Promouvoir les ventes des fleurs coupées marocaines en Belgique

By 27 April 2013

3.1.6 Les recommandations faites par les opérateurs belges pour promouvoir les ventes des fleurs coupées marocaines en Belgique

A travers les différentes entrevues que nous avons pu avoir avec certains opérateurs belges, nous pouvons dire que les fleurs coupées marocaines, les roses essentiellement, sont dotés d’une bonne qualité.

D’après certains importateurs, la fleur coupée marocaine et notamment la rose jouit d’une qualité supérieure. En effet avec sa belle tige plus longue que celle que commercialise ses concurrents, sur ce marché en l’occurrence Israël, la fleur marocaine peut atteindre une longueur de tige de 1.10m, contre 70 cm au maximum pour la fleur israélienne. (Rappelons que le prix est en fonction de la longueur). Le Maroc est donc préféré à Israël pour certaines variétés.

Ainsi la plupart des professionnels rencontrés nous ont fait part des recommandations suivantes :
– Il faut que les fleurs coupées exportées aient des boutons fermés et d’une même longueur dans une même botte.
– Exporter des variétés de fleurs coupées sur le marché et ne pas se spécialiser dans une seule variété de fleurs.
– Exporter en période d’hiver (octobre à fin mai) est une opportunité car la production locale est inexistante.
– Certains professionnels nous ont recommandé de mettre en place un agent de représentation en Belgique qui aura pour rôle la récupération des fleurs coupées exportées et leur distribution.

3.1.6.1 Recommandations personnelles aux producteurs et  exportateurs marocains des fleurs coupées.

3.1.6.1.1 Diversifier les productions :

Le producteur marocain est appelé impérativement à diversifier ses produits. Une diversification au sein de chaque variété est une condition de réussite, entre autres son produit à l’exportation, car on constate que les producteurs marocains se concurrencent eux-mêmes en production marocaine pour les mêmes produits. Pour ce qui est de la fleur coupée, il faut éviter la production des fleurs traditionnelles (traditionnelles hybride de thé pour ce qui est de la rose par exemple)

Le producteur exportateur marocain doit donc chercher à innover sa culture et produire pour satisfaire aux attentes des consommateurs du pays vers lequel son produit est destiné. D’autres espèces peuvent donc trouver un accueil auprès du marché belge en particulier et en Europe en général. Il s’agit notamment de :

– L’œillet
– Chrysanthèmes et Chrysanthèmes teintés
– Rose noire
– Du gerbera
– Du gypsophile
– Du glaïeul
– Freesia
– et des orchidées pour lesquelles une longue période d’exportation est envisageable puisqu’il est possible de jouer sur le cycle.

3.1.6.1.2 Viser la qualité.

Afin de rendre les exportations marocaines plus compétitives il faut une amélioration au niveau de la productivité des exploitations. En effet le recours rationnel aux différentes techniques du chauffage d’appoint, développement d’une chaîne de froid, l’introduction de nouvelles obtentions florales et l’optimisation de ces techniques de production sont autant de facteurs qui favoriseront cette amélioration de la qualité et de la productivité.

Par ailleurs, afin de maîtriser la qualité de la production, une spécialisation dans la culture florale s’impose ; chaque producteur marocain doit se limiter à une variété de fleurs, de façon à ce que chacun des producteurs produise ce que les autres ne produisent pas.

3.1.6.1.3 Disposer de techniciens qualifiés

Si le produit n’est pas entouré d’une équipe de techniciens compétents, il verra sa production s’entacher d’une qualité inférieure et ne disposant pas des normes requises. Des hommes de terrain ingénieurs et gestionnaires doivent indispensablement créer un effet de synergie pour réussir aussi bien la production que l’exportation. Car en effet au Maroc 20% des exploitations de floriculture sont entre les mains de cultivateurs qui les gèrent d’une manière non scientifique et irrationnelle.

3.1.6.1.4 Mettre en place une organisation au niveau de la commercialisation

Les producteurs doivent ordonnancer leur production et mettre en place un planning de vente afin de ne pas nuire à l’image de l’entreprise lors de la réalisation de leur exportation. Il faut donc éviter de conserver longtemps les fleurs dans les frigos dans l’attente d’une hausse des cours au risque d’altérer la qualité même du produit.

Conclusion :

Les principales conclusions tirées de notre étude sur le terrain sont résumées comme suit :
– Les fleurs coupées marocaines jouissent d’une bonne image auprès des professionnels belges malgré certaines remarques formulées à leur égard et qui sont relatifs au manque de respect de délai de livraison.
– Le facteur prix ne constitue pas vraiment un facteur déterminant dans la passation d’un contrat d’exportation avec des importateurs belges.
– La qualité de la fleur coupée marocaine est très distinguée sur le marché belge par rapport à celle de la concurrence.
– La conformité de la fleur marocaine avec les normes belges ne constitue pas un handicap.
– La plupart des importateurs belges des fleurs coupées souhaitent acheter directement d’un importateur au lieu de passer par l’intermédiaire de la Hollande.
– L’exportation des roses, les mini-œillets et les chrysanthèmes dégage une marge bénéficiaire plus importante compte tenu de la forte demande sur ces types de fleur.
– Une opportunité doit donc être saisie sur ce marché d’exportation à condition de respecter les contraintes administratives réglementaires de marché et la mise en œuvre d’une politique marketing à l’exportation. Car malgré le traitement inégal de l’Union européenne à l’égard de nos produits nous possédons des atouts défiant toute concurrence. Il suffit donc de bien étudier les besoins de son marché, de bien organiser sa vente à l’export et la mise en place un plan d’action et une stratégie commerciale en agissant sur les points forts dont jouit notre produit et notre entreprise exportatrice. C’est ce que nous essaierons d’appliquer sur notre entreprise projet.

Stratégie d’approche du marché belge pour l’exportation des fleurs coupées
Mémoire de fin d’études du cycle supérieur de commerce international – Cycle Supérieur De Commerce International
Institut Supérieur Du Commerce et D’administration Des entreprises