Les étudiants chinois en France et le projet de travailler en France

By 3 March 2013

5.2 Projet d’avenir

Parmi nos quinze enquêtés, cinq ont le projet de travailler en France ou dans un autre pays occidental après leurs études. Deux souhaitent s’installer en France. D’autres veulent travailler quelque temps à l’étranger, puis rentrer après avoir accumulé de l’expérience professionnelle. Beaucoup sont ceux qui hésitent. En particulier les étudiants commerçant leur études supérieurs en France. Ceux qui ont l’intention de retourner travailler en Chine souhaitent également acquérir un ou deux ans d’expérience professionnelle en France (voir Tableau 7).

Ici, les motivations économiques priment sur l’orgueil national. Ils choisiront leur futur pays d’installation selon les conditions qui leur seront offert. Ils avouent que les conditions de travail et de vie en France sont meilleures qu’en Chine. Les étudiants dans les filières scientifiques (biomédicales et informatiques) ont tendance à travailler et à s’installer en France. Ils sont également plus sûrs de leur projet, parce qu’ils constatent qu’une fois diplômés, ils trouveront un « bon » travail en France. Certains étudiants en sciences économiques et de gestion croient qu’il y a plus de chances d’être embauchés en Chine et sont optimistes quant aux évolutions du marché chinois de l’emploi.

Tableau 7 : Projet d’avenir et raisons avancées
Projet d’avenir et raisons avancées

Les étudiants hésitent également entre deux sociétés dont les valeurs sont différentes. Deux thèmes sont abordés : la vision de la réussite et la vision de mariage. Parmi les étudiants qui hésitent à retourner en Chine, les garçons se demandent s’ils pourront avoir un travail bien rémunéré et un poste important par rapport aux hommes de leur âge, sont-ils en retard sur ce sujet. Pour les filles, déjà âgés après un séjour long en France, le mariage est un problème « à teinte ans, il est difficile de trouver un mari en Chine. ». Ces deux sujets apparaissent étroitement liés. Les garçons définissent la réussite par leur vie professionnelle (en termes de richesse et de pouvoir) quant aux filles, la réussite peut se présenter sous les formes d’un bon mariage.

Sans entrer un débat compliqué, nous citons ici quelques témoignages pour souligner ces deux éléments importants dans la construction et l’ajustement du projet des étudiants.

Chen, fille de 25 ans. Elle constate qu’en Chine, on veut toujours gagner plus et la pression dans le travail monte et devient insupportable, parce que dans cette société, on traite et apprécie les gens selon leur pouvoir et leur richesse. Elle compare la société chinoise avec la société française.

« R : Les chinois sont très stressés, et ils travaillent pour gagner plus d’argent. Les Français travaillent pour mieux vivre, leur vie est plus pépère. J’ai un camarade français qui dit que « la vie des Français est dure, parce qu’ils sont pauvres, en particulier les classes moyennes, ils travaillent dure chaque jour, ils payent des impôts très lourds. Il pense que les Chinois sont plus heureux, parce qu’ils dépensent l’argent qu’ils gagnent, au lieu de payer les impôts. »

Q : tu es d’accord ?
R : Je ne suis pas d’accord avec lui. Ils travaillent environ huit heures par jour. Comment on peut appeler ca un travail fatiguant ? Les Chinois font chaque jour des heures supplémentaires, rares sont les jours de congés et les vacances. De plus, ils ne gagent pas plus : le salaire mensuel est très bas. Plus tu veux gagnes, plus de pression tu as. La pression de la société chinoise monte de plus en plus.

Q : C’est aussi pour cette raison que tu souhaites rester en France ?
R : Oui. Il s’agit peut être d’une évasion par rapport à la réalité. Si je rentre en Chine, je vais trouver un travail dont le salaire équivaut aux salaires des amis et des connaissances. Ils vont dire : comment ? Tu as dépensé autant d’argents pour étudier en France, et une fois rentrée, tu n’as qu’un salaire de 5000 yuan ou encore pire de 3000 yuan. Si je rentre en Chine, je ne supporterais pas cette pression.

Q : La pression venant du regard des autres ?
R : C’est la société chinoise, qui traite et apprécie les gens selon leur pouvoir et leur richesse.

Les garçons sentent plus de pression à propos de leur réussite « On apprécie une personne selon sa capacité à gagner e l’argent et du pouvoir, peut être aussi pour ses vertus. Le critère le plus pertinent, c’est la richesse dont tu disposes » (chou, garçon 27 ans).

Tang, garçon de 25 ans, parle son inquiétude par rapport à son entrée tardive dans la vie active et aux conséquences sur sa vie personnelle. Après deux année d’études universitaire en Génie Civil, il est venu en France et réorienter vers la formation en biomédicale et comment par la première année de Licence.

«Q : Alors tu t’es réorienté et tu as commencé par Licence 1 ?
R : Oui, mais maintenant, je réfléchi de nouveau, je n’aura pas du partir à l’étranger. J’ai l’impression que je perds du tems : beaucoup des camarades de mon âge ont déjà commencé à travailler il y deux ou trois ans. Mon diplômé et mes expérience en France consiste un atout, mais je subi également beaucoup de pression. Une fois j’ai mon Licence et j’ai commencé par un travail dont le salaire est environs 600 euros. J’aurai de pression. De pression dans la vie. Si l’on a 20 ans et on commence par un tel salaire, c’est acceptable parce qu’à l’âge de trente ans, on pourra gagner le double. Mais si je commence à travailler à l’âge de 30ans et gagne moins que les camarades de mon âge. Ce sera très difficile »

[…]

« Q : Quelles sont les difficultés que tu penses rencontrer à l’avenir?
R : Les séjours d’études sont longs, j’aurai 28 ans, une fois mon Master obtenu. Résider en France? Tu ne sais pas quand tu pourras te marier, tu n’as pas beaucoup de probabilité de te marier avec une Française (ou un Français).

Q : Tu penses à la vie familiale?
R : Oui, parce que quand l’on arrive à un certain âge, il faut établir une famille. En particulier pour les filles, si tu rentres en Chine après des études longues en France et que tu n’es pas encore mariée, qui va se marier avec toi ? Personne ! L’homme, s’il est riche ou a un bon travail, peut trouver une fille plus jeune que lui. »

Entre 18 ans et 30 ans, ces étudiants vivent une période charnière de leur existence : celle de la « jeunesse ». Cette période cruciale de leur développement est marquée par la mobilité. Effectuant un séjour d’études relativement long de 3 ans à 8 ans dans un espace international où plusieurs modèles d’accès à l’âge d’adultes se différencient et parfois s’opposent, ils vivent des situations conflictuelles.

Il s’opère immanquablement une forme de resocialisation. Ils disent avoir changé leurs visions du monde depuis leur arrivée en France. Ils parlent de leurs difficultés de réadaptation une fois rentrés en Chine, ce qui met en évidence l’effet des séjours sur la seconde socialisation : aspiration à la liberté et à l’égalité, et découverte d’autres modes d’accès à l’âge d’adulte, d’autres valeurs concernant la réussite individuelle et le mariage.

Les jeunes étudiants chinois à l’université française se forgent un rapport à l’avenir fondé sur un principe d’hésitation et d’ambivalence. L’hésitation entre un retour au pays et le désir de rester en France renvoie plutôt à la question de la préférence d’un style de vie et de la possibilité de créer un environnement favorable à la « réalisation de soi », que celle de la fierté identitaire ou du sentiment d’appartenance culturelle. « Il y a beaucoup de contraintes sociales en Chine. On peut avoir des meilleures conditions de travail et de vie en France. ». « Les conditions de recherche scientifique sont meilleures en France qu’en Chine, mais l’idéal pour la recherche reste les Etats-Unis ».

On peut difficilement parler de « sentiment de supériorité » pour « les Chinois » (Agulhon, 2009), en particulier pour ceux qui ont séjourné et étudié en Occident. Ils sont souvent à la fois critiques entre eux mais veulent garder « la face » « leur dignité » vis-à-vis des étrangers. « La pression règne sur la société chinoise: une société qui traite et apprécie les gens selon leur pouvoir et leur richesse. ». « Je réponds aux Français que je rentrerai en Chine, parce qu’on a plein d’opportunité, c’est un pays en pleine croissance…blabla, c’est pour ne pas renforcer le sentiment de supériorité des Français connue dans le monde pour leur arrogance. Mais aux amis chinois, je dis directement je souhaite travailler et vivre en France ».

Conclusion :

En traçant les carrières d’étudiants chinois qui sont d’abord communément marquées par la survie et qui, ensuite, se séparent au point de créer une diversité des expériences, cette étude rend plus transparente la vie académique et la vie sociale de ces étudiants jusque-là inconnue ou méconnue.

Les étudiants venant en France avaient souvent une situation stable, même privilégiée en Chine. Le choix de partir en tant qu’étudiant tenait à l’envie d’accéder à l’excellence sociale : aller voir en dehors des frontières, recevoir une formation de bonne qualité et saisir de nouvelles opportunités d’expérience professionnelle. Les trajectoires sont soit motivées par des aspirations professionnelles soit par une volonté d’élévation sociale.

L’adaptation dans le pays d’accueil est souvent laborieuse lors des deux premières années. Ces difficultés sont liées à plusieurs facteurs objectifs :
-La transition entre un pays comme la Chine où l’encadrement scolaire est très développé, et la France où les étudiants sont souvent livrés à eux même pendant leurs études supérieurs, est difficile à gérer.
– Face à ces nombreuses péripéties simultanées et au manques de programmes d’accueil, beaucoup d’étudiants recourent, d’abord aux structures commerciales, ensuite à la vie communautaire antérieure ou construite en cours de séjour.
-Les liens communautaires tissés entre les étudiants chinois dès leurs arrivées ont des bienfaits indéniables. Cependant cette forme de solidarité aura tendance à cloisonner ces jeunes arrivants dans un univers entièrement chinois, bien peu propice à une assimilation rapide de la langue française et à une intégration socioculturelle.

Nos enquêtés en France depuis trois ou quatre ans ne sont pas considérés et ne se considèrent pas eux-mêmes comme intégrés. La durée de séjour joue un rôle déterminant dans le processus d’intégration. Un séjour à l’étranger de trois à six ans ne fait que démarrer ce processus. Les étudiants chinois en France sont engagés dans « un processus d’affiliation institutionnelle et culturelle » (Agulhon, 2009).

On a également observé une diversité des itinéraires d’affiliation : certains étudiants arrivés en France depuis deux ans sont plus intégrés que d’autres étudiants arrivé deux ans plus tôt. Une analyse « biographique » des cause de leur projet de départ jusqu’au projet d’avenir nous permet de souligner d’autres éléments qui définissent cette diversité d’itinéraires, dont les projets et les stratégies des individus. L’expérience des étudiants chinois ne peut être analysée dans la seule dimension « intégration ». Elle doit être complétée par l’analyse de la dimension « stratégie » et de la dimension « subjectivation ». Ces trois logiques d’action sont étroitement liées dans le concept de l’expérience de Dubet (1994, 1996,2009).

Sans établir une typologie sur un nombre d’étudiants aussi restreint, on peut malgré tout distinguer plusieurs types de trajectoires. 1) Les étudiants chinois qui ont démarré tôt et mieux ce processus d’intégration sont ceux qui ont le projet de travailler en France. La réussite de ce projet n’est pas possible sans le socle d’une intégration minimale. Chacun adapte des stratégies différentes selon les ressources dont qu’ils disposent : les étudiants chinois dans les filières scientifiques cherchent avant tout la performance scolaire et aspirent à une intégration dans et par le travail. Les étudiants en sciences économiques et de gestion vont perfectionner leur français et élargir leur cercle d’amis. 2) Les étudiants qui ont le projet final d’aller ailleurs ou de rentrer en Chine, considèrent qu’une intégration n’est pas nécessaire. Ils pratiquent une intégration distanciée. 3) Les étudiants qui n’ont pas de projet, ou un projet flou, hésitent, ne mettent pas des stratégies en place pour une intégration éventuelle et, pour certains, se contentent d’une adaptation facilitée par la vie communautaires.

Il n’est pas étonnant que la logique stratégique se manifeste fortement chez beaucoup d’étudiants chinois : ils sont à la fois les consommateurs et les marchandises sur le marché international de l’enseignement supérieur. La finalité d’utilitarisme des études marque le rapport de ces étudiants aux études.

Concernant la subjectivité, il faut distinguer les étudiants ayant une vie aisée en Chine et qui vivent très mal le contraste avec leur niveau de vie en Europe, des autres qui ont été poussé à venir par des contraintes sociales. Ces derniers, appréciant plutôt les conditions de vie occidentales, auront tendance à rester sur place.

Les facteurs comme l’origine sociale, le sexe et l’âge structurent activement la différenciation de l’expérience des étudiants chinois. Les conditions économiques familiales jouent apparemment un rôle déterminant dans les conditions de vie matérielles (modes de résidence, provenance de ressources), mais n’ont pas d’effets significatifs dans le choix de formation, ni dans les pratiques culturelles. Le sexe et l’âge, se conjuguant avec l’effet de l’origine sociale, divisent particulièrement la projection de l’avenir des jeunes, qui elle-même se structure autours de deux axes : la vie active et la vie familiale.

Cette étude qualitative d’un petit échantillon d’étudiants ne permet pas de comprendre la dynamique de ces déterminants structurels et sociaux et les stratégies des étudiants. Une étude quantitative est nécessaire.

Il semble important pour mieux comprendre l’hétérogénéité des trajectoires d’intégration des étudiants chinois de prendre en compte également d’autres facteurs de discrimination, par exemple : les types de formations. Une étude comparative des expériences des Chinois inscrits dans les écoles privée de commerce, les universités et les grandes écoles, permettra de mieux déterminer les facteurs structurels et d’analyser les effets des politiques d’accueils qui sont spécifiques à chacun.

Une des limites de cette enquête découle de la constitution de notre échantillon : nos enquêtés apparaissent avoir le bon profil, ce qui doit avoir influencé nos résultats. Il sera judicieux de diversifier les profils des enquêtés, en accordant un place importance aux analyses des carrières des étudiants qui ont vécu l’échec (redoublement, réorientation ou abandon), ce qui permet de comprendre les origines et la nature des difficultés dans le processus d’intégration universitaire et sociales.

Cette enquête traite la question de l’intégration des étudiants pendant leur vie universitaire. Or il serait également pertinent de prolonger cette recherche jusqu’a la fin de leurs études, et le début de leur vie active, parce qu’une partie des ces étudiants, de plus en plus nombreux, formeront la nouvelle génération des migrants en France, et que le processus d’intégration s’intensifiera avec leur entrée dans le monde du travail.

Lire le mémoire complet ==> (L’expérience des étudiants chinois en France : Entre mobilité et intégration)
Mémoire de Master Recherche : Sociologie de l’éducation et de la formation
Université Paris Descartes – Paris V – Faculté des Sciences Humaines et Sociales – Sorbonne

Table des matières

Introduction 5

Chapitre 1 Pour une analyse sociologique de l’expérience des étudiants chinois en France

1.1 Les contextes de la migration étudiante chinoise et les politiques françaises 7

1.1.1 Les données des étudiants chinois en France 7

1.1.2 Le marché international de l’enseignement supérieur 8

1.1.3 Le contexte chinois pousse les étudiants à partir 9

1.1.4 Les politiques françaises d’accueil des étudiants chinois 10

1.2 L’université, les étudiants et les étudiants étrangers 12

1.2.1 La condition étudiante selon Georges Felouzis 12

1.2.1.1 Les étudiants en premier cycle : les découvertes d’une situation incertaine et de la « raison universitaire » 13

1.2.1.2 Le travail des étudiants : l’action tactique 13

1.2.1.3 Un système dispersé et les modes de régulation de l’incertitude 14

1.2.2 L’expérience et l’expérience étudiante : la théorie de F. Dubet 15

1.2. 3 Etre étudiant et étranger : la thèse de HU Yu 17

1.3 La problématique et la méthodologie de notre recherche 18

1.3.1 Du rapport aux études aux modes de vie 18

1.3.1.1 La pluralité des temps et la diversité du lieu dans la construction de l’expérience étudiante 19

1.3.1.2 Le rôle et le statut des étudiants étrangers : une dualité de statut social (l’étudiant et l’étranger); une vie coupée en deux (la vie universitaire et la vie juvénile) 19

1.3.2 La méthodologie 20

1.4 Profil des enquêtés 20

1.4.1 Les origines sociales 22

1.4.2 L’expérience scolaire antérieure en Chine 25

1.4.3 L’enfant unique : la dépendance et la pression 26

Conclusion : Les recalés du système universitaire chinois, un étiquetage ? 27

Chapitre 2 Le projet de venir étudier en France 29

2.1 Les causes et projets de départ 29

2.1.1 L’« échec » à commencer leurs études supérieures dans une université suffisamment prestigieuse.

2.1.2 La déception pendant le début de la vie universitaire 32

2.1.3 Les difficultés d’accès à l’emploi des jeunes diplômé et l’insatisfaction du travail 33

2.1.4 La crainte d’entrer dans la vie active 36

2.1.5 L’intérêt pour la mobilité 37

2.2 Les motivations du choix de la France 38

2.2.1 La logique économique : le faible coût des études et la facilité d’obtention de visa 39

2.2.2 La logique culturelle : apprendre le français et connaître la culture européenne 41

2.3 L’influence du milieu 43

2.3.1 Le soutien familial : le rôle crucial des parents et la prise de décision 43

2.3.2 L’influence des entourages 45

2.4 La préparation du voyage d’études et le rôle de l’agence intermédiaire 45

2.4.1 Les agences intermédiaires : escroqueurs? 46

2.4.2 Un départ marqué par une logique de consommation de l’enseignement supérieur : quelques témoignages 46

Conclusion : le séjour d’études en France, choix par défaut ou désir d’excellence ? 49

Chapitre 3: Les parcours universitaire en France: Rapport aux études 51

3.1 L’apprentissage du français en France et la préparation à la formation universitaire 51

3.1.1 La formation coûte cher, mais la performance reste faible 51

3.1.2 Une formation intégratrice est-elle envisageable ? 53

3.2 Processus d’orientation et trajectoire scolaire des étudiants chinois 53

3.2.1. En France, les possibilités de choix des disciplines et des établissements 54

3.2.1 Du projet scolaire au projet professionnel 55

3.2.2 Un projet d’études et professionnel à affiner au cours des études 56

3.2.3 Le projet professionnel l’emporte sur la vocation : le cas des étudiants dans les filières scientifiques 59

3.2.4 L’harmonisation du rapport aux études : les étudiants dans les filières scientifiques 60

3.2.5 La facilité d’obtention du diplôme ou la vocation ? Les cas des étudiants en Sciences Humaines 61

3.2.6 La facilité d’apprentissage et la facilité d’accès à l’emploi ? Le cas des étudiants en Sciences économiques et de gestion

3.3 La sélection et la pression dans les études : c’est force motrice 64

3.4 Des difficultés et des stratégies pour réussir 66

3.4.1 Les étudiants dans les filières scientifique 66

-Les difficultés liées à la langue française : le manque d’un vocabulaire spécifique 66

– Les difficultés liées aux manques de connaissance de base dans la spécialité étudiée. 68

3.4.2 Dans les filières de sciences humaines et de sciences économiques 69

-La lecture, l’écriture et l’expression orale 69

-Décoder les normes et les règles universitaires 69

-Les différents degrés de difficulté et les différentes perceptions des difficultés 69

3.4.3 Les choix des cours et la préparation des examens : des stratégies pour réussir 70

3.5 Quelles perceptions de l’organisation universitaire et pédagogique ? 71

3.5.1 La découverte de la condition étudiante et la « raison universitaire » 71

3.5.2 Opinions sur les professeurs et sur la relation enseignant-étudiant 71

– la compétence académique du professeur satisfaisante 72

– Une relation égalitaire entre professeur et étudiant 72

– une relation purement académique 72

-les exigences du professeur vis-à-vis des étudiants étrangers : des professeurs « gentils »? 72

3.5.3 Relation étudiant- étudiant 73

– Avec des étudiants français 73

-Entre les étudiants chinois 74

Conclusion : le rapport aux études des étudiants chinois 74

Chapitre 4 Les conditions de vie et la vie sociale : la question de l’intégration sociale 76

4.1 Les conditions de vie 76

4.1.1 Démarches administratives lourdes 76

4.1.2 Le logement : des mauvaises situations et différentes formes de solidarité 77

4.1.2.1 Un véritable problème : des mésaventures dans la recherche un logement 77

4.1.2.2 les types de logement 78

4.1.2.3 Le mode d’accès au logement : solidarité amicale, solidarité communautaire ? 79

4.2 Le financement des études 81

4.2.1 Origine et provenance des ressources des étudiants : trois catégories d’étudiants 81

4.2.2 Les activités rémunérées : questions d’autonomie et d’indépendance? 83

4.3 La vie sociale 85

4. 3.1 Un processus d’adaptation marqué par l’amertume : les premières années en France 86

4.3.1.1 L’aspect psychologique : sentiment de délaissement et de solitude 86

4.3.1.2 L’aspect matériel : survivre d’abord 87

4.3.1.3 Un cercle vicieux : les difficultés se superposent et se succèdent 87

4.3.2 La vie communautaire : faciliter l’adaptation, mais l’intégration ?

4.3.2.1 Les classes de langue : une promotion, une petite communauté 88

4.3.2.2 La communauté virtuelle des étudiants chinois en France: Rêve-France 89

4.4 Différents niveaux et formes d’intégration 90

4.4.1 Les facteurs déterminants dans l’intégration selon nos enquêtés 90

4.4.2 Une diversité des itinéraires d’intégration : profils de carrières étudiante 91

4.4.2.1 Une intégration par la langue et la culture 91

4.4.2.2 Une intégration par le travail 93

4.4.2.3 La nécessité d’intégration en question 94

Chapitre 5 Le bilan de séjour et le projet d’avenir 96

5.1 Un séjour satisfaisant 96

5.1.1 Une formation de qualité : l’acquisition de savoirs et des compétences scolaire 96

-La réussite à l’université française exige des efforts 96

-On ne peut pas « se faire dorer » par l’université française 97

5.1.2 Une école de vie : forger son autonomie et gagner l’indépendance 97

5.2 Projet d’avenir 98

Conclusion