Laboratoires pharmaceutiques en France

By 1 May 2013

2. Laboratoires pharmaceutiques en France

Les laboratoires pharmaceutiques en France « se structurent autour de trois profils de laboratoires »6 :

Sanofi – Aventis
Suite à la fusion entre Sanofi – Synthélabo et Aventis en 2004, Sanofi – Aventis est le leader sur le marché français et également est situé au quatrième rang au niveau

mondial7. Sa part de marché en France est évaluée à 14%. Sa position est plus fragile en raison des médicaments génériques (« les copies légales de molécules tombées dans le domaine public, inscrites au Répertoire des groupes génériques »8) et la vague de déremboursements qui entraînent une perte du chiffre d’affaire. Donc, ses perspectives de développement concernent plutôt l’international, en particulier des implantations aux Etats-Unis et en Asie.

Laboratoires français indépendants à capitaux privés : Servier, Pierre Fabre, Innothéra, Ipsen…
Crées au cours des années 1960, les laboratoires français indépendants à capitaux privés se caractérisent avec un chiffre d’affaires qui varie entre quelques millions d’euros et 2 milliards. Parmi eux le leader est Servier dont 80% de son activité est effectué à l’international9. Certains de ces laboratoires s’occupent du marché hospitalier (Panpharma, Renaudin, Aguettant, Chaix et du Marais…), mais d’autres – sur la médecine de ville (Servier, Pierre Fabre, Innothéra…), et un troisième groupe de laboratoires développent plutôt des stratégies de niche en choisissant la phytothérapie (Arkopharma), les produits de contrastes (Guerbet), l’homéopathie (Boiron), l’ophtalmologie (Théa), les pathologies « féminines » (Innothéra), les produits de diagnostic (bioMérieux), les oligo-éléments (Laboratoires des Granions), la santé animale (Virbac).

Donc, ces laboratoires représentent un ensemble hétérogène en termes de portefeuille d’activités et de taille.

Contrôlés par des héritiers, le fondateur, sa famille, certains ont introduit une partie de leur capital en Bourse (Boiron, Arkopharma…), et d’autres ont ouvert leur capital à des investisseurs privés (Ipsen).

9 « Le secteur pharmaceutique en France et ses perspectives », « Les Echos » 2007, collection : Panorama stratégique des Grands Secteurs, publication : Paris Eurostaf p. 80

Filiales des groupes étrangers
Près de 75% du chiffre d’affaire du secteur pharmaceutiques en France, les filiales des groupes étrangers marquent une dynamique de croissance en raison de la commercialisation de blockbusters et de leur « force de frappe financière qui leur permet de disposer de budgets importants en R&D »10. La stratégie de développement par croissance externe a également joué un rôle dans leur développement. Le marché français est stratégique pour eux car il est situé au quatrième rang en termes de vente de médicaments. Pour cette raison, évalué comme intéressant, les groupes étrangers ont investi dans l’achat des laboratoires français (par exemple le rachat des laboratoires Chibret par l’américain Merck&Co, de Jouvenal par Warner – Lambert, etc).

A partir de 1997 jusqu’en 2006, les parts des filiales des groupes étrangers ont augmenté de 7 points, tandis que la part des laboratoires indépendants français a reculé d’un point chaque année sur cette période sur le marché officinal.

Cette diminution de la part des LFI (Laboratoires français indépendants) est due à l’acquisition de laboratoires par des groupes étrangers (depuis les années 1980 une trentaines laboratoires indépendants français étaient rachetés par des groupes européens et américains), aux faibles ventes réalisées par les LFI sur le marché officinal (ils proposent une offre de produits anciens qui est concurrencée par les génériques), à la consolidation croissante de l’industrie pharmaceutique qui est faiblement concentrée.

10 « Le secteur pharmaceutique en France et ses perspectives », « Les Echos » 2007, collection : Panorama stratégique des Grands Secteurs, publication : Paris Eurostaf p. 80

Lire le mémoire complet ==> (Identification, contrôle et amélioration de la marge grâce à la fonction logistique dans les laboratoires pharmaceutiques)
Mémoire de fin d’études – Master 2 « Logistique »
Université de Paris 1 « Sorbonne Panthéon »