Expériences pilotes: collaboration logistique industriel-distributeur

By 25 July 2013

C- Retours d’expérience

L’EPC commence à être développé mais nous n’avons pas trouvé de documents se référant à des expériences pilotes sur l’unité de vente consommateur ou sur un linéaire individuel hormis celles instiguées par Gillette pour lutter contre le vol. La RIFD reste pour le moment au stade de pilotes. Nous essaierons de faire dans cette partie une synthèse des retours d’expériences recueillis à la fois auprès de distributeurs mais aussi d’industriels qui ont utilisé les puces au niveau des cartons et des palettes.

Le marquage RFID peut se faire à différent niveau. Les palettes bénéficiant déjà d’un identifiant unique, le numéro SSCC, la technologie RFID apporterait rapidité et fiabilité. Néanmoins, représentant des volumes importants, elles peuvent, en attendant, être facilement répertoriées avec les codes barres. La RFID s’appliquerait idéalement sur les cartons voire sur les unités consommateurs.

Examinons dans un premier temps les avantages du marquage des cartons pour l’industriel. Certains assurent eux-mêmes le prélèvement de leurs produits pour constituer des palettes hétérogènes plus adaptées aux petites chaînes de distribution. Tout mouvement de carton serait aisément repéré et archivé pour qu’un réassort s’en suive. De plus, la traçabilité serait meilleure. L’identification se fera au niveau des cartons et non des lots. En cas de rappel de produits, on pourra mieux cibler les produits à retirer des linéaires et des entrepôts. Les coûts de destruction et de rapatriement des produits en seront diminués. L’opération se déroulera plus rapidement amenuisant ainsi les impacts sur l’image de l’entreprise auprès des consommateurs. Enfin, la disponibilité des produits en rayons profite aussi à l’industriel qui fidélise ses clients et ne perd pas de parts de marché au profit éventuel de ses concurrents.

Les gains spécifiques au distributeur concernent essentiellement la gestion du réassort en ayant une meilleure visibilité sur les stocks. Dans un tiers des cas de rupture, les produits sont présents dans le magasin mais non disponibles en rayon. Les emballages étant presque tous identiques, il faut disposer d’un accès facile à l’information contenue dans les étiquettes ou les puces. La technologie RFID est dans ce domaine plus performante car elle ne nécessite ni l’alignement ni une grande proximité entre le lecteur et la puce. Les magasins pilotes ont par ailleurs constaté une meilleure détection des erreurs de livraisons. Auparavant, ils n’avaient pas le temps de vérifier toutes les livraisons. Ils leur arrivaient donc de payer des produits qui ne leur avaient pas été livrés ou de recevoir des produits non référencés. Dans ce dernier cas, il était plus économique de détruire ces produits plutôt que de les renvoyer à l’expéditeur. Ils sont donc parvenus à réduire les discordances entre les informations du système de gestion des stocks et le stock physique en magasin.

Dans un autre tiers des cas de rupture, les causes sont dues aux processus de commandes et de prévisions des magasins. Des stocks erronés ou la perte d’articles vont générer des mauvaises commandes. Les articles perdus doivent être identifiés dans le système. La puce RFID est une arme de lutte contre le vol mais permettrait aussi de localiser les articles déplacés de leurs emplacements d’origine par les consommateurs.

La maîtrise du stock des réserves arrières est un enjeu majeur pour les magasins pour fiabiliser leurs approvisionnements et éviter les ruptures en linéaire. La baisse des coûts d’exploitation et la hausse du chiffre d’affaires grâce à un meilleur réassort en découleraient. La majorité de ce stock est souvent composée de produits promotionnels ou non alimentaires. En effet, pour les premiers, l’incertitude sur les ventes est plus grande et est compensée par un niveau de stock plus élevé. Pour les produits non alimentaires, il est plus facile de se constituer un stock car les contraintes en termes de date de péremption et de conditions thermiques de stockage sont plus faibles. Les magasins consultés disaient fonctionner grâce à la mémoire de leurs employés et des chefs de rayons pour savoir s’ils avaient encore du stock en réserve. Comme il n’existe pas de systèmes permettant de détecter les mouvements de cartons, il n’est pas possible de distinguer ceux étant en magasin de ceux de la réserve. En installant un lecteur à la sortie de la réserve, il serait possible d’identifier les flux et de connaître précisément la disponibilité des produits en linéaire d’une part et en réserve d’autre part. Pour ne pas comptabiliser les cartons vides réentrant dans la réserve, une transaction de décrémentation des stocks devra être créée.

Enfin une meilleure gestion du réassort peut aussi permettre de réorienter les employés vers des activités à plus forte valeur ajoutée. Ils peuvent être davantage sur le terrain pour prévenir tout type de problèmes. La RFID facilitera une gestion de type First In First Out ce qui est indispensable pour le commerce de denrées périssables.

La RFID présente également de nombreux avantages communs aux distributeurs et industriels dont notamment le gain de temps et d’espace. Les palettes n’ont plus besoin d’être vérifiées manuellement et ce à tous les stades du processus : expédition, réception… En apposant les puces directement sur les cartons, les inventaires sont nettement moins fastidieux. Il est important de remarquer que les expériences utilisant des puces RFID sur les unités de vente consommateurs sont encore très rares pour les produits de grande consommation. Le prix reste rédhibitoire.

L’espace est optimisé. En gagnant du temps sur les préparations et les réceptions, la zone d’expédition ou de réception est libérée plus rapidement pour l’affecter à un autre usage. Gain d’espace et de temps sont bien évidemment synonymes de gains financiers.

Cependant, les économies ne sont pas les uniques sources d’amélioration liées à la RFID. La traçabilité est un critère de grande importance pour les consommateurs. Elle concerne donc les deux acteurs de la chaîne logistique. Il faut rassurer le client en lui garantissant la qualité des produits.

Les expériences pilotes ont permis de confirmer les avantages et inconvénients pressentis de la technologie mais aussi de chiffrer les gains. L’annexe C résume tous ces points du point de vue de la plateforme du distributeur et de celui de l’industriel

Pour comparer le prix de l’étiquette par rapport au bénéfice, il est nécessaire de prendre le temps de manutention plutôt que le prix des unités manipulées. Si l’on considère par exemple la phase de contrôle. En prenant comme hypothèses que 15 camions quittent l’entrepôt chaque jour et que le coût horaire de la main d’œuvre est de 25 Euros. La RFID permet de gagner 10 minutes par camion lors de la phase de contrôle. En prenant 250 journées de travail par an, l’entreprise peut économiser 16000 euros par an sur un seul entrepôt soit une économie moyenne de 0.2 euros par palette10.

Dans le cadre des ruptures, le taux de rupture se situe aux environs de 4% et de 1% des ventes globales pour le taux de perte. La RFID permet de séparer les produits en magasin des stocks en réserve. De plus, la précision sur les livraisons reçues est meilleure. Pour y parvenir réellement, l’implication des deux acteurs est nécessaire. En s’appuyant sur les puces apposées sur les cartons, l’industriel ou l’entrepôt améliorera son prélèvement tandis que le magasin vérifiera plus rapidement et de manière plus fiable le contenu des livraisons. La participation de cette amélioration globale à la disponibilité des produits en linéaire a été estimée à une hausse de 2% soit 0.5% du chiffre d’affaires. Prenons un produit dont le prix de vente est de 2 euros avec une marge brute de 25% pour le distributeur. Pour chaque produit vendu, il dégagera donc un profit supplémentaire de 0.5 euros. Pour un carton ayant 20 unités, le calcul devient :

0.5%*0.5*20= 0.05 euros de bénéfices supplémentaires par carton
0.5% Hausse du CA due à la RF
0.5 Bénéfice par produit
20 Nombre d’unités par carton

10 Cet exemple et le suivant sont inspirés d’un rapport commissionné par le METRO group et rédigé en collaboration avec SAP et Intel. « RFID : une innovation prometteuse ». p 15

Pour l’industriel, on peut conserver la même marge de 25% par rapport au prix de vente au distributeur. Cependant, en cas de rupture, un consommateur achètera un produit concurrent 1 fois sur 3. Ainsi, une meilleure disponibilité en magasin implique une augmentation des ventes de 0.66% pour le fabricant. En reprenant le même calcul que ci-dessus pour un prix de vente au distributeur de 1,5 euros d’où un bénéfice par produit s’élevant à 0.38euros, on obtient également 0.05 euros de bénéfice supplémentaire par carton pour l’industriel.

Ainsi, les sources d’économies sont nombreuses car elles interviennent à toutes les étapes logistiques. Le tableau ci-dessous résume les gains obtenus grâce au marquage par radiofréquence dans le cas de palettes et de cartons.

Expériences pilotes: collaboration logistique industriel-distributeur
Source : Rapport commissionné par le METRO group et rédigé en collaboration avec SAP et Intel. « RFID : une innovation prometteuse ». p 24

Ce tableau met en relief l’écart entre les gains pour l’industriel et le distributeur dans le cas de marquage de palettes. Le marquage des cartons ne présente pas pour le moment de gains suffisants notamment pour les petites structures qui ne bénéficieraient pas d’économies d’échelle. En développant la technologie, les chercheurs découvriront aussi davantage d’applications qui pourraient convaincre les entreprises de la grande consommation de franchir le pas. Un dispositif couplant des lecteurs sur chaque emplacement et des cartons marqués individuellement permettrait un inventaire automatique à tout instant en temps réel.

Il est également important de préciser que ces chiffres sont basés sur un taux de lecture proche des 100%. Si les tests en laboratoire ont en effet annoncé ces valeurs, ils n’ont pas encore pu être confirmés par une utilisation au quotidien et sur une longue période. Or, si le taux n’était pas de 100%, la majorité des avantages décrits n’auraient plus lieu d’être. Il faudrait toujours vérifier manuellement ce qui anéantirait les économies. Un taux de 100% est actuellement difficile à atteindre en ce qui concerne la lecture des cartons sur une palette. La plateforme pourrait se contenter d’utiliser les données relatives aux cartons prélevés. L’exactitude du prélèvement ayant toutes les chances de s’améliorer avec le développement des puces RFID, l’entreprise aurait une image précise de son stock. L’objectif est de pouvoir se passer totalement du code-barres actuel. Un indicateur de lecture est une solution possible. Il permettrait d’indiquer que la bonne palette a bien été lue. Néanmoins, cet indicateur doit se déclencher quasi instantanément pour préserver les gains de temps. Un autre problème décrit précédemment et effectivement rencontré est du aux collisions entre lecteurs. Ce risque d’interférences fait l’objet de nombreuses études car avec le prix, ce sont les deux obstacles majeurs au développement de cette technologie. L’opérateur doit pouvoir être certain qu’il ne lit qu’une étiquette à la fois. La présence de signaux indicateurs pour toute manipulation est une nécessité.

D- Synthèse

1- Des fabricants peu enthousiastes

Les retours d’expérience présentés dans la partie précédente ont permis de mettre en relief les avantages et les difficultés rencontrées par les entreprises pilotes, représentantes des distributeurs et industriels. Pour le fournisseur, l’optimisation du processus est davantage liée au marquage des palettes qu’au marquage des cartons. Les plus gros industriels fonctionnent fréquemment en palettes qui seront éventuellement éclatées sur les plateformes et entrepôts des distributeurs. Ils n’ont donc pas beaucoup d’enjeux pour le marquage des cartons hormis celui de participer à un meilleur réassort. La communication au sein de la chaîne étant plus un obstacle qu’un atout, les industriels ne sont pas convaincus que le marquage des cartons profitera directement à leurs produits et à leurs chiffres d’affaires.

Néanmoins, la relation distributeur-industriel est aussi une relation de pouvoir. La conjoncture actuelle favorise les distributeurs dans les négociations. Il est alors de l’intérêt des industriels de satisfaire aux attentes de leurs clients directs. Les leaders du secteur lanceront probablement des projets pilotes pour tester l’efficacité et l’intérêt de cette technologie. La motivation n’étant pas très forte, il est fort probable que ces projets tardent à démarrer et que le processus soit long avant une éventuelle application générale. De plus, les palettes bénéficient déjà d’un identifiant unique avec le code SSCC. La RFID apporte uniquement des avantages en termes de rapidité et de fiabilité de lecture. Cela sous-entend que le taux de lecture doit tenir ses promesses d’un taux avoisinant les 100%.

Pour les PME, le déploiement de la technologie RFID ne se fera certainement pas dans un futur proche, les investissements sont trop lourds à supporter. A l’heure actuelle, la majorité des écrits sur le sujet proviennent plutôt de cabinets de consultants que de mises en pratique réelles.

Etude de cas Procter&Gamble France

Procter&Gamble France et la RFID

Interrogés sur la RFID, nos interlocuteurs sont restés distants par rapport à cette technologie. Si leurs collègues américains sont fréquemment cités pour leurs projets de RFID en collaboration avec Wal-Mart, il n’en est pas de même en France. La demande de ces puces provient essentiellement des distributeurs. Pour les industriels, le coût est lourd à supporter d’autant plus que le prix de vente au distributeur n’augmenterait pas ou très peu. Certes, il existe une volonté de se rapprocher du consommateur mais de là à avoir une vision unitaire de la consommation… Même pour les cartons, la pose de puces a un coût de revient élevé. De plus, il est fort probable que les distributeurs gardent jalousement les données sur les sorties de caisses. La prise de pouvoir étant en faveur de ces derniers, les industriels ont du mal à faire entendre leurs souhaits. La fin 2005 sera marquée par l’introduction de Gillette au sein de Procter&Gamble. Gillette est une des entreprises très impliquées dans les pilotes RFID. En effet, leurs lames de rasoirs figurent parmi les articles les plus volés. Ainsi, une puce permettrait de renforcer les dispositifs de lutte contre le vol. Il est donc possible que Procter&Gamble bénéficie de l’expérience et du savoir de Gillette sur la RFID pour l’appliquer à terme sur ses propres produits. Cette initiative leur permettrait de s’installer davantage dans l’enseigne et de nouer des liens encore plus forts.

2- Des distributeurs intéressés pour un meilleur réassort

Pour les distributeurs, les puces RFID associées à l’EPC offrent en effet de nombreuses perspectives d’amélioration de gestion de leur chaîne logistique. Contrairement aux industriels, ils travaillent avec le carton comme unité de lots. L’environnement réglementaire et les nouvelles attentes des consommateurs ont forcé les enseignes à revoir leurs modes de distribution pour approvisionner au plus juste leurs magasins. Elles sont donc intéressées par un système leur permettant de tracer des cartons en espérant ainsi diminuer les ruptures en linéaire.

L’utilisation de linéaires intelligents est très prisée des magasins pilotes. Néanmoins, tous les produits devraient alors être équiper d’étiquettes radio ce qui n’est pas envisageable actuellement en raison du coût de revient de la puce. Le simple fait d’équiper un linéaire d’un lecteur est de 1000 euros. Il est estimé que ce type de dispositifs est rentabilisé pour des produits ayant un prix de vente à l’unité supérieure à 13 euros11. Ainsi, plusieurs problèmes doivent être résolus :

Le coût unitaire de l’étiquette
Le coût de l’infrastructure : Implanter dans un magasin un système capable de lire chaque étiquette et ce toutes les quelques secondes demanderait de trier une grosse quantité de données. Cette gestion aurait un coût élevé. Les différents lieux de transit des produits devront être équipés pour le moins de lecteurs RFID. Pour des volumes de transit importants, la rapidité ne sera véritablement atteinte qu’en présence de portiques lecteurs.
La modification du processus : Le réassort actuel se base sur des cartons.

Décider de réapprovisionner les linéaires suppose un réassort permanent. Les clients du magasin n’apprécieront pas forcément d’être gênés dans leurs achats par des employés regarnissant les allées et transportant des cartons à travers le magasin.

Quant à l’Electronic Product Code, il est au point mais la technologie de support et d’analyse de ce code, à savoir la RFID, n’est pas encore convaincante en termes de rapport bénéfices/investissements.

Au-delà des contraintes financières, l’utilisation de la radiofréquence peut se heurter aux associations de consommateurs. Le client devra donc être averti de la présence de puces sur les produits. La prise de décision quant aux standards de fréquences et d’utilisation avance mais il reste encore de nombreux points à éclaircir. Cette méthode ne pourra être vraiment appliquée que si elle est globale et si possible internationale, les investissements devant être justifiés. Pour cela, les différents acteurs doivent parvenir à un consensus. La RFID et l’EPC ne présentent des avantages que si appliqués à l’intégralité de la chaîne logistique. Ils sous-entendent un degré de partenariat entre les fabricants et les distributeurs encore plus forts que dans le cadre de la Gestion Partagée des Approvisionnements. Communication, partage des gains et de l’information, développement des projets en commun sont autant de défis à relever. Enfin, la suite logicielle doit s’adapter à ces évolutions. La majorité des entreprises ont actuellement recours à plusieurs éditeurs. Or l’intérêt de la radiofréquence est d’intervenir aux différents stades de la chaîne. Pour l’instant, tous les éditeurs n’ont pas intégré cette technologie. Il faudra donc développer un support informatique différent destiné à collecter, trier et traiter toutes les données RFID générées lors de l’identification ou des mouvements des objets.

Conclusion :

Les partenariats comme l’Efficient Customer Response ou le Collaborative Planning Forecasting and Replenishment permettent en effet d’affiner les prévisions de commandes, d’améliorer la disponibilité en magasin, d’être plus réactif en accélérant le flux d’information et de produits. En outre, ils encouragent à réduire les stocks et les coûts de transport. Cependant, ils participent également à la lutte de pouvoir que se livrent industriels et distributeurs. L’appropriation d’une plus grande part du processus global, de la conception à la livraison en magasin en passant par la production, permet de rester maître des centres de profit et d’économies.

Grâce à la Gestion Partagée des Approvisionnements, les industriels, comme Procter&Gamble, ont pu remonter dans la chaîne de valeur vers le consommateur. Si ce type de collaboration requiert une forte implication des fournisseurs, il leur donne aussi l’opportunité de s’interroger sur leurs procédés en interne pour les optimiser et ainsi être plus compétitif. Le distributeur abandonne alors en partie son expertise et peut perdre progressivement son savoir-faire logistique.

La chaîne logistique globale est dynamisée ce qui réduit le délai de mise en linéaire des produits. Même si les résultats restent décevants, les ruptures en linéaire se font plus rares. Par conséquent, le service au consommateur est amélioré ce qui est le but ultime de l’Efficient Customer Response.

Néanmoins, les difficultés subsistent en termes de communication et partage des gains financiers entre enseignes et fabricants. Ainsi, la technologie ne semble pas être le problème clé à résoudre à l’heure actuelle. L’identification par radiofréquence et le développement de l’Electronic Product Code offrent de nombreuses perspectives pour améliorer la visibilité sur l’ensemble de la chaîne. Visibilité et synchronisation des données sont, sans aucun doute, indispensables pour mieux maîtriser les flux de produits. Ils permettront, à terme, de mieux anticiper la demande et d’éviter la pénurie. Cependant, les investissements nécessaires pour l’implémentation de la RFID dans les entrepôts ou magasins restent trop conséquents pour que l’on puisse envisager une utilisation massive dans les années à venir. Avant de lancer des projets techniques de cette envergure, le travail de fond doit se faire sur le relationnel entre les différents acteurs. De nombreuses améliorations peuvent y être accomplies sans nécessiter des investissements financiers. Pour mener à bien un projet RFID, l’implication et la motivation de chacun doivent être maximales. Or, les fabricants se sentent frustrés de ne pas percevoir de retombées économiques de la GPA. Ils ne sont pas prêts, du moins en France, à investir dans la mise en place de pilotes RFID. De plus, la synchronisation des données n’apportera pas tous les bénéfices escomptés si le partage de l’information ne se fait pas correctement.

Lire le mémoire complet ==> (La collaboration logistique entre les acteurs de la grande distribution et de la grande consommation)
Mémoire de fin d’études – DESS Logistique
Université Paris I Panthéon Sorbonne

Table des matières :

Introduction 4

I- la grande distribution et ses spécificités 5

A- Un peu d’histoire 5

B- Les contraintes du secteur de la grande distribution 7

1-Offrir de la variété 7

2-Proposer des produits à bas prix 9

3-Une superficie limitée 11

II- La collaboration fabricants – distributeurs 14

A- La collaboration : qui intéresse-t-elle ? 14

B- L’ecr et ses outils 16

1 – Le codage et scanning pour identifier les mouvements de produits 19

2 – L’EDI et ses successeurs 22

3 – Les applications de gestion des évènements collaboratifs 24

4 – La Gestion Partagée des Approvisionnements (GPA) 24

5 – Le cross docking 26

6- Le Collaborative Planning Forecasting and Replenishment- (CPFR) 27

C- Les enjeux de la collaboration 29

1- Prise de pouvoir pour le fabricant 29

2- Réduction des coûts 35

3- Traçabilité 38

D- Les problèmes rencontres 41

1- Les problèmes relationnels entre distributeur et fabricant 42

a) Le partage de l’information 42

b) Les ruptures en linéaire 43

c) Le partage des gains 45

2- Les obstacles techniques 46

a) La résistance au changement 46

b) La synchronisation des données 47

III- Voies d’amélioration 48

A- Un cahier des charges tourne vers la visibilité 49

1- Améliorer la visibilité 49

2- Améliorer la qualité des inventaires 50

3- Avoir une meilleure connectivité 51

4- Etre facilement intégrable 51

B- Les solutions actuelles 52

1- L’EPC pour un marquage unique 52
2- L’identification par radiofréquence 54
a. Description de la technique 54
b- Ses avantages pour la grande distribution 55
c- Les applications envisageables 56
d- Les problèmes à résoudre 58
e- La suite logicielle suit-elle les évolutions ? 61
C- Retours d’expérience 61
D- Synthèse 67
1-Des fabricants peu enthousiastes 67
2- Des distributeurs intéressés pour un meilleur réassort 68
Conclusion