La perte de mémoire et la recherche sur la maladie d’Alzheimer

By 10 May 2013

II- Le stade II

J’ai choisi de faire mon travail de fin d’études sur le patient atteint de la maladie d’Alzheimer au stade II aussi ne développerai-je que ce stade.

Les troubles de la mémoire sont reconnus dès le début de la maladie, cependant ils n’affectent que la mémoire des évènements récents.
Cet oubli des faits récents s’explique par la perte des neurones cholinergiques et de leurs connections au niveau de l’hippocampe.
Au cours de cette phase, on note une détérioration des capacités mentales et physiques de la personne.

Les pertes de mémoire s’aggravent et la personne en vient à ne plus se souvenir de sa propre histoire et à ne plus reconnaître sa famille et ses amis.

La confusion et la désorientation spatio-temporelle exigeront l’aide d’autrui pour certaines tâches de la vie quotidienne comme se laver, s’habiller, aller faire ses courses.

Au fur et à mesure que la maladie évolue, d’autres symptômes apparaissent c’est pourquoi au stade II, on peut voir comme signes :

Atteinte des capacités mentales (atteintes des lobes temporal et pariétal) :
– La perte de mémoire des faits anciens s’ajoute à celle des évènements récents,
– Perte de la faculté à reconnaître les membres de sa famille, les objets familiers,
– Désorientation spatio-temporelle.

Troubles de l’humeur :
– Changements de personnalité,
– Confusion, colère
– Méfiance, hostilité
– Sautes d’humeur,
– Tristesse/dépression,
Anxiété/appréhension.

Troubles du comportement (atteintes des lobes pariétal et frontal) :
– Difficulté voire incapacité à se concentrer,
– Agitation, hallucinations,
– Difficulté voire incapacité à communiquer (répétition des mêmes phrases ou mots, repli sur soi, perte de la faculté d’écrire et/ou de lire),
– Comportement sans inhibition,
– Passivité face aux activités de la vie quotidienne.

Détérioration des capacités physiques (atteintes du lobe frontal) :
– Besoin d’aide pour effectuer certaines taches de la vie quotidienne (aller aux toilettes, faire la cuisine, … ),- Troubles du sommeil (difficulté à s’endormir, perturbation du rythme nycthéméral),
– Fluctuations de l’appétit,
– Troubles du langage.

Sur le schéma suivant, nous pouvons voir l’évolution de la maladie d’Alzheimer anatomiquement parlant 3:
l’évolution de la maladie d’Alzheimer

3 KENKIMOUN P. et al, Les maladies d’aujourd’hui : de l’Alzheimer au SIDA, Possneck : Librio, 2002, p.10

III- Où en est la recherche en Belgique ?

En février 2005, les scientifiques de l’Institut de Biotechnologie Flamand, en relation avec l’université catholique de Louvain ont cherché à comprendre le mécanisme de la gamma secrétase ; enzyme à facteur crucial pour la maladie d’Alzheimer.

Cette recherche révèle que l’action de la gamma secrétase n’est pas homogène mais différenciée. Cette découverte ouvre des perspectives pour de nouveaux médicaments.

Ces derniers auraient moins d’effets secondaires que les précédents traitements car leurs actions n’agiraient pas sur la totalité du complexe mais sur une partie seulement.

Ces recherches ont été effectuées par le Dr Bart De Strooper et son équipe, leur objectif principal étant de trouver un traitement thérapeutique permettant de ralentir la maladie d’Alzheimer.

En décembre 2007 , une équipe flamande découvre que certains lipides présents dans le cerveau pourraient être les principaux responsables du déclenchement de la maladie d’Alzheimer.

Ces lipides favoriseraient la formation de la protofibrille, formée par les peptides A, cause de la maladie d’Alzheimer.

Cette découverte ouvre de nouvelles pistes de recherche pour découvrir des médicaments efficaces contre la maladie d’Alzheimer.

La recherche sur la maladie d’Alzheimer ne se base pas que sur des recherches médicales et biomédicales, en effet, la Belgique veut aider les victimes ignorées que sont les aidants proches.

La maladie d’Alzheimer touche plus de 85 000 personnes dont :
– moins de 1% des personnes sont touchées par la maladie en dessous de 60 ans,
– 5 à 10% des personnes ont plus de 65ans,
– 20% des personnes ont plus de 80 ans.

Dans 96% des cas, c’est une personne de l’entourage familial proche du patient qui devient l’aidant principal. Dans 66% des cas, l’aidant proche est le conjoint du malade d’Alzheimer et dans 30% des cas, un des enfants.

C’est ainsi que l’association Belgique Alzheimer, les soins à domicile Soins Chez Soi et la Fondation Roi Baudouin mettent en place une nouvelle association à but non lucratif appelée : « Aidants Proches ».

Cette ASBL (Association à but non lucratif) a plusieurs objectifs dont le principal est reconnaître à l’aidant un statut. Sa mission est d’identifier les besoins des aidants et de rassembler les informations générales et spécifiques concernant l’emploi, les services juridiques existants, les services de répit, les services d’accueil, les lieux de rencontre, de formation et d’information spécifiques et les possibilités de collaboration avec les professionnels.

Lire le mémoire complet ==> (Comment aider la famille à accepter et à gérer la Maladie d’Alzheimer chez un proche atteint de cette maladie, au stade II et vivant à domicile ?)
Travail de fin d’études présenté en vue de l’obtention du Baccalauréat en Soins Infirmiers
Haute Ecole Galilée – Institut Supérieur de Soins Infirmiers Galilée I.S.S.I.G.

Introduction
Chapitre I : Le cadre conceptuel
I- La maladie d’Alzheimer
II- Le stade II
III- Où en est la recherche en Belgique ?
IV- La famille/l’aidant naturel
V- Les soins et les aides à domicile
Chapitre II : Le cadre théorique
I- Relation soignant/infirmier
II- Les mécanismes de défense de la famille
III- Les changements nécessaires pour le maintien à domicile d’un patient atteint de la maladie d’Alzheimer
Chapitre III : Le cadre pratique
I- Les différents problèmes rencontrés par la famille
II- Perturbation de la dynamique familiale
a) NANDA
b) NIC
c) NOC
III- Les aides aux familles
Conclusion