Le marché mondial des fleurs coupées

By 26 April 2013

L’environnement international de la « filière des fleurs coupées » – Chapitre II :

Introduction :

L’environnement international des fleurs coupées est composé d’un ensemble de règles de conduite dictées par la mondialisation de commerce et accords d’associations Maroc-U.E entrés en vigueur depuis mars 2001. Au sein de ses accords (Association Maroc-U.E et O.M.C), le volet agricole n’a pas été intégré. Par voie de conséquence les produits de l’agriculture continuent à subir un protectionnisme auprès de l’union européenne par l’application de ce dernier d’un calendrier et un prix de référence. Ce chapitre traitera donc les quatre sections suivantes :

Section 1 : La filière des fleurs coupées au niveau mondial
Section 2 : les accords d’association Maroc-U.E
Section 3 : L’ O.M.C et l’agriculture
Section 4 : L’impact des accords d’associations sur les échanges agricoles avec l’U.E

Section 1 : Le marché mondial des fleurs coupées :

Avec l’amélioration et le développement permanent des moyens de transport (avec température contrôlée), et des voies de communication, on assiste à une augmentation de la consommation de fleurs coupées. Ainsi les roses du Maroc, ou les orchidées de Thaïlande peuvent décorer les maisons, au cours des hivers rigoureux de l’hémisphère Nord.

Les Hollandais, qui ont pendant longtemps dominé le commerce international des fleurs réagissent par des techniques culturales de plus en plus sophistiquées et des stratégies marketing qui lui ont permis de dominer plusieurs marchés de l’Union Européenne et d’en contrôler quelques-uns (Le marché allemand notamment). Actuellement, les Hollandais s’adjugent encore la part du lion avec 93% des exportations mondiales de fleurs coupées et 51% des plantes d’appartement.

En 1995, la Hollande a consacré 6169 hectares de culture des fleurs coupées dont 3670 sous serres réalisant ainsi une production de 6010 millions de fleurs coupées et 5,7 milliards de florins soit 25 milliards de DHS environ. A noter qu’une partie du commerce hollandais provient de la réexportation des plantes importées d’autres pays. Ainsi des boutures ou des plantes sont importées d’aussi loin que le Costa Rica ou le Sri Lanka et sont amenées à maturation en Europe.

Dans beaucoup de pays tropicaux, la floriculture est devenue une alternative rivale de l’agriculture. Les raisons en sont multiples. Cette culture requiert peu de terre et met à contribution une main d’œuvre importante. L’investissement est dans tous les cas peu coûteux. Le climat des pays tropicaux leur permet de cultiver des plantes qui demandent des températures élevées permanentes.

Même si quelque 60% des coûts n’ont lieu qu’après emballage (fret, assurance, commissions etc…) La Colombie, avec 13% du marché, occupe la seconde place après la Hollande dans le commerce international des fleurs coupées.

Des pays tempérés autour de la Méditerranée, comme L’Espagne encouragent le développement de la floriculture. Ainsi les Hollandais voient en L’Espagne un concurrent important depuis l’entrée de ce pays dans la C.E.E.

Dans les pays d’Europe du Nord comme la Belgique et le Danemark, les inconvénients d’un climat froid et des coûts élevés de main d’œuvre sont compensés par l’utilisation croissante d’un système de production automatisée. De plus, ces pays en plus d’une amélioration de leurs techniques culturales ont mis en place une stratégie marketing plus sophistiquée.

Au niveau mondial, la surface totale cultivée s’élève à 60.000ha et les 10 pays prééminents qui se partagent une proportion de 80% sont : l’Allemagne, le Japon, l’Italie, les Pays-Bas, les U.S.A, le Mexique, l’Espagne, la Colombie, la France et Israël (c’est ce que l’on appelle le Top Ten).

Ci-après le commerce extérieur des fleurs coupées pour certains pays (en m tonnes)

Importation1998 Exportation1998
Allemagne 259 4
Angleterre 114 5
France 89 9
Pays-Bas 104 329
Israël 117
Italie 21 21
Autriche 13 1
Colombie
U.S.A 149 147
Espagne 6 41

Source : C.C.I – Genève

Parmi les nouveaux concurrents sur le marché international de la fleur coupée, il convient de citer les deux pays suivants :

– La Colombie où la floriculture est devenue un important secteur d’exportation. Elle couvre 4500ha en fleurs coupées, localisée à 85% autour de la ville de Bogota. Les cultures sont presque exclusivement sous abri léger. Quatre vingt dix pour cent de la production est exportée principalement vers le marché américain mais s’oriente de plus en plus vers l’Europe.
– Le Kenya qui figure en 2ème rang des pays africains exportateurs avec 10.000 tonnes après L’Afrique du Sud dont les exportations s’élèvent à 15000tonnes. A noter aussi que la floriculture fait vivre 20.000 personnes environ dans ce pays.

Les floriculteurs en général et européens en particulier sont très optimistes quant au développement de la consommation mondiale des fleurs coupées et de plantes. Cependant ils estiment que, pour assurer la croissance de la consommation des fleurs, trois types d’actions sont nécessaires :

– Un accroissement du nombre de canaux de distribution
– Un plus grand effort de promotion (particulièrement aux U.S.A où la consommation est relativement faible).
– La découverte et la mise au point de méthodes et moyens pour accroître la durée de vie de certaines variétés des fleurs et des plantes et plantes d’appartement.

L’accroissement futur du commerce mondial des fleurs coupées et plantes d’appartement est ralenti par la nature même de la floriculture, (produits périssables) mais également par certaines pratiques et restrictions douanières (cas du Maroc avec l’U.E et les USA qui interdisent l’importation de toute plante en pots).

Une autre contrainte est représentée par la capacité du fret disponible. Bien que des containers maritimes réfrigérés soient utilisés pour transporter les grandes plantes exotiques de l’Amérique latine en Europe et à d’autres coins du monde, les fleurs exigent un transport plus rapide. Malheureusement, les compagnies aériennes à l’exception de K.L.M, ont montré peu d’intérêt pour ce genre de produits.

Stratégie d’approche du marché belge pour l’exportation des fleurs coupées
Mémoire de fin d’études du cycle supérieur de commerce international – Cycle Supérieur De Commerce International
Institut Supérieur Du Commerce et D’administration Des entreprises