Vérification empirique des compétences comportementales critiques

By 4 March 2013

Vérification empirique des compétences comportementales critiques – Chapitre 3 :

Dans ce chapitre nous procèderons à la présentation de la démarche et de la méthodologie utilisées pour la réalisation de cette enquête sur les compétences comportementales dans les missions de commissariat aux comptes. Nous procèderons aussi à la présentation et à l’analyse des résultats obtenus. Au niveau de la première section, nous rappelons des principaux objectifs et des hypothèses proposées dans notre travail. La présentation de l’enquête, de l’échantillon et de la méthodologie fera l’objet de la deuxième section. Enfin, la présentation des résultats de l’enquête sera traitée au niveau de la troisième section.

Section 1: Rappel des objectifs et des hypothèses de recherches

L’objectif de notre travail est de :
– Montrer l’importance des compétences comportementales dans les missions de commissariat aux comptes
– Identifier les compétences comportementales critiques, permettant la réussite des missions de commissariat aux comptes
– Présenter certains facteurs favorisant l’acquisition et le développement des compétences comportementales

Pour la réalisation du deuxième objectif, nous allons tout d’abord essayer d’identifier les compétences comportementales critiques pour les missions d’audit. Ensuite, nous essayerons de vérifier si les compétences comportementales critiques ont une incidence sur la réussite des commissaires aux comptes. Pour ce faire, nous dégagerons les hypothèses de recherches suivantes :

– Hypothèse 1 : Les compétences comportementales critiques ont un impact positif sur la qualité d’audit.
– Hypothèse 2 : Les compétences comportementales critiques ont un impact positif sur la satisfaction des partenaires de l’entreprise.
– Hypothèse 3 : Les compétences comportementales critiques ont un impact positif sur l’ambiance au sein des cabinets d’audit.

Section 2: Présentation de l’enquête

1. Construction de l’enquête

L’enquête a été menée à l’aide d’un questionnaire. Celui-ci a été construit sur la base des résultats de notre travail théorique. En effet, la revue de la littérature nous a permis de collecter un ensemble de concepts, que nous voulons tester dans le contexte tunisien.

Le questionnaire comporte trois parties (voir annexe 6). Il est structuré de la manière suivante :
– La première partie du questionnaire porte sur l’importance des compétences comportementales pour les missions de commissariat aux comptes. Cette première partie demande principalement à la personne interrogée d’indiquer le degré d’importance accordée à l’ensemble des compétences comportementales.
– La deuxième partie du questionnaire est consacrée à l’identification des compétences comportementales critiques permettant la réussite des missions de commissariat aux comptes. Pour cela nous nous basons seulement sur les compétences classées comme critiques par Yaich (2005). Notre enquête permet de confirmer ou d’infirmer cette hypothèse. Pour cette partie notre modèle de recherche peut être le suivant :

Modèle conceptuel de recherche

Impact du seuil critique comportemental sur la réussite des missions d’audit
Impact du seuil critique comportemental sur la réussite des missions d’audit

– La troisième partie du questionnaire traite de certains facteurs qui peuvent avoir une influence sur l’acquisition et le développement des compétences comportementales. Il s’agit d’une collecte d’avis sur des propositions prédéfinies (à partir de la partie théorique).

Les modes de réponses aux questions proposées au niveau du questionnaire sont les suivants:

Pour les questions de la première partie : la personne interrogée est appelée à indiquer pour chacune des compétences comportementales génériques le degré d’importance selon une échelle de mesure (échelle de notation40 appelée échelle de Likert). L’échelle de mesure est la suivante :

Pas du tous important – Peu important – Moyennement important – Important- Très important (codifiée respectivement par : 1, 2, 3, 4, 5).

Pour les questions de la deuxième partie : la personne interrogée est appelée à mentionner la fréquence d’observation de certaines compétences et la fréquence de survenance de certains faits lors des missions de commissariat aux comptes et ce selon une échelle de mesure de fréquence (échelle de Likert). L’échelle de mesure est la suivante :

Très souvent – Assez souvent – Parfois – Rarement – Jamais (codifiée respectivement par : 5, 4, 3, 2, 1).

Pour les questions de la troisième partie : la personne interrogée est appelée à exprimer son degré d’accord ou de désaccord par rapport à des propositions. L’échelle de mesure utilisée (échelle de Likert) 41 est la suivante :

Pas du tout d’accord – Plutôt pas d’accord – Neutre – Plutôt d’accord – Tout à fait d’accord (codifiée respectivement par : 1, 2, 3, 4, 5).

40 Une échelle de notation appelée aussi échelle d’attitude permet au répondant d’indiquer à l’enquêteur la position qui reflète le mieux ses sentiments.

Les compétences comportementales dans les missions de commissariat aux comptes
Mémoire pour l’obtention du diplôme national d’expert-comptable
Université du Sud – Faculté Des Sciences Economiques Et De Gestion De SFAX

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