Les outils et les démarches applicables à la sécurité au travail

By 12 April 2013

3. Les outils et les démarches applicables à la sécurité

Il existe différents outils applicables à la sécurité. En effet, on peut tout d’abord parler des formations et des compétences.

Beaucoup d’accidents sont causés par des erreurs humaines qui sont en générale le résultat d’un manque d’information concernant les risques. Connaître un risque permet d’acquérir des réactions adéquates afin de l’éviter. C’est pour cela que de nombreuses organisations ont décidé de former leur personnel à la sécurité. Ces formations peuvent servir aux organisations qui peuvent utiliser les compétences acquises de leur personnel afin d’accroître leur performance.

La formation du personnel doit être une réelle politique de formation basée sur une gestion prévisionnelle des compétences afin qu’elle soit pertinente et efficace. Pour établir cette politique de formation, il faut identifier les besoins en formation, analyser les résultats de l’évaluation des risques issue du document unique d’évaluation des risques professionnels, mais aussi les résultats issus des entretiens annuels d’évaluation, et les besoins liés aux nouveaux projets.

Dès l’entrée d’un salarié dans une organisation, cette dernière se doit de lui communiquer une information sur les conditions d’exécution de son travail en sécurité.

La formation doit être une politique crée en concertation avec le personnel afin de les inciter à la prévention. La formation à la sécurité est organisée pour les nouveaux embauchés et les intérimaires, les personnes qui changent de poste, les personnes reprenant le travail après un arrêt de plus 21 jours, pour les cas d’accidents répétitifs, et l’ensemble du personnel. Cette formation concerne l’ensemble du personnel sans exception.

Le système documentaire est également un outil sécurité. Il est au service de la performance de l’organisation, et il permet de structurer l’information.

Il doit se baser sur le fonctionnement habituel de l’organisation. On y décrit l’organisation sous la forme de processus, chaque processus correspondant à une activité de l’entreprise. Le système documentaire doit également se baser sur des documents pratiques permettant une lecture rapide et simple pour les utilisateurs. Cependant, il faut le mettre à jour de façon permanente afin de ne pas créer des situations de décalages.

La communication est aussi un outil du management de la sécurité. En effet, dans les organisations avec un système de management de la sécurité, ces dernières doivent afficher leur volonté d’informer. Cependant elles doivent éviter de ne pas trop communiquer et de donner trop d’information, mais elles ne doivent pas faire de la rétention d’information. Elles doivent trouver un juste milieu. Chaque individu a son mode d’apprentissage de l’information. Selon certaines personnes, l’information écrite permet de mieux faire passer un message, alors que chez d’autre, une information orale est plus adéquate. Les organisations doivent multiplier les supports de communication pour instaurer une politique de communication efficace. Elles peuvent par exemple diffuser les taux d’accident et de gravité sous forme de graphique affiché avec des commentaires. Communiquer, c’est aussi impliquer. La remontée de l’information doit être organisée. La politique de communication doit faire preuve de transparence pour que chaque membre de l’organisation connaisse les objectifs, les résultats, les difficultés et les perspectives.

Les indicateurs sont eux aussi des outils utilisables pour un management de la sécurité. Les indicateurs et les tableaux de bords permettent d’évaluer la réalité du fonctionnement du système que l’on met en place. On les alimente avec des indicateurs de risques pour alerter de l’apparition d’un risque ou bien sur la dégradation d’une situation comme la hausse des accidents du travail ou le taux d’absentéisme. On l’alimente avec des indicateurs de moyens pour évaluer les ressources allouées au fonctionnement du système comme les dépenses en sensibilisation et de formation du personnel. On les alimente avec des indicateurs pour mesurer l’efficacité du système mis en place comme le taux de fréquence ou de gravité des accidents du travail. Les indicateurs sont établis par rapport à des objectifs fixés. Ces indicateurs et ses tableaux de bords doivent être mis régulièrement à jour afin de pouvoir observer de possibles évolutions.

L’évaluation des risques consiste à identifier et classer des risques auxquels le personnel peut être amené à rencontrer lors de l’exécution de leur travail. Cette évaluation a pour objectif de mettre en place des actions de préventions au plus prêt de la réalité. Le document unique d’évaluation des risques professionnels est un préalable à la mise en place d’une politique santé, sécurité au travail. Le document unique permet d’identifier, d’évaluer et de classer les risques au travail sur une unité de travail, et il permet de proposer un plan d’action afin de réduire ses risques. C’est un moyen de prévention car on essaye d’identifier les possibles risques qui peuvent se réaliser dans certaines unités de travail.

Enfin l’audit est un outil du management de la sécurité pour s’assurer du fonctionnement du système mais aussi de son efficacité. Son objectif est de faire un bilan sur les résultats que l’on souhaite obtenir, sur ce que l’on a réellement fait et sur ce que l’on doit faire. C’est un outil indispensable pour identifier les actions correctives à mettre en place et les possibles améliorations. Son objectif est d’entraîner l’organisation sur le progrès.

Après avoir étudié les différents outils concernant la sécurité, nous allons voir dans une ultime sous partie, le système de management de la sécurité.

Lire le mémoire complet ==> (Le management de la qualité, de la sécurité et de l’environnement QSE)
Mémoire professionnel – Master Management Stratégique des Organisations Parcours Ressources Humaines
Université de Reims Champagn-Ardenne – Institut Remois de Gestion