Etude des techniques de production des fleurs coupées

By 27 April 2013

Plan d’action de l’entreprise projet et sa stratégie à court et moyen terme – Troisième Partie :

Chapitre V : Plan d’action de l’entreprise projet
Chapitre VI : Stratégie globale de l’entreprise face à son marché d’exportation
Chapitre V : Plan d’Action de l’entreprise projet

Introduction :

Le plan d’action de notre entreprise projet sera basé sur l’ensemble des données fiables que nous avons pu recueillir à travers notre étude :
– Documentaire : en dégageant tous les éléments qui ont un rapport avec les produits que nous envisageons exporter.
– Sur le terrain en cernant les besoins du consommateur, ainsi que d’autres facteurs qualitatifs du produit et son marché.

La mise en place de notre plan d’action a été également consolidé par les enquêtes et les contacts avec les professionnels marocains dont l’apport a contribué à l’enrichissement de notre étude.

Section 1 : Sur le plan technique

A travers l’étude précédente plusieurs données militent en faveur de l’existence d’un marché porteur pour notre produit. Afin d’atteindre notre objectif de vente à l’étranger, il faut mettre en place les moyens de production en l’occurrence :

1/ Le local de production

• Les équipements
• Matériel de production
• Matériel roulant

2/ Les techniques de production

1.1 Le local de production

L’unité de production est fixée à Skhirat sur un terrain d’une superficie de 2ha 5ca moyennant une location de 4000,00/mois. La culture des fleurs coupées se fera sous-abris du type « Tombarello ». Ce genre d’abri sous serre a démontré son taux de rentabilité élevé par rapport à d’autres «surtout pour l’œillet » et compte tenu d’autres avantages tels que la bonne aération des plantes, la préservation du gain d’énergie en hiver et une meilleure exploitation du terrain cultivé.

A souligner que le choix porté sur la région de Skhirat n’est pas fortuit : Cette région correspond aux objectifs de notre entreprise pour :

– Ces conditions climatiques favorables celle du nord-ouest du littoral atlantique.
– Sa proximité des plus importantes infrastructures économiques.
– La qualité de son sol propice pour la culture des fleurs coupées

1.1.1 Description de l’unité de production :

L’unité sera étalée comme signalé auparavant sur un terrain d’une superficie de 2,5 ha divisée en deux parties de 1ha chacune. Le ½ ha restant servira de passerelles et à d’autres locaux annexes à la fonction de production que nous résumons comme suit :

– Un hectare sera réservé à la production d’œillets sous-serre
– Un autre hectare pour les glaïeuls

– Les 5 centiares restants seront consacrés à :
* Un local pour le conditionnement
* Un hall pour l’emballage
* Un hall pour la chambre froide
* Et un local réservé à l’administration de l’entreprise
* Les autres fractions du terrain sont prévues pour servir à des passerelles

1.2 Le processus de production :

Notre but ici n’est pas d’étudier les techniques de production des fleurs coupées, mais d’énumérer brièvement les différents stades que notre entreprise est appelée à traverser avec performance.

1.2.1 Préparation du sol

Il s’agit d’une première opération de culture et consiste en un labourage profond de 30 à 40 cm dans le but de retrouver la couche inférieure du sol, suivi d’un covercropage. Ce dernier permet de bien meubler le sol pour un développement normal des racines.

La désinfection du sol est aussi nécessaire pour l’élimination des infections existantes (nematicide, insecticide et bactéricide).

L’opération de mélange du sol vient juste après l’épandage d’engrais à l’aide d’un motoculteur.

1.2.2 Les travaux de plantation

Cette opération vient après le piquetage (c-à-d l’attachement d’une extrémité à l’autre du sol des ficelles en respectant une distance de 1.5 cm entre les bordures de la serre). La plantation varie selon la nature de la culture, elle peut être faite durant toute l’année ou en hiver.

Les boutures ainsi préparées sont plantées généralement en ligne en laissant une distance de 10cm entre les plantes.

L’opération nécessite deux ouvriers. L’un effectue la mise en place des plants et le maintien vertical, tandis que l’autre rebouche le fossé avec la terre.

1.2.3 L’entretien du sol

L’apport de la matière organique est recommandé pour renforcer la qualité du sol et, par voie de conséquence, le calibre de la fleur coupée. A cet apport organique du sol, il faut ajouter les engrais minéraux nécessaires pour le développement racinaire.

L’entretien du sol exige aussi une alimentation en produits d’entretien destiné à restituer au sol les éléments exportés chaque année par la culture. L’entretien du sol consiste aussi à effectuer certaines opérations :
– Le binage : permet d’aérer la couche du superficiel de la terre pour réduire l’évaporation du sol.
– Le désherbage : permet de chasser les mauvaises herbes en vue d’augmenter le rendement.

1.2.4 L’irrigation :

Le système d’irrigation est généralement le goutte-à-goutte. La satisfaction de la plantation en eau se fait à partir des puits, creusés dans l’exploitation. Le pompage d’eau s’effectue à l’aide de motopompes électriques ou thermiques. Le système d’irrigation se fait essentiellement avec une station tête. Cette dernière a pour but de fournir de l’eau propre sous une pression régulée et de la distribuer vers les secteurs à arroser. Elle comprend aussi les filtres et le matériel d’injection d’engrais.

1.2.5 La cueillette

Après la taille et le pincement du plant qui a des retombées positives sur la qualité et le rendement de la culture, vient le stade de la cueillette. Cette opération doit faire l’objet de soins attentifs pour ménager la qualité des tiges florales.

La cueillette se fait généralement le matin pour assurer à la fleur une meilleure conservation, la coupe des oeillets standards se fait quand le pétale extérieur devient perpendiculaire à la tige alors que pour les mini-œillets, la coupe se fait quand deux boutons sont ouverts et la couleur des autres commence à apparaître. Les glaïeuls sont coupés quand 3 ou 4 fleurons en bas de la hampe sont semi- ouverts.

1.2.6 Le conditionnement et l’emballage

Une fois la fleur est récoltée, elle est transportée à la salle d’emballage où elle subit une série d’opérations :

– Le triage : opération-clé effectuée manuellement et permet de sélectionner les meilleures fleurs coupées en fonction des normes et qualités requises par le marché vers lequel elle sera destinée.
– Le calibrage : de même cette opération répond aux normes exigées par les pays importateurs. Cette opération se fait mécaniquement par une machine ou à l’aide d’une règle ou table graduée.
– Pour les oeillets, la normalisation dépend du client. A l’export, toutes les tiges dont l’apparence est tordue, chétive, tachée de rouille sont éliminées. Pour les glaïeuls, le principal critère reste le nombre de fleurons par épi et la longueur de la tige.
– Le bottelage : à l’exception de quelques espèces florales, toutes les autres fleurs sont vendues en bottes de 10 en Europe et 25 aux USA et au canada. Les oeillets sont mis en botte de 5, 10 ou 20 selon les clients ; généralement 10 pour les mini œillets et 20 pour les mono. Les tiges de glaïeul (10 par botte) doivent être toujours posées en position verticale pour éviter leur courbature.
– L’emballage : Les fleurs sont emballées dans des cartons larges de dimensions variables. Les parois du carton sont parfois imprégnées de paraffine pour assurer l’étanchéité. Les bottes sont alignées vers les extrémités de la boite sans toucher les bords. Le marquage du carton doit répondre aux normes du marché : il doit respecter la présentation suivante :

* Origine de la marchandise
* Nom et adresse du producteur
* Nom du client et son adresse
* Information sur la variété, le calibre et le nombre de fleurs
* Précautions à prendre lors du transit.

Les étapes de conditionnement de la fleur coupée
Les étapes de conditionnement de la fleur coupée

1.2.7 Chambre froide :

Une fois emballées, avant et après la mise en carton, les fleurs doivent rester à la chambre frigorifique jusqu’à l’expédition. En générale, elles quittent la station dans un ou deux jours au maximum.

Les températures de conservation recommandées varient selon les professionnels, de 0°C à 1°C.
Le pré refroidissement des fleurs avant leur départ est important. C’est une technique appelée communément « pré-cooling » qui permet de réduire les pertes durant le transport et maintenir la qualité et la tenue en vase de la fleur.

Stratégie d’approche du marché belge pour l’exportation des fleurs coupées
Mémoire de fin d’études du cycle supérieur de commerce international – Cycle Supérieur De Commerce International
Institut Supérieur Du Commerce et D’administration Des entreprises