Les services liés à l’automobile : la sécurité

By 15 March 2013

3. Les services liés à l’automobile

Afin d’accompagner le véhicule de sa mise en circulation à sa fin de vie, la filière automobile comprend une variété importante de services destinés à faciliter la mobilité des automobilistes dans des conditions optimales de sécurité et de respect de l’environnement. Présents sur l’ensemble du territoire, ces services de proximité participent à la création et à la sauvegarde de l’emploi.

3.1. Les services liés à la sécurité

a) La formation des conducteurs

Les écoles de conduite sont au nombre de 14 000, gérées par 8 600 exploitants. Elles emploient 16 000 enseignants de la conduite. Près de 2 millions d’élèves sont en formation chaque année et plus d’1,5 million examens du permis de conduire sont organisés (toutes catégories confondues).

852 693 permis toutes catégories ont été délivrés en 2004. Au total, le chiffre d’affaires hors taxes des écoles de conduite en France est d’environ 1,1 milliard d’euros.

Les écoles de conduite constituent le maillon essentiel de la sécurité routière. Elles préparent les élèves aux différentes catégories de permis de conduire (des motocyclettes au poids lourds en passant par les transports en commun et bien sûr, le fameux permis B correspondant aux véhicules légers).

En plus de la préparation aux différentes catégories de permis, les écoles de conduite dispensent également des formations « post » permis, dans le cadre de la formation professionnelle continue en véhicules légers comme dans les catégories du groupe lourd.

Les enseignants sont eux aussi formés grâce aux 100 centres de formation d’enseignants de la conduite, présents sur le territoire français. Ces enseignants recrutés sur la base d’un concours spécifique, relèvent d’un statut particulier : celui du corps des Inspecteurs de permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR) et dépendent du ministère des Transports.

Actuellement, la profession « formation des conducteurs » est confrontée au problème posé par l’allongement des délais de présentation des candidats au permis de conduire. Les principales raisons de cet allongement sont les suivantes :
– le délai d’enregistrement des dossiers d’inscription s’allonge dans la plupart des préfectures retardant d’autant le début de la formation des élèves;
– l’épreuve théorique générale (code) a été entièrement modifiée et son niveau, beaucoup trop élevé pour de nombreux candidats, a pour conséquence un pourcentage de réussite inférieur à l’ancienne épreuve augmentant le nombre de passage par candidat;
– la durée de l’épreuve pratique de permis B est maintenant de 35 minutes par candidat au lieu de 22 minutes précédemment. Cette modification entraîne l’examen de seulement 12 candidats par journée d’inspecteur au lieu de 20 avec l’ancienne épreuve;
– le nombre d’inspecteurs du permis de conduire a augmenté de 300 en quatre ans, mais cela reste encore insuffisant pour absorber les deux réformes énoncées ci-dessus.

La gestion des examens par les directions départementales de l’équipement (mise en place depuis 2003) n’est pas véritablement satisfaisante puisque le nombre de journées de formation pour les inspecteurs sont en augmentation et que les tâches administratives sont de plus en plus nombreuses et effectuées par des inspecteurs au détriment des examens.

b) Le contrôle technique

Le contrôle technique périodique des véhicules automobiles est obligatoire depuis le 1er janvier 1992 pour les véhicules légers comme cela était déjà le cas pour les poids lourds.

Ces contrôles sont essentiels car ils contribuent à vérifier l’état du véhicule et à veiller à son bon fonctionnement en matière de sécurité et d’environnement.

18,6 millions de contrôles ont ainsi été réalisés en 2005, dont 86 % de visites initiales. Ces contrôles sont effectués par 5190 centres de contrôle technique (dont 94 % affiliés à un réseau) répartis sur l’ensemble du territoire national, soit une hausse d’environ 1,2 % du nombre de centres en 2005.

Les fonctions les plus défectueuses, sont dans la majorité des cas : le freinage, l’éclairage – signalisation, les liaisons au sol (ensemble du système qui relie les pneus à la route comme les pneus, amortisseurs…) et la pollution.

En 2005, environ 727 000 véhicules utilitaires légers ont été contrôlés au titre de la visite technique complémentaire pollution. Au cours de cette même année, environ 76 000 véhicules soumis à réglementation spécifique ont été contrôlés (exemples : taxis, voitures auto-école, ambulances, dépanneuses…). Ces chiffres sont en hausse ce qui révèle un engagement notable des pouvoirs publics et d’une profession pour la sécurisation du parc automobile français.

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