Aides financières, sociales et juridiques aux familles – Alzheimer

By 10 May 2013

d) Les aides financières

Allocation pour les personnes handicapées

Pour les moins de 65 ans, une allocation de remplacement de revenus est accordée à la personne si la maladie d’Alzheimer l’empêche de poursuivre son activité professionnelle.

Pour les moins de 65 ans, une allocation d’intégration est accordée à la personne qui, en raison de la diminution de son autonomie, doit supporter des frais supplémentaires pour s’intégrer dans la vie sociale.

Pour les plus de 65 ans, une allocation d’aide est accordée pour cause de diminution ou perte d’autonomie.

Comme pour toute aide, il existe des conditions pour les obtenir comme de ne pas dépasser un certain plafond de revenus et d’atteindre un certain degré de dépendance.

Avantages en soins de santé

Pour les bénéficiaires de l’intervention majorée :
– remboursement majoré des soins de santé
– franchise sociale accordée à tous
– allocations pour maladies chroniques si les frais leur coûtent plus de 250 € par an (chiffre 2007) et si les soins infirmiers reçus correspondent aux forfaits B ou C (base de l’échelle de Katz) soit le cas du malade d’Alzheimer fortement dépendant d’autrui.

Le malade d’Alzheimer bénéficie alors d’une allocation forfaitaire de 250 € par an et une seconde allocation du même montant en cas d’incontinence.

Réductions d’impôts :

Supplément d’exemption d’impôts sur les revenus des personnes physiques pour les personnes reconnues handicapées avant 65 ans.

Réduction en matière de précompte immobilier pour les personnes reconnues handicapées avant 65 ans.

Si le patient est placé définitivement en institution, une réduction fiscale est accordée à l’aidant naturel qui paie sur ses fonds propres : les frais qui dépassent le montant de la pension du patient ; les frais assimilés à une rente alimentaire.

e) Les aides sociales

– tarif téléphonique social pour les personnes ayant un handicap de 66%,
– tarif social électricité pour les personnes ayant un handicap de 60% et recevant une allocation pour personne handicapée,
– exonération de la redevance radio/télévision pour les personnes ayant un handicap de 80% et ne pouvant plus quitter leur domicile sans aide,
– réduction dans les transports en commun, sur demande, pour les personnes ayant un handicap de 80% et étant dans l’impossibilité de voyager seules,
– carte de stationnement pour les personnes dont le handicap est supérieur à 80%.

f) Les aides juridiques

– protection de la personne dans le cas où elle deviendrait dangereuse pour elle-même et pour autrui.
Le juge de paix ordonne obligatoirement le placement de la personne de manière provisoire dans une institution et après expertise d’un médecin spécialiste indépendant.
– protection des biens de la personne dans le cas où elle serait dans l’incapacité de gérer ses biens et ses finances.

Le malade d’Alzheimer doit consentir et faire une simple procuration en ce qui concerne la gestion des finances.

Pour la gestion des biens, il faut demander au juge de paix, la mise en place d’une mesure de protection des biens et la nomination d’un administrateur provisoire.

Par ces recherches, nous pouvons remarquer qu’une bonne santé physique et mentale ne peut à elle seule assurer une prise en charge optimale d’un proche atteint de la maladie d’Alzheimer. En effet, il nous faut aussi des ressources financières suffisantes.

Conclusion :

A travers mon travail de fin d’études, j’ai voulu porter l’accent sur deux faits qui pour moi sont primordiaux dans la prise en charge de la famille ayant un proche atteint de la maladie d’Alzheimer :

Le premier est de prendre conscience que la famille et l’aidant naturel sont des victimes ignorées de cette maladie et qu’ils sont bien plus présents auprès de leur proche que nous ne pouvons l’imaginer.

Le deuxième est de se rendre compte que l’infirmière joue un double rôle dans la maladie d’Alzheimer : elle joue son propre rôle d’infirmière et de collaboratrice auprès du malade d’Alzheimer mais elle joue aussi un rôle très important vis à vis des familles. Pourquoi ? Tout simplement, parce que les infirmières sont des professionnelles de la santé qui ont des contacts réguliers avec es familles soit en se déplaçant à domicile soit parce que les patients sont hospitalisées. De ce fait, elles peuvent parler aux familles de part leur présence auprès du proche.

Elles sont donc des personnes relais et ressources pour les familles !

Comme vous l’avez pu le constater, mon travail de fin d’études met en évidence les difficultés que peuvent rencontrer les familles face à la maladie d’Alzheimer.

Pendant la réalisation de mon travail de fin d’études, une autre question m’est venu à l’esprit : quel rôle une infirmière peut-elle jouer dans la prise en charge des familles pendant et après une institutionnalisation d’un proche atteint de la maladie d’Alzheimer ?

Personnellement, ce travail de fin d’études me permet de prendre conscience de l’ampleur que la maladie d’Alzheimer prend sur la famille et surtout sur l’aidant naturel.

Malgré mes jobs étudiants et mes connaissances, je n’avais pas encore pris entièrement conscience de toutes les conséquences possibles de la maladie sur la vie du patient et de son entourage tant sur le plan familial, social que professionnel.

Ce travail me permet d’avoir une vision globale de la maladie d’Alzheimer.

Toute la partie théorique m’aide sur le plan personnel car, grâce à mes recherches, je comprends mieux la complexité de la maladie d’Alzheimer.

La partie pratique me permet de « grandir » professionnellement. En effet, c’est grâce aux témoignages recueillis lors de mes jobs étudiants que j’ai pu mettre en forme ce travail de fin d’études. C’est ainsi que j’ai pris conscience de mon rôle infirmier envers les familles.

Enfin, ce travail m’aidera dans mes futures rencontres avec des familles dont un proche est atteint de la maladie d’Alzheimer parce que je saurai répondre davantage à leurs questions et mieux les conseiller.

Ce travail joue un rôle très important dans mon parcours scolaire car il me conforte à vouloir continuer mes études en faisant une spécialisation en gériatrie et psychogériatrie en Belgique.

Lire le mémoire complet ==> (Comment aider la famille à accepter et à gérer la Maladie d’Alzheimer chez un proche atteint de cette maladie, au stade II et vivant à domicile ?)
Travail de fin d’études présenté en vue de l’obtention du Baccalauréat en Soins Infirmiers
Haute Ecole Galilée – Institut Supérieur de Soins Infirmiers Galilée I.S.S.I.G.

Table des matières
Introduction p. 1
Chapitre I : Le cadre conceptuel
VI- La maladie d’Alzheimer p. 4
VII- Le stade II p. 7
VIII- Où en est la recherche en Belgique ? p 9
IX- La famille/l’aidant naturel p 11
X- Les soins et les aides à domicile p 13
Chapitre II : Le cadre théorique
IV- Relation soignant/infirmier p. 15
V- Les mécanismes de défense de la famille p. 18
VI- Les changements nécessaires pour le maintien à domicile d’un patient atteint de la maladie d’Alzheimerp. 24
Chapitre III : Le cadre pratique
IV-Les différents problèmes rencontrés par la famille p. 26
V-Perturbation de la dynamique familiale p. 36
a) NANDA p. 36
b) NIC p. 37 c) NOC p. 38
VI- Les aides aux familles p. 40
Conclusion