L’enseignement en France : le système éducatif français

By 26 July 2013

1.3. L’ENSEIGNEMENT EN FRANCE

1.3.1. Le système éducatif français

Pour des raisons pratiques et dans l’intérêt du sujet, je vais me limiter ici au système éducatif actuel. Comme nous l’avons vu précédemment avec J. Houssaye et C. Freinet, l’enseignement s’inscrit dans une institution. Celle-ci cadre son activité par le contrat pédagogique.

L’institution scolaire est le lieu d’une socialisation à la fois morale, technique et intellectuelle. Elle a pour fonction que les enfants s’approprient des savoirs et des pratiques trop complexes pour pouvoir être l’objet de la seule transmission familiale.47 Par le biais l’élève se transforme et s’insère dans des groupes autres que familial, s’initiant et se perfectionnant ainsi à des pratiques sociales et culturelles.48

Le fonctionnement actuel de cette institution qu’est le système éducatif français est un héritage des évolutions politiques passées. De ce fait, l’enseignement en France à l’heure actuelle repose sur la liberté de l’enseignement, la laïcité, la gratuité et l’instruction obligation de 6 à 16 ans. La liberté de l’enseignement permet la coexistence d’un système public d’enseignement et d’établissements privés pouvant bénéficier de l’aide de l’état et soumis à un contrôle. L’enseignement public relève de l’autorité directe du ministre de l’Education Nationale qui assure la responsabilité de l’organisation et du contrôle de l’éducation à tous les niveaux.49

1.3.2. Les politiques éducatives française

L’éducation doit être pris en compte à la fois comme « un enjeu social, comme une composante de la croissance économique, comme une organisation nationale, un projet de gouvernement »50. Il est dès lors une nécessité de considérer l’évolution de la politique éducative française. Inutile toutefois ici de faire une chronologie exhaustive des différentes politiques modernes d’éducation française. Il s’agit davantage de mettre en exergue le fonctionnement général actuel et son développement.

M-C Blais nous rappelle que le débat contemporain trouve ces sources et enjeux dans la querelle datant de 1981 entre pédagogues et républicains. Les premiers sont soucieux de la modernisation du système et de son adaptation aux besoins de l’enfant et de la société. Quant au second, ils sont nostalgiques d’une certaine vision de la république, partisans d’une « école sanctuaire » dédiée à la transmission des savoirs.51

Le terme « politique éducative » définit la stratégie et les moyens mis en œuvre pour atteindre les buts de celle-ci.52 Aujourd’hui on peut indiquer qu’elles sont multiples. En effet, selon J. Beillerot , nous sommes passé d’une politique d’éducation à des politiques d’éducations multiples. C’est précisément le passage de l’un à l’autre qui relève pour C. Durand-Prinborgne de la problématique actuelle.53

Le second grand changement significatif se situe au niveau du passage de la planification des politiques vers leurs centralisations.

C’est à partir de 1946 « que la question de l’éducation [est] envisagée sous la forme d’une planification économique et sociale. »54 Celle-ci semblait une solution « relativement régulière et formelle de répondre à des besoins d’organisation, d’anticipation et d’orientation ».55

Avec la centralisation en 1983, « on est passé d’un Etat-développeur, qui planifiait le développement de l’éducation, à un Etat-régulateur, qui doit fixer des priorités, s’assurer que le territoire national ne se segmente pas trop du point de vue de l’éducation et de la formation, négocier et contractualiser. »56

A présent, la mise en œuvre de ces stratégies est effectuer par des d’organes périphériques de l’état comme les rectorats, les inspections d’Académies et les établissements et par des organes indépendants de l’Etat, tel que les collectivités territoriales et même, d’une certaine façon, les entreprises pour les politiques de formations.57

J. Beillerot évoque à ce propos la mise en place de politiques propres aux établissements scolaires sous la forme par exemple de projet. Elle s’interroge sur la notion de partenariat par laquelle, « toutes les instances sont amenées à conduire des politiques à la fois pour elles-mêmes et en même temps en concluant des partenariats ».58 Ces derniers Beillerot les désigne comme des sortes de « néo-institutions éphémères ».

Dans cette optique G. Braun indique que : « depuis plus d’un siècle, l’objectif principal des réformes des systèmes éducatifs est de mieux répondre aux impératifs du développement industriel et à la demande croissante – en qualité comme en quantité – de formation.»59

Mais pour se faire, ces réformes ont dû trouver un équilibre entre la nécessité d’une large distribution du savoir, l’essor des théories de l’apprentissage et une meilleure gestion des systèmes éducatifs.

«Très vite, les technologies de l’information et de la communication ont été perçues comme pouvant être un recours – inéluctable aux yeux de certains spécialistes – pour répondre à ces enjeux de société.»60

Lire le mémoire complet ==> (Les TICs et l’enseignement : le cas du bureau virtuel de l’université Lyon II)
Mémoire de fin d’études
Université Lyon II : Institut de la communication