L’Internet – la plaidoirie de la défense : la Netiquette

By 7 May 2013

2.1.2. La plaidoirie de la défense

Nos venons de dresser un portait assez pessimiste de l’Internet en mettant en avant les failles qui sont liées à la structure même de celui ci. Compte tenu de tous ces éléments, on pourrait se demander pourquoi un outil aussi imparfait est-il utilisé par des millions de gens à travers le monde et pourquoi il connaît un aussi grand succès ?

Les internautes eux même conscients des dérives qui peuvent être engendrées par le système, ont eux même créé un système d’autorégulation qui élimine rapidement les points de vue arbitraires, sans fondement et les jugements de valeur ;des outils mis à la disposition des internautes pour faire face à la surabondance d’informations17, ainsi que des clés permettant de contrôler les sources et les diffusions d’informations…

2.1.2.1. La Netiquette

Le premier moyen qui a été établi est la « Netiquette » qui représente l’ensemble des règles de conduite et de savoir-vivre des utilisateurs de l’Internet.

Voici un résumé sous forme de commandements de ce que peut contenir la Netiquette : Computer Ethics Institute18

Les 10 commandements du savoir-vivre informatique

** Tu n’emploieras pas l’ordinateur pour nuire à autrui.
** Tu ne brouilleras pas le travail informatique d’autrui.
** Tu ne fouineras pas dans les fichiers des autres.
** Tu n’emploieras pas l’ordinateur pour voler.
** Tu n’emploieras pas l’ordinateur pour faire de faux témoignages.
** Tu n’emploieras, ni ne copieras des logiciels que tu n’as pas payés.
** Tu n’emploieras pas les ressources informatiques d’autrui sans autorisation.
** Tu ne t’approprieras pas le travail intellectuel d’autrui.
** Tu songeras aux conséquences sociales du programme que tu écris.
** Tu emploieras l’ordinateur de manière à faire preuve de considération et respect

Ces principes, s’ils sont respectés éliminent une bonne partie des pratiques de dénigrement qui peuvent être faites.

Cependant, on peut considérer que rien n’oblige l’Internaute à les respecter, il n’existe à priori aucune « Cyberpolice » en charge de traquer les Internautes non respectueux de cette « Webconstitution ».

17 se référer au chapitre 3.2.1. « les outils propres à Internet
18 Netiquette complète

2.1.2.2 L’auto – censure

Un internaute est quelqu’un qui surfe sur le Net, en respectant la Netiquette et dans le but d’y trouver quelque chose ; La personne qui décide de consacrer du temps à la recherche d’informations ou souhaite échanger sur des sujets avec d’autres personnes ayant les mêmes préoccupations et qui ne souhaite ni perdre son temps à palabrer sur des sujets peu intéressants ni, encore moins, sur des rumeurs sans objet.

C’est ainsi qu’il s’est crée sur le Net une forme d’autocensure si opérationnelle au sein des groupes qu’il est aujourd’hui assez rare d’être ennuyé par des comportements contraires à la Netiquette.

Si nous prenons l’exemple des groupes de discussion, il est fréquent de voir un internaute écrire directement à un autre internaute que la question qu’il vient de poser a déjà été traitée auparavant et qu’il serait judicieux qu’il consulte les archives avant de faire part de ses interrogations à l’ensemble du groupe.

Si le nouvel entrant ne reproduit pas ce comportement, le petit avertissement sympathique restera de bon ton, cependant, s’il réitère ce type de pratiques les autres lui répondront beaucoup moins gentiment, ils iront même quelquefois jusqu’à l’exclure de la liste.

2.1.2.3. Vérifier les sources

Comme tous les outils à vocation informative, le lecteur est supposé vérifier lui même les sources des documents qu’il lit. Si l’internaute prend la peine de contrôler l’origine et le bien fondé d’une information qui lui est transmise, il élimine une grosse partie des fausses informations en circulation sur le Web.

Cependant ce principe n’est pas non plus lié spécifiquement à l’Internet, n’importe quelle personne en recherche d’informations (journaux, revues, médias…) n’est pas censée croire tout ce qu’elle peut lire et diffuser une information sans en avoir vérifié l’exactitude.

Il est évident que la variété et le nombre d’informations circulant sur Internet accentuent ce phénomène, mais cette règle reste une règle de gestion de l’information à laquelle il ne faut pas déroger si l’on ne veut pas être soit même une source de désinformation.

De plus, bien souvent, il suffit de se poser quelques questions fondamentales concernant l’information reçue pour avoir une idée sur son bien fondé, comme par exemple en ce qui concerne les informations inédites, « scoop », … : Quel est l’intérêt pour l’émetteur de divulguer ou diffuser ce type d’information ? A qui profite le crime ?…

En prenant ces quelques précautions d’usage, on peut éviter pas mal d’écueils et de désagréments.

Lire le mémoire complet ==> (L’intégration d’Internet en tant qu’outil de veille dans une entreprise internationale)
Mémoire de fin d’études – Spécialisation affaires internationales
Ecole Supérieure de Commerce Marseille Provence