Relation l’infirmier et la famille avec le malade d’Alzheimer

By 10 May 2013

Le cadre théorique – Chapitre II :

I- Relation infirmier/famille

Dans le cas de la maladie d’Alzheimer, l’infirmière a plus un rôle propre qu’un rôle de collaboration.

En effet, l’infirmière de par ses connaissances peut informer les familles en rapport à la maladie d’Alzheimer, leur donner des conseils sur le réaménagement du domicile dans le cas du maintien à domicile, sur les différentes structures d’accueils, …

En tant qu’infirmière, elle doit être à l’écoute (active et passive) de la famille, elle doit faire preuve de discrétion et de respect envers ses familles. Elle peut les orienter vers un autre professionnel de la santé, par exemple vers un psychologue dans le cas où elle s’apercevrais que la famille ne fait plus face à la maladie et à la lourdeur de la prise en charge.

Cependant, l’infirmière peut aussi avoir des difficultés pour parler et écouter les familles et réagir de manière personnelle selon le problème.

Les mécanismes de défense des infirmières sont :

* L’esquive :

Ce mécanisme de défense est un moyen d’éviter la personne ou le questionnement de quelqu’un adroitement c’est à dire que la personne va répondre aux questions mais de manière superficielle, sans rapport direct avec la question.

L’infirmière peut ne pas connaître de manière détaillée la maladie d’Alzheimer ou ne pas se sentir à l’aise pour répondre aux questions des familles si bien qu’elle esquive les réponses en disant, par exemple, « veuillez m’excuser mais j’ai d’autres soins à faire, je ne peux pas vous répondre pour le moment. »

Dans certains cas, l’infirmière a établi une relation de confiance basée sur le respect et sur l’écoute des familles.

Il arrive qu’une infirmière ne prenne pas le temps de répondre aux questions des familles que ce soit en milieu hospitalier ou à domicile.

Ce mécanisme de défense entraîne un sentiment d’incompréhension chez la famille. Elle peut se sentir rejetée par le manque de communication avec l’infirmière.

* La rationalisation :

Dans la rationalisation, l’infirmière répondra à la question mais elle utilisera un jargon infirmier bien souvent inconnu par les familles voire incompréhensible.

Par ce mécanisme de défense, l’infirmière se protège elle-même par peur ou parce qu’elle ne veut pas faire face aux familles et au malade d’Alzheimer d’Alzheimer.

Le fait d’utiliser la rationalisation provoque, chez le patient et chez la famille, de l’angoisse car ils ne comprennent pas toutes les informations qui leurs sont données.

Ce mécanisme de défense empêche les familles et les patients d’avancer dans leur processus de deuil, cela les empêche d’intégrer et d’accepter la nouvelle.

* La fuite en avant :

La fuite en avant a pour objectif de donner beaucoup d’informations en peu de temps afin de ne plus avoir à faire face à la souffrance des personnes.

Souvent ce mécanisme de défense est utilisé à tort :
– soit les professionnels de la santé surestiment les capacités psychiques d’intégration du patient et/ou de sa famille
– Soit l’infirmière est incapable de faire face à la souffrance du patient et de sa famille et donc de se maîtriser.

L’infirmière n’attend pas les questions, il les devance et fait les questions/réponses. Tout ceci provoque sidération et incapacité à faire face à toutes les informations données.

* L’identification projective :

Ce mécanisme de défense apparaît lorsque la distance entre l’infirmière et le patient ou sa famille n’existent plus.

L’infirmière projète la maladie d’Alzheimer sur l’un des membres de sa famille et va réagir en fonction. Elle se substitue au malade d’Alzheimer et se met en symbiose avec la maladie et c’est ainsi que la soignante transfère sur le malade d’Alzheimer cette nouvelle personnalité.

Plus aucun soin ne devra être fait par ses collègues, l’infirmière pense qu’elle seule peut soigner le patient ; elle peut devenir agressive envers ces collègues si ces derniers osent soigner le malade d’Alzheimer d’Alzheimer.

Du fait d’être en symbiose constante avec le malade d’Alzheimer et la maladie, l’infirmière ne peut plus faire face à la maladie et à la mort future. Il n’y a plus aucune distance et lorsque le malade d’Alzheimer vient à décéder, l’infirmière s’effondre.

Le patient ne se sent plus respecté comme une personne à part entière et il tait son angoisse et fait tout ce qu’on lui dit.

Toutes les infirmières n’utiliserons pas ces quatre mécanismes de défense, en effet elles peuvent utiliser :

* L’empathie :

L’empathie est à différencier de la sympathie car, dans la sympathie nous faisons référence à n comportement réflexe de type réactif alors que l’empathie correspond davantage à une attitude envers autrui excluant tout entraînement affectif personnel et tout jugement moral.

* L’écoute active et passive :

L’écoute passive consiste à monter à l’interlocuteur que l’on s’intéresse à ce qu’il dit et à l’encourager à poursuivre la discussion.

Pour se faire, il faut être attentif à l’autre, le regarder et éviter toutes distractions.

L’écoute active, quant à elle, exige une participation de deux personnes minimum. C’est à dire que nous devons participer à la discussion et pas seulement écouter ce que notre interlocuteur a à dire.

Lire le mémoire complet ==> (Comment aider la famille à accepter et à gérer la Maladie d’Alzheimer chez un proche atteint de cette maladie, au stade II et vivant à domicile ?)
Travail de fin d’études présenté en vue de l’obtention du Baccalauréat en Soins Infirmiers
Haute Ecole Galilée – Institut Supérieur de Soins Infirmiers Galilée I.S.S.I.G.