Pépinière de l’entrepreneuriat social et Acteurs de l’économie

By 25 March 2013

2. La nécessaire ouverture de la pépinière de l’entrepreneuriat social sur les autres acteurs “traditionnels” de l’économie: favoriser les échanges avec les entreprises “classiques” tout en restant un lieu de promotion de l’entrepreneuriat social

Il s’agit de questionner ici le rôle que doit prendre la pépinière de l’entrepreneuriat social vis-à-vis du mouvement des entrepreneurs sociaux.

La frontière peut paraître ambiguë entre d’un côté la volonté de promouvoir un entrepreneuriat social ouvert et pleinement inscrit dans les règles du marché concurrentiel classique, et de l’autre l’ambition de développer une nouvelle manière d’entreprendre fondée, rappelons le, sur des règles de non lucrativité qui sont tout à fait inverses aux principes fondateurs de notre système économique. On note bien cette divergence entre les acteurs traditionnels de l’ESS, qui sont dans une position plus défensive et plus politique de l’entrepreneuriat social, et d’autres acteurs qui redoutent justement l’instrumentalisation de la pépinière comme un lieu de défense politique, ce qui serait nuisible à la performance économique des entrepreneurs sociaux. On peut en effet entrevoir le danger que présenterait l’hébergement d’entrepreneurs « qui se ressemblent » dans un même lieu : cela pourrait conduire à les conforter dans un certain militantisme, au risque de laisser de côté leur stratégie commerciale. La pépinière de l’entrepreneuriat social doit être un lieu à travers lequel les préjugés des uns (entrepreneurs sociaux) et des autres (entrepreneurs « classiques ») seront brisés.

En effet, si l’on réfléchit à l’impact que pourrait avoir cette pépinière sur le mouvement de l’entrepreneuriat social en Rhône-Alpes, c’est bien dans sa dimension collective, liée à un réseau, qu’elle peut apporter une plus-value par rapport aux autres structures d’accompagnement déjà évoquées. Etant donné le choix qui a été fait de retenir un périmètre élargi et ouvert des structures qu’elle va héberger, la pépinière de l’entrepreneuriat social va être amenée à accueillir une grande variété d’acteurs. C’est l’occasion d’intensifier les échanges non seulement entre acteurs du même secteur, mais aussi entre acteurs issus de secteurs différents mais confrontés aux problématiques caractéristiques d’un même territoire. L’enjeu est ici que la pépinière de l’entrepreneuriat social ne se referme pas sur elle, et ne tombe pas dans le piège de devenir un lieu de rassemblement entre des acteurs qui se confortent dans leur différence par rapport au marché classique. Au contraire, il faut que les entrepreneurs sociaux et les autres parviennent à se rencontrer, à échanger, et à s’influencer mutuellement.

L’expérience de la Pousada, à Grenoble, illustre cette volonté d’agir « avec » plutôt que « contre ». La Pousada désignait à l’origine un collectif d’activités de l’ESS réunies dans des locaux depuis une vingtaine d’années à Grenoble. En 2006, ce collectif s’est institutionnalisé, avec la création de l’association la Pousada, qui gère un hôtel d’activités de l’ESS. Bien que La Pousada soit née d’un collectif d’activités de l’ESS, le choix n’a pas été fait de créer une pépinière de l’ESS. La chargée de mission explique que le pari de la Pousada repose sur l’échange entre différents types d’acteurs, avec en arrière fond la promotion de l’ESS. Il s’agit de favoriser les échanges et de promouvoir l’ESS par rapport au champ de l’économie « classique », ce qui permet d’échapper au risque de se promouvoir « entre soi». La Pousada s’appuie parallèlement sur l’expérience ancienne du groupement pour organiser des rencontres entre des entreprises rodées et d’autres naissantes, ce qui constitue également un moyen intéressant pour créer du réseau et des échanges entre les acteurs du territoire. Cet hôtel d’activités comporte aujourd’hui trois pôles :

– un pôle d’appui à la création d’activités (suivi et formation)
– une pépinière située en zone franche, qui s’adresse particulièrement aux entreprises avec un potentiel de création d’emplois
– une pépinière généraliste qui accueille tout type d’activités.

La difficulté majeure que rencontre ce projet reste justement de parvenir à créer une dynamique collective entre des acteurs si variés, qui de surcroît sont souvent débordés et ont très peu de temps à consacrer à la vie collective. C’est tout l’enjeu auquel va devoir faire face la pépinière qui doit défendre une conception ouverte de l’entrepreneuriat social, qui permette de créer de nouvelles synergies. A titre d’illustration, Eric Béasse, de l’UREI, voit ainsi en la pépinière un outil éventuel pour que les entreprises d’insertion apprennent à mieux travailler ensemble sur un territoire, au lieu de parfois se faire concurrence.

Il faudra donc s’appuyer sur cet espace pour développer les échanges entre les entrepreneurs sociaux et les autres pour briser les préjugés et éventuellement donner envie à certains de devenir des entrepreneurs sociaux. En effet, selon Christian Valladou, directeur opérationnel de l’AVISE, « De plus en plus d’entrepreneurs potentiels (jeunes diplômés, cadres, etc.) s’intéressent à l’entrepreneuriat social parce qu’ils ont envie d’entreprendre et parce qu’ils veulent donner du sens à leur engagement professionnel. Ils ont besoin d’informations, de rencontrer des entrepreneurs sociaux confirmés, d’accéder aux ressources et aux outils existants en matière d’accompagnement ou de financement, etc 58».

L’AVISE se positionne clairement en faveur d’échanges accrus entre les différentes familles de l’entrepreneuriat: «En montrant qu’entreprendre autrement, c’est avant tout entreprendre, l’Avise prône un entrepreneuriat social qui soit partie intégrante, moderne et porteuse de sens, d’une économie plurielle, et permet de renforcer la porosité entre deux mondes qui s’ignorent encore trop souvent et sont pourtant complémentaires59”

L’ouverture de la pépinière de l’entrepreneuriat social sur la pépinière généraliste est donc indispensable pour éviter tout risque de repli des entrepreneurs sociaux « entre eux », et pour que les rencontres aient lieu entre ces différents acteurs. C’est ce qui lui donnera tout son sens et sa plus-value.

D’un point de vue plus pratique, on peut aussi se demander si la pépinière serait un lieu approprié pour organiser des conférences sur le thème de l’entrepreneuriat social, des débats publics, une veille d’information permanente sur les évènements et les actualités de l’entrepreneuriat social, etc… Si elle prend ce rôle, la pépinière sera alors vecteur du développement d’une identité commune entre les entrepreneurs sociaux, et deviendra un pôle de l’entrepreneuriat social.

Conclusion

Nous avons tenté dans ce mémoire d’apporter des axes de réflexion supplémentaires dans le but de clarifier les défis auxquels doit faire face le projet de pépinière de l’entrepreneuriat social pour voir enfin le jour.

Il reste encore de nombreux points à éclaircir. Les propositions concernant la grille de critères d’utilité sociale révisée, ainsi que la manière dont pourrait se décliner l’accompagnement et plus généralement les apports de la pépinière auprès des entrepreneurs sociaux, n’ont pas encore été présentés aux différents membres du comité de pilotage. Ils sont donc encore loin d’être validés.

D’une manière générale, c’est la difficulté à créer des dynamiques collectives qui apparaît au cœur des défis du projet. Rappelons que les pépinières généralistes comptent parmi leurs objectifs celui de favoriser la mise en réseaux des entrepreneurs: c’est là leur plus-value qualitative, qui justifie leur utilité sociale. La pépinière d’entrepreneuriat social est ainsi doublement soumise à cet enjeu, puisque la nécessité de créer des dynamiques collectives est d’autant plus importante pour la réussite des entrepreneurs sociaux. Ces derniers ont en effet particulièrement besoin de travailler en coopération avec le reste de la société, d’une part parce que leur but est justement de servir la collectivité, et d’autre part parce qu’ils ont un besoin de reconnaissance de la part de l’ensemble des acteurs socio économiques, pour que leur mouvement puisse se développer en montrant qu’il est à la portée de tous. Enfin, la difficulté à créer une dynamique collective se retrouve au coeur même du processus de montage de projet multi partenarial, au sein duquel se confrontent nécessairement des positions divergentes. Ces divergences sont d’autant plus grandes que le sujet sur lequel elles portent, l’entrepreneuriat social, est porteur de conceptions très diverses.

Aussi, il apparaît aujourd’hui indispensable que les partenaires fassent le point sur leurs conceptions de la pépinière, le sens qu’ils veulent y mettre, et leurs attentes.

En attendant, un début de campagne de communication a été initié: des triptyques présentant la pépinière ont été déposés chez les principaux partenaires (CRESS, URSCOP, Equi’sol, Bioport), et un court article sur la pépinière devrait été bientôt publié sur le site de Promess60. On peut éventuellement espérer que les imprécisions qui règnent autour du projet à l’heure actuelle se résoudront au fur et à mesure que se présenteront des cas précis auxquels il faudra répondre.

Comme nous l’avons souligné à plusieurs reprises, les acteurs interrogés semblent tous concevoir le projet de pépinière de l’entrepreneuriat social dans une dimension territoriale. En guise de conclusion, il me semble intéressant de présenter une initiative au sein de laquelle la pépinière pourrait éventuellement trouver sa place: il s’agit du projet de Fabrique à Initiatives en Rhône-Alpes. Ce projet m’a été présenté par Denis Colongo, secrétaire général de la CRESS. La Fabrique à Initiatives a pour vocation de contribuer à faire émerger et réussir les entrepreneurs sociaux sur le territoire rhônalpin, en partenariat et en complémentarité avec les acteurs socio-économiques locaux. Il est porté au niveau national par l’AVISE, en partenariat avec le Réseau Entreprendre. Une expérimentation est actuellement conduite sur cinq territoires, parmi lesquels la région Rhône-Alpes.

L’idée de départ de la Fabrique à Initiatives réside dans la conviction de ses fondateurs que l’entreprise sociale peut constituer un outil alternatif au service du bien commun, face aux défis sociaux et environnementaux. Pour cela, il est primordial de mettre en relation les acteurs des territoires avec leurs besoins, et de développer des réseaux entrepreneuriaux qui partagent des objectifs d’intérêt général à long terme. Le but de la Fabrique est ainsi de susciter ces initiatives, de les accompagner, et de les faire réussir.

Concrètement, la Fabrique à Initiatives est un dispositif qui s’adresse à des bénéficiaires d’une part (pour qui les services seront gratuits), et à des clients d’autre part. Ses bénéficiaires seront les projets d’entreprises sociales (quels que soient leurs statuts) fortement créatrices d’emplois, innovantes, et ayant un impact social fort. Ses clients pourront être de grandes entreprises en démarche de Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ou de Responsabilité sociale des entreprises (RSE), des collectifs d’entreprises, des collectivités locales.

La Fabrique vient compléter les dispositifs d’accompagnement déjà existants, pour augmenter les flux de projets, renforcer leur accompagnement et mieux assurer leur pérennité.

Sa fonction principale se situe en amont des projets : elle joue le rôle d’incubateur pour entreprises sociales (banque d’idées, vivier d’entrepreneurs sociaux, ingénierie financière pour aider aux études de faisabilité, etc…). Mais elle doit aussi venir aider à la structuration du réseau des acteurs qui interviennent dans le soutien aux initiatives d’entrepreneuriat social. Ainsi, en Rhône-Alpes, le projet est porté par les principaux acteurs de l’entrepreneuriat social: l’URSCOP, le Réseau Entreprendre, l’Union Régionale des Entreprises d’Insertion, l’Union Régionale des Entreprises Adaptées, et la CRESS. Si la Fabrique prévoit pour l’instant de concentrer son action essentiellement en amont des projets, elle veut travailler en réseau avec l’ensemble des acteurs, sur tout le parcours d’accompagnement, qui inclut donc l’accompagnement post création proposé par les pépinières d’entreprises.

La Fabrique est actuellement dans sa phase d’expérimentation, qui va durer de juillet 2009 à décembre 2010 environ. Une feuille de route doit être élaborée d’ici décembre prochain, pour définir les plans d’action qui permettront de répondre aux questions majeures que se posent les fondateurs du projet. L’une de ces questions est de savoir s’il existe un marché solvable en Rhône-Alpes pour la création d’entreprises à fort impact social, et quelles sont les cibles de projets à privilégier. Pour répondre à ces questions la Fabrique souhaite quantifier et qualifier le marché de la création d’entreprises sociales en Rhône-Alpes.

La pépinière de l’entrepreneuriat social pourrait éventuellement aider aux recherches sur ces questions. Si elle parvient dans le futur à développer des rapports étroits avec les entrepreneurs sociaux qu’elle héberge, ce qui est normalement inhérent aux pépinières, elle sera capable de fournir des informations qualitatives utiles pour cette étude. Dans ce sens la pépinière d’entrepreneuriat social pourrait apporter beaucoup à la Fabrique, et recevoir en échange des aides pour améliorer son offre de soutien aux entrepreneurs sociaux.

La Fabrique à Initiatives pourrait alors insuffler une nouvelle dynamique positive au projet de pépinière de l’entrepreneuriat social, en incitant ses partenaires à se tourner vers un programme prometteur.

Lire le mémoire complet ==> (Comment identifier et accompagner les entrepreneurs sociaux ?)
Réflexions autour du montage de projet de la pépinière de l’entrepreneuriat social
Mémoire de stage – Master II Economie Sociale et Solidaire
Université LUMIERE LYON 2

Table des matières

INTRODUCTION 4

PREMIERE PARTIE INTRODUCTIVE – LE CADRE DU PROJET DE PEPINIERE DE L’ENTREPRENEURIAT SOCIAL: ENJEUX ET AXES DE REFLEXION 9

A- LES PEPINIERES D’ENTREPRISES OUTILS DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE LOCAL 9

1. L’engagement des pouvoirs publics en faveur du développement économique comme outil de redynamisation des banlieues : l’outil ZFU et les pépinières 9

1.1 L’outil ZFU 10

1.2 Les pépinières d’entreprises au carrefour des enjeux de la redynamisation économique du territoire

2. La pépinière d’entreprises CARCO de Vaulx-en-Velin 13

2.1 Missions et fonctionnement de la pépinière 14

a. Des avantages en termes de coûts et de conditions de travail 14

b. Accompagner et animer : l’« esprit pépinière » 14

c. Procédure de sélection 15

2.2 Une spécificité de la pépinière CARCO : le partenariat avec le Groupement des Jeunes Créateurs 16

2.3 Projets d’avenir 17

a. Le réseau des pépinières en Rhône-Alpes : RPRA 17

b. Processus de labellisation LVE 18

B- LA PEPINIERE DE L’ENTREPRENEURIAT SOCIAL 19

1. Aux origines du projet : une pépinière de l’économie sociale et solidaire 19

2. Le changement de nom: de la pépinière ESS à la pépinière de l’entrepreneuriat social 20

3. Où en est le projet à l’heure actuelle ? 22

3.1 Les blocages opérationnels du projet 22

a. Le manque de coordination entre les partenaires 23

b. Manque de communication 23

c. Trop d’incertitudes autour des modalités de fonctionnement de la pépinière 24

3.2 Les positions des partenaires à l’heure actuelle 25

4. Qu’est ce que l’entrepreneuriat social ? Tentatives de définitions et questionnements 29

DEUXIEME PARTIE – DEFINIR UNE CONVENTION D’UTILITE SOCIALE POUR LA PEPINIERE DE L’ENTREPRENEURIAT SOCIAL 33

A- ENTREPRENEURIAT SOCIAL ET UTILITE SOCIALE: DEUX NOTIONS COMPLEMENTAIRES QUI DEPASSENT LE CADRE DE L’ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE 33

1. Pourquoi parler d’utilité sociale ? 33

1.1 Aux origines de la notion d’utilité sociale : un outil de démarcation au service de l’administration fiscale.. 33

1.2 De nos jours : L’utilité sociale comme outil en faveur d’une démarche fédératrice entre les entrepreneurs sociaux et le reste de la société 35

2. Comment définir l’utilité sociale des entreprises ? 36

2.1 Le critère de lutte contre le chômage 36

2.2 L’utilité sociale comme outil de mesure de la contribution au bien être collectif : les grandes familles de l’utilité sociale 37

2.3 Utilité sociale, entrepreneuriat social, ancrage territorial et lien de proximité 41

2.4 L’utilité sociale comme convention sociopolitique qui se construit au niveau local et doit s’affirmer à l’échelle internationale 43

B- QUELS CRITERES D’UTILITE SOCIALE POUR LA PEPINIERE? 44

1. Retour sur la grille de critères d’utilité sociale proposée par Jeanne Garnier 44

2. Compte rendu du test des critères sur des structures existantes et propositions pour des modifications de la grille 46

2.1 Choix de l’échantillon des structures testées 46

2.2 Pourquoi réviser la grille de critères? 48

2.3 Commentaires sur les critères proposés qui posent problème 49

2.4 Proposition de nouveaux critères 54

2.5 Remarques concernant la présentation de la grille et le système à points 58

2.6 Conclusion 60

C- L’EVALUATION DE L’UTILITE SOCIALE 61

1. Les enjeux de l’évaluation de l’utilité sociale 62

1.1 L’évaluation de l’utilité sociale : une démarche nécessairement volontaire 62

1.2 L’évaluation comme outil d’autocritique et de démocratie 63

1.3 La pépinière porteuse d’une culture de l’évaluation 66

a. La mise en débat de la convention d’utilité sociale de la pépinière 66

b. Proposer des méthodes d’évaluation aux entrepreneurs sociaux 66

TROISIEME PARTIE – COMMENT DEFINIR L’OFFRE D’ACCOMPAGNEMENT DE LA PEPINIERE DE L’ENTREPRENEURIAT SOCIAL? 68

A-LES BESOINS D’ACCOMPAGNEMENT POST-CREATION SPECIFIQUES AUX ENTREPRENEURS SOCIAUX 68
1. Les besoins liés à l’hybridation des ressources: aide à la recherche de fonds et consolidation du projet social 69
2. Trouver la bonne mesure entre projet social fondateur en interne et arguments commerciaux en externe
2.1 Ne pas survaloriser le projet social au détriment de la logique de marché 70
2.2 Les apports de la responsabilité sociale des entreprises en matière d’arguments commerciaux 71
3. Bénéficier d’un accompagnement spécifique sur la gestion économique du projet 72
4. La mise en réseau avec le territoire 73
5. Des informations sur les statuts juridiques de l’économie sociale 73
6. Des conseils en management collectif et participatif 74
7. Conseils en labellisation et en normes 74
B- L’OFFRE DE LA PEPINIERE DE L’ENTREPRENEURIAT SOCIAL: SOUTIEN PRAGMATIQUE OU ROLE DE DEFENSE DU MOUVEMENT D’ENTREPRENEURIAT SOCIAL? 76
1. Un accompagnement en trois volets 76
1.1 L’accompagnement « classique » et les services associés 77
1.2 Une formation sur des thèmes spécifiques à l’entrepreneuriat social 78
1.3 Orienter les entrepreneurs sociaux vers les structures spécialistes 79
2. La nécessaire ouverture de la pépinière de l’entrepreneuriat social sur les autres acteurs “traditionnels” de l’économie: favoriser les échanges avec les entreprises “classiques” tout en restant un lieu de promotion de l’entrepreneuriat social 82
Conclusion