NDLTD : Networked Digital Library of Theses and Dissertations

By 18 March 2013

3. NDLTD : Networked Digital Library of Theses and Dissertations
<http://www.ndltd.org>

NDLTD est une initiative entièrement centrée sur le monde universitaire puisqu’elle concerne principalement les travaux de fin d’études. Son objectif est de promouvoir l’adoption, la création, l’utilisation, la diffusion et la préservation de thèses et mémoires électroniques (ETD, pour Electronic Theses and Dissertations) [http://www.ndltd.org].

Le concept d’ETD est abordé dès 1987 lors d’un meeting orchestré par l’University Microfilms International (UMI). Comme suite à cet événement, Virginia Tech (Virginia Polytechnic Institute and State University) prend en charge le développement d’une DTD (Document Type Definition) SGML (Standard Generalized Markup Language) applicable aux thèses et mémoires. Mais l’action de Virginia Tech ne s’arrête pas là et continue d’envisager la problématique de la publication électronique des travaux de fin d’étude, notamment les aspects de production, d’archivage et d’accès. En 1996, le SURA (Southeastern Universities Research Association) finance la continuation de ce projet basé à Virginia Tech. Ses objectifs concernent aussi bien les étudiants que les chercheurs. Pour les étudiants, il s’agit de leur faire connaître les produits de la publication et des bibliothèques numériques de manière à ce qu’ils puissent appliquer cette connaissance dans leur recherche et dans la création de leur propre thèse ou mémoire électronique. Les universités sont également concernées par l’apprentissage des bibliothèques numériques et de l’intérêt que cela peut leur apporter, notamment dans la diffusion de leur production et de leur potentiel intellectuel. A un niveau supérieur, le projet a pour objectif l’amélioration de l’enseignement via un plus grand partage des connaissances. Partage qui pourrait être accéléré par le fait que les résultats de la recherche seront plus rapidement et plus complètement disponibles (si les chercheurs utilisent la publication électronique de manière appropriée) [http://ndltd.org/info/description.en.html].

Dès 1996, d’autres universités vont rejoindre le projet NDLTD qui se donne quelques nouveaux objectifs, notamment en matière de préservation et de prix des documents. De nombreux projets de thèses et mémoires numériques ont vu le jour dans les universités du monde entier et les accès à ces dépôts ne font, en général, qu’augmenter [Suleman 2001b].

En plus de mener des actions pour la création de dépôts numériques, NDLTD est actif dans le domaine de la standardisation depuis 2001. Il se concentre sur le développement de métadonnées standardisées pour rendre interopérables les ETD. Ceci a permis la création et l’utilisation d’un catalogue commun à tous les projets membres de NDLTD [http://www.ndltd.org/standards/index.en.html]. Pour rendre ce catalogue possible, NDLTD s’est basé sur le travail effectué dans le cadre de l’Open Archives Initiative, en ce compris l’utilisation du “Protocole for Metadata Harvesting” et a défini un format de métadonnées spécifique aux thèses et mémoires [Suleman 2001c].

L’utilisation du protocole par les dépôts attachés à NDLTD rend possible la recherche d’information transversale. Quatre moyens de l’effectuer sont disponibles sur le site [http://www.ndltd.org/browse.en.html]. Le premier est la recherche sur les collections de l’OCLC (Online Computer Library Center). Le second ne concerne qu’une petite partie des collections, seulement 14 sites d’ETD sont concernés; le fonds documentaire, ici, correspond à un ancien état du projet. Le troisième moyen permet une recherche sur l’ensemble du catalogue via une interface développée par la société VTLS (Visionary Technology in Library Solutions). Enfin, la quatrième technique est rendue possible grâce à un outil de l’OCLC. Tout comme la recherche avec VTLS, elle permet d’agir sur l’ensemble du catalogue du projet mais de manière plus élaborée, elle met en oeuvre des possibilités de recherche plus avancées et plus fines.

Actuellement, NDLTD regroupe 216 membres parmi lesquels 189 sont des universités. Le reste est composé d’institutions variées telles que bibliothèques, centre de recherche ou initiatives opérant dans le domaine de la publication en ligne. Parmi les membres universitaires, nous retrouvons la Bibliothèque Interuniversitaire de la Communauté française de Belgique (BICfB) qui regroupe les universités belges francophones.

Les objectifs proposés par NDLTD sont sans doute très appréciés par les universités détentrices d’un dépôt institutionnel. La création d’un catalogue unique permet aux chercheurs de consulter des documents provenant d’universités dans les dépôts desquelles ils ne seraient pas allés chercher. Les universités moins “réputées” bénéficient donc, à travers NDLTD, d’un moyen de faire connaître leurs travaux à un public large. Sans un moyen de recherche transversale, il y a fort à parier que certains dépôts n’auraient jamais été consultés par des chercheurs n’appartenant pas à la région dans laquelle se trouve l’institution. Certains services liés à l’Open

Archives Initiative et utilisant son protocole peuvent également offrir cette possibilité de recherche transversale mais NDLTD a la particularité de ne s’appliquer qu’aux thèses et mémoires, offrant ainsi des possibilités nouvelles aux universités.

NDLTD se présente donc comme un fédérateur très spécifique mais qui, grâce à son public, joue un rôle très important, les universités font, en effet, parite des acteurs les plus concernés par la communication scientifique.

Lire le mémoire complet ==> (Réflexions sur quelques nouveaux modèles de communication scientifique)
Diplôme d’études spécialisées (D.E.S.) en sciences et technologies de l’information
Université Libre de Bruxelles – Faculté de Philosophie et Lettres Section Infodoc