capitaux)
  4. La structuration de bourse de Beyrouth: les marchés de BSE
  5. L’évolution et l’évaluation des bourses des valeurs de Beyrouth
  6. L’efficience des marchés financiers : Définition et déclinaisons
  7. Les conditions nécessaires à l’efficience des marchés financiers
  8. Les deux dimensions de l’efficience des marchés financiers
  9. Rationalité et anticipations des agents des marchés financiers
  10. Les trois formes de l’efficience des marchés financiers
  11. L’analyse technique et la faible de la théorie de l’efficience
  12. Les tests d’efficacité des méthodes systématiques de spéculation
  13. Test plus élaborés de marché aléatoire et de quasi-marché aléatoire
  14. L’analyse spectrale la co-intégration et le bootstrap
  15. La forme semi forte de l’efficience et les tests d’événement
  16. Efficience du marché financier et Méthodologie de l’étude d’événement
  17. La forme forte de l’efficience et information privilégiée
  18. Les mesures de la rentabilité et de la performance d’une SICAV
  19. Les principaux biais à la théorie de l’efficience
  20. Les bulles spéculatives et les biais liés à la taille des firmes
  21. Les biais liés à l’irrationalité des investisseurs
  22. Modélisation ARCH des rentabilités boursières de l’indice bancaire
  23. Analyse empirique de l’indice boursier BLOM
  24. La situation économique au Liban, la bourse de valeur de Beyrouth