IKEA Bayonne, quelles craintes par rapport au commerce existant ?

By 27 April 2013

E. Quelles retombées attendues ? Quelles craintes par rapport au commerce existant ?

« Le projet s’inscrit donc dans une volonté d’insertion dans le tissu local par le développement d’une offre complémentaire à celle existante. Les bénéfices de cette création d’un nouveau pôle sont donc partagés », peut-on lire, page 220, dans le dossier d’étude d’impact réalisé par IKEA. Si le magasin IKEA lui-même va compléter l’offre existante au niveau de l’ameublement et de la décoration, quand est-il du Forum commercial l’accompagnant ?

enquête Liouize ALI, février-avril 2012
Graphique 13, enquête Liouize ALI, février-avril 2012

A la question de notre questionnaire « pensez-vous qu’il aurait été préférable de développer les commerces existants plutôt que de favoriser l’arrivée d’IKEA ? » (cf. graphique 13), les avis sont partagés : 36% ont répondu par l’affirmative, alors que 37% ont répondu par la négative.

Penser-vous que l’arrivéed’IKEA stimulera la concurrence, au profit des consommateurs ? Effectifs %
Oui 195 48,4%
Non 157 39%
Je ne me prononce pas 48 11,9%
Total observé 403

Tableau 4, enquête Liouize ALI, février-avril 2012

enquête Liouize ALI, février-avril 2012
Graphique 14, enquête Liouize ALI, février-avril 2012

Cependant, comme indiqué dans le tableau 4, près de 50% des personnes ayant répondu à notre enquête pensent que cette arrivée stimulera la concurrence et que cela sera bénéfique au consommateur (39% pensent toutefois le contraire).

Dans un même temps pourtant, ils sont 64% à penser que l’arrivée d’IKEA enlèvera des clients aux commerces des centres-villes. Chez les commerçants et artisans interrogés, ils sont nombreux à le craindre aussi, tout en espérant (à 87%) que cette implantation leur amènera une nouvelle clientèle. Certains ont commenté leurs réponses en disant qu’ils comptaient bien qu’IKEA paie toutes ses charges comme eux-mêmes le font (cf. graphique 14).

Pour le maire de Biarritz Didier Borotra, « le projet de Forum IKEA, tel qu’il existe, est une menace réelle contre notre commerce et nos propres projets… je serai donc très vigilant ». Il juge que l’impact sur l’économie « sera négatif, voir très négatif. Car nous avons actuellement sur l’agglomération de très nombreux projets qui sont annoncés. Pour faire simple, si on additionne la surface commerciale de tous ces projets, nous arrivons à près de 200 000 m² de planchers supplémentaires. Sachant que la totalité des commerces sur l’agglomération bayonnaise tous commerces confondus – du petit commerce de proximité au l’hyper-, c’est actuellement 300 000 m². Tous ces projets représentent donc quelque chose d’énorme. PROCOS qui est une fédération d’enseignes s’installant dans des galeries marchandes, évalue que pour absorber toute la surface commerciale en projet, il faudrait 170 000 habitants supplémentaires sur l’agglomération… Nous sommes donc très loin du compte, et on sait que si tous ces projets devaient se réaliser, on assisterait alors à des fermetures… et donc à l’apparition de friches commerciales importantes ».

Jean-Pierre Voisin, adjoint au marie d’Anglet, exprime lui aussi ses craintes à l’égard de l’arrivée d’IKEA par rapport aux commerces des centres-villes de Bayonne, Anglet et Biarritz et du BAB2.

Lors de notre entretien, Alain Iriart, maire de Saint-Pierre-d’Irube et Conseiller Général nous a dit voir en IKEA « le moyen d’amener une nouvelle population dans sa commune » et reste « serein sur le fait que le complexe IKEA n’impactera en aucun cas le centre-ville de Saint-Pierre-d’Irube » qui se dynamisera , selon lui, autour du commerce de proximité.

Pour Jean-Grenet également, IKEA constituera une offre complémentaire à celle déjà présente sur le territoire. Il met aussi en avant les retombées économiques de cette future implantation : « Pour l’Agglomération, elle va apporter entre 1,5 et 2 millions d’euros par an de retombées fiscales. 1,5 millions pour l’Agglomération et 1,5 millions d’euros pour la Communauté de Communes Nive-Adour qui a la compétence économique. C’est considérable pour Nive-Adour; c’est de l’argent qui ira dans les caisses publiques pour aménager les crèches, l’hydraulique, etc. Ce n’est quand-même pas neutre de voir arriver une manne de cette importance là ».

Graphique 15, enquête Liouize ALI, février-avril 2012
enquête Liouize ALI, février-avril 2012

Graphique 16, enquête Liouize ALI, février-avril 2012
enquête Liouize ALI, février-avril 2012

Les habitants ayant répondu au questionnaire pensent à près de 52% que l’arrivée d’IKEA aura des répercussions bénéfiques sur l’économie locale. Ils sont tout de même 26% à estimer que ce projet ne générera pas d’effets positifs sur l’économie locale (cf. graphique 15).

En matière de création d’emplois, 70% pensent qu’IKEA aura des répercussions bénéfiques tandis que 20% pensent le contraire (cf. graphique 16).

A l’association BIZI, Sabrina Awigga souhaite tempérer ces espoirs. « Il y a ici un gros problème parce que tout le monde a en tête qu’IKEA va amener beaucoup d’emplois. C’est donc l’argument n°1 repris par les élus et par la pub, c’est ce que l’on entend partout ! Personne ne nuance ces propos. Parce que 1 100 emplois créés, c’est un mensonge ! Ne serait-ce que parce qu’une partie de ces emplois sera un transfert d’emplois existants ailleurs ».

A ce propos, on peut rappeler que l’on estime qu’un emploi créé dans la grande distribution en détruit en moyenne 2,5 emplois ailleurs.

Certains des grands centres commerciaux (comme BAB2 à Anglet, cf. Photo 8) envisagent de s’agrandir pour résister au futur complexe IKEA. De son côté, l’Union Commerciale et Artisanale d’Anglet envisage de fédérer les 2 100 professionnels recensés sur la commune par le biais du site internet de la ville; ce projet devrait voir le jour avant l’ouverture d’IKEA51. Mais, aujourd’hui, aucun projet n’a été annoncé au profit des artisans et fabricants de meubles. Comment feront-ils face à l’arrivée d’IKEA, et ce d’autant que l’on sait que l’enseigne ne se fournit pas auprès de producteurs locaux ? C’est d’ailleurs l’un des regrets de Claude Labat, membre fondateur de l’association LAUBURU52, qui souligne aussi que ce n’est pas non plus le bois qui manque dans la région, entre les forêts landaise et pyrénéenne.

Entrée du complexe BAB-2 / Carrefour à Anglet
Photo 8 : Entrée du complexe BAB-2 / Carrefour à Anglet (avec signalétique en bilingue; “Bienvenue”, en français; “Ongi Etorri” en basque)

Dans le mail qu’il nous a écrit, Claude Labat commente : « Ikea n’est que la partie visible d’un iceberg. Car je considère que tous les aspects de notre vie quotidienne sont soumis à la même stratégie; très souvent, l’habitat et l’architecture sont traités de la même façon : on ne crée plus, on fabrique ! Et pour vendre, on pose un vernis de « style basque » ou « d’écologie », mais on ne se soucie pas vraiment de qualité de vie ! (voir par exemple, l’aventure de l’éco-quartier de la ZUP de Bayonne qu’il faut détruire quelques années plus tard pour cause de malfaçons.

52 Association créée en 1974 pour sauver les stèles discoïdales, et dont le champ s’est étendu à la protection du patrimoine architectural, historique et ethnologique du Pays Basque.

La nourriture : c’est pareil ! Il existe de plus en plus une « nourriture IKEA ». Je ne parle pas seulement de Mac Do ou de Quick… mais de ces restaurants où l’on sert des produits tout prêts, fabriqués loin d’ici puis vendus par des centrales d’achats et qu’il suffit de réchauffer au micro onde. Et, signe très révélateur : la disparition insidieuse des goûts et saveurs régionales : moins de piment d’Espelette et d’ail dans les préparations car il faut « respecter » toutes les papilles ».

Pour Claude Labat, cette évolution va conduire à ce que « bientôt à Bayonne, il ne restera que les bistrots et quelques magasin de fringue ».

En l’absence d’une enseigne IKEA dans votre région, êtes-vous client d’un autre magasin IKEA ? Effectifs %
Non réponse 12 3%
Oui 191 47,4%
Non 200 49,6%
Total observé 403

Tableau 5, enquête Liouize ALI, février-avril

enquête Liouize ALI, février-avril 2012
Graphique 17, enquête Liouize ALI, février-avril 2012

Une chose est sûre, IKEA attire : 47% des habitants qui ont répondu au questionnaire disent qu’elles seront clientes du magasin de Bayonne et 38% le seront d’IKEA comme d’un autre magasin. Les 14% qui répondent « Non » le font catégoriquement pour marquer leur opposition à l’arrivée du géant du meuble (cf. graphique 17).

Par ailleurs, IKEA Bayonne captera une part de la clientèle des magasins de l’enseigne de Bordeaux, Toulouse et Bilbao. En effet, 47% des habitants qui ont répondu au questionnaire disent être clients de l’un de ces magasins (cf. Tableau 5). Et parmi ces 191 personnes, certaines se rendent plus d’une fois par an chez IKEA, distant en moyenne de deux heures en voiture : 58% se déplacent une fois par an dans l’un des magasins de Bordeaux, Toulouse ou Bilbao; 23% font le déplacement de deux fois par an (cf. graphique 18).

enquête Liouize ALI, février-avril 2012
Graphique 18, enquête Liouize ALI, février-avril 2012

Ces flux vers les trois magasins cités sont représentés sur la carte suivante. Elle révèle que 119 personnes déjà clientes d’IKEA se rendent au magasin de Bordeaux; 24 se rendent à Bilbao et 13 à Toulouse. A noter qu’une même personne peut se rendre dans deux ou trois magasins.

Carte n°6
Carte IKEA Bayonne

Pour la moitié des personnes qui ont répondu au questionnaire, ce projet est utile / nécessaire et pour 33 % il est superflu / inopportun (cf. graphique 19). Dans les 17% restants, certains ont apporté un commentaire, qualifiant le projet d’utile sans pour autant être nécessaire. (cf. Annexe 10 p. 88).

Nous terminerons en disant que nous aurions souhaité une part plus significative de réponses d’habitants du Pays Basque sud. En effet, IKEA compte sur 60% de clients du Guipúzcoa et de Navarre. Pour l’heure, ceux-là dans leur grande majorité ne semblent pas au courant de la future ouverture de l’enseigne à Bayonne (qui ne communiquera que le moment venu)

enquête Liouize ALI, février-avril 2012
Graphique 19, enquête Liouize ALI, février-avril 2012

Ceci explique certainement, que non concernées dans l’immédiat, les personnes interrogées n’ont pas souhaité prendre le temps de répondre au questionnaire. Cela est vrai pour les contacts pris par mail comme pour les réactions d’habitants, sur le terrain, lors d’une après-midi à Donosti/ San Sébastian.

Par ailleurs, ces 60% de clients du Pays Basque sud escomptés par IKEA seront-ils bien au rendez-vous alors que la crise économique s’aggrave de plus en plus sur l’ensemble de l’Espagne. Qu’en sera-t-il en 2014 ?

Conclusion :

« La ville est fille du commerce », écrit H. Pirenne. A observer la zone d’Ametzondo pendant mes recherches sur le terrain, je me suis demandé quelle sera son évolution une fois le complexe IKEA implanté. Quelle sera la suite de l’urbanisation autour du site, et plus généralement, comment le SCOT de l’agglomération de Bayonne et du sud des Landes parviendra à réduire de 45% la consommation du foncier dans sa lutte contre l’étalement urbain ? Car, jusqu’à présent, la zone d’Ametzondo était peu, ou pas, urbanisée; elle restait l’une des dernières entrées d’agglomération à ne pas l’être.

Autre questionnement : l’enseigne IKEA ne semble pas affectée par la crise; en 2011, son chiffre d’affaires s’est élevé à 24 milliards d’euros. Cependant, pour son magasin de Bayonne, elle table sur 60% de clients du Guipúzcoa et de Navarre. Or, l’ensemble de l’Espagne traverse une crise considérable. Qu’en sera-t-il en 2014, date d’ouverture projetée pour IKEA Bayonne ? Aucun des décideurs rencontrés dans le cadre de ce mémoire n’a évoqué cette crise. Et tous, par ailleurs, se sont accordés sur une chose : ils pensent qu’IKEA va offrir un rayonnement régional au commerce de l’agglomération bayonnaise. Mais, les positions des uns et des autres ne se sont- elles pas faites en considérant d’abord les intérêts de leurs communes respectives et non pas avec une vision globale de l’agglomération ?

Alors que les décideurs sont donc unanimes sur le fait qu’IKEA apportera à leur territoire une plus grande attractivité et un rayonnement commercial régional, 27% des habitants seulement qui ont répondu à notre questionnaire pensent que l’enseigne aura un effet bénéfique sur l’image du Pays basque, 44% pensent le contraire et 28% ne se prononcent pas.

Davantage de temps dans notre travail de recherche aurait pu permettre d’approfondir deux thématiques. La première, celle des déplacements, très importante comme nous l’avons vue (on rappellera qu’à la question de notre questionnaire « Souhaitez-vous que soient améliorés les transports en commun ? », 75% des personnes ayant complété le document ont répondu « Oui » (cf. Section 3 / II-b).

Nous aurions pu ainsi apporter une attention particulière à la question des transports collectifs pour desservir la zone d’Ametzondo et ses environs (à proximité du Centre IKEA, ouvrira bientôt un pôle médical, en cours de construction, qui regroupera les quatre cliniques bayonnaises).

Avec la consultation des études menées par l’AUDAP dans le cadre de l’élaboration du Plan de Déplacements Urbains, il aurait été intéressant d’interroger sur les propositions d’associations environnementales et de travailleurs (les cheminots) d’utiliser la voie ferrée passant à proximité du site d’Ametzondo ainsi que, par ailleurs, celle du « train du soufre », propriété de la CCI et reliant le bassin de Lacq en Béarn au port de Bayonne (pour desservir ici le site universitaire, l’Hôpital, les lycées bayonnais, les zones commerciales du Forum et des Pontots, et les plages d’Anglet).

Avec plus de temps, la seconde thématique qui aurait eu sa place est liée au commentaire (déjà rapporté en section 3) de Jean-Pierre Voisin, Adjoint au maire d’Anglet et Président de l’AUDAP : « C’est un projet qui aurait très bien pu voir le jour il y a 20 ans ».

Depuis quelques années, le commerce de proximité gagne ou plutôt regagne progressivement du terrain. A l’opposé, le grand commerce péri-urbain (jugé trop grand, trop impersonnel, trop éloigné, …) marque le pas; certaines grandes enseignes investissent d’ailleurs aujourd’hui les centres-villes historiques pour ouvrir des commerces de proximité.

A cette tendance, on peut rajouter celle observée chez des entreprises ayant délocalisé leur production à l’autre bout du monde, dans des pays à faible coût de main d’œuvre, … et qui « relocalisent » aujourd’hui, c’est-à-dire réinstallent une partie de leur production en France car leurs gains sur les salaires ne compensent pas les coûts de logistique ou les problèmes de lenteur des réapprovisionnements quand la production est en Chine par exemple. Parmi ces entreprises, on peut citer le fabricant de skis Rossignol ou l’enseigne Geneviève Lethu (décoration de la maison et arts de la table).

Dans un autre registre, il y a aussi ces initiatives comme les AMAP (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) et autres marchés de producteurs paysans pour raccourcir notamment les circuits de distribution… Même si toutes ces tendances demeurent aujourd’hui relativement marginales, elles n’en sont pas moins dans « l’air du temps »…. et à l’opposé du modèle d’IKEA.

Pour introduire cette thématique, peut-être serions-nous partis du point de vue de Claude Labat, membre actif de l’association LAU BURU, et déjà cité dans ce mémoire : « Mon point de vue sur l’implantation d’Ikéa en Pays Basque se résume à une question : est-il donc impossible ici, chez nous, de produire des meubles contemporains, esthétiques, de bonne qualité et bon-marché avec cette tradition d’ébénisterie plutôt fameuse qui est la nôtre ? Je ne parle pas de produire à nouveau ces armoires, ces lits et ces züzülü impossibles à faire rentrer dans un appartement moderne. J’aspire seulement à voir des meubles adaptés à nos modes de vie et à notre pouvoir d’achat, tout en portant la marque de la qualité d’antan » 53.

Le projet d’IKEA Bayonne, par son volume et par sa zone de chalandise espérée, pose des enjeux très importants que nous avons essayés de cerner dans notre étude.

Ce projet suscite autant de craintes que d’espoirs, souvent exprimés spontanément par les habitants du territoire. Ainsi, nombre de ceux ayant répondu en direct à notre questionnaire nous ont dit tout ignorer du projet. Plusieurs ont même reconnu que les questions posées leur « permettaient de le découvrir », et aussi de « s’interroger sur certains aspects ». Si l’on peut s’en étonner puisque l’enquête d’utilité publique était alors en train de se dérouler, on peut aussi se réjouir d’avoir ponctuellement permis un instant de réflexion grâce à notre questionnaire. L’aménagement du territoire et ses enjeux, l’urbanisme (dont l’urbanisme commercial), les déplacements, etc., concernent chaque habitant dans son quotidien. Pourtant, les instances de concertation autour de ces questions (comme les réunions publiques mises en place dans le cadre de l’Agenda 21) ne paraissent pas « intéresser » les habitants. Et si, comme pour d’autres attitudes ou comportements inexistants il y a quelques années (le tri sélectif, pour ne citer ici qu’un exemple), il s’agissait « simplement » d’éducation ? C’est ce que pense la Fédération Nationale des CAUE (Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement) qui, en février 2008, a publié un ouvrage à destination des enseignants et des professionnels réalisant des actions pour sensibiliser les jeunes à l’architecture, aux territoires et aux espaces. « Éduquer à l’architecture et l’urbanisme, c’est aider chaque enfant à maîtriser la dimension spatiale du monde qui l’entoure et à comprendre que l’espace est aussi social, physique et matériel. C’est lui permettre de comprendre l’histoire d’un espace, mais aussi de poser un regard curieux sur son environnement quotidien et le préparer à devenir un acteur citoyen de l’aménagement du territoire. La sensibilisation à l’architecture et à l’urbanisme répond tout autant à des enjeux éducatifs que des enjeux de société » 54.

53 « IKEA à Bayonne : sauvons les meubles ? », article de Claude Labat dans la revue Enbata du 27 novembre 2008.
54 Portail de la Fédération Nationale des CAUE (http://fncaue.fr); présentation de l’ouvrage « 50 activitéspour découvrir l’architecture et l’urbanisme avec les CAUE »; février 2008.

Lire le mémoire complet ==> (L’implantation d’IKEA à Bayonne : Quels impacts, mutation, et enjeux sur le(s) territoire(s) ?)
Mémoire de Master 1 « Géographie : Dynamiques, Territoires, Pasages »
Université d’Argers

Table des matières :
Introduction
Section 1. D’hier à aujourd’hui : urbanisation de la côte basque et place et rôle du commerce
I. Urbanisation d’hier et d’aujourd’hui
A. Les débuts de l’urbanisation de la Côte Basque
B. Du début du 20ème siècle aux lendemains de la deuxième guerre mondiale : une urbanisation désordonnée et hypothéquant le futur
C. Des premières tentatives de réorganisation du territoire
D. De l’urgence d’un schéma d’aménagement global et de nouveaux outils pour le servir
E. SCOT et Agenda 21 : des politiques soucieuses du devenir du Pays basque
II. Rôle et place du commerce basque
A. Le commerce aujourd’hui dans l’économie locale
B. L’évolution récente du commerce de l’agglomération de Bayonne et du sud des Landes
C. Et demain ?
Section 2 : IKEA, le géant du meuble
I. Le groupe IKEA, en France et à l’étranger
A. La marque suédoise en chiffres
B. IKEA, « pionnier du low-cost »
II. IKEA et la communication
A. « Un ton reconnaissable entre tous »
B. Les magasins IKEA
C. L’image environnementale et sociale d’IKEA
III. IKEA et ses détracteurs
Section 3 : L’arrivée d’IKEA sur la côte basque
I. Le site d’Ametzondo d’hier à aujourd’hui
A. Ametzondo, initialement
B. Des aménagements récents qui façonnent la zone d’Ametzondo
II. Le projet d’implantation d’IKEA
A. Comment IKEA a choisi de s’implanter à Ametzondo
B. De la desserte à l’accès du futur centre commercial
C. Quels impacts environnementaux et quelles nuisances à craindre ?
D. Du point de vue de l’architecture et de l’insertion paysagère
E. Quelles retombées attendues ? Quelles craintes par rapport au commerce existant ?
Conclusion